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Politique

Interview exclusive du Ministre Mor Ngom : « Ces calomnies de l’opposition ne régleront pas les urgences sociales du peuple »

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Interview exclusive du Ministre Mor Ngom : « Ces calomnies de l’opposition ne régleront pas les urgences sociales du peuple »

L’analyse des résultats du scrutin de dimanche dernier, la guéguerre dans l’Apr, le nouveau front de l’opposition, sont autant de sujets sur lesquels le ministre Mor Ngom, par ailleurs maire de Ndangalma, a apporté des éléments de réponse dans cette interview exclusive accordée à Seneweb.com. Entretien.    

Seneweb.com : Comment analysez-vous ces brouilles entre hauts responsables de votre parti, l’Apr, et dont la dernière est celle entre les ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Yakham Mbaye ?   
 
Ministre Mor Ngom
: Quelque part, je pense qu’on peut comprendre les réactions des uns et des autres pour la bonne et simple raison que l’Apr est devenu un très grand parti. J’allais même dire un parti municipal. Parce que depuis les dernières élections locales, nous contrôlons quasiment les 2/3 de l’ensemble des collectivités locales du Sénégal. Et un parti qui se massifie crée des appétits, des envies pour l’occupation de fonctions, un pouvoir de leadership. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui partout nous constatons quelques tiraillements. C’est simplement des questions de leadership et rien d’autre. Et devant l’essentiel, tous ceux responsables se retrouvent toujours. 

Votre coalition Bennoo Bok Yaakaar n’est-elle pas menacée par cette opposition qui est en train de s’organiser avec la création de ce nouveau front ?
 
Personnellement, je crois qu’il est tout à fait normal de ces gens de l’opposition tentent de s’organiser. Nous sommes en démocratie, et même une très grande démocratie. Au Sénégal, nous n’avons absolument rien à envier aux pays développés en matière de démocratie. Et c’est donc tout à fait normal que l’opposition puisse s’organiser pour créer une coalition. Je ne le dirai jamais assez : nous avons envie de voir ou d’entendre des critiques constructives parce que nous sommes dans un pays à développer. 

Le Sénégal est un pays en voie de développement, et le Président de la république, Macky Sall, l’a compris. C’est la raison pour laquelle il a mis sur pied des programmes très alléchants tels que le Pse, le Pudc, et tant d’autres pour pouvoir mettre ce pays sur les rampes de l’émergence. J’aurais bien aimé que cette opposition puisse, par des critiques objectives et constructives, conduire les Sénégalais à la réflexion mais surtout vers un débat économique. Parce que ce que nous sommes en train de vivre, de voir et d’entendre à travers les différentes sorties de l’opposition, c’est des sorties sur la famille du Chef de l’Etat, sur les avoirs des uns et des autres, et cela n’a pas d’importance. 

Aujourd’hui, ce qui intéresse les Sénégalais c’est un débat économique parce que le peuple a des demandes sociales, j’allais même dire des urgences sociales. Et les Sénégalais ont besoin d’avoir des réponses concrètes. Donc, ce ne sont pas ces débats stériles de l’opposition qui vont répondre à ces attentes des Sénégalais, à ces urgences sociales du peuple. Ce ne sont pas non plus ces calomnies qui régleront ces demandes sociales.
 
Dans cette atmosphère, votre coalition est-elle prête pour affronter cette opposition pour les prochaines échéances ?
 

Vous savez, personnellement j’ai une chance énorme d’avoir traversé la politique sénégalaise pendant un certain temps et dans ces différentes postures. J’étais dans l’opposition avec le Président Macky Sall de 2008 jusqu’en 2012. Pendant cette période, j’ai eu la chance de pouvoir fréquenter le salon d’Amath Dansohko. Je représentais notre parti l’Apr au sein de Bennoo Siggil Sénégal. Et j’ai eu la chance aussi d’assister à la réunification qui a conduit à la mise en place de Bennoo Siggil Sénégal. Et c’est à partir de ce moment-là que j’ai compris qu’il y’avait au Sénégal hommes politiquement aguerris.

Au-delà de cela, mon autre chance c’était le Mouvement du 23 juin (M23). J’ai capitalisé une expérience extraordinaire avec le M23 pour avoir été le président national de la commission d’organisation, toutes les rencontres, toutes les manifestations, que le M23 a eu à faire, j’en étais à la base comme organisateur. Tout ça pour vous dire que la naissance de la coalition Bennoo Bok Yaakaar s’est faite sous mes yeux, pour ne pas dire sous mes pieds. Et depuis, Bennoo Bok Yaakaar qui a été une coalition, il faut le dire, électoraliste, est devenue une coalition politique, organique. 

