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Politique

Doudou Wade : « Le programme du gouvernement se résume à enrichissement illicite, audit, Dic…»

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Doudou Wade : « Le programme du gouvernement se résume à enrichissement illicite, audit, Dic…»

Mercredi 9 janvier 2013. La dépouille d’Ousmane Masseck Ndiaye est en route pour Touba où il reposera auprès des siens. Doudou Wade revient de l’Hôpital Principal et a juste le temps de feuilleter ses notes. Il prend place dans son bureau à domicile où s’entassent une pile de documents, des ouvrages de politique et d’économie ainsi que des journaux traitant de la levée de l’immunité parlementaire des députés libéraux. Voilà campé le décor d’un entretien croustillant et mené au pas de charge.

Vous venez d’assister à la levée du corps de l’ancien président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye. Que retenez-vous de l’homme ?

En 1998, j’étais le trésorier du PDS et je dois vous confesser que Ousmane Masseck Ndiaye fut, avec Marième Ndiaye qui était ambassadeur du Sénégal au Cap-Vert, parmi les militants qui aidaient financièrement le plus le PDS. Masseck était un Saint-Louisien au sens le plus complet du terme, mais aussi un paquet de nerfs qui savait défendre ses positions et les idéaux du parti. Il futun grand talibé mouride.

Vous gardez beaucoup d’estime pour lui, même si vous ne partagiez plus, à un moment, la même vision politique…

Depuis le 25 mars, il n’a pas parlé, ni posé d’acte. Il n était pas sur les listes de Bokk Guiss Guiss. Il était dans un recueillement très profond et est parti avec beaucoup de non dits. Je n’ai aucun indice sur cela. C’est un homme qui s’est engagé dans le parti et qui croyait à l’ancienneté dans le parti. Je ne crois pas qu’il ait renié le Pds et ce serait blasphématoire de penser à cela.

«Pape Diop à Dakar,  Souleymane Ndéné à Guinguinéo et Mamadou Seck à Pikine auraient pu nous permettre d’engranger plus de voix. Et, par conséquent, plus de députés».

Il croyait à la relève générationnelle dans le Pds qui a été posé lors de la confection des listes pour les législatives. La démission de Souleymane Ndéné Ndiaye ne vous oblige-t-elle pas à vider définitivement un tel débat ?

Ce n’est pas un débat qu’il faut vider. Il faut lire les choses selon le contexte d’alors et celui d’aujourd’hui. Dans le contexte d’alors, il  était question pour le parti de mettre tous ceux qui ont eu des responsabilités de haut niveau dans les listes départementales pour engranger le plus grand nombre de voix. Pape Diop à Dakar,  Souleymane Ndéné à Guinguinéo et Mamadou Seck à Pikine auraient pu nous permettre d’engranger plus de voix. Et, par conséquent, plus de députés. Ça nous aurait permis d’opérer dans la liste nationale une jonction entre de jeunes parlementaires et des anciens pour porter la cause du parti au niveau de l’Assemblée nationale. Malheureusement, ceux qui avaient accepté le principe se sont débinés et se sont tous refugiés dans la liste nationale. En définitive, Souleymane Ndéné a fini par démissionner pour convenances personnelles.

N’a-t-il pas indiqué la voie à suivre, c’est-à-dire que les ainés cèdent la place à leurs cadets ?

Il n’a pas démissionné parce qu’il était âgé. C’était lié au niveau des débats qu’il fallait accepter comme tel, tout en essayant de les réorienter.

Ne pensez-vous pas que des jeunes auraient pu mieux s’accommoder de ce niveau des débats qu’un ancien Premier ministre ?

Moi j’aurai pu supporter ce niveau de débat. Ce n’est pas une question générationnelle. Il s’agit seulement d’avoir la carapace pour recevoir des centaines de coups et pouvoir en rendre qui peuvent être mortels.

Insinuez vous que le dernier Premier ministre de Abdoulaye Wade n’a pas la carapace d’un parlementaire ?

En tout cas, il a dit qu’il quittait l’assemblée pour des convenances personnelles.

