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Religion

Plaidoyer pour une vulgarisation du patrimoine de la tidjiania

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Plaidoyer pour une vulgarisation du patrimoine de la tidjiania

L'historien sénégalais Iba Der Thiam a plaidé, samedi à Dakar, pour la vulgarisation du patrimoine de la tidjiania, une des principales confréries musulmanes sénégalaises, pour que soit préservé l'héritage d'érudits comme Cheikh El Hadj Malick Sy, qui contribue à la stabilité et à la sécurité du Sénégal.

"Tout le patrimoine matériel comme immatériel doit être inventorié, étiqueté, classé, documenté, identifié, défini, photographié et évalué. C'est une entreprise monumentale qui mobilisera des milliers de cerveaux et de bras", a-t-il dit.

M. Thiam, par ailleurs député à l'Assemblée nationale, intervenait lors du traditionnel symposium organisé par la communauté tidiane dans le cadre du Mawlid commémorant la naissance du Prophète Mohammed. Il introduisait le thème "L'histoire de la Tidjiania au Sénégal : Enjeux et défis d'un héritage".

Ont pris part à la manifestation, Serigne Ababacar Sy Ibn Serigne Abdou Aziz Sy ainsi que les représentants des autres familles religieuses de Touba, Yoff et Kaolack. Le gouvernement était représenté par Mansour Sy, ministre de la Fonction Publique.

Iba Der Thiam a souligné la nécessité de veiller à ce que "cette tâche exaltante ne soit pas un objet de dérogation et d'idolâtrie (…), mais de simples vestiges et des témoignages vivants de notre passé".

L'ancien ministre de l'Education dont la thèse d'Etat portait sur "L'évolution politique et syndicale du Sénégal colonial de 1840 à 1936", a proposé la création d'un "recueil complet" des textes des communications présentées aux différents éditions des universités du ramadan, une rencontre initiée par une partie de la communauté tidiane pour échanger sur différents sujets lors du jeûne musulman.

"Il faut recenser les enregistrements sonores, prêches, poèmes, chants composés par les différents khalifes généraux ainsi que les concours de poésies", a-t-il dit, proposant qu'il en soit fait de même pour la 118ème édition du "Bourde" prévue en janvier prochain.

"Il faut recueillir toutes les prestations de El Hadji Doudou Sakho, collecter les conférences du khalife général actuel et de tous ses frères ainsi que les témoignages audiovisuels faits par Maodo. Il faudra reconstituer la bibliothèque monumentale et rarissime de Maodo", a-t-il suggéré.

Evoquant l'histoire des érudits qui ont marqué l'histoire du Sénégal, le professeur Iba Der Thiam a dit que ces "grands hommes ont laissé un patrimoine irremplaçable". 

"Ils ont érigé des mosquées, témoignages vivants de leur foi, bâti des villes, fondé des écoles, instauré la justice, libéré des esclaves et élaboré des méthodes pédagogiques", a-t-il poursuivi.




SK/MTN/BK


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19 Commentaires

  1. Auteur

    Thaim Lop....

    En Décembre, 2013 (21:53 PM)
    ... TON-TON...... TU EST LA HONTE..... :sad:  :sad:  :sad:  :sad:  :sad: 
  2. Auteur

    Tij

    En Décembre, 2013 (22:15 PM)
    Mushahada
    • Auteur

      Tij

      En Décembre, 2013 (22:16 PM)
      on a interrogé seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) sur la réalité de la contemplation divine, il a dit : « il s’agit de l’accès du cœur à la splendeur sanctifié. Être contemplant est la caractéristique propre au serviteur et être contemplé est l’attribut propre du seigneur, qu’il soit glorifié et exalté, c'est-à-dire une signification par laquelle se révèle le contemplé, qu’il soit exalté. »

      on l’a interrogé aussi au sujet du domaine attribué à la contemplation des différentes catégories de créatures, c’est-à-dire les anges, les djinns et les hommes.

      il a répondu : « sache que les saints parmi les djinns, leur contemplation tourne autour de l’acte, du secret de l’acte et de la lumière de l’acte. quant aux entités spirituelles (rouhani), leur contemplation tourne autour du nom, du secret du nom et de la lumière du nom. la contemplation des anges tourne autour des attributs et des secrets des attributs. la contemplation des élus d’entre les hommes tourne autour de l’essence, du secret de l’essence et de la lumière de l’essence. et chacun d’entre eux connaît sa source de breuvage. le premier degré atteint par l’homme dans le dévoilement c’est le degré des djinns, ensuite il s’élève jusqu’au 4 ième, qu’allah ne nous en prive pas ! wa salem !  »

