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Politique

Soutien de Niasse à Macky : Pressions sur les Socialistes

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Soutien de Niasse à Macky : Pressions sur les Socialistes

Moustapha Niasse justifie son choix de ne pas affronter Macky Sall par le fait que lui et son parti seront «co-comptables» du bilan en 2017. Tanor et le Parti socialiste aussi le seront, tant qu’ils resteront des alliés du Président. Voilà pourquoi le «coup» de Niasse impose le même débat chez les Socialistes.

En 2011, alors que la bataille de la candidature unique de Benno siggil senegaal faisait rage entre Tanor et Niasse, le Comité central du Parti socialiste s’était réuni à la Maison du Parti pour répondre à deux questions : Le Ps doit-il avoir un candidat ? Tanor doit-il être son candidat ? Tous ont dit oui à ce «référendum» restreint. A l’annonce de la décision de Moustapha Niasse de ne pas briguer la Présidentielle de 2017, «tant que ses relations» avec Macky Sall «restent en l’état», les yeux sont rivés sur l’autre allié principal de l’Apr. Si nombre de Socialistes et peut-être d’analystes politiques estiment que Tanor ne peut pas faire passer l’oukase à la Niasse, il reste que les inquiétudes ne manquent pas. «Le fonctionnement et l’histoire du parti interdisent de comparer l’Afp au Ps, Niasse à Tanor», jure-t-on. Et pourtant ça ne manque pas de grommeler un «coup» de Dieng qui serait de se rapprocher davantage de Macky Sall au détriment du Parti.

Le Ps aussi «co-comptable»
Loin de ce contexte de «candidat unique» avorté de 2011, il est clair que le secrétaire général du Ps ne sera pas candidat en 2017, en tout cas, si l’on se fie à sa promesse, quoique ses lieutenants, les jeunes notamment, refusent de l’entendre et rappellent que c’est au parti d’en décider. Mais aujourd’hui, une seule question se pose : le Ps aura-t-il un candidat ? Les puristes trouvent la réponse à cette question évidente parce que «le Ps n’est pas l’Afp ; Tanor n’est pas Niasse». L’on peut admettre tout de même que l’argument fourni par les Progressistes n’en est pas moins recevable. Le communiqué du Bureau politique dit : «(…) Le Parti est co-comptable de la gouvernance de notre pays, avec sa présence au gouvernement, les fonctions du secrétaire général comme président de l’Assemblée nationale, sans oublier les responsabilités assumées au Bureau de cette institution, à la Conférence des présidents (Benno siggil senegaal), dans les groupes nationaux, la présidence d’un Conseil d’administration et la Direction d’une agence.» Il faut convenir que les Socialistes n’en occupent pas moins des postes assez straté­giques : gouvernement, Assem­blée nationale, Conseils d’administration, etc. Et quoique Ousmane Tanor Dieng ait décliné des «positions séniors» pour reprendre l’expression de Jean-Paul Dias, il n’en demeure pas moins qu’il est un «conseiller officieux» du Président Sall, comme il se définissait dans l’émission Grand jury de la Rfm du 3 mars 2013.

«En 2017, le Ps aura son candidat»
Moustapha Niasse a donc «satisfait», en partie, la coalition Macky 2012 qui, en août dernier, avait demandé à tous les leaders des partis alliés de Benno bokk yaakaar de «surseoir à leurs ambitions individuelles électoralistes pour une période de dix ans». C’est en ce sens d’ailleurs que Malick Ndiaye a salué, dans un communiqué, «la grandeur d’esprit» du leader de l’Afp. Mais il ne faudra pas compter sur des responsables socialistes comme Barthélémy Dias qui avait averti, à l’époque, qu’«en 2017, le Parti socialiste aura son candidat». Position que partage Aïssata Tall Sall dans l’édition du 25 février dernier de Walfadjri Quotidien. «Est-ce que Ousmane Tanor Dieng ou quelqu’un d’autre sera candidat au titre du Parti socialiste ? Oui, nous aurons un candidat pour le Parti socialiste comme j’ai eu à le rappeler. Le candidat du Ps à l’élection présidentielle n’a absolument rien à voir avec les responsabilités du secrétaire général. C’est le fameux débat du candidat naturel si vous vous souvenez», avait-elle dit. Le débat est différé.

Le cas Landing Savané en 2007
Le Parti socialiste est condamné à faire un choix après les Locales : Accompagner Macky Sall jusqu’en 2017 pour un second mandat ou rompre son alliance avant l’éché­ance. Abdoulaye Wade a été dans les gouvernements de majorité élargie sous Diouf et sortait à la veille de Présidentielles. On connaît ses résultats. Ces va-et-vient improductifs l’avaient poussé à prendre du recul qui le mènera en France jusqu’à la veille du rendez-vous de 2000. Et Landing Savané a encore su la leçon en 2007. Alors qu’il avait «mangé» à la sauce libérale tout au long du premier mandat de Wade, le secrétaire général de And Jëf originel a entrepris de se dresser contre son allié. L’ex-camarade de Mamadou Diop «Decroix» avait brandi le slogan loxo yu sel té woor (Mains propres et sûres) contre le candidat de la coalition Sopi 2007. Et en campagne dans le sud du pays, alors que Wade était «poursuivi» par des scandales dans la gestion de son régime, M. Savané, pour justifier sa candidature, déclarait qu’«on peut être avec des voleurs sans être voleur». A Mbour, il disait également : «Durant ce septennat, nous avons accepté des compromis et non des compromissions.» Quel discours alors, un candidat du Ps pourrait-il tenir en 2017 ? Un Khalifa Sall pourrait arguer qu’il n’était que maire et avait été élu avant Macky Sall. Les positions de son parti l’engagent tout de même. Ou alors une Aïssata Tall Sall pourrait répliquer qu’elle est élue députée sur la liste départementale. Il n’empêche qu’elle est de la majorité et du groupe de la majorité. Bref, ce sera «tous comptables du bilan».


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