Dimanche 08 Décembre, 2019 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Politique

Liberation de Karim Wade : Le ‘’ Protocole de Doha’’

Single Post
Liberation de Karim Wade : Le ‘’ Protocole de Doha’’

Aussitôt libéré, Karim Wade s’est envolé pour le Qatar. Le fils de l’ex-président de la République, qui aurait dans un premier temps refusé de s’exiler, a finalement accepté les termes du ‘’Protocole de Doha’’ qui lui imposent de sortir du territoire national, après son élargissement de prison.

La libération de Karim Wade et son ‘’exil’’ immédiat au Qatar traduisent bien ce que EnQuête appelle le ‘’protocole de Doha’’. Dans sa livraison du 22 avril 2016, votre quotidien, qui reprenait La Lettre du Continent, révélait que le sort du fils d’Abdoulaye Wade était au cœur des relations entre Doha et Dakar. Que le Qatar a entamé mi-avril une mission de bons offices auprès du gouvernement sénégalais afin d’obtenir la libération anticipée de Karim Wade. ‘’Les autorités de Dakar ne seraient pas opposés à un tel scénario’’, toutefois, elles posent une condition : ‘’Que l’ancien ministre d’État se fasse oublier, en se retirant dans le riche émirat’’, écrivait-on, alors.

Aujourd’hui, les faits nous donnent raison. Car, après son élargissement de prison, Karim wade s’est aussitôt envolé vers le Qatar, escorté par le procureur général de ce pays du Golfe, à bord d’un jet privé. Ce faisant, Wade fils n’a même pas pris le soin de remercier ses militants. Ni même, de faire le tour des familles religieuses dont Touba pour les remercier de leur soutien. Mais par-dessus tout, il y a les termes du message qu’il a lui-même rendu public. Dans la note parvenue à EnQuête, Karim Wade écrit : ‘’Mon vœu le plus cher était d’aller, dès ma libération, dans nos villages et dans nos villes, à la rencontre des millions de Sénégalais qui m’ont assuré de leur soutien, m’ont accompagné de leurs prières et qui n’ont jamais douté de mon innocence pour les en remercier. J’imagine leur peine mais, malheureusement, les conditions de ma sortie de prison en ont décidé autrement.’’

Ces mêmes ‘’conditions de sa sortie’’ sont à l’origine de la ‘’profonde affliction’’ qui l’étreint de ‘’n’avoir pu se rendre à Touba, La Sainte, renouveler son allégeance à Serigne Touba, fortifier sa foi, exprimer de vive voix ses condoléances à Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké’’. C’est dire que ses vœux ont été contrecarrés par les termes de ce ‘’protocole’’.

Un Karim reconnaissant et ambitieux

Mais malgré cet ‘’exil’’ au Qatar, l’ancien ministre de la Coopération internationale tient à remercier tous ceux qui l’ont soutenu pendant les quatre ans passés en prison. ‘’Je rends grâce au Tout Puissant et le remercie de m’avoir permis de traverser l’épreuve qu’il m’a fait subir en gardant la foi, la sérénité et la santé. Je remercie mon père et ma mère qui m’ont accompagné et témoigné leur affection.

Je salue respectueusement et remercie chaleureusement le Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké à qui j’exprime ma plus profonde reconnaissance. Je salue respectueusement et remercie particulièrement le Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy ainsi que son porte-parole Serigne Abdoul Aziz Sy Al Ibn. Je salue respectueusement et remercie l’Archevêque de Dakar Monseigneur Benjamin Ndiaye pour ses prières et la visite qu’il m’a rendue durant mon incarcération’’, écrit-il dans sa missive.

Il n’oublie pas les militants et responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS), du Front patriotique pour la défense de la République (FPDR), tous les partis, les mouvements de soutien et les citoyens de tous horizons qui lui ont permis ‘’de subir l’enfermement avec moins de rigueur et de maintenir intacte la flamme de l’espérance et son ambition pour un Sénégal réconcilié avec lui-même, attaché aux valeurs de progrès et de justice’’.

‘’Assurer la victoire, lors des prochaines élections législatives’’

Ensuite, le candidat investi des libéraux a fait montre de ses ambitions politiques pour sa formation. ‘’J’ai la ferme conviction que ce parti, mon parti, a besoin de la confiance et de l’adhésion du plus grand nombre de nos concitoyens à qui je demande de venir nous y rejoindre, pour assurer les victoires à venir, notamment lors des prochaines élections législatives, et porter encore plus haut l’ambition et la vision de Me Abdoulaye Wade. La confiance de ses militants et l’espérance des Sénégalais méritent tous les sacrifices et privations’’, soutient Karim Wade.


