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Politique

Aïssata Tall Sall : «La loi sur l’enrichissement illicite est juridiquement hors normes» - «Le maintien du mandat à un an, une épée de Damoclès sur la tête de Niasse»

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Aïssata Tall Sall : «La loi sur l’enrichissement illicite est juridiquement hors normes» - «Le maintien du mandat à un an, une épée de Damoclès sur la tête de Niasse»

Me Aïssata Tall Sall finit ses Marches du Quotidien dans cette dernière partie. Pour elle, «il y a toujours quelque chose, quelque part, qu’on doit aller chercher. Et j’ira toujours la chercher tant que Dieu (lui) donnera la force et la conviction». Le fauteuil de Tanor ? Celui de Macky Sall ? Pas tranché ! «Force et conviction», deux moyens avec lesquels cette femme de Gauche, dit les choses «droit dans ses bottes». Mais l’édile de Podor résistera-t-elle à la gourmandise de l’Apr de «tout récupérer» aux prochaines Locales, y compris son bastion ? «Quand je suis menacée, j’y vais». Quant à la loi sur l’enrichissement illicite, elle est «désuète» et «hors normes».


A l’heure actuelle, est-ce que vous pensez qu’il y a une volonté réelle d’aller jusqu’au bout de cette traque des biens mal acquis ?

Si j’en juge les propos du chef de l’Etat, du Premier ministre et du ministre de la Justice, incontestablement, oui la volonté existe. Maintenant, quels sont les mécanismes pour y aller ? C’est là où il y a des problèmes. Honnêtement, je pense que cette loi sur l’enrichissement illicite est plus que désuète ; il faut la refaire. J’ai toujours du mal à comprendre parce que les droits de la défense sont sacrés. Tout compte fait, l’accusation est assez lâche. Qu’on vienne vous demander de justifier l’origine de vos biens, c’est une chose qui m’a toujours effrayée. Il y a le fait que l’enquête n’est presque pas limitée dans la durée. Il y a enquête le temps que le Procureur spécial veut, le temps qu’il aille chercher des présomptions, des indices. Tout cela fait que c’est une loi qui est juridiquement hors norme. (…) Toutefois, je comprends le gouvernement. Il est difficile, en passant par ce mécanisme classique, de frapper comme ils veulent le faire dans le cadre des biens mal acquis.  Mais, quand même, en tant qu’avocate, cette loi me pose problème. Le Procureur spécial pose une interdiction de sortir du territoire permanente aux concernés. (Ndlr : l’entretien a eu lieu à la veille de la décision de la Cour de justice de la Cedeao, qui a jugé illégale l’interdiction des dignitaires du régime libéral). C’est une atteinte grave à la liberté d’aller et de venir des concernés !

Quand vous dites que cette loi est hors norme, voulez-vous dire qu’elle est illégale ?

Par le renversement de la charge de la preuve, elle viole quand même la Constitution. Mais ce n’est qu’une métaphore parce que la loi n’est jamais illégale. Dès l’instant qu’elle devient loi, elle a vocation à s’appliquer, même si elle est injuste.

Mais on ne vous a jamais entendu parler de ça ?

On ne m’a jamais posé la question (Rires). Vous avez de la chance. Pourquoi voulez-vous que je me lève un matin pour en parler ?

Quelle est, alors, la bonne démarche pour la Crei ?

Il faut envoyer le dossier à la Haute cour de justice pour ce qui est des anciens ministres. Pour ce qui est des autres justiciables, excusez-moi du terme, «ordinaires», qu’on laisse à la Cour de répression de l’enrichissement illicite le soin de statuer. Ces enquêtes ont commencé cela fait quand même quelques mois. Le Procureur spécial a les pouvoirs d’investigations les plus larges. Il a les moyens à sa disposition, on doit pouvoir aller vite pour qu’on ne reste pas que sur la traque des biens mal acquis.

Des juristes estiment que les chambres africaines qui doivent juger Hissène Habré posent problème. Qu’en dites-vous ?