Pensez vous que Iba Der Thiam qui a remplacé Souleymane Ndéné pourra évoluer dans une assemblée ou les mots volent très bas ?

La rupture, elle est là.  Vous l’avez constaté.  Nous avons des comportements et des lectures différentes. Nous avons des compétences et des méthodes de gestion qui sont différentes de ce qui se passe aujourd’hui. Il y a un cafouillage à l’Assemblée. Un président qui s’assoit sur les textes, qui dit en conférence des présidents à un de ses collègues : «je suis prêt à retrousser mes manches pour me bagarrer». Vous n’avez jamais vu le président de la précédente législature se comporter de la sorte, sauf lors de grands moments politiques.

N’est-ce pas que vous vous êtes aussi signalé, en tant que président du groupe parlementaire libéral, dans ce genre d’attitudes ?

Des moments de tensions, on en a eu dans notre groupe avec des positions diamétralement opposées !

Vous vous en êtes violemment pris à Aliou Sow au plus fort moment de la tension avec Macky Sall…

(Il s’énerve) Je pense que ce débat nous l’avons beaucoup évoqué et il est clos. Il est arrivé à l’Assemblée nationale que la presse s’adresse plus aux députés de notre majorité qu’à ceux de l’opposition. On n’a jamais interdit à un député de prendre la parole, jamais. Les positions les plus tranchées dans l’interprétation des textes provenaient d’abord de chez nous.

Il y en a eu des forfaitures avec la précédente législature. Vous rappelez-vous des conditions de la mise en place de la Haute cour de justice ou encore de l’adoption de la loi Sada Ndiaye ?

Quelles forfaitures ? (Il me fixe du regard comme s’il attendait que j’apporte une réponse, se réajuste et reprend un ton ferme). Mais, arrêtez Madame, arrêtez. On avait quelqu’un qui, dans l’exercice de ses fonctions, est accusé par l’Inspection général d’Etat d’avoir commis des fautes de gestion. Que voulez vous ? Quand le peuple, les instruments du peuple, telle que l’Inspection générale d’Etat vous disent qu’il y a détournement de derniers publics, vous n’avez pas d’autre choix que de saisir la Haute cour de justice, c’est ça la forfaiture? (Il semble énervé). Je ne pense pas qu’on puisse s’entendre sur cette affaire. L’Assemblée a déposé - en fonction de ses procédures, de ses règles et de sa majorité - l’ensemble des documents faits par les services techniques auprès de la Haute cour de justice afin que celle-ci rende une décision en fonction de ses prérogatives. C’est cela que vous appelez forfaiture ? Il n’est même pas décent que j’en parle aujourd’hui, parce que cette affaire est sous le sceau de l’autorité de la chose jugée. Nous l’avons largement évoqué et ça suffit ! Je suis désolé.

«L’article 34 dit que les commissions de l’Assemblée nationale sont formées au prorata des groupes administratifs constitués. L’Assemblée, ce n’est pas la commission des lois, mais la plénière».

La mise en accusation d’Idrissa Seck n’a pas respecté toutes les procédures et les choses ont été faites à la va-vite. Vous rappelez- vous les circonstances ?

Du tout, du tout alors. On a pris le temps qu’il fallait et les débats se sont tenus dans les règles de l’art. On a eu un rapport volumineux dans l’affaire Idrissa Seck. Voici le dossier d’Ousmane Ngom (Il brandit une correspondance de deux pages). On vous saisit d’un dossier complet ou différents protagonistes interviennent (l’entretien s’arrête un moment et mon interlocuteur essaye de remettre les pendules à l’heure). Vous faites cas de trois situations différentes et d’objectifs différents.

