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Politique

Pape Diouf, ministre de la pêche : «Les Sénégalais pensent qu’Idrissa Seck est l’opposant dans la coalition»

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Pape Diouf, ministre de la pêche : «Les Sénégalais pensent qu’Idrissa Seck est l’opposant dans la coalition»

Pape Diouf, ministre de la pêche et des Affaires maritimes, nous accueille dans une ambiance bonenfant au quatrième étage du building administratif. Un endroit dont il maitrise le décor pour y avoir séjourné le temps du flirt Wade/Idy de 2002 à 2004. Le compagnon du maire de Thiès a compris qu’on ne venait pas pour prendre sa déclaration de politique maritime et nous avertit qu’il n’est pas un adepte des déclarations fracassantes et qu’on risque de rester sur notre faim. Nous engageons quand même le match sur le secteur de la pêche, le compagnonnage Rewmi/APR, les enquêtes sur l’enrichissement illicite, mais aussi les arguments de défense d’Abdou Mbaye dans l’affaire Habré. Pape Diouf fait dans le ‘’diplomatiquement correct’’, mais lâche par moment ses vérités et ses convictions. Il a voulu nous faire prendre les sardinelles, mais les dorades se sont engouffrées dans nos filets.

Vous avez quitté le département de la pêche, il y a de cela 8 ans. Etait-ce essentiel pour vous de retrouver ce ministère ? Est-ce une revanche ?

Je ne le prends pas comme une revanche, mais cela m’a soulagé du point de vue moral. J’ai été injustement éjecté du gouvernement par Abdoulaye Wade. Lui-même m’a dit qu’il ne me reprochait rien, si ce n’était mes rapports avec Idrissa Seck (rires). C’était lors d’une audience à laquelle Souleymane Ndéné Ndiaye a pris part en tant que directeur de cabinet et il a juré que je n’avais rien fait et qu’il voulait même me confier d’autres responsabilités plus importantes (rires). Je vois cela comme une justice divine que le président Macky Sall a concrétisée.

Dans quel état avez-vous retrouvé la maison ?

J’ai occupé le département de la pêche et de l’économie maritime pendant 2 ans. C’était très peu, mais on avait entamé des actions pour faire bouger les choses. A l’époque, on avait des cadres qui avaient une grande expérience, qui ont servi loyalement et qui m’ont encadré. Leurs conseils m’ont permis de maitriser les mécanismes du ministère. Quand j’ai quitté ce département, j’ai eu mal, pas pour mon départ du gouvernement, mais pour cette famille que nous avions formée et qui avait une ambition noble. Je suis revenu dans une atmosphère mouvementée avec de nombreux problèmes. Mon prédécesseur était en conflit avec les acteurs de la pêche sur la question des autorisations accordées aux bateaux étrangers. Il est évident qu’il y’a eu beaucoup d’avancées du point de vue de l’ampleur du département. On y a ajouté les affaires maritimes. Mais je m’emploie à réorganiser le ministère. Le style Wade a désarticulé tous les services de l’Etat, pas seulement le ministère de la pêche.

 

«Idrissa Seck a soutenu le président Macky Sall conformément à ce qu’il avait arrêté durant la campagne électorale. Idrissa Seck a eu à le lui dire quand il est venu le voir. C’est ça la base de la collaboration. Ce qu’il faut reconnaitre, c’est que le président Macky Sall n’était pas obligé de nous prendre dans son gouvernement».

 

Vous avez trouvé un ministère désarticulé. Est-ce ce que vous voulez dire ?

Non, je ne veux pas être méchant (il hésite un peu), mais je sais qu’il fallait remettre de l’ordre et je m’y emploie. Il faut dire que ceux qui m’ont remplacé depuis 2004, ont fait de grands pas. Il y a eu beaucoup d’investissements, de grands projets ont été initiés. Nous finalisons la reprise de la société des conserveries du Sénégal qui va nous permettre de sauver 1500 emplois. Nous avons entamé la réhabilitation du port de Foundiougne avec la construction de deux bateaux qui sont en vue. Il faut mettre tout cela dans le bilan de mon prédécesseur. Notre objectif est de développer le secteur maritime. Nous sommes en train de faire l’état des lieux. Il faut avoir le personnel qu’il faut et dégager les plans d’action à dérouler. Aujourd’hui, le maritime est mieux pris en charge. On projette de réhabiliter les ports secondaires, d’acquérir des tankers pour le transport des hydrocarbures etc.