      il a dit aussi concernant la portée que peut atteindre cette contemplation parmi les élus d’entre les hommes (qu’allah sanctifie son précieux secret) : « le circuit des esprits des hommes et leurs contemplations sont inégaux. certains sont limités à l’univers de la royauté (‘alam al moulk) qui s’étend du ciel de ce bas-monde jusqu’à la terre et c’est le moindre des degrés. certains atteignent l’univers des royaumes (‘alam al malakout) qui s’étend du 7 ième ciel jusqu’à ici. certains dont les sciences s’étendent jusqu’à l’univers de la toute-puissance (‘alam al djabarout) dont l’étendu va du trône jusqu’à ici bas. certains parmi eux, leurs esprits ont transpercé le cercle vert ; et ils sont sortis de la sphère des mondes et ce sont ceux-là les plus grands. qu’allah nous mette parmi eux par sa seule grâce et générosité. amine ! »

      tiré et traduit du livre djawahirou-l-ma’ani
    • Auteur

      Tij

      En Décembre, 2013 (22:24 PM)
      ’univers de la royauté est le monde du nasout (de la pesanteur). il incarne l’intensité de la consistance, à cette échelle les théophanies s’accomplissent par le biais des corps pesants.

      l’univers des royaumes c’est le monde des lumières et les théophanies s’accomplissent par le biais des formes subtiles.

      l’univers de la toute-puissance c’est le monde des secrets et les théophanies s’accomplissent par les formes des êtres sacrés parmi les chérubins et ceux qui y sont ralliés.

      dans l’univers de l’autorité, les théophanies s’accomplissent sous des formes spirituelles sacrées transcendant la matière et la nature.

      chacun de ces univers subit des théophanies de la part de la présence divine ; en proportion bien établie
    • Auteur

      Talibé Baye

      En Décembre, 2013 (22:45 PM)
      salam mon frère, juste un conseil évites de diffuser certains paroles dans le public surtout des paroles extrait de jawahir al maani dans des forums comme seneweb ou dans les réseaux sociaux.
    • Auteur

      Osez

      En Décembre, 2013 (23:07 PM)
      @talibé baye
      voilà , la méchanceté à l'état pur , ce gars veut partager son savoir avec les autres , juste par générosité , ce que lui recommande sa tarikha , vu que cheikh ahmed tidiane cherif , faisait une guerre sainte , en vu de transmettre ce savoir à l'humanité , si ce monsieur " tij", profite de la facilité de propager et partager un savoir grâce au net sans avoir besoin de faire une guerre sainte , alors ou est ton problème...
      tchimmmmmmmmmmmmmmmmmmmm bande de " ignane"

      sinon, j'ai une question : " pourquoi l'islam a choisi la couleur verte comme emblème de sa religion " ,vu que la couleur verte de nature n'existe pas dans l'univers , les astrophysiciens en savent quelque chose ?

      merci !
    • Auteur

      Blanc

      En Décembre, 2013 (01:32 AM)
      c est parce que le blanc nest pas une couleur. c est la couleur de la lumiere, envoye par dieu aux gens qui sont a son image. c est pourquoi les prophetes sont blanc.
    Auteur

    Omar

    En Décembre, 2013 (22:43 PM)
    vive la tidianiya



    Auteur

    Ja

    En Décembre, 2013 (23:02 PM)
    bravo der la science.

    • Auteur

      Katia2

      En Décembre, 2013 (00:24 AM)
      si le prof. pouvait publier sa conférence sur le net peut-être par 2 pages 2 pages, ou au moins un résumé, ce serait intéressant pour ceux qui ne connaissent pas trop l'histoire des confréries. tout le monde en profiterait. merci d'avance.
      qui est maodo? sorry pour mon ignorance n'étant pas musulmane, je croyais que c'était le titre donné à feu mamadou dia, ancien président du conseil.
    • Auteur

      Derpolitique Non Der La Scienc

      En Décembre, 2013 (21:09 PM)
      excellente intervention du pr iba der il a un diagnostic sans complaisance et déroulé un programme qui pourra servir aux tijanes pour un plan d'action décennal

      bravo et merci pr de grace laisses la politique et consacres à toi à la science et à l'histoire
    Auteur

    Yeet

    En Décembre, 2013 (00:12 AM)
    Rambo Deer, laisse-nous en paix!!!! Nous avons des savants de premiere qualité et non pas des vendeurs de drogues deguisés en saints!!!!

    Tijania est limpide!!!!

