Le Sénégal avait pris rendez-vous ce dimanche 25 décembre 2024 pour choisir le successeur du président Macky Sall. Au soir de cette mémorable date, le peuple sénégalais devait sûrement être absorbé par la ferveur d'une ambiance électorale où sa volonté se dessine.
Malheureusement, fulmine Khalifa A. Sall, le Sénégal est "habitué aux transgressions démocratiques ces douze dernières années".
"Notre pays vit des moments douloureux, avec la confiscation de notre droit de vote. Le peuple que l'on invoque à longueur de discours, avait pris date ce 25 février pour exprimer pleinement sa souveraineté et choisir son président. Un rendez-vous manqué du fait d'un homme qui, une fois de plus, enfourche le cheval de l'illégitimité démocratique au détriment de la volonté populaire", dénonce Khalifa Sall sur sa page Facebook.
Il ajoute : "Qu'il soit entendu que ce 25 février 2024 marque le lancement de l'après-Macky. Nos institutions et notre administration ont le devoir de mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, les conditions idoines pour que le peuple sénégalais exerce librement son droit de se choisir son dirigeant conformément à la décision du Conseil constitutionnel. Aucune entente ne peut se nouer sur le dos du peuple sénégalais pour valider un coup d'Etat constitutionnel."
Auteur: Khady NDOYE
Publié le: Dimanche 25 Février 2024
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