Mon jugement est différent parce qu’on n’a pas encore changé les mécanismes d’un procès équitable. On a juste abrité un procès au Sénégal où toutes les règles d’un procès équitable vont s’appliquer. On ne demandera pas à Hissène Habré de rapporter la preuve qu’il n’est pas coupable ou qu’il est innocent. Il appartiendra à l’accusation, comme dans un procès normal, de prouver que Hissène Habré est bien l’auteur de tous ces faits et exactions, si seulement il les a commis. La seule chose qui fait que le procès de Hissène Habré est un cas particulier, c’est que, par un engagement international du Sénégal, conforté par une décision de la Cour internationale de Justice, on nous impose de juger Hissène Habré ici, au Sénégal, mais selon des textes de droit pénal et de procédure pénale normaux qui respectent le caractère sacré de la défense. Voilà pourquoi je n’ai pas ce même regard sur le procès de Hissène Habré que sur les dispositions de l’enrichissement illicite.

Qu’est-ce que nous avons à nous reprocher par rapport à la gestion politique de l’affaire Habré ?

L’affaire Habré a connu beaucoup d’atermoiements de la part du régime de Abdoulaye Wade qui, un coup veut juger Habré, un autre veut l’extrader, un autre encore réclame 12 ou 15 milliards. Je ne me rappelle plus les sommes astronomiques qu’il avait annoncées à l’époque pour que la communauté internationale participe au soutien financier de ce procès-là. Mais je ne connais pas le dossier Habré. En tant qu’avocate, je ne m’exprime pas sur le fond de ce dossier. La seule chose que je peux dire, c’est que la classe politique, pendant longtemps, a été divisée sur le cas Habré. Pour ma part, les dirigeants africains qui, à un certain moment de l’histoire, ont géré nos Etats, ont eu des comportements… (Elle ne termine pas). L’honneur du Président Habré, aujourd’hui, c’est d’être jugé. Il a tellement été accusé de choses. Est-ce qu’il les a faites ? Est-ce qu’il ne les a pas faites ? Seule la justice nous dira, en toute indépendance, ce qu’il en est. Il y va de l’honneur des Africains que nous sommes, que ce procès se déroule dans la dignité pour qu’on puisse dire, d’abord, que personne n’est au-dessus de la loi, fût-il président de la République. Ça va être un message fort adressé à tous nos dirigeants. Ne serait-ce que de ce point de vue, le procès de Habré fera œuvre de jurisprudence et, en soit, c’est une bonne chose pour les décideurs politiques. C’est peut-être pour cela qu’ils se taisent. Mais enfin, ce n’est plus le moment du silence, vu l’état du monde et de la situation judiciaire internationale. (…)

D’aucuns pensent que le Premier ministre dont le gouvernement a d’ailleurs fait l’objet d’une motion de censure, pourrait être appelé à témoigner surtout sur le volet financier ?

J’ai combattu la motion de censure du Pds. Elle ne relevait que d’un vulgaire détournement de procédure. Ces gens-là voulaient engager un bras de fer avec le gouvernement parce qu’eux-mêmes étaient auditionnés dans le cadre des biens mal acquis. Et ils ont trouvé cette parade d’engager une motion de censure contre le gouvernement de Abdoul Mbaye. En tant que députée, j’ai dit que c’était même une motion de censure diffamatoire contre le Premier ministre. Maintenant, est-ce qu’il est possible, dans le cadre du procès Habré, que le Premier ministre soit appelé à témoigner ? Peut-être que oui. Si les parties au procès, notamment les parties civiles, pensent qu’il doit venir à la barre pour éclairer l’opinion des magistrats sur ce qui a pu se passer sur ce transfert d’argent et cette fortune que Habré a ramenée au Sénégal, ils sont libres de le faire comparaître.

Quelle en serait la procédure ?

La procédure, c’est de demander au juge à faire citer le Premier ministre à comparaître. Mais vous savez, le Premier ministre ne comparaît pas de façon ordinaire à un procès. Il faut l’avis du Conseil des ministres et du président de la République pour que sa comparution soit actée. En plus, je dois dire que, pour le cas d’espèce, l’instruction de l’affaire Habré va durer dix-huit mois. Vous voyez qu’on n’en est pas encore là. Mais hypothèse pour hypothèse, oui, absolument rien ne s’oppose à sa comparution comme témoin.

Doit-il démissionner dans ce cas ?

C’est le président de la République qui apprécie. Il ne faut même pas en faire un débat, a fortiori, un drame. On est loin de tout cela. On est peut-être en train de construire des châteaux de sables en Espagne.

Etes-vous satisfaite de la manière dont le débat sur la déclaration de patrimoine des élus est posé ?