    Auteur

    Ttt

    En Décembre, 2013 (01:02 AM)
    OSEZ fane leu cheiKH ahmed tidiane défé guerre sainte?
    Auteur

    Y M Fall Tivaouane

    En Décembre, 2013 (02:56 AM)
    SAMA SERIGNE Ttt gnou bagna dougue thi lougnouye gagne té moytou di wakh thi chiekh ahmed tijane ndakh martabame daffa doywarrr motakh nittou yalla yeup binde thi mome !!!yalla nagnou sounou borom bi djegueul sounou gnak khammm!!!CONCERNANT SOUNOU MBOK MOMOU DI LATHE LA COULEUR VERTE de L ISLAM(vous savez en reconnaissance de ce que la nature nous procure y a pas mailleure couleur que le vert tout ce que nous consommons viens de cette force incontournable raison pour laquelle le vert rayonne le drapeau)regarde la priere si tu dis ALLAHOU AKBAR TES MAINS EN HAUT ,c est premirere reconnaissance que tu donne au monde des vegetaux les arbres ils sont toujours debouts!tu t agenouille reconnaisnce au monde des bestiaux qui te permettent de vivre !tu es assis reconnaissance sur les montagne les rocher qui font la stabilité de la terre et qui nous procure leurs eaux! ton front sur terre ,on a ete crée d elle meme tes mains tex genoux et et tout le reste prosterné ,c est une reconnaissance totale pour le monde aquatique et le monde des rampants raison pour la quelle la priere nous est obligatoire parce chaque jour on sacrifie une partie de la nature pour subvenir a nos besoins a nous aussi chaque jour d etre reconnaissantde ce que allah a crée pour nous wa lakhad karamna BANI ADAMA!!!bouma wakhé lou waroul nak ngeuene balama ak!!!
    Auteur

    Reubgeu

    En Décembre, 2013 (10:04 AM)
    DIEBEULOU JI LEEN Té BAYI SEEN THIAKHANE YII!!!  :haha:  :haha:  :haha:  Sédinaa Muhamet PSL daane na wakh (TOUBA LIMANE BALAXAL MIAATA RAADIYATA BAHDAL ALF). KONE DEGG LENN DAJJ WAAY GAAYI!!! :up:  :up:  :up: 
    • Auteur

      M.

      En Décembre, 2013 (10:58 AM)
      hihi mon frère on peut bien rire, je m'appelle mouhamadou mais est ce que c'est de moi qu'on parle dans le coran ?
      vous osez tout vous, même les buts de l'équipe nationale c'est grâce à votre marabout. arrêter de faire de la récupération car vous devenez ridicule à la longue.
    Auteur

    Le_révérend

    En Décembre, 2013 (10:59 AM)
    @Reubgeu

    Hihi mon frère on peut bien rire, je m'appelle Mouhamadou mais est ce que c'est de moi qu'on parle dans le coran ?

    Vous osez tout vous, même les buts de l'équipe nationale c'est grâce à votre marabout. Arrêter de faire de la récupération car vous devenez ridicule à la longue. :dedet:  :haha:  :down: 
    • Auteur

      Reubgeu

      En Décembre, 2013 (12:08 PM)
      frere le reverend, tu me fais pitié par ton ignorance psk le prophete psl faisait referencre au pacte de 1895 de notre ere. le 18 safarplus précisément. qnant à te proclamer de noms sublimes et célestes de notre vénéré mouhamadou psl dans le coran, tu vas bientôt te faire massacrer par les anges.
    • Auteur

      Reubgeu

      En Décembre, 2013 (12:19 PM)
      ah j'oubliais, pour confirmer et mettre en exergue ton ignorance maladive, s'agissant du foot et des autre jeux similaires, le veneré n'y intervient jamais, ni lui ni ses disiples véridiques et vous n'etes pas prets de gagner au foot par lui. merci
    Auteur

    @le Reverend

    En Décembre, 2013 (12:08 PM)
    frere le reverend, tu me fais pitié par ton ignorance psk le Prophete PSL faisait referencre au pacte de 1895 de notre ere. le 18 SAFARplus précisément. qnant à te proclamer de noms sublimes et célestes de notre vénéré Mouhamadou PSL dans le coran, tu vas bientôt te faire massacrer par les anges.

     :sad:  :sad:  :sad: 
    Auteur

    Bakhnadall

    En Décembre, 2013 (12:36 PM)
    "Mentir à mon sujet n'est pas comme mentir au sujet de quelqu'un d'autre. Celui qui ment (et me prête ce que je n'ai pas dit), qu'il prépare son séjour en enfer"
    Auteur

    Thierno75

    En Décembre, 2013 (12:51 PM)
    vive l islam et toutes les religions monotheistes...vive toutes les voies soufies agrées par Allah !!!! j ai encore beaucoup appris sur les étapes.....spirituelles avec les commentaires Qu allah deverse sa miséricorde sur tous les croyants morts ou vivants.....aimons nous en tant que croyants (rappellez le fameux hadith.."Laa youminou ahadakoum....." )....mais pour s'aimer ....il faut s 'intruire...beaucoup s'instruire...VIVE LA SCIENCE...."UTILE"
    Auteur

    Pharoah

    En Décembre, 2013 (13:56 PM)
    J'ai impression qu'Allah a oublié l'Afrique noire : pas de pétrole ....mais misère , famines , guerres....bien la peine de prier pour si peu de résultats  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla: 
    • Auteur

      Bof

      En Décembre, 2013 (14:12 PM)
      le salut de l'afirque passe par le pétrole? pourtant il y en a est d'autres ressources d'ailleurs. les africains font ils ce qu'il faut en sagesse pour assurer leur salut?