Juste après les élections de 2012, le Président Macky Sall a compris qu’il fallait passer à une autre étape. Donc cette mutation s’est faite, et aujourd’hui il y’a un secrétariat exécutif permanent que je coordonne moi-même qui est le bras technique de Bennoo Bok Yaakaar. Jamais dans l’histoire politique africaine une coalition n’a regroupé autant de partis. Bennoo Bok Yaakaar peut résister à toute sorte de vent, elle n’a jamais perdu d’élection de 2012 jusqu’à nos jours. C’est là que je réponds à votre question. Donc pourquoi devrons-nous avoir peur de cette opposition ? Au contraire, la peur va être cherchée de l’autre côté, celle de l’opposition. S’il s’agit du nombre, nous avons ce qu’il faut, s’il s’agit de la qualité nous sommes aussi au point. 

Partagez-vous le sentiment de certains de vos camarades qui estiment que remporter Touba est un signe ? 

Nous n’allons pas seulement souligner cette belle victoire enregistrée dimanche dernier à Touba. Mais nous allons souligner la très belle victoire dans toute la région de Diourbel. A Bambey, nous caracolons en tête et nous sommes partis pour avoir les meilleurs résultats du Sénégal pour ce scrutin de dimanche dernier. De 2012 jusqu’à maintenant, les seules élections que nous n’avons pas remportées à Bambey, ce sont les locales. Et tout le monde a compris parce que si on revoit les chiffres, nous nous rendons compte que nous avons perdu à cause de notre division. Aujourd’hui à Bambey, nous contrôlons les onze sur les douze collectivités locales du département. Cela veut dire que c’est sans photo. Nous avons la majorité dans ce département de Bambey. Maintenant, gagner Touba, c’était une démarche. La marche a été longue mais il fallait avoir la sécurité et surtout savoir où poser les pieds pour que de manière définitive Touba puisse rester marron. Nous allons maintenir ce rythme. 

Comment analysez-vous les résultats dans votre fief de Bambey ?       

En ma qualité de président de la chambre des élus de l’Apr et coordonnateur du secrétariat exécutif permanent de Bennoo Bok Yaakaar je commencerai par féliciter tous les élus de notre coalition à travers le territoire pour leur mobilisation sans faille en allant voter en masse pour la mise en place du Haut Conseil des collectivités territoriales. Dans le département de Bambey où nous avons la chance d'être responsable politique le taux de participation a dépassé les 70% et un score, j’allais dire le meilleur des départements du Sénégal 88,4%. 

Cependant politiquement il faut dire que les différents partis et mouvements de l’opposition ont bel et bien participé à l’élection malgré le mot d’ordre de boycott de madame Aïda Mbodji. Nous avons mené notre campagne sur les douze collectivités avec les onze maires du département de Bambey que nous contrôlons politiquement sans faille. Qu’il n’en déplaise aux crieurs des marchés qui prétendent une majorité factice dans le terroir onze collectivités sur douze, c'est sans photo. Notons la nécessité du renforcement de notre démocratie par cette chambre. Déjà une position consensuelle au niveau des assises, ensuite par la commission nationale de réforme des institutions et enfin à travers le référendum avec une large majorité de 62,70%, nous ne faisons que confirmer ces différentes étapes de notre marche glorieuse vers l'ancrage organique de notre démocratie.


liiiiiiiaffaire_de_malade

6 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (23:21 PM)
    Calomnies ?mon œil ! Portez plainte pour diffamation si vous avez un gramme de courage.

    Macky sall est à la base de la création de Petro Tim Sénégal, et cela, vous ne pouvez l'effacer.

    Continuez à croire que les sénégalais sont idiots, le réveil sera brutal cher mor ngom.

    Vous développez votre clan et non le pays.
  2. Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (05:35 AM)
    Quel médiocre, ce Mor
    • Auteur

      Bit Villageois Santati Serigne

      En Septembre, 2016 (08:54 AM)
      médiocre tu dis; toi ta rien compris. voila un homme qui peut apprendre toute ta famille. amna ndiangue mi diouliténa et travailleur surtout. voila un vrai patriote ki aime son pays. vous sénégalais vous aimez tellement critiquer les hommes politik sans les connaitre. mais nous villageois baol baol on le connait et on connait ses competences et ses ambitions pour le baol.
    • Auteur

      Baol Baol

      En Septembre, 2016 (09:54 AM)
      biteye on te connais nous
      est ce k tu peux nous dire cest quoi son domaine?et dans ecole il est sorti?
      il a la tete vide,et pour masquer ça il utilise l'arrogeance.
      yaw nak nécal fofou di féne rék.
    Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (06:22 AM)
    Vive aida MBODJI
    Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (07:18 AM)
    Ho Mr arrête de nous poupée l'air avec tes grands narines ont dirait un pot d'échappement
    Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (08:13 AM)
    il vaut mieux aller affronter sonko le messie
    Auteur

    Sa Ndangalma

    En Septembre, 2016 (10:01 AM)
    Ce gars sait mentir: le taux officiel de participation à Bambey est 38%

    Il est devenu maire de Ndangalma grâce au sous préfet de ngoye qui avait rejeté la liste du PDS

    La médiocrité personnifiée

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