Au Sénégal, cette question a toujours été biaisée parce qu’on la pose de façon négative. La façon positive, c’est de considérer que tout titulaire d’une charge publique doit, dans la transparence, dire  comment sa fortune est constituée, de façon simple, sans arrière pensée, sans préjugé. Je dois rappeler à tous ces hérauts de la bonne gouvernance que la déclaration de patrimoine est une pratique bien africaine, qu’elle n’est pas importée des sociétés occidentales qui sont venues nous l’imposer. En 1776, il y a eu, au Fouta, une République du Tooro avec Thierno Souleymane Baal. Figurez-vous qu’il a fait sa déclaration de patrimoine. Il a dit, en venant, qu’il avait un cheval, quelques moutons, deux vaches…

Ce n’était pas l’avis de Aminata Mbengue Ndiaye, à l’époque, qui disait que ce n’est pas une tradition de chez nous.

En tout cas, nous l’avons connue en Afrique sous la République du Tooro avec Thierno Souleymane Baal. L’exercice a mal tourné parce que, comme dans un exercice de voyeurisme, on va essayer de savoir ce que tel leader a caché et qu’il va être obligé de révéler. Je suis contente que les députés soient astreints à cela. Je rappelle que cette déclaration de patrimoine est faite devant le Conseil constitutionnel. Mais quand on voit l’acharnement que, vous de la presse, vous mettez à aller chercher cette feuille de papier pour dire : «Tel est riche comme Crésus, comment il a eu l’argent ?» C’est ce que disait Aminata Mbengue. Comme nous sommes dans une société de valeurs de kersa (pudeur) où les gens, sauf exception, ont même la pudeur de montrer qu’ils sont riches, tellement notre société vit mal dans ses composantes de pauvreté… Mais si nous positivons cela, je pense qu’il n’y a pas de mal.

Mais quand on parle de déclaration publique, c’est au sens large du terme, non ?

On la dépose au Conseil constitutionnel. Si c’est cela «rendre publi­que», je pense que oui. Mais si «rendre publique», c’est afficher l’état de ses richesses aux portes de la mairie de Dakar, il y a un pas que, difficilement, certains franchiront.

Allez-vous déclaré votre patrimoine ?

La question ne se pose même pas ; je suis obligée. A l’époque, j’étais maire de Podor, on m’a dit : «Est-ce que vous déclarez votre patrimoine ?» J’ai dit : «Je déclare le patrimoine de la mairie de Podor, vous comprendrez dans quelle situation difficile je suis.» (Rires)

A votre avis, il faut faire la déclaration de patrimoine a priori et a posteriori ?

Mais oui, je pense que l’exercice n’a de sens et d’utilité pratique que si, à la fin, on refait la même déclaration et qu’il est constaté qu’il n’y a pas d’écart choquant entre ce qui a été déclaré au moment d’entrer et ce qui a été déclaré au moment de sortir.

Justement, sur ces réformes institutionnelles, faut-il revenir sur le quinquennat de la présidence de l’Assemblée nationale ?

Je pense que le président de l’Assemblée nationale est une institution forte dans notre système. C’est la deuxième personnalité du pays mais pas seulement. Il dirige l’institution qui est dépositaire de la légitimité du peuple sénégalais. Les députés sont élus au même titre que le président de la République et c’est le même collège électoral qui élit les deux. Donc, le président de l’Assemblée nationale, si on va vers les réformes institutionnelles annoncées, doit être, non seulement une forte personnalité, une forte autorité mais une autorité sécurisée dans l’exercice de son mandat. A partir de ce moment, je ne crois pas que cela soit de bon augure qu’au début de chaque exercice législatif on veuille lui dire : «Remettez votre mandat en jeu !» Il sera d’autant plus à l’aise qu’il aura été élu pour un quinquennat. Cela lui donnera plus d’autorité sur les députés parce que les députés, entre nous et c’est valable dans tous les pays du monde, sont des rebelles. Le président de l’Assemblée nationale, pour toutes ces raisons, doit être élu pour cinq ans, sauf cas exceptionnel ou extraordinaire dûment justifié. Sinon je ne vois pas de raisons de maintenir le  mandat d’un an pour lui mettre une épée de Damoclès sur  la tête, histoire de le surveiller ou le mettre au pas.

C’est le cas aujourd’hui pour Moustapha Niasse : une épée de Damoclès ?

C’est sûr. Je n’ai pas discuté avec Moustapha Niasse et je ne suis pas dans sa tête mais je ne crois pas qu’il ait accepté d’être président de l’Assemblée nationale seulement pour un an. Et comme c’est un bon président, il faut le laisser faire le travail.