      "ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué.

      16. ceux-là qui n'ont rien, dans l'au-delà, que le feu. ceux qu'ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu'ils auront oeuvré. "
    Auteur

    Ibc01

    En Décembre, 2013 (14:10 PM)
    Bravo professeur Iba Der Thiam et merci pour la brillante communication qui montré la place et le rôle irremplaçable du Tidjanisme dans l'implantation, puis la propagation de l'Islam au Sénégal. J(ai suivi avec émotion et fierté cette communication. Vos propositions pertinentes et riches seront exploitées. Dès après le Gamou de Tivaoune, et dans les mois à venir, une importante action en faveur de la Tidjaniya sera entreprise.
    Auteur

    Chamharuuch

    En Décembre, 2013 (16:11 PM)
    arretez vos conneries et soyez objectifs
    Auteur

    Baba

    En Décembre, 2013 (17:20 PM)
    Bismillahi;

    j’adhère fortement à la proposition du Pr. Iba Der Thiam.

    Il est temps de montrer a la face du monde le rôle monumental et essentiel que La Tijaniyya a joué pour le propagation de l'Islam particulièrement en Afrique.

    Les disciples du Saint Ahmed Tidiane, ont contribué très largement à l'implantation et a la diffusion de l'Islam.

    Les Tidianes ont menés une résistance farouche face aux colonisateurs et certains ont payé de leur vie.

    Ces hauts fait d'armes doivent être revisités et immortalisés surtout qu'une tentative de manipulation, de désinformation et d'extrapolation de l'histoire religieuse de notre pays est entrain d’être mise en place.

    Aujourd'hui, Alhamdoulilahi cette grande confrérie s'est développé a travers le monde grâce à la sainteté de son fondateur, à son enseignement mais aussi au zèle de ses disciples.
    • Auteur

      Ainmahdi

      En Décembre, 2013 (17:45 PM)
      rop souvent l’histoire du conflit ayant eu lieu entre sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) et l’emir abdelkader est présenté avec un aspect dénaturé. en effet, à l’époque de leur conflit, l’émir abdelkader a été dépeint comme le héros qui s’opposait à l’armée du colonisateur français et sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) comme celui qui lui a fait obstacle, mais cela est entièrement faux.

      la réalité historique durant cette période est bien différente, il est donc nécessaire de recadrer le contexte pour mieux comprendre. aussi, depuis qu’il fut choisi comme « sultan » de la révolte dans l’ouest algérien le 21 novembre 1832 par une assemblée de chefs de tribus, l’emir abdelkader s’évertua à freiner d’une part et reconquérir d’autre part ce que l’armée française avait pris. les combats firent rage et au fur et à mesure de ses diverses victoires ou défaites, de plus en plus de tribus se joignirent à lui. il était devenu le leader autour de qui ils pouvaient se rassembler et qui représentait leur désir de chasser les envahisseurs loin des terres algériennes. cependant, ces combats étaient concentrés sur une partie du nord de l’algérie, avec entre autres, oran et alger. l’emir abdelkader n’était pas le seul opposant qui affrontait les français, car ces derniers devaient aussi combattre les derniers bastions encore sous l’autorité turque ainsi que d’autres tribus kabyles.

      ainsi, l’émir abdelkader n’était que l’un des dirigeants arabes d’une région ayant fédéré plusieurs tribus dans un objectif commun et dont la popularité se propagea progressivement. les gens du nord lui accordèrent donc leur confiance dans ce combat au nom de l’islam, sans distinction de clan, avec notamment les disciples de la tariqa tidjaniya de ces régions qui rejoignirent ses rangs. quant aux habitants du sahara, ils étaient trop loin du conflit et personne à cette époque ne s’intéressait encore à eux, ni les français, ni même l’Émir. cela n’empêcha pas l’expédition d’aides financières à partir de ces régions au profit du djihad. certaines archives à ‘aïn madhi mentionnent le montant des dons que sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) expédia à l’Émir de la part des différentes tribus composants ‘aïn madhi : 131 dromadaires, 1000 pièces de monnaie, 200 charges de moutons, chevaux et serviteurs, 12000 riyals…jusque-là il n’y avait aucun problème particulier à signaler.

      ce fut le 30 mai 1837 que survinrent les complications, lors de la signature très controversée du traité de la tafna. ce traité de paix conclu entre l’Émir et la france, et dans lequel le juif léon juda ben duran, conseiller intime de l’emir, joua un rôle prépondérant. il reconnaissait entre autres la souveraineté de la france sur une partie de l’algérie tandis que l’Émir fut reconnu comme le sultan des arabes sur les 2/3 restants. certaines tribus se révoltèrent alors, accusant l’emir abdelkader d’avoir trahi leur cause au profit de son ambition personnelle. la france étant devenue une ennemie pacifique, l’emir abdelkader entreprit de punir toutes formes de révolte sous le couvert du traité. il engagea son armée afin d’une part de réprimer l’insurrection naissant et d’autre part de décourager d’autres de suivre l’exemple. la france devint même son allié et lui prêta main-forte avec l’envoi d’armes.