Article_similaires

7 Commentaires

  1. Auteur

    Rappel

    En Juin, 2016 (03:41 AM)
    RÉACTIVATION DE LA CREI

    Le jeudi 10 mai 2012 : Au Conseil des ministres, Macky Sall réactive la Cour de répression et de l'enrichissement illicite (CREI) créée par la loi 81-54 du 10 juillet 1981. Ainsi par le n° 2012-502 du 10 mai 2012, il nomme les cinq membres du Siège, les deux du Parquet et les quatre de la Commission d'instruction de la CREI.

    ACTION PUBLIQUE

    En juillet 2012 : le procureur spécial Alioune Ndao lance la traque aux "voleurs" des biens publics en ciblant une liste de 25 dignitaires libéraux qui ont eu à exercer des responsabilités publiques sous le régime du président Abdoulaye Wade.

    ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE

    Le mardi 03 juillet 2012 : Karim Wade est convoqué pour la première fois par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane avant d'y retourner deux jours plus tard pour audition.

    Le 02 août 2012 : Le procureur spécial interdit la sortie du territoire national à Karim Wade et les six autres membres du noyau des "pilleurs" de la République de sortir du territoire.

    Le 22 février 2013 : La Cour de justice de la CEDEAO rend un arrêt rendu notifiant que l'interdiction de sortie du territoire faite aux responsables libéraux ciblés "n'a pas de base légale " et que le procureur spécial violait la présomption d'innocence.

    Le 08 novembre 2012 : Alioune Ndao et son adjoint Antoine Félix Abdoulaye Diome tiennent une conférence de presse pour annoncer les sept "pilleurs" ciblés spécifiquement par les enquêtes et la somme de 694 milliards planqués pour la plupart dans des comptes off-shore que Karim Wade aurait acquise grâce à la complicité de 9 autres personnes qui lui ont servi de prête-noms dans plusieurs sociétés réelles ou fictives.

    Les 15 et 22 novembre 2012 : Le fils de Wade repasse à la Section de Recherche de la gendarmerie.

    Le 15 mars 2013 : Le procureur spécial près la CREI, sert à Karim une mise en demeure dont la durée est de 30 jours pour prouver la licéité du patrimoine de 694 milliards de francs CFA qu'on lui attribue.

    Le 15 avril 2013 : Les avocats de Karim Wade déposent sur la table d'Alioune Ndao un document de plusieurs milliers de pages justificatives pour réfuter les biens qu'on lui attribue faussement. Trente minutes après lecture de ce document volumineux, le procureur spécial, non satisfait des preuves fournies par Karim, le place sous mandat de dépôt, avant de saisir la Commission d'instruction conformément à l'alinéa 6 de l'article 6 de la loi créant la CREI.

    DEUXIÈME MISE EN DEMEURE

    Le 13 septembre 2013 : À deux jours de la fin de l'instruction, une seconde mise en demeure est servie à Karim Wade pour s'expliquer sur les 99 milliards de francs CFA découverts à la Julius Baër Bank de Monaco.

    Le 06 février 2014 : La Chambre criminelle de la Cour suprême admet la recevabilité du recours des avocats de Karim Wade relative l'anti-constitutionnalité de la CREI et à son incompétence à juger le ministre Karim Wade, lequel bénéficie d'un privilège de juridiction. Mais le procureur général près la Cour suprême a introduit une requête en rabat d'arrêt demandant à ladite juridiction d'annuler l'arrêt n° 23 du 06 février 2014 de la Chambre criminelle, pour "erreur de procédure".

    Le 05 mars 2014 : Le Conseil constitutionnel fustige l'attitude de la Cour suprême pour avoir outrepassé ses prérogatives admet la constitutionnalité de la CREI.

    Le 13 mars 2014 : Une ordonnance de renvoi est adressée par la Commission d'instruction à la CREI pour juger l'affaire Karim Wade dont le patrimoine est revu à la baisse jusqu'à 117 milliards de francs CFA.

    Le 31 juillet 2014 : Débute le procès Karim Wade

    Le 19 août 2014 : La Cour suprême statuant en chambres réunies a débouté les avocats de Karim en revenant sur la décision rendue par la chambre criminelle le 06 février.

    L'AUDIENCE

    Le 11 novembre 2014 : En pleine audience, le procureur spécial Alioune Ndao est limogé.