La voie référendaire ou parlementaire. Quel procédé pour les réformes institutionnelles com­me le retour au quinquennat du président de la Répu­blique ?

Les deux sont valables. Passer par l’Assemblée nationale par une majorité qualifiée est un mécanisme qui n’est pas moins honorable que d’aller vers le peuple par voie référendaire. Parce que l’Assemblée nationale est l’émanation de la souveraineté nationale, donc dépositaire d’une légitimité. Maintenant, quelle option choisira le Président Macky Sall ? Je ne sais pas. Mais si c’est le référendum, les Sénégalais, dans leur large majorité, sont acquis à l’idée que cinq ans sont les termes d’un bon mandat. Regardez autour de nous, je pense qu’il n’y a qu’un seul Etat en Amérique Latine qui pratique encore le septennat. Bill Gates a écrit un livre pour dire que nous sommes dans une société de vitesse et, donc, cinq ans c’est une éternité : tout va tellement vite, tout change tellement vite, tout arrive tellement vite, que se recroqueviller sur un archaïsme de 7 ans que Wade avait mis en place ne serait pas quelque chose de bien pour le Président Macky Sall et la coalition qui l’a porté au pouvoir. Il a pris cet engagement-là et je crois qu’il le respectera et que le peuple, sollicité par un référendum, le sanctionnera. Et bien, si c’est par l’Assemblée, ça ira encore beaucoup plus vite parce que nous y sommes tout à fait acquis. On votera sans débat. Il y a aussi l’aspect financier et matériel du référendum bien sûr.

Me, vous avez eu à déclarer lors d’un meeting à Podor ceci : «D’abord la ville, ensuite le département et, plus tard, le pays». Ce sera quand pour le pays ?

(Rires) Quand le peuple le voudra.

En 2017 ou en 2022 ?

Je vous l’ai dit tout à l’heure, parlant du Parti socialiste : je n’exclus rien. Je fais de la politique ; j’ai une idée claire de ce que je veux faire et à laquelle je crois : c’est l’idéologie socialiste que je veux partager avec nombre de mes compatriotes qui pensent qu’elle peut être bénéfique pour le Sénégal. Cette phrase que vous avez citée, on l’a tenue à l’ouverture de notre meeting de campagne pour les élections législatives. Et c’est mon premier adjoint au maire, Mansour Sall, qui répondait aux podorois en leur disant : «Vous avez commencé par donner la ville à Aïssata, aujourd’hui elle va être députée du département et, peut-être demain, plus tard, elle sera à la disposition du pays.» C’était pour encore raffermir le lien politique fort qui me lie à ces populations-là. Est-ce qu’en le disant, il a fait comme César qui franchissait le rubicond : Alea jacta est ? Je ne crois pas. Je crois plutôt que c’étaient des propos de meeting, dans un engouement populaire intéressant. Maintenant, si vous voulez mon avis, je n’exclus rien en politique. C’est une page ouverte où la compétition est rude, parfois terrible, parfois dramatique. Je disais toujours que la politique est un monde de cruautés, parce qu’il n’y en a pas une, deux, mais des milliers de cruautés. Mais il faut avoir le courage et la combativité de faire face et d’y aller. Je pense être modestement dotée de cela. Et bien, je ne lâcherai pas. J’irai là où mon destin me mènera.

D’où puisez-vous cette force d’être députée, avocate, maire, etc. ?