Vous retrouvez aussi un ministère empêtré dans diverses polémiques, celle des licences de pêche, la gestion du COSEC couve encore…

Ça, c’est vraiment le côté négatif du bilan. Le président de la République avait promis lors de la campagne pour la présidentielle de mettre fin à ces autorisations de pêche. Officiellement, on a trouvé 29 autorisations. Mais, il parait qu’il y en a plus. Elles sont accordées à des soi-disant bateaux russes, mais il y avait aussi d’autres bateaux étrangers qui ont écumé dans nos eaux et pillé nos ressources. Cela se ressentait sur notre alimentation.Le poisson se faisait très rare. Le 30 avril, on a mis fin à ces autorisations. Le poisson est devenu plus accessible. Quelqu’un disait même au chef de l’état que le poisson est la denrée qui a véritablement baissé. Greenpeace estime que ces licences pourraient être vendues à un prix supérieur à celui auquel elles ont été cédées. La perte est évaluée à 8 milliards.

Ces licences ont-elles été bradées ?

Je me refuse de faire des commentaires à ce niveau. Je ne peux que parler de ce que j’ai reçu lors de la passation de service. Les autorisations avaient été données par mon prédécesseur sur autorisation de l’ancien président Abdoulaye Wade. L’enveloppe financière tourne autour d’un milliard.

Êtes-vous en train de corroborer les propos de Khoureychi Thiam qui dit qu’il n’a rien à voir avec la délivrance de ces autorisations ?

Il ne peut pas dire qu’il n’a rien à avoir avec cette affaire. Ce qu’il faut dire, c’est que c’est le président de la République d’alors qui a adressé une lettre au ministère, pour lui demander de donner ces autorisations. La tonne était vendue à 35 dollars. Ce qu’on a décrié, c’est le coût auquel ces autorisations ont été vendues et le fait qu’elles aient été délivrées malgré un avis défavorable de la Commission de surveillance des pêches. Il faut tout juste signaler que la commission a une fonction consultative, mais le passage devant cette commission est obligatoire. Le problème, c’est que le président Abdoulaye Wade a contourné l’avis de cette commission.

Allez-vous donner une suite à ce rapport de Greenpeace ?

Il y a des services qui sont chargés de faire ce travail. Il y a des audits qui sont en cours et qui ne concernent pas seulement le ministère de la Pêche et des Affaires maritimes. Des audits seront faits et s’il y a des fautes commises, les coupables seront punis. Au niveau du ministère, notre devoir est de faire l’état des lieux et d’en informer qui de droit.

Vous déroulerez votre feuille de route tant qu’Idrissa Seck ou Macky Sall vous en laisseront le choix. Beaucoup d’observateurs ne misent pas sur le compagnonnage Rewmi/APR. 

Idrissa Seck a soutenu le président Macky Sall conformément à ce qu’il avait arrêté durant la campagne électorale. Idrissa Seck a eu à le lui dire quand il est venu le voir. C’est ça la base de la collaboration. Il faut aussi reconnaitre que le président Macky Sall n’était pas obligé de nous prendre dans son gouvernement. Il est le seul à avoir été élu par les Sénégalais. Et c’est le seul à avoir la souveraineté de nommer qui il veut au poste qu’il veut.

On n’épilogue pas sur le compagnonnage entre l’APR et l’AFP ou le Parti socialiste. Parlant de rupture, on ne pense qu’à Rewmi, vous ne vous posez pas la question ?

