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Publication Omar Pène, un destin en musique : Babacar Mbaye Diop retrace le destin de Pène

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Publication Omar Pène, un destin en musique : Babacar Mbaye Diop retrace le destin de Pène

De son légendaire Super Diamono à sa philosophie de vie en passant par ses fans, sa famille, ses engagements et son parcours international, Omar Pène est dépeint sous l’angle de la musique, mais pas uniquement dans le nouveau livre de l’auteur Babacar Mbaye Diop. Témoignages de proches, chansons, images, recherche à l’appui, Omar Pène : Un destin en musique fait découvrir aux lecteurs la légende qu’est ce grand chanteur sénégalais.

C’est un vrai travail de journaliste et d’enquête qu’a réalisé Babacar Mbaye Diop pour accoucher d’Omar Pène : Un destin en musique. Il a rencontré Ousmane Faye (homme de main de lead vocal du Super Diamono), Ismaël Lô, Youssou Ndour, Baïla Diagne et bien sûr Omar Pène lui-même. En plus du travail sur ce dernier, il réalise leurs portraits qui sont savamment dispatchés dans le livre, afin d’éviter toute indigestion lors de la lecture. L’auteur commence son ouvrage par l’initiation à travers la figure de Baïla Diagne qu’il qualifie de «père spirituel». Il développe ensuite l’histoire du Super Diamono, un brin complexe, dont Omar Pène est une figure tutélaire. Pas toujours très claire, la description peut parfois égarer le non-initié, néanmoins l’écrivain nous fait bien prendre conscience de la dimension pionnière de ce groupe. Si bien qu’il est excitant de se replonger dans cette époque même si on ne l’a pas connue. «Ils ne jouaient pas pour avoir de l’argent, mais plutôt parce qu’ils avaient envie de le faire, d’être ensemble et de vivre leur passion», relate le biographe. Ce groupe avant-gardiste à la longévité enviable accompagne le lecteur dans tout le livre de par son histoire se complaisant dans les ruptures et les changements. 

A grand renfort de citations (on va du proverbe chinois à Epicure en passant par Nietzsche), Babacar Mbaye Diop, docteur en Esthétique et philosophie de l’art de l’Université de Rouen, peint le personnage à travers ses amitiés, son rapport à l’argent, ses managers, sa famille, ses fans, ses messages politiques et ses engagements sociaux. Son pinceau ou plutôt sa plume fait apparaître les traits d’un homme de convictions, mais simple et sans rugosité. Celui qu’il désigne comme un «philosophe de la vie» est proche de ses amis, sa femme, mais c’est aussi un artiste engagé. «Omar Pène parle des difficultés que l’on rencontre en Afrique : les délestages, les inondations, l’émigration clandestine», explique l’auteur. Pour corroborer ses propos, il a traduit et rapporté le texte de certaines des chansons de l’artiste. On trouve par exemple Africa, Dictature, Khrumah, Bita-Bane ou encore Réfugiés. Défenseur du panafricanisme et des Etats unis d’Afrique, admirateur de Mandela, concerné par la guerre du Liban, engagé dans la campagne de Abdou Diouf en 1993 (cause de beaucoup de déboires pour lui), tous les visages du leader du Super Diamono sont dessinés. 

Un chapitre entier est accordé à son rapport aux fans, sa relation avec Ousmane Faye et son rôle dans Afsud, l’Amicale des fans du Super Diamono. «Nous avons appris dans l’Afsud que c’est en se battant que l’être humain se réalise», cite l’auteur. Tout au long de l’ouvrage, il fait part d’anecdotes comme celle du 24 décembre qui est une soirée réservée à ses fans. «Quand je quitte chez moi pour aller jouer la soirée du 24 décembre pour mes fans, c’est comme si je commençais à chanter, tellement cette soirée est importante pour moi», déclare le principal intéressé. Il connaît sa responsabilité et l’assume auprès de la population. Il souligne d’ailleurs qu’il a «constaté qu’au Sénégal, les gens font beaucoup plus confiance aux artistes qu’aux politiciens. C’est une réalité». Son parcours international, moins impressionnant que celui de son alter ego sénégalais, Youssou Ndour, reste assez important pour que Babacar Mbaye Diop, par ailleurs ancien secrétaire général de la Biennale des arts (Dak’art), y consacre une quinzaine de pages. Il décrit les albums comme Ndam ou Nda­yaan qui marquent une ou­ver­ture à l’internationale. 



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