Ces cas ont un lien commun : les divergences politiques…

De quoi s’agissait-il  dans l’affaire des chantiers de Thiès ? Un dossier compilé de milliers de pages a été envoyé à l’Assemblée nationale et c’est sur cette base que nous avons enclenché une procédure.  Concernant l’affaire Macky Sall, la situation avait des relents politiques, c’est vrai. Mais, nous étions dans une institution qui ne fonctionnait plus depuis près de deux mois. Un collègue qui a pu examiner l’histoire politique du parlement en est arrivé à la conclusion qu’il s’est passé deux choses avec des présidents  de parlement et on a du, à deux reprises, attaquer la constitution pour  élire un nouveau président.  Ce matin dans la presse (l’entretien a été réalisé le mercredi 09 janvier 2012), un conseiller technique de Moustapha Niasse a dit que la loi Sada Ndiaye était bonne et qu’il fallait laisser en l’état le mandat du président de l’Assemblée nationale. L’intérêt principal de la loi Sada Ndiaye, c’est qu’on peut élire autant de fois un président de l’assemblée nationale sans toucher à la constitution.

Quid alors de la procédure liée aux enquêtes sur les biens supposés mal acquis ?

Du début à la fin, tout ce qui a été fait est mauvais, tout. Ousmane Ngom et Oumar Sarr sont déjà passés devant les enquêteurs et c’est seulement aujourd’hui que l’on demande la levée de leur immunité parlementaire. Le professeur Babacar Gueye a dit dans la presse de ce jour : « la Haute cour de justice est la seule instance habilitée à les juger, mais une commission ad hoc peut parfaitement les entendre et leur immunité parlementaire peut être levée ». Mais, ce n’est pas cela la question. Dès l’instant qu’il dit que seule la Haute cour de justice est habilitée à les juger, le procureur d’une autre juridiction ne peut intervenir dans la procédure. Selon ce dernier, la commission ad hoc peut bel et bien les entendre. Il pense que la commission a été bien montée. Mais, son montage n’a obéi à aucun respect de la procédure. Par conséquent, tout est faux. Il y a un autre juriste du nom de Babacar Camara qui vous dit qu’on est à l’étape de la levée de l’immunité parlementaire. Mais, une fois que ce sera fait, la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) sera obligée de se déclarerincompétente. Avec quel dossier est-ce que l’Assemblée a été saisie ? Un document de dix lignes (il me lit la lettre adressée par le procureur de la CREI au président de l’Assemblée nationale). Dans son argumentaire, le procureur a visé la personne. Il est dit dans la constitution que le Premier ministre et les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et sont jugés par la Haute cour de justice. J’ai l’impression que tout ceci est une mise en scène

Voulez vous dire que la majorité fait exprès d’introduire ces failles dans le dossier ?

Le gouvernement s’est embourbé depuis le début et il cherche une échappatoire, c’est ma conviction.

Un député en session ne peut être convoqué et les péripéties de la deuxième convocation d’Oumar Sarr ont prouvé cette règle. La levée de l’immunité parlementaire, n’est-ce pas un moyen de mettre les concernés à la disposition de la justice ?

C’est faux, ça ne s’est pas passé comme cela. La vérité c’est que Oumar Sarr leur a dit qu’il ne peut pas être entendu parce qu’il est député !

Mais, justement, il est protégé par son immunité. Et, il faut la lever pour l’entendre. N’est-ce pas que c’est ce que dit la loi ?

Ils ne peuvent pas. Il suffit simplement que les députés prennent une résolution d’accusation de ces ministres pour les mettre à la disposition de la Haute cour de justice tout en respectant le règlement intérieur de l’Assemblée. Ils ont installé à partir de la commission des lois une commission ad hoc. L’article 34 dit que les membres des commissions sont désignés par l’Assemblée nationale au prorata des groupes administratifs constitués. L’Assemblée, ce n’est pas la commission des lois, c’est la plénière. C’est à cette étape là que l’on devrait amener la liste des députés qui doivent composer la commission. C’est la plénière qui doit entériner cette liste et c’est à partir de ce moment que la commission ad hoc va se réunir pour constituer le bureau. 

Vous estimez qu’il y a une mauvaise interprétation des textes. De quelle réponse juridique disposez-vous pour faire face ?

Je ne vous le dirai pas (il rigole). L’article 35 dit que les membres du bureau de l’assemblée ne peuvent faire partie d’une commission et aujourd’hui le président de l’assemblée fait partie de la commission.