Vous savez, je ne peux pas répondre à la place des autres. C’est parce que les Sénégalais pensent qu’Idrissa Seck est un homme d’Etat qui, du point de vue de son âge et de son expérience, a l’avenir devant lui. C’est pour cela que l’on pense qu’il est l’opposant dans la coalition. On pense qu’il y a quelque chose derrière ce soutien à Macky Sall. Mais ce n’est pas le cas. Il le soutient parce qu’il pense qu’on peut faire des choses ensemble.

D’aucuns donnent un deadline par rapport à votre présence au gouvernement. On avance même le délai de deux ans. Vous confirmez ?

Qui le dit ? Ce ne sont pas nos déclarations, ni celles d’Idrissa Seck. Il faut le demander à ceux qui le disent.

Des observateurs avertis vont même plus loin : vous restez seulement le temps de recouvrer une santé financière…

Ceux qui le disent n’ont qu’à l’assumer. On peut tout envisager avec ces gens-là. Il y a d’autres qui disent qu’Idrissa Seck va accompagner Macky Sall jusqu’à la fin de son mandat. Il y en a qui le disent et qui le pensent. Pourquoi voulez-vous toujours envisager le mauvais côté ? Idrissa est très jeune. Il peut attendre 10 ans encore. Pourquoi vous n’envisagez pas cela ?

Les dissensions ne manquent pas entre Républicains et Rewmistes. La déclaration d’Idrissa Seck le jour de la Tabaski a fait désordre chez les Républicains. Pouvez-vous continuer à garder cette liberté de ton ?

Nous ne sommes pas des talibés béni oui oui. Quand on va ensemble et qu’on veut faire avancer les choses, il faut se dire la vérité. Je ne vois pas pourquoi les gens voudraient diaboliser cette déclaration. C’est parce que les gens guettent des problèmes dans la coalition qu’ils extrapolent. Dans cette déclaration, Idrissa parle de dossiers précis tels que la Casamance, le vécu des Sénégalais et attire l’attention du président. Il ajoute même que Macky Sall est là depuis six mois seulement et qu’il a 5 ans devant lui. C’est trop tôt de le juger par rapport à ce qui se passe aujourd’hui. Donc pourquoi les gens ne veulent-ils pas positiver en se disant qu’en tant qu’allié du régime, il se fait l’écho de ce que les populations pensent pour faire avancer les choses.

Ce n’était pas une façon de dire au gouvernement qu’il est sur la mauvaise pente ?

Je pense que Macky Sall a besoin de ça, de gens qui disent à chaque étape : « attention voilà ce que pensent les Sénégalais. »

Un tête-à-tête entre Macky Sall et Idrissa Seck n’était pas plus adapté pour ce genre d’exercice ?

Peut-être qu’ils l’ont déjà fait ou qu’ils vont le faire. Il ne faut pas que les gens cherchent le mauvais côté dans chaque déclaration d’Idrissa Seck. Il faut qu’ils comprennent que quand il parle, il le fait de façon sincère et dans l’intérêt du Sénégal.

Et que fait-on de la solidarité gouvernementale ?

C’est ça la solidarité gouvernementale. On attire l’attention quand on pense qu’il y a un danger. Maintenant, la forme et le lieu, on peut en discuter. Mais ce qu’il y a à retenir dans le fond, c’est qu’on cherche à alerter afin que les corrections puissent se faire.

Vous avez fait le deuil de la défaite à la présidentielle de 2012. Avec le recul, qu’est-ce qui vous a fait rater le coche en 2012 ?

Les bilans, on les tire dans les lieux qu’il faut. On a des instances pour cela. Nous n’avons pas fait campagne. Nous sommes restés à Dakar conformément à ce que nous avions arrêté. Et si on a pu obtenir 7%, c’est parce qu’Idrissa avait une bonne assise populaire.

D’aucuns disent que vous n’aviez pas les moyens de vous déployer dans tout le pays. Aviez-vous des fonds de campagne ?

