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Politique

AFFAIRE SUDATEL, BARA TALL, FAUX COUP D’ETAT : Les missions accomplies pour Cheikh Tidiane Sy

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AFFAIRE SUDATEL, BARA TALL, FAUX COUP D’ETAT : Les missions accomplies pour Cheikh Tidiane Sy

Cheikh Tidiane Sy est parti laissant une justice fortement blessée dans sa crédibilité et son indépendance. Affaire Sudatel, dossier Bara Tall, faux coup d’Etat, ce sont ses missions accomplies à la tête du ministère de la Justice. Il n’aura pas géré les élections. 

Cheikh Tidiane Sy déclarait, lors de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, El haji Amadou Sall, prendre « conscience de l’importance de la mission » que lui a refilée- il avait déjà occupé ce poste- le chef de l’Etat. Mais de quelle mission s’agissait-il ? Couper des têtes, comme il l’avait ironiquement- mais sincèrement- rappelé à la presse qui lui avait taillé une chemise aussi macabre ? On ne peut l’affirmer, mais toujours est-il que l’interrogation ainsi faite par le journal Kotch dans une de ses éditions ne paraît pas toute fausse. Ce canard avait prédit que Idrissa Seck, Abdou Latif Coulibaly et Bara Tall pourraient être les victimes du retour-surprise de Cheikh Tidiane Sy au ministère de la Justice. Etaient-ce la ou les missions en question ? La condamnation du directeur de publication de La Gazette et la gestion sélective de l’affaire des Chantiers de Thiès pour laquelle Bara Tall et quatre autres entrepreneurs sont poursuivis, semblent répondre à la question de Kotch. Dans l’affaire Sudatel dans laquelle le fils du Garde des Sceaux était mis en cause, c’est le ministre lui-même qui a « signé » des réquisitions à la place d’un parquet qui avait préféré se référer à l’appréciation du tribunal. Dans l’affaire des Chantiers de Thiès, le réquisitoire définitif aux fins de non-lieu écrit par le premier substitut et prononcé à l’audience- simple projet, pour le procureur de la République- aura remis en cause l’indépendance des magistrats. Donc, Cheikh Tidiane Sy aura au moins « réussi » à « s’occuper » de Latif Coulibaly et de Bara Tall. Idrissa Seck, qui a obtenu un non-lieu total, a manqué à l’interrogation de Kotch. La présidentielle lui échappe. Pour le moment. 

 

« RENVERSE » PAR LE 19 MARS ? 

 

Nombreux sont ceux qui ont lié le « coup d’Etat », savamment inventé mais faussement éventé le 19 mars 2011, au départ de Cheikh Tidiane Sy du gouvernement de Souleymane Ndéné Ndiaye. Le coup de Jarnac de son collègue de la Communication, Moustapha Guirassy, sans doute dicté par le Président Wade en l’absence du théoricien de la conspiration, n’aurait pas plu à ce dernier qui l’a fait savoir au chef. S’il est vrai que cette thèse avait déjà indisposé M. Sy, il n’en demeure pas moins que les jeunes de l’opposition notamment, « identifiés » par le communiqué ont plutôt discrédité leur accusateur. Le vrai complot a été, donc, perpétré au moyen du communiqué et contre Cheikh Tidiane Sy lui-même. D’autant que Guirassy et le gouvernement estiment qu’« aucun élément de l’enquête ne permet de dire, avec certitude, qu’il s’est agi d’un complot ou d’une quelconque tentative de coup d’Etat ». Ci-gît l’arme fatale qui avait déjà « renversé » le Garde des Sceaux. 

 

GREVE OU MOUVEMENT D’HUMEUR DES MAGISTRATS 

 

Il est clair que l’élément le plus plausible semble être, au vu des derniers évènements, cette grosse colère de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums). Les magistrats ont boudé les salles d’audience et les cabinets pendant quatre jours pour réclamer « plus d’indépendance » et « moins d’impunité » contre la volonté de l’Exécutif qui leur a servi des demandes d’explication. « Nous allons rassembler toutes les demandes et les leur renvoyer », avaient-ils dit. Cheikh Tidiane Sy, piqué dans son orgueil, a pris ce mot d’ordre pour une rébellion. Seulement, 24 heures avant de rendre le tablier, les propos de son représentant à la rencontre du Giaba qu’il devait présider, et repris par Le Quotidien du 5 mai 2011, présageaient d’un tel scénario. « Vous devinez aisément pour ceux qui ont un peu suivi l’actualité, ces derniers jours, pourquoi Monsieur le ministre d’Etat, malgré l’intérêt tout particulier qu’il porte à cette rencontre n’est pas venu personnellement(…) », avait justifié Mansour Tall. En ce moment là, le ministre avait-il pensé à son départ ? Le Président lui a-t-il donné les coudées franches pour affronter la « fronde » ? Rien n’est moins sûr, puisque l’autre front déjà ouvert par les greffiers, autre maillon de la Justice, n’était pas pour faciliter la tâche aux autorités. Ce qu’il faut retenir, en revanche, c’est que le ministre pouvait difficilement sortir indemne des mailles des magistrats, déterminés à se faire respecter. Un tel climat, conjugué à la polémique sur la recevabilité ou l’irrecevabilité de la candidature de Wade en 2012, ne serait qu’un point en moins pour lui. Et laisser Cheikh Tidiane Sy à ce poste serait une erreur. En effet, si le dernier mot appartient au Conseil constitutionnel, la vérification et la supervision sont, en partie, du ressort des magistrats. Quoiqu’en substance, pour Wade, les mécaniciens comptent plus, que les magistrats. C’est la réponse qu’il leur a servie en qualifiant les premiers de « masse électorale ». Il demeure que le « missionnaire », Cheikh Tidiane Sy, laisse une justice fortement blessée dans sa crédibilité et son indépendance. Pour tout dire, il n’a pas tout fait « pour ne pas décevoir (Wade) ». Il n’a pas tout fait « pour que les Sénégalais continuent de croire au chef de l’Etat et à la justice de notre pays ». C’était le « serment » qu’il avait prononcé lors de sa passation de service avec son prédécesseur, El Hadj Amadou Sall. 

 

La Création d’un syndicat à l’ordre du jour au mois d’Août 

 

La détermination des magistrats à obtenir satisfaction est telle qu’il n’est pas exclu de transformer leur association en syndicat. Selon le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), ce point sera à l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle d’août prochain. Seulement les opinions sont partagées sur la question. Au Sénégal, la Justice est un pouvoir et, par conséquent, « pouvoir et syndicat ne riment pas ». En France, s’il y a des syndicats de magistrats, explique-t-il, « c’est parce que la Justice est une autorité et non un pouvoir ». 

 

Hamath KANE la gazette


affaire_de_malade

3 Commentaires

  1. Auteur

    Boy Djine

    En Juin, 2011 (05:11 AM)
    rang lennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ta mou gaou  <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">  
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  2. Auteur

    Undefined

    En Juin, 2011 (20:29 PM)
    CET HOMME EST LA POUR UNE MISSION BIEN DTERMINE : tuer et emprisonner c'est le sale boulot que wade lui aconfié
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    Auteur

    Xxxxx

    En Juin, 2011 (08:05 AM)
    je soigne le sida suis
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