Êtes-vous en train d’expérimenter les affres d’une majorité mécanique ?

Il n’y a pas de majoritémécanique. Vous ne m’entendrez jamais décrier une majorité mécanique, mais elle doit respecter les textes.

Au Sénégal, les majorités à l’Assemblée sont utilisées pour solder des comptes politiques. N’y-a t il pas nécessité d’y révolutionner les mœurs ?

Toutes les fois qu’on a touché à la constitution, les gens ont crié au scandale.

Et à juste raison, n’est-ce pas ?

Il a fallu toucher la constitution pour adopter la loi sur la parité qui est une fierté pour le Sénégal. Récemment, une autorité française a salué cette avancée.

Il y a eu certes des retouches constructives, mais aussi un tripatouillage à nul autre pareil…

La loi sur la parité est une retouche constructive et Ismaël Madior Fall ne l’a pas qualifié telle quelle. Il a fallu modifier notre arsenal juridique pour pouvoir juger Hissène Habré dans notre pays. Aujourd’hui, le Sénégal se félicite du fait qu’un ex-président africain va être jugé, pour la première fois en Afrique, de manière indépendante. Mais, il a fallu toucher à la constitution. Qu’attend la majorité d’aujourd’hui pour revenir sur le mandat de cinq ans concernant le président de l’Assemblée nationale, c’est parce qu’elle s’est rendu compte que la loi Sada Ndiaye était une bonne loi.

Moustapha Niasse a failli passer à la trappe pour un délit d’offense au chef de l’état alors que le dossier n’était pas si consistant…

Si, si le dossier était consistant.  Quand Moustapha Niasse déclare qu’il n’a jamais tenus de tels propos alors qu’on lui a passé la bande que voulez-vous qu’on fasse ? On a voulu lever l’immunité parlementaire de Moussa Tine en même temps que celle de Alkaly Cissé pour escroquerie. J’ai plaidé le dossier de Moussa Tine parce que je n’étais pas prêt à lever son immunité parlementaire. Par contre, pour Alkaly Cissé, on n’a pas hésité. La levée de l’immunité parlementaire suppose que l’on rassemble des faits, des dossiers et des documents qu’on remet au ministère de la Justice. Ici, on nous présente une feuille de huit lignes.

En tant que président du groupe parlementaire libéral, vous avez renvoyé l’image d’un faucon. Le regrettez-vous ?

Les gens se chamaillent dans le groupe de la majorité actuelle. Le président du groupe parlementaire Benno BooknYakaar est attaqué tous les jours par les gens de son camp. Il m’a fallu 7 ou 8 ans pour en arriver à cette situation, eux ne sont là que depuis 6 mois. Dans notre groupe, tout le monde pouvait s’exprimer. Il fallait gérer El Hadj Diouf, Samba Diouldé Thiam, Wack Ly, le vieux Doro Ly, une femme comme Astou Kane Sall... Il fallait concilier toutes ces différences.

Essayez-vous d’expliquer le fait que vous ayez par moment versé dans le terrorisme ?

C’est tout à fait le contraire. Car, j’étais attaqué et injurié tous les mois d’octobre.

Parce que vous vouliez toujours faire passer les volontés du chef de l’Etat…

Du tout. Le président a voulu qu’El HadjMalick Guèye soit intégré dans le bureau de l’Assemblée nationale en tant que vice-président, cela n’a pas été fait. Nous avons rejeté un texte modifiant les dispositions de la Centif qui était pourtant une volonté du chef de l’Etat.

L’affaire Aïdara Sylla agite le landerneau politique sénégalais, que vous inspire t elle ?

Je ne connais pas le fond de cette affaire mais on nous dit qu’il est venu avec un cheque. En matière de législation financière au Sénégal, on ne peut pas sortir du pays avec de l’argent liquide  mais pour l’importation de l’argent, tous les montants sont permis. On dit qu’on l’a pris avec un cheque, mais le cheque provient d’une banque et le nom du propriétaire du dit compte y figure. Les vérifications sont vite fait et je ne vois pas un délit à ce niveau. Ils disent qu’il a blanchi de l’argent, on verra bien ce qu’il a blanchi.

