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Politique

Ban Ki-Moon pour un pacte mondial

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Ban Ki Moon, SG ONU

A l’occasion de la journée mondiale des refugiés célébrée hier, lundi 20 mai, le Secrétaire général des Nations Unies (ONU) a réitéré son engagement à venir en aide aux refugiés. Ban Ki-moon a aussi appelé à l’adoption d’un «pacte mondial fondé sur la volonté d’agir collectivement et de mieux partager les responsabilités» à l’issue de la réunion de haut niveau sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, prévue le 19 septembre au siège des Nations Unies.
 
Dans un message en date d’hier, il a déclaré: «la Journée mondiale des réfugiés est l’occasion de prendre la mesure des effets dévastateurs de la guerre et des persécutions sur la vie de ceux qui sont contraints de fuir, et de rendre hommage à leur courage et à leur force morale. C’est également l’occasion de saluer les populations et les États qui accueillent et hébergent ces personnes, souvent dans des zones frontalières éloignées frappées par la pauvreté, l’instabilité et le sous-développement, loin du regard de la communauté internationale». 
 
Face à cette souffrance des refugiés, Ban Ki-moon s’est réjoui de «l’esprit de partage des responsabilités». «Depuis un an, il y a dans de nombreux pays et régions un extraordinaire élan de compassion et de solidarité. Des personnes, et aussi des populations tout entières, ont ouvert leur maison et leur cœur aux réfugiés. Des États ayant déjà un grand nombre de réfugiés sur leur territoire ont réservé un bon accueil aux nouveaux arrivants», a-t-il dit. 
 
En ce sens, le Secrétaire général de l’ONU a exhorté les pays d’accueil à plus de considération, car, selon lui, dans certains pays d’accueil, «nous assistons à un recours inquiétant à la détention, et à la construction non moins inquiétante de murs et autres barrières». Toujours dans son message, Ban Ki-moon a appelé donc les pays à «suivre les bons exemples et de les reproduire à plus grande échelle. Notre action à l’égard des réfugiés doit reposer sur nos valeurs communes de partage des responsabilités et de non-discrimination, ainsi que sur les droits de l’homme et le droit international des réfugiés, notamment le principe de non-refoulement».
 
Auparavant, Ban Ki-moon a relevé que les déplacements forcés ont atteint une ampleur sans précédent, plus de 65 millions de personnes ayant été arrachées à leur foyer dans le monde. À la fin de 2015, on dénombrait 21,3 millions de réfugiés, 3,2 millions de demandeurs d’asile et 40,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Neuf réfugiés sur 10 vivent aujourd’hui dans des pays pauvres et dans des pays à revenu intermédiaire proches de l’implosion. Aussi a-t-il souligné que «l’an dernier, plus d’un million de réfugiés et de migrants sont arrivés en Europe après avoir traversé la Méditerranée sur des canots pneumatiques impropres à la navigation ou sur de frêles embarcations. Des milliers n’ont pas réussi cette traversée, illustrant tragiquement notre échec collectif à leur offrir une solution adaptée». 
 
PRÉDOMINANCE DU DISCOURS ANTIRÉFUGIÉS…
 
Parallèlement, a-t-il dénoncé, «un discours politique porteur de dissensions s’est fait jour sur les questions d’asile et de migration, la xénophobie s’est accrue et les restrictions du droit d’asile sont devenues de plus en plus manifestes dans certaines régions. L’esprit de partage des responsabilités a été remplacé par un discours de haine et d’intolérance. Nous assistons à un recours inquiétant à la détention, et à la construction non moins inquiétante de murs et autres barrières. Le discours antiréfugiés est si prédominant que les autres voix ont du mal à se faire entendre. Elles existent pourtant bel et bien». 
 
D’ailleurs, une réunion plénière de haut niveau sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, se tiendra le 19 septembre dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette rencontre «offrira une occasion sans précédent de s’entendre sur un pacte mondial fondé sur la volonté d’agir collectivement et de mieux partager les responsabilités». Mais en attendant, «nous devons faire bloc avec les millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient leur foyer chaque année, pour veiller à ce que leurs droits et leur dignité soient protégés, où qu’ils se trouvent, et placer la solidarité et la compassion au cœur de notre action collective», a-t-il plaidé.


liiiiiiiaffaire_de_malade

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