      loin de nous la pensée de juger les décisions de l’emir abdelkader à ce sujet, quoique discutables, qui furent certainement un choix politique audacieux. c’est dans ce contexte où l’Émir avait besoin de conforter sa légitimité au sein des arabes et d’organiser son nouveau et fragile royaume que les circonstances du siège de ‘aïn madhi se mirent en place. ce fut en la personne d’un dignitaire, sidi hajj ‘arbi ibn hajj ‘issa laghouati, que cela se déroula. en effet, ce personnage se présenta auprès de l’Émir avec des présents et une délégation de certains chefs en lui certifiant qu’il avait rallié l’attachement des habitants de laghouat à son égard et que tous étaient prêts à se soumettre à lui. l’emir abdelkader le désigna comme son khalife à laghouat en l’investissant du pouvoir de le représenter là-bas.

      cependant, ce que ce personnage avait omis volontairement de lui dire, c’est que la ville avait toujours été départagée en deux parties, lui-même ne faisant partie que de l’un des deux clans. par ce subterfuge, il désirait forcer l’autre clan ainsi que son chef à se plier sous son autorité en se présentant comme le porte-parole du « sultan des arabes ». or l’autre clan en question ainsi que leur chef étaient tous sous l’autorité du maître de ‘aïn madhi, sidi mohamed el habib tidjani (qu’allah l’agrée). aussi, quand les conflits habituels reprirent le dessus à laghouat, sidi hajj ‘arbi s’en plaignit à l’Émir en lui dépeignant la situation comme une intrigue récente provenant de sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) cela afin de s’approprier le pouvoir à laghouat.

      l’Émir, qui avait déjà dû faire face à ce genre de complot, pensa réellement que la situation nécessitait d’être prise au sérieux. de plus il était impératif de ne pas perdre sa réputation au regard de ces tribus du désert auquel cas chacun prendrait l’initiative de lui disputer son autorité dans ces régions. il prit donc la direction de ‘aïn madhi le 12 juin 1838 avec une armée composée de six mille cavaliers, trois mille fantassins, plusieurs canons…

      ils arrivèrent au bout de dix jours près du ksar fortifié de ‘aïn madhi. sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) y était retranché avec six cents hommes venus de toute la région pour le secourir. les pourparlers n’aboutirent à aucune solution et plusieurs situations en furent la cause :

      l’Émir désirait soumettre sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) sous son autorité afin de l’obliger à cesser toute prétention sur son pouvoir terrestre. il demanda à le rencontrer à ce sujet, mais sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) n’avait jamais désiré s’emparer d’un tel pouvoir contrairement à ce qu’avait prétendu le khalife de laghouat sidi hajj ‘arbi. il ne voyait pas non plus l’intérêt de lui prêter allégeance puisque le « djihad » avait été clos par le traité de la tafna. il fit dire par l’émissaire : « sachez cher maître que je n’ai aucune prétention ni ne recherche le conflit. je suis le représentant d’une voie spirituelle qui ne se soucie que des affaires de l’au-delà et je ne désire avoir aucun lien avec les détenteurs du pouvoir en ce monde. je le certifie de nouveau, notre intention est pure. cependant si le sultan veut tout de même forcer ma rencontre, qu’il sache qu’elle ne sera possible qu’en détruisant les murs de ma ville et en pourfendant la poitrine de mes serviteurs. ». en effet jamais sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) n’a voulu entrer en contact avec les détenteurs du pouvoir terrestre. il avait déjà refusé auparavant de rencontrer le bey hassan et jamais il ne rencontrera l’emir abdelkader, ni avant le début des hostilités, ni pendant, ni même après, et il refusa encore moins de rencontrer les représentants de la france malgré leur convocation, et ce, jusqu’à sa mort.
      les pourparlers furent conduits par un conseiller intime de l’emir, un certain omar ould rouch, un français converti. ce personnage n’est autre qu’un espion célèbre à la solde de l’armée française qui se nomme léon roches. il dupa longtemps l’émir en se faisant passer pour un musulman à son service et influença nombre de ces décisions. selon ses dires, il aurait poussé l’audace jusqu’à enfreindre la sacralité des lieux saints de la mecque et médine en 1842, afin d’aller chercher un avis juridique (fatwa) des autorités religieuses, en faveur d’un rapprochement des musulmans avec la france.
      l’armée de l’émir abdelkader était composée en grande partie de la tribu des hachem. cette tribu est celle qui avait trahi son frère sidi mohamed el kebir (qu’allah l’agrée) quelques années auparavant lors de son conflit avec les autorités turques, et qui fut la cause de son martyr avec trois cents de ses alliés.
      suite à l’échec des négociations, le siège de ‘aïn madhi débuta. l’Émir pensait boucler au plus vite cet épisode, mais contrairement à ses attentes aucun assaut ne réussissait à aboutir à la prise du ksar. plus le siège durait et plus la réputation de l’emir perdait de sa crédibilité. l’emir abdelkader reçut en renfort du gouverneur général français quatre cents obus de canon, mais rien n’y faisait, toutes les tentatives restèrent infructueuses.