    Le 14 janvier 2015 : Maitre El Hadj Amadou Sall a été expulsé de la salle d'audience et son client Karim Wade, menotté et blessé au genou, est conduit de force à la barre pour comparaître.

    Le 22 janvier 2015 : L'assesseur Amadou Yaya Bâ démissionne en plein procès.

    REQUISITION DU MINISTÈRE PUBLIC

    Le 17 février 2015 : Le ministère public requiert sept ans avec 250 milliards d'amende ainsi que la confiscation de ses biens présents. Il est, en sus, requis une peine complémentaire sur la base de l'article 34 du code pénal.

    DÉLIBÉRÉ

    Le 19 février : Le juge Henri Grégoire Diop annonce le délibéré pour le 23 mars.

    Le 23 mars 2015 : La CREI rend son arrêt qui condamne Karim Wade à six ans d'emprisonnement ferme assorti d'une peine pécuniaire de 138 milliards. Les autres co-accusés Ibrahima Aboukhalil, Mamadou Pouye et Aliou Samba Diassé sont condamnés à cinq ans d'emprisonnement ferme assorti de la même peine pécuniaire. Mbaye Ndiaye et Pierre Agbogba sont relaxés. Quant aux autres qui ont fui, ils ont été condamnés par contumace à la peine maximale de 10 ans.

    LIBÉRATION

    31 mai 2016 : Libération des codétenus de Karim Wade en l'occurrence Pape Mamadou Pouye, Samba Aliou Diassé et Bibo Bourgi.

    1 juin 2016 : Le président Macky Sall déclare à RFI que la libération de Karim Wade est possible avant la fin de l'année.

    Dans la nuit du 23 au 24 juin 2016 : Le président de la République, par décret n° 2016-880 du, gracie Meïssa Wade, Ibrahima Aboukhalil dit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé."



  2. Auteur

    Lune

    En Juin, 2016 (03:42 AM)
    Me Djibril WAR :



    "La reddition des comptes n'aurait pas due être détournée de sa vocation et de sa finalité par des esprits revanchards qui ont trompé le Président, pour assouvir leur vengeance sur la personne de l'ancien Président Abdoulaye Wade, à travers son fils, en utilisant la Crei. J'avais bien décrié ses limites, dès le début, de par ses règles de fonctionnement et de procédures qui jurent d'avec les règles d'une bonne justice dans un Etat de droit digne de ce nom, comme le Sénégal, à savoir le renversement de la preuve sur le dos de l'accusé, la violation de la présomption d’innocence et l’existence du double degré de juridiction admis même dans les procès de crimes, meurtre, assassinat, le mépris des principes fondamentaux du droit, tels que les attributs du droit de la propriété, comme la donation, l'acte notarié qui fait foi jusqu'à inscription de faux. Vous vous rappelez les campagnes d'accusation de vols de véhicules, des humiliantes interpellations de chefs de villages, marabouts, pour confisquer, en plein jour des voitures que le Président Abdoulaye leur avait gracieusement offerts, des cadeaux de peinture "cachés" ou enterrés dans les champs, portées en l'encontre de l'ancien Président qui, pourtant, après avoir félicité le Président Macky Sall, avant la proclamation des résultats du 2e tour de la Présidentielle de mars 2012, et l'avoir béni après par des prières, avait même instruit ses hommes, femmes, d'être à la disposition du nouveau Président, leur frère, pour qu'il réussisse sa mission".

    Auteur

    Nul

    En Juin, 2016 (07:30 AM)
    Si est faire du jouréalisme se réduit à reproduire un communique écrit, donc autant fermer le Cesti. Vous nous faites honte et nous lassez avec les subterfuges que vous utiliser pour desoriener l'opinion nationale. Je préférerai être aujourd'hui Un Marchand Ambulant que de me prévaloir de la profession de journaliste . DÉGOÛTANT ET LASSANT VOS COMBINES.
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (07:42 AM)
    Karim is back
    Auteur

    Boy Jolof

    En Juin, 2016 (08:23 AM)
    l' article est vide !

    c'est pas de l'info ça !

    il faut donner et trouver les vrais raisons !
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (10:42 AM)
    LIBRE ET GRASSEMENT RICHE, IL N'AVAIT PAS PU GAGNER DANS SON PROPRE BUREAU DE VOTE AU POINT E.
    Auteur

    Errata...

    En Juin, 2016 (11:17 AM)
    ...lire...mauvaise education...  <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/cool.gif" alt=":cool:">  

    Merci...de rectifier...

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01
Banner 01

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email