Ce ne sont que de mauvaises langues et je leur laisse cette responsabilité. Au moins, on a la conscience tranquille d’avoir respecté nos engagements. Nous avons librement choisi de nous comporter comme cela. Les Sénégalais se sont librement exprimés. Nous avons perçu leur message que nous analysons. Et nous en tirerons les conséquences.

 

«Actuellement, notre préoccupation est de faire des résultats dans l’intérêt du Sénégal. L’autre objectif, c’est que chaque parti de la coalition se renforce. Il ne s’agit pas de cueillir les militants d’un parti allié. Il y a 5 millions de Sénégalais inscrits dans le fichier électoral, alors que la population totale est de 15 millions. Chaque parti pourrait puiser dans ce lot pour se renforcer».

 

On aura des échéances électorales en 2014 et 2017. Avez-vous entamé un programme de massification du parti Rewmi ?

2014 et 2017 sont encore loin pour le moment. Notre parti a été légalisé.  Il faut s’en féliciter.

Macky Sall vous avait refusé une existence légale. Aujourd’hui, il vous offre le récépissé sur un plateau d’argent. L’histoire vous a-t-elle donné raison ?

C’est sa grandeur qu’il faut saluer. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous avons notre récépissé et en tant que parti, nous allons nous organiser. Les partis membres de la coalition ont intérêt à renforcer leurs bases. S’ils ne le font pas, la coalition va s’affaiblir pour les locales, ensuite pour la présidentielle.

Khalifa Sall, le maire socialiste de  Dakar, a invité les partis membres de Benno Book Yaakar à ne pas encombrer Macky Sall. Etes-vous en train de dire la même chose ?

Tout à fait. Chaque parti a intérêt à se renforcer. Si cette coalition doit continuer, nous ne devons pas la continuer dans la faiblesse des uns et des autres, parce qu’elle risque d’être balayée.

Envisagez-vous d’aller ensemble aux locales ?

(Il coupe) Mais pourquoi pas, pourquoi vous ne pas l’envisager ? Nous sommes ensemble pour aller le plus loin possible. J’ai été très clair. Maintenant, si vous voulez vous fixer des deadlines, cela vous engage (il se répète). Nous sommes décidés à aller le plus loin possible. Et l’avenir nous jugera. On a fait les législatives ensemble. Pourquoi pas les locales ?

Ne pensez-vous pas que les locales sont une occasion pour vous peser avant la présidentielle ?

On verra, chaque chose en son temps. Actuellement notre préoccupation est de faire des résultats dans l’intérêt du Sénégal. L’autre objectif, c’est que chaque parti de la coalition se renforce.Il ne s’agit pas de cueillir les militants d’un parti allié. Il y a 5 millions de Sénégalais inscrits dans le fichier électoral, alors que la population totale est de 15 millions. Chaque parti pourrait puiser dans ce lot pour se renforcer. Il faut que l’on fasse la part des choses. Si je me mets à aborder la question des locales, cela m’empêche de travailler et de m’acquitter des missions dont on m’a chargées. Il faut sérier les choses, vous semez la confusion.

Ce n’est pas la presse qui sème cette confusion !

En tout cas, c’est la presse qui me rapporte des infos (rires)

Des militants de Rewmi ont été débauchés à Thiès par des responsables de l’APR. Ce n’est pas une création de la presse ?

Cela a été dénoncé par le patron de l’APR, le président Macky Sall l’a déploré. Ce ne sont pas des choses à faire. On ne peut pas s’entre bouffer, alors qu’il y a 10 millions de Sénégalais qui ne sont pas inscrits dans les listes électorales et qu’il faut convaincre.

Pourtant, la bataille de Thiès a été engagée par le président de la République. Des ressortissants de la cité du Rail occupent de grandes responsabilités.

Vous me direz que Macky a engagé la bataille ailleurs, parce qu’il m’a nommé ministre alors que je suis de Bambey. Ces Sénégalais qui occupent des fonctions résident quelque part. Ce ne sont pas des extraterrestres.