      débuta alors une guerre d’usure et ce qui ne devait prendre que quelques jours s’étala à plusieurs mois au point que certains de ses conseillers lui exprimèrent le souhait d’abandonner l’offensive. ne pouvant envisager un tel échec, le 19 novembre il proposa à sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) un dernier arrangement afin que tout le monde en sorte gagnant. les clauses générales autoriseraient sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) avec tous ses hommes et son entourage à quitter ‘aïn madhi en toute sécurité pendant au moins quarante jours. durant cette période l’Émir et son armée occuperaient la ksar. ainsi il remplirait sa promesse d’entrer au sein de cette forteresse imprenable et personne ne pourra lui reprocher d’avoir échoué dans son entreprise. sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) accepta et c’est ainsi que prit fin le siège de ‘aïn madhi.

      par la suite, l’Émir sut que sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée) était sincère et il reconnut son mérite. il regretta ce qui s’était passé et il lui envoya un courrier d’excuse avec des présents. le courrier d’origine écrit de la main de l’emir abdelkader est toujours sauvegardé à ‘aïn madhi et voici la traduction du contenu :

      « louange à allah et qu’allah prie sur notre maître mohammed ainsi que sur sa famille, ses compagnons et qu’il les salue.

      ensuite, à l’attention de sidi mohamed el habib fils du grand savant sidi ahmed tidjani. j’ai reçu votre réponse dont il n’y a rien à redire, et cela après mon incapacité à pénétrer l’intérieur de votre enceinte et que je sois parvenu à connaitre votre réalité. j’ai su que les évènements de notre confrontation n’ont été que le fruit des diffamations et de l’intrigue de fauteurs de troubles destinés à nous opposer l’un à l’autre. aussi, j’espère que vous nous pardonnerez. je vous envoie ces modestes présents par le biais de votre fils ahmed, peut-être que cela renouvellera les liens de fraternité entre nous.

      de la part du pauvre en allah, l’insignifiant au péché abondant abdelkader fils de mohiedine el moustapha ibn mokhtar, qu’allah agisse envers lui avec douceur en ce bas-monde et dans la demeure de l’établissement.

      le 23 dhou-l-qa’da 1254, et paix. »

      parmi les présents il y a deux étendards (en bordeaux sur la photo) qui sont conservés à ‘aïn madhi, là où est inhumé sidi mohamed el habib (qu’allah l’agrée), ainsi qu’une épée ornée d’or.
    • Auteur

      Alg

      En Décembre, 2013 (17:56 PM)
      l'émir abdelkader se posait à l'époque comme représentant du sultan moulay abderrahmân ben hicham (au maroc) qui succéda à moulay slimân. le prêche du vendredi se faisait au nom du souverain et sidi mohammed el habib le soutenait dans sa guerre sainte contre les français. il revint, alors, à son village natal, ‘aïn madhi, pour participer à la guerre contre les français. quand ceux-ci prirent la ville de laghouat (trois mois avant son décès) ils l’invitèrent à venir, mais en recevant le courrier il dit à son serviteur : « réponds-lui et dis-lui que je ne viendrai jamais le voir et si je le dérange dans ce pays, alors la terre de dieu est vaste. »

      plus tard il dira : « je demande à allah de ne jamais me faire voir le visage des chrétiens (c'est-à-dire les colonisateurs) et de ne jamais recevoir une lettre d'eux. » il ne s'est pas passé que quatre jours qu'allah lui reprit son âme bénie. (rafa’ niqab du qadi hajj soukeïrij)

      là encore, nous rappelons cette menace d’allah (qu’il soit glorifié er exalté) à ceux qui soutiennent que les tidjani sont des collabos : « ceux qui aimeraient que la réputation d’immoralité se répande au sujet de ceux qui ont cru ont des tourments douloureux dans ce monde et dans l’autre. »

      sidi mohammed el habib (qu’allah l’agrée) laissa deux enfants : ahmed ‘ammar et mohammed el bachir (qu’allah les agrée), que l'occupant français ne cessa de provoquer, les refoulant tous les deux loin de l'algérie, en france.

      auparavant, sidi ahmed ‘ammar (qu’allah l’agrée), âgé de moins de seize ans, fut tenu toute une année en résidence forcée à alger. ensuite on l'autorisa à revenir en algérie où il fut mis à l'écart de ‘aïn madhi, avec un interdit formel de se déplacer en algérie. l'étau se serrait autour du jeune tidjani, car la france craignait une rébellion qui pourrait déboucher sur une révolution généralisée.