(Rires) Je pense que la force est d’abord morale parce qu’elle vient par la conviction et la foi qu’on a en Dieu. Je ne me suis jamais levée un matin pour décider de faire de la politique. Mais chaque fois qu’on m’a donnée quelque chose à faire, je le fais, même parfois en me sacrifiant, parce que la seule chose qui m’importe, c’est le résultat. Déjà aux Locales de 2002, les populations de Podor voulaient que je sois maire. Mais je ne m’en sentais pas encore la capacité parce que je commençais l’opposition. On venait de perdre l’élection présidentielle et ce qui m’importait, c’était de travailler dans le Parti socialiste, de le consolider, de me battre et de démontrer qu’en politique, perdre une élection ne veut pas dire perdre sa dignité ou son honneur. En 2009, quand j’ai senti que c’était le moment, parce que j’ai pu amasser une petite expérience en tant qu’opposante au sein du Parti socialiste, que je pouvais en même temps mener mes activités de mobilisation et de massification du Parti sur le terrain et suivre les podorois dans le destin de maire, j’ai accepté d’être maire. J’avoue que c’est difficile ; on passe des nuits blanches, des jours à voyager, à recevoir et à parler, mais il n’y a rien de plus exaltant. Avant, si vous m’aviez dit comment je concevais la vie, je vous aurais répondu : «Être avocat, gagner mes dossiers, avoir beaucoup d’argent et voyager avec mes enfants.» Si, aujourd’hui, vous me dites comment je conçois la vie, je vous réponds : «C’est très modeste, c’est être avec mes concitoyens et pouvoir leur apporter quelque chose, la plus modeste soit-elle.» Et si en discutant avec un seul Sénégalais, je me rends compte qu’il m’a enrichie, alors ce sera gagné et ça vaut plus que l’or du monde. Voilà comment la politique vous change et quand elle vous change comme ça, c’est comme une flamme qui brûle en vous ; vous ne pouvez plus arrêter. Même si tous les jours que Dieu fait, en ayant fait ma prière, je dis : «Peut-être qu’aujourd’hui je vais arrêter de faire de la politique et aller me reposer.» Et le lendemain, ça recommence de plus belle : C’est ce qu’on appelle «la foi en tout».

Vous êtes menacée à Podor par le parti présidentiel, l’Apr. Vous y allez pour les Locales sous la bannière du Parti socialiste ou de Benno bokk yaakaar ?

En général, quand je suis menacée, j’y vais. Je ne veux même pas savoir par qui je suis menacée. Pour le moment, on ne sait pas encore si on va y aller sous la bannière du Ps ou de la coalition. C’est l’affaire des populations à la base. En 2009, quand on faisait nos listes pour les Locales, nous sommes partis avec Benno siggil senegaaal. Mais, à Podor, je suis partie avec plein de gens de la société civile, de Rewmi qui n’était pas dans Benno siggil senegaal et d’autres forces parce que ce sont les réalités qui commandent. Dans la ville, on n’a pas besoin que Ousmane Tanor Dieng, Macky Sall ou Moustapha Niasse viennent à Podor pour savoir qui est qui. Moi socialiste, je connais qui est de l’Apr ou de l’Afp. Donc, on fait les choses entre nous-mêmes. Il se peut qu’il y ait un débat pour ces élections-là (2014) et, à ce moment-là, on tranchera. Est-ce qu’on va reconduire notre bonne vieille équipe de Benno siggil senegaal, plus quelque chose ? Tout dépendra de comment les podorois verront ces choses-là. Mais on a encore de la marge et du temps, on est à un an des Locales, et je suis pour qu’on y aille dans la sérénité et la responsabilité. La seule chose qui compte, c’est de pouvoir apporter quelque chose à ces localités-là qu’on veut gérer.

Quel temps consacrez-vous à la famille ?

Vous, vous voulez nous disloquez. (Rires) Dieu merci, mes enfants ont grandi. Bon, le papa se plaint comme toujours, mais on essaie de faire avec. C’est ainsi que va ma vie. Je n’y peux rien. Il ne faut pas me demander d’aller aux cérémonies familiales- mes sœurs y vont pour moi-, de suivre très souvent les cours des enfants. Je ne peux pas le faire. Jusqu’à une période récente, je m’étais organisée pour qu’il y ait des gens pour suivre les enfants. Donc, je fais moins de représentation sociale parce que le temps est absorbé par ce que vous savez. Mais vraiment, vie sociale, c’est presque niveau zéro.

A quel moment estimerez-vous, face à une situation pour dire : «J’ai réalisé mon rêve, face à cette chose-là. J’ai atteint la splendeur des étoiles.»

(Bref silence) Mon Dieu ! Quand j’aurais peut-être une fusée qui me portera au firmament des étoiles. (Rires). Mais ça, c’est toujours le rêve parce que le rêve n’est jamais fini. Et je crois qu’effectivement la force et la foi dont je parlais tout à l’heure, en politique, sont portées par le rêve. Et c’est pour cela que c’est une œuvre inlassable, qui ne se termine pas. Tant qu’on a la force d’y aller, il faut le faire. Donc, jamais je ne dirai : «Enfin, je suis arrivée ! Enfin j’ai fini !» Parce qu’il y a toujours quelque chose, quelque part, qu’on doit aller chercher et j’irai toujours la chercher tant que Dieu me donnera la force et la conviction.