L’avenir proche nous édifiera. Pour le moment, la bataille judiciaire a été lancée pour la récupération des biens mal acquis. Des libéraux parlent de justice sélective et de vice de forme. Partagez-vous une telle appréciation ?

On a mis en place une cour dont le rôle et les procédures ont été définis. Les personnes convoquées auront des avocats rompus à la tâche pour les défendre. Si les formes ne sont pas respectées, ils pourront toujours saisir les juridictions. J’ai vu un président de cour citer des noms à la télé… (Il ne termine pas sa phrase).

C’était utile de les citer de façon nominative ?

Je ne sais pas si c’est inscrit dans la procédure ou pas. Je ne maitrise pas tellement ce genre de procédures. Mais au moins, ça édifie les Sénégalais parce que l’on spéculait beaucoup. Maintenant, c’est très clair.

Que répondez-vous à ceux qui parlent de justice sélective ?

On a dit dès le début qu’il y aurait des audits sur la gestion du régime précédent…

Si on s’en limite à cette appréciation, c’est que vous êtes aussi concerné en tant qu’ancien collaborateur de l’ancien régime. N’est-ce pas ?

Mais je n’ai jamais dit que je n’en faisais pas partie. Il faut faire la part des choses. Abdoulaye Wade a eu au moins plus d’une centaine de ministres. Est-ce que ce sont tous ses ministres qui ont été appelés ? Je ne le crois pas. Il y a des raisons qui sous-tendent la convocation de ces sept personnes (dignitaires de l’ancien régime). Ce n’est pas parce que j’ai fait partie du gouvernement qu’on doit m’appeler. C’est Abdoulaye Wade qui a commandité ces rapports d’audits. Il faut qu’on les épluche d’abord. Cela ne veut pas dire qu’on s’en arrêtera à ça. On est en train de faire des audits et on ne peut pas tout faire aujourd’hui. Ça ne fait que commencer.

Le vent du scandale ne balaie pas seulement l’antre des libéraux. Le Premier Ministre est accusé d’avoir blanchi l’argent de Habré. Sa tête est mise à prix. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Le Sénégal traverse une période cruciale. C’est une transition qui est nécessaire pour que les gens comprennent qu’il y a une véritable rupture, que nul n’est à l’abri et que tout ceux qui ont trempé dans des affaires pas claires, devront s’expliquer. Maintenant, ce n’est pas parcequ’on est accusé qu’on est coupable. Nous sommes tous appelés à être accusés un jour ou l’autre. L’essentiel, c’est de savoir si ce qu’on a fait est condamnable ou pas. Le premier ministre a donné ses arguments, si la justice estime qu’ils ne sont pas recevables, le premier ministre n’est pas au-dessus des lois. Je me refuse de dire s’il a tort ou pas ou s’il a mal parlé ou pas. Ce n’est pas mon rôle ou celui de qui que ce soit. Ce que je déplore au Sénégal, c’est que tout le monde est juge, tout le monde est expert, alors qu’il ya des gens qui sont formés pour dire le droit.

De par le passé des personnalités ont rendu le tablier pour laver leur honneur, Mamadou Seck et récemment Aminata Niane ont sacrifié à ce rituel. Vous attendez-vous à la même chose de la part d’Abdoul Mbaye ?

C’est une appréciation personnelle que l’homme fait. J’étais avec Mamadou Seck dans le gouvernement quand il a démissionné. C’est lui qui a pris sur lui la décision de se démettre pour se mettre à la disposition de la Justice. Je ne peux pas dicter à quelqu’un sa conduite. C’est à lui de juger ou au président de la République de prendre ses responsabilités. Il n’y a que deux personnes qui peuvent juger à ce niveau-là : c’est le président de la République qui lui a fait confiance ou lui-même (NDLR : le Premier Ministre) en tant qu’individu qui peut décider librement. Je veux que les gens soient prudents et respectueux des hommes et de leurs droits. Dans le cas contraire, on peut éclabousser n’importe qui. Abdoul Mbaye est un Sénégalais. Il entend tout ce que les gens disent à ce sujet.



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