      nous ne pouvons citer toutes les personnalités, parmi les membres de cette voie et tous les adeptes qui ont combattu et souvent payé de leur vie leur engagement contre l’envahisseur de l’époque. et nous ne pouvons tolérer que leurs sacrifices soient bafoués par des propos mensongers et calomnieux lancés par des gens peu scrupuleux de savoir ce que leur rapportera la moisson de leur langue.

      aussi, nous finirons en mentionnant encore l’engagement d’un descendant de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret), sidi ben 'amer (qu’allah l’agrée). il quitta rabat, en 1953 pour rejoindre alger où il intégra le fln (front de libération nationale), comme membre actif de ce mouvement. il sera arrêté et incarcéré par les forces françaises à aïn oussara en 1957. sa libération fut obtenue par le risque de soulèvement des millions d’adeptes tidjani d’afrique francophone. la france le soumit alors, durant toute une décennie, à une dure résidence surveillée à alger.

      nous nous excusons de ne pas avoir mentionné tous les membres de la descendance de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) et ceux de l’honorable famille de sidi hajj ‘ali tamacini (qu’allah l’agrée) ainsi que beaucoup d’autres frères et adeptes qui ont lutté corps et âme contre l’oppression des corps et des esprits, certes allah ne fait pas perdre la récompense des bienfaisants.
    Auteur

    Alaadji123

    En Décembre, 2013 (17:41 PM)
    "La zaouia tidjania était divisée entre une tendance « onze grains » et une tendance « douze grains ». La première récitait onze fois la prière « jawharatu el kamali » alors que la seconde la récitait douze fois. Cette différence aurait été sans importance si un facteur d’ordre politique n’était pas venu bouleverser la donne. Dans le cadre de sa guerre de résistance aux envahisseurs français, l’Emir Abdelkader avait sollicité, en 1832, le soutien de Mohammed Tidjani, le chef de la zaouia tidjania de Ain Madi. Mais celui-ci se rétracta sous prétexte que sa zaouia ne s’occupait que des questions célestes ! L’Emir marcha sur Ain Madi en juin 1838 et le chef de la zaouia dut fuir au Maroc. En 1840, la zaouia de Ain Madi apporta son soutien au maréchal Valée contre l’Emir Abdelkader. La zaouia de Temassin fit de même. Par contre, la zaouia tidjania de Tlemcen sous la direction de Cheikh Tahar apporta son soutien à l’Emir Abdelkader et proclama le djihad contre l’occupant français".



    Etait-il tidiane ou non Cheikh hamahoullah ? Pourquoi les TIDIANES n'ont rien fait a Dakar pour l’empêcher d’être emprisonne et envoyé en exil ? Il mourut en exil d'ailleurs. L'historien Iba Der n'a qu'a parler de l'histoire de ce saint homme et de la complicité de certains qui se réclamaient du même tariqua.
    Auteur

    Alaadji123

    En Décembre, 2013 (17:54 PM)
    Le 19 juin, la maison du Chérif Cheick Hamallah est encerclée dès l'aube. L'avion qui le transporte décolle à 6 heures. Presque tous les responsables hamallistes de Nioro sont arrêtés le même jour et torturés, avant d'être déportés dans les camps de concentration d'Ansongo, de Bourem et de Kidal. Entre-temps, Chérif Hamahoullah arrive à Dakar le même jour. L'avion qui le transporte fait auparavant une brève escale à Kayes vers 8 heures (l'appareil est escorté d'un second) 37. Il séjourne à Dakar jusqu'au 21 juin et ce bref séjour dakarois n'est pas de tout repos. Le gouverneur-général Boisson, fidèle serviteur du régime pétainiste et adversaire trop zélé du Comité de la France libre, décide « d'humilier publiquement le Chérif de Nioro ». C'est le contraire qui se produit. En effet, le Haut commissaire en Afrique française du gouvernement de Vichy fait conduire à son palais dakarois Cheikh Hamahoullah, menottes aux poignets, avant de le présenter à une assemblée de grands marabouts sénégalais comme Seydou Nourou Tall réunis pour la circonstance.