C’est sûrement la place de Macky Sall…

(Rires) Je n’ai rien dit. C’est vous qui avez tiré la conclusion.


affaire_de_malade

20 Commentaires

  1. Auteur

    Yoodi

    En Février, 2013 (20:37 PM)
    La Lionne du fouta ! Golle ma njoodi. Macky accu nirkude laawol . Respecte la loi et les juridictions Macky
  2. Auteur

    Yooy

    En Février, 2013 (20:38 PM)
    Franchement la nouvelle presentatrice du journal sur 2STv n'est pas terrible, on aurait dit une eleve du primaire dans sa diction :sad:  :sad:  :sad: ; il est ou Diaby et l'autre presentatrice qui sont excellents

    Je retourne à la RTS :down:  :down:  :down:  (pour le journal) :-D  :-D 
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    Auteur

    Pap * Diop

    En Février, 2013 (20:41 PM)
    Khawon na rouss si ndaw sii. je n'ai lu lu que le titre du texte. yalla bou developpement bi def meu wédi ko ba waf.



    sénégal changé na. mais tathiou bou bari bi yakh na nieupeu. té kén démoul mou déss guinaaw. gaindé déy am crocs té ndéy dji sékh déy am aptitudou ndiakhanay. yalla bouma li ma déssé si yéw rouss. amin ya rabal alamin
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    Auteur

    Lebou Dakar

    En Février, 2013 (20:55 PM)
    JE SUIS APOLITIQUE. MAIS IL FAUT RETENIR QUE DIEU EST JUSTE. SI AUJOURD 'HUI C ETAIT TALLA SYLLA LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE QUI UTILISE LES LOIS LES PLUS INIMAGINABLES POUR DEROULER SON OPERATION "GOOKKI' CONTRE LES ANCIENS DIGNITAIRES, PERSONNE N'AURAIT RIEN A DIRE PARCE QUE TOUT LE MONDE SAIT QUE CE MONSIEUR EST PAUVRE COMME UN RAS D'EGLISE A MON IMAGE.

    MAIS, SOUTENIR DETENIR 8 MILLIARDS GAGNES EN 7 ANS. VRAIMENT CA POSE PROBLEME.

    ATTENTION LA ROUE TOURNE.

    ON UTILISE SOUVENT ANCIENS DIGNITAIRES. MAIS, LE TERME EST APPROPRIE ?
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    Auteur

    Nix

    En Février, 2013 (21:03 PM)
    La république des mbidous!!
    Auteur

    Leuk

    En Février, 2013 (21:10 PM)
    "Mon Dieu ! Quand j’aurais peut-être une fusée qui me portera au firmament des étoiles. (Rires). Mais ça, c’est toujours le rêve parce que le rêve n’est jamais fini"



    Ce rêve c'est moi! Je ferai même mieux, je t'amènerai au septième ciel.....
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    Auteur

    Amonavis

    En Février, 2013 (21:12 PM)
    Comme elle sait bien parler, à mon avis elle ferait un bon Président si elle acquiert une expérience concluante dans un gouvernement, pour nous permettre de mieux l'évaluer. Je suppose qu'elle s'en sort bien dans son fief mais je veux la voir, gérer une instance plus grande comme un ministère important. Si elle réussit ce défi, je la soutiendrai si par la suite elle se présente aux présidentielles de 2022 inchallah.

    Car tout compte fait, les sénégalais ont besoin d'un bon orateur ou oratrice pour les diriger en plus des compétences requises comme une forte personnalité, le sens de responsabilités et des priorités, pouvoir balancer sur tous les bords et suivre un cap bien précis conforme aux choix de la majorité des sénégalais, et bien d'autres facteurs....
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    Auteur

    Pitroipa

    En Février, 2013 (21:26 PM)
    SON MARI EST APR ET ELLE EST PS. C'EST LE NAFEKHISME A SON STADE ULTIME, QU'ELLE DEGAGE WAYYE.
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    Auteur

