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Politique

Le RDS salue l’humanisation de la «traque des biens mal acquis»

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Le RDS salue l’humanisation de la «traque des biens mal acquis»

Dés les premières heures de la mise en œuvre de la politique de protection des ressources publiques, initiée par les nouvelles autorités, le RDS avait publiquement émis le souhait légitime de voir la sagesse, la décence républicaine prévaloir sur tout le processus, afin que ces actes, combien louables, de réédition des comptes ne dérapassent point sur les pentes glissantes de l’acharnement politico-judiciaire, ou plus prosaïquement du règlement de compte. Susceptibles de provoquer, à terme, d’inutiles déchirements dans le tissus social. Etant entendu que lorsqu’on a eu le privilège de se voir confier la charge d’un bien public, il n’y a rien d’extraordinaire, qu’à l’heure de passer le témoin, il faille rendre compte au Contribuable, par l’entremise de ceux qu’il aura démocratiquement investi de sa confiance. Pourvu toujours que cette réédition des comptes se passe dans le respect scrupuleux des droits et de la dignité de la personne humaine.

Avec la mesure que viennent de prendre les autorités, à travers la voix officielle du porte-parole du Gouvernement, consistant, en lieu et place du jusqu’au-boutisme judiciaire, bruyant et improductif, à privilégier la médiation pénale, l’Etat vient de s’entourer des meilleures garanties d’un recouvrement efficient. En humanisant sa démarche, il aura également su tirer utilement profit de la richesse de notre patrimoine culturel, qui met en exergue une de nos valeurs sociétales cardinales comme la «sutura» (discrétion), qui a toujours occupé une place de choix dans les us et coutumes de nos sociétés.
 
Ainsi, celui qui aura été formellement confondu de prévarication de ressources publiques aura la latitude, plutôt que d’être jeté en pâture à l’opinion, et en lieu et place d’un sempiternel jeu de cache-cache avec la Justice, d’aller, dans le secret du bureau du procureur, transiger. Pourvu que l’intérêt du contribuable soit sauf ! Il ne s’agit donc point de «concéder 20%» à un quelconque gestionnaire indélicat, le Trésor se contentant des 80%. Mais de procéder à une démarche intelligente de recouvrement optimal du patrimoine commun, plutôt que de s’engager dans la voie incertaine du «tout ou rien», qui s’est révélée jusque-là inopérante.
 
Sinon, le Sénégalais, généralement imbu d’une fierté atavique -, souvent synonyme de Baroud d’honneur -, confondu de forfaiture financière, percevant dans son interpellation une volonté vengeresse lui signifiant en filigrane que «non seulement tu vas rendre-gorge, mais on va t’humilier», pourrait être tenté, avant de se laissé conduire à l’échafaud, de s’arquebouter inconsciemment dans cette réplique désespérée: «Alors, autant «mourir» les armes à la main» ! Et bonjour la course de fond judiciaire !
 
A l’instar de l’affaire Jacques Chirac, l'ancien président de la République française, déclaré coupable par la justice française, en décembre 2011, de «détournement de fonds publics», d’«abus de confiance» et de «prise illégale d’intérêt». C’était relativement aux 21 emplois fictifs (des «chargés de mission» imaginaires) rémunérés dans les années 90 par la Mairie de Paris, alors que Chirac était l’édile de la Capitale - et non-moins président du Rpr, préparant la présidentielle de 1995 !
 
La principale victime, la Ville de Paris, a renoncé à se constituer partie civile, suite à un accord conclu avec le mise en cause, portant restitution du préjudice financier subi: 2,2 millions d'euros (un milliard et demi de nos francs). Même si l’action publique intentée par le Parquet - contre ce premier ancien chef de l’Etat de la Ve République à être jugé au pénal -, s’est malgré tout poursuivi jusqu’à son terme (Chirac a écopé d’un sursis), cet accord financier intervenu in fine entre les protagonistes aura eu le mérite d’avoir fait gagner du temps à tout le monde. Même si les parties reconnurent sur le tard que si cet arrangement financier avait été mise en œuvre plus tôt, il aurait permis de faire l’économie d’un marathon judiciaire de… 17 ans ! Qui disait qu’«un mauvais arrangement vaut plus qu’un bon procès» !
 
Le RDS rend un vibrant hommage à la vigilance de deux praticiens émérites du Droit, Me Ousmane Séye et Me El Hadji Diouf, pour avoir inlassablement préconisé dans cette affaire la voie de la médiation pénale. Tout en se réjouissant que leur plaidoyer ait eu un écho favorable auprès du principal plaignant, en l’occurrence l’Etat, dont c’est le devoir régalien de se constituer partie civile, dans tout fait avéré de prévarication des ressources publics.
 

 

 



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