Un lien est fait avec l’ancien président Abdoulaye Wade qui est hors de portée des juridictions à cause de son immunité. Mais, n’est-on pas en train de créer les conditions de sa mise en accusation ?

Je ne le crois pas ! Le programme du gouvernement, c’est enrichissement illicite, audit, DIC, immunité parlementaire. C’est ce que je constate depuis le 25 Mars.

Aïdara Sylla est-il un homme de confiance du président Abdoulaye Wade ?

Cela dépend de ce que vous entendez par homme de confiance. Le président a des collaborateurs et il travaille sur la base de la confiance avec tous ceux qui sont autour de lui.

Aidara Sylla a-t-il porté des transactions financières pour le compte de Me Abdoulaye Wade ?

Vous me posez une question à la quelle je ne peux pas répondre.

Vous êtes aussi ciblé par les enquêtes sur les biens supposes mal acquis. Vous êtes-vous enrichi au pouvoir ?

Il est normal que l’on me convoque à la gendarmerie pour me demander de m’expliquer sur mon patrimoine. Je me suis expliqué. On m’a sorti des cartes grises de véhiculées qui m’appartenaient. Une Peugeot incendiée en 1999 et pour laquelle la gendarmerie avait déjà procédé au constat. On m’a questionné sur une BMW que j’ai offerte à mon père qui est décédé en 1995. On m’a posé des questions sur mes revenus. En 1989, je gagnais 1 millions, il n’ya pas beaucoup de ministres qui touchaient une telle somme à cette époque. En 1998 j’avais deux salaires : mon salaire de député et des piges que je faisais pour mon patron. A ce moment, il y a des gens qui étaient dans la production, je donne l’exemple de Macky Sall. Si des personnes comme Macky Sall arrivent à gagner autant d’argent, je ne comprends pas que l’on puisse s’étonner de ce que je gagne.

Vous seriez plus riche que Macky Sall.  Avez-vous beaucoup bénéficié de votre proximité avec l’ancien président Abdoulaye Wade ?

Cela ne doit pas surprendre, ça ne doit pas être un cas isolé. Quand des gens qui sont à trois cent mètres d’un  homme arrivent à bénéficier de sa générosité, que dire de ceux qui sont dans son cercle restreint, à côté de lui. Ça aurait inquiété que je ne sois pas aussi riche ou plus riche que tout le monde.

Dans un pays ou la bonne gouvernance est érigée en règle de gestion, une proximité avec le président de la République ne doit pas ouvrir la voie à un enrichissement, n’est ce pas ?

Nous sommes dans un pays bien organisé et le président Macky Sall a dit qu’il avait beaucoup reçu de Wade et d’autres chefs d’Etats. Puisque j’étais plus proche que lui de AbdoulayeWade, j’en ai reçu beaucoup plus.

Confirmez-vous que vous êtes plus riche que Macky Sall ?

En tout cas, cela serait inquiétant que je sois pauvre…

Le nom Wade, est ce un patronyme difficile à porter actuellement au Sénégal ?

Ça dépend de la position, de la philosophie et des valeurs que l’on veut faire porter à ce nom. Je l’ai porté avec difficultés, il faut avoir le dos rond et supporter les injures. Mais, parfois devant un étal, des commerçants viennent vous serrer la main en vous demandant des nouvelles de Gorgui, ce sont des situations qu’il faut gérer. J’ai essayé de travailler honnêtement, je n’ai ni géré, ni dépensé des derniers publics. Je n’ai participé à aucune combine et je n’ai rien fait qui puisse porter atteinte à ma famille ou à mon nom.

Tous les jours le nom de Wade est associé aux pires choses en matière de gestion. L’héritage n’est-il pas lourd à défendre ?

Ce sont les fais qui sont importants. Tout ce que Abdoulaye Wade a fait dans ce pays, dans son cursus, on le porte dignement.



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