    Nts

    En Février, 2013 (21:35 PM)
    AISSATA TALL FERME TA GUEULE!QUAND LE REGIME DE DIOUF ETALAIT SON ARRONGANCE ET SON NEPOTISME C'EST TOI QUI REPRESENTAIT LE PARTI SOCIALISTES DS LES PLATEAUX DE TELEVISIONS POUR DEFENDRE LA GESTION CATASTROPHIQUE DU PARTI SOCIALISTE.ETANT AVOCAT DU PARTI SOCIALISTE TU NE TE SOUCIAIT PAS DES BAVURES ET DES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME QUE COMMETTAIENT TES FRERES DE PARTI AUJOURDHUI TU SAUTES COMME UN DIABLE DS SA BOITE POUR TE PRESENTER COMME UNE MILITANTE DES DROITS DE L'HOMME.LA GESTION CATASTROPHIQUE SUR TOUS LES PLANS DES SOCIALISTES EST ENCORE FRAICHE DS NOS MEMOIRES.WADE AVAIT L'OCCASION DE COFFRER LA MAJEUR PARTIE D'ENTRE VS MAIS COMME IL N'AVAIT PAS EU LA VOLONTE DE SEVIR ET VS AVEZ ECHAPPER A LA PRISON.ON S'EN FICHE DES DECISIONS DE LA CEDEAO, CES CRIMININELS FINANCIERS ONT VOLE DE L'ARGENT PUBLIQUE PARCONSEQUENT ILS DOIVENT REMBOURSER OU ALLER EN PRISON.ILS ONT DES FORTUNES QUI DEPASSENT L'ENTENDEMENT SI ON SUIT VOTRE RAISONNEMENT PERSONNE NE SERAIT CONDAMNER.PRENONS LE CAS DE KARIM QUI DIT QU'IL AVAIT 8 MILLIARDS AVANT L'ARRIVEE DE SON PERE AU POUVOIR ALORS QUE SON PERE ETAIT UN RAT D'EGLISE QUI N'AVAIT PAS LES MOYENS DE FINANCER SA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE DE 2000!C'EST CETTE SITUATION QUI AVAIT PERMI IDRISSA SECK DE CREE LES MARCHES BLEUS.AISSATA LE PEUPLE EST TOUJOURS MECONTENT DE VS LES SOCIALISTES ET VOS PIETRES RESULTATS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES LE CONFIRMENT
    Auteur

    Haute Cour

    En Février, 2013 (22:03 PM)
    Elle a dit vrai

    Rien n'empeche l'etat du Senegal de pousuivre les anciens dignitaires suspectes d'enrichissement d'illicite, MAIS QU'IL LE FASSE EN TOTAL RESPECT DES DROITS DE LA DEFENSE. On est dans une Republique. Pas au marche
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    Auteur

    Pac

    En Février, 2013 (22:46 PM)
    vrémen si tu l dis,j l partage avec toi car tu es honnéte.L ministre de la justice est trés nul,ell régle ses problémes personnelles avec son ex mari OUmar sarr
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    Auteur

    Anama

    En Février, 2013 (22:55 PM)
    Tu seras la premiere presidente du senegal.
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    Auteur

    Le Maire

    En Février, 2013 (22:58 PM)
    Pas d'injures,civisme les gars.chacun est libre de penser.
    Auteur

    Port

    En Février, 2013 (23:41 PM)
    Mme tall sa immeuble yi nak u fai parti des milliardaire du PDS toi et tn president may léne gnou diam yéne gneup ay sathie nguéne
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    Auteur

    Diopsto

    En Février, 2013 (00:36 AM)
    tout le monde le mais qui parle est considere comme ennemi lverite finira par sortire wah dee .mute mba mote.
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    Auteur

    Dadia

    En Février, 2013 (00:56 AM)
    BRAVO MADAME UNE COMPETENCE SURE COMME ON EN TROUVE AU PARTI SOCIALISTE . NII LEU. DIFFERENTE DE CES CONS D APPERISTES QUI NE FONT QUE GUEULER POUR LEURS INTERET MESQUINS TTTTHHHHIIIIIMMMMMMMMM.
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    Auteur

    Pepes

    En Février, 2013 (02:17 AM)
    DECLARATION COURAGEUSE ET VERIDIQUE MEME SI JE NE SUIS PAS DU MEME BORD QU'ELLE!
    Auteur

    émé

    En Février, 2013 (11:18 AM)
    Bravo Aïssata mes encouragements
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    Auteur

    Diwan-j

    En Février, 2013 (11:25 AM)
    ndakh sagne ko wakh CREI c'est anti democratique
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    Auteur

    Bégué Aissata

    En Février, 2013 (16:54 PM)
    oh que je l'aime cette dame! y'a tu quelqu'un qui pourrai me donner ses coordonnés.
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