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Politique

Malick Mbaye : «L’overdose médiatique autour des biens mal acquis a crispé l’atmosphère social…»

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Malick Mbaye : «L’overdose médiatique autour des biens mal acquis a crispé l’atmosphère social…»
La traque des biens supposés mal acquis ne semble pas enchanter le leader du mouvement Conscience citoyenne. Pour Maodo Malick Mbaye, il est temps de faire le bilan de la Cour de répression de l’enrichissement illicite et de revoir son mode opératoire. Aussi le Directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo) dresse-t-il un bilan élogieux de la gestion du Président Macky Sall.

Quelle lecture faites-vous du discours du président de la République ?
Il y a deux choses qui me paraissent très importantes sur le discours du chef de l’Etat : la forme et le fond. Sur la forme, j’ai noté deux choses importantes : la ponctualité et la concision. Comme vous le savez, «la ponctualité est la politesse des rois». Nous étions habitués à des discours qui tiraient en longueur, précédés de retards inexplicables. Donc sur la forme, nous avons un homme ponctuel et un discours correct, cohérent et informatif. Maintenant, sur le fond, nous avons un discours-bilan des mesures que le Chef de l’Etat avait annoncées le 31 décembre  2012, comme la couverture maladie universelle, les bourses familiales, l’Energie qui se redresse progressivement avec la mise en service de la centrale hydroélectrique de Félou et le lancement des travaux de construction de la centrale à charbon Sendou 1, le recrutement de 4 017 nouveaux enseignants ; sans oublier la baisse du loyers, entre autres. En somme, on a senti un Président toujours collé aux réalités qui ont fait que les Sénégalais avaient porté leur choix sur lui devant ses 13 autres concurrents, en Février Mars 2012. Bref, c’était un discours réaliste axé sur des faits précis et des orientations claires.

Mais, le chef de l’Etat n’a pas parlé de la traque des biens mal acquis  et du dialogue politique ?
Ce que je peux dire, c’est que le Président Sall, dans son attitude et comportement de tous les jours, est  dans une disposition de dialogue politique et social. Au-delà de la classe politique, vous l’avez vu échanger dans le cadre d’un banquet au Palais avec le monde universitaire, intellectuel et culturel. Et je pense qu’il en sera de même avec la classe politique. Mais il faut reconnaître que le dialogue politique ne peut se faire  sans un statut de l’opposition bien clarifié. Il faut un contenu au statut de  chef de l’opposition pour que cela soit une réalité. S’agissant de l’application de la loi sur l’enrichissement illicite, communément appelée «Traque des biens mal acquis», je crois que la Crei doit, sans passion, faire l’évaluation de son travail  devant les Sénégalais. Mais ma conviction est qu’il faut revoir très rapidement le mode opératoire de cette «traque des bien supposés mal acquis». Car ce  chemin ne me semble pas être le bon.  C’est mon point de vue personnel, je peux le défendre et je ne cherche à l’imposer à personne. Tous les Sénégalais souhaitent le retour dans les caisses du Trésor des deniers illégalement soustraits, mais il faut avouer que l’overdose médiatique autour des biens mal acquis a crispé l’atmosphère sociale chez nous et éclipsé l’essentiel des réalisations du Président Sall. Et Dieu sait qu’il en a à son compte. Ce que le Chef de l’Etat Macky Sall a réalisé en termes de révolutions sociales en si peu de temps, il est rare de voir un homme d’Etat y parvenir, ici comme ailleurs. Exemple : le Président Lula du Brésil est rentré dans l’histoire de son pays avec à la clé une brillante réélection pour avoir uniquement réalisé la Bourse familiale. Le Président sénégalais y a greffé la Couverture maladie universelle, entre autres… Franchement, cet homme mérite d’être soutenu, accompagné, épaulé et défendu.   

«Le Président Sall a réalisé des révolutions sociales en un temps record»
 
Depuis bientôt deux ans vous êtes à la tête de l’Anamo, quel bilan tirez-vous ?
L’esprit de la réalisation de l’Anamo résulte d’une enquête au près des ouvriers et elle a révélé que près de 60% des chômeurs le sont, parce qu’ils n’ont pas de cadre d’exercice et  d’outils de travail. A notre arrivée, l’Etat du Sénégal ne disposait que de deux Maisons de l’outil construites  sur la base de convention. Quand on est arrivé, la première Maison de l’outil que le Sénégal a réalisée sur fonds propre est celle de Thiénaba et après d’autres s’en ont suivi. Et durant ce mois de janvier, nous allons rendre fonctionnel trois autres Maisons de l’outil (Dioffior, Gossas, Mékhé) sur fonds propres de l’Etat du Sénégal. Nous allons aussi mettre prochainement une banque à outil pour les ouvriers et artisans qui sont dans le besoin. L’opération «500 salons de coiffures» va bientôt être lancée par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Ce sera une occasion pour l’Anamo de doter de matériels de coiffure à de jeunes professionnels. En somme, nous tirons un sentiment de satisfaction.     




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