    — « Voici le fameux Chérif Cheick Hamallah », s'exclame le gouverneur général ! — « Chérif Hamallah, te crois-tu plus fort que tous ces grands marabouts ? Te crois-tu plus instruit encore ? Pourquoi ne restes-tu pas tranquille ? Si tu es encore turbulent, c'est parce qu'on ne t'a pas encore “embêté”. En tout cas, tu vas souffrir et je te promets que tu ne verras plus cette terre d'Afrique. Ne veux-tu pas être comme tous ces grands marabouts ici présents ? »



    Le Chérif Hamahoullah qui est toujours debout et enchaîné devant l'assistance a le courage de répondre car un vrai chérif descendant du prophète de l'islam n'a jamais peur : — « Je ne vois sincèrement pas ce qu'on peut me reprocher Monsieur le Gouverneur, je paie mes impôts, je rachète mes prestations, je ne me suis pas opposé au recrutement des tirailleurs. Ma conscience ne me reproche rien du tout. J'attends toujours vos preuves de ma culpabilité. Pour répondre à vos questions, je dirai que les marabouts que voici sont très respectables et en aucune façon ils ne veulent être enchaînés publiquement comme moi. Et moi, je ne voudrais pas être comme eux … Regardez leurs poitrines, ils acceptent vos médailles. Ces médailles sont les médailles de ce bas monde. Vous pouvez être sûr que moi je n'épinglerai jamais vos médailles sur ma poitrine. Dieu ne m'autorise pas à le faire. Enfin, comme tu tiens à me faire souffrir, je vais t'aider dans ce sens. Tu peux m'interdire le port du chapelet, tu peux m'empêcher de prier, tout cela ne fait pas souffrir. Mais comme tu tiens absolument à me faire souffrir, voilà comment tu peux le faire : empêche-moi de penser à Dieu pendant que je suis en vie. »
    • Auteur

      11 Ou 12

      En Décembre, 2013 (18:00 PM)
      concernant les éclaircissements demandés au sujet de la djaouharatou-l-kamel et de son nombre exact à effectuer, il faut faire un petit récapitulatif historique.

      il faut savoir avant tout que pendant une époque, du vivant de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret), lui et ses compagnons récitaient 11 fois la djaouharatou-l-kamel et d’ailleurs c’est encore ce chiffre qui est inscrit dans le livre djawahirou-l-ma’ani (car il fut écrit environ 15 ans avant son décès).

      par la suite, cela fut abrogé et remplacé par la récitation de 12 fois du vivant même de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) mais vers la fin de sa vie (m.1815). ainsi, petit à petit, tous les disciples qui ont été mis au courant du changement le firent 12 fois à la place de 11 fois, mais du fait que les disciples s'étaient répandus dans de nombreux pays, les mouqadem reçurent la nouvelle de l’abrogation au fur et à mesure.

      concernant le cas des 11 récitations effectuées par certains à notre époque, cela est en relation historique avec cheikh ahmed hamahoullah (qu'allah l'agrée). ce personnage est né à kamba sagho (mali) en 1883 d’un père érudit de tichit en mauritanie et d’une mère peule du mali. il devint un maître de la tariqa controversé et plusieurs évènements en sont la cause :

      - il fut reconnu par son entourage comme un saint homme et par certains dignitaires de l'époque comme un érudit.

      - il fut connu aussi comme un résistant, face à la colonisation.

      - il fut d'abord affilié à la tariqa tidjaniya à travers une chaîne qui remonte à cheikh omar foutiyou tall (qu’allah l’agrée), puis il se ré-affilia à travers sidi mohamed ibn abdallah (mort en 1909) arrivé du touat algérien et installé à nioro du sahel en 1900. ce mouqadem, qui selon des sources proches de cheikh hamahoullah (qu’allah l’agrée), aurait été affilié de la main même d'un grand compagnon de seïdina ahmed tijani (qu'allah sanctifie son précieux secret) nommé sidi tahar bouteïba (qu’allah l’agrée).

      ce mouqadem donc, lui a transmit la tariqa avec la récitation de 11 djaouharatou-l-kamel à la place de 12 fois tel que cheikh hamahoullah (qu’allah l’agrée) l'avait reçu par sa chaîne omarienne. ce même mouqadem aurait dénoncé la pratique frauduleuse des 12 fois comme étant contraire à l’enseignement de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret).

      cet événement fit naître un grave conflit disproportionné entre les tidjani de différentes affiliations, conflit qui provoqua des propos indécents et des actes injustes (envers cheikh hamahoullah (qu’allah l’agrée) et ses disciples), que la tariqa dans sa particularité et l’islam dans sa généralité renient entièrement. maintenant, au vu de ces évènements, il existe trois avis différents qui se sont profilés pour la récitation de la djaouharatou-l-kamel et nous allons les exposer :

      1 - il existe un avis prônant que la seule récitation véritable de la djaouharatou-l-kamel est les 11 récitations (et les 12 fois sont « tolérées »). c'est l'avis très minoritaire de certains mouqadem zélés de la branche affiliée à cheikh hamahoullah.

      ils tirent leur argument du fait que d’une part, c’est ce chiffre qui est inscrit dans djawahirou-l-ma’ani, livre référence de la tariqa écrit par le célèbre khalife sidi hajj ali harazim (qu’allah l’agrée), et d’autre part en exposant la préséance ésotérique de la valeur mystique du chiffre 11.

      donc, pour eux, il n’y a pas eu d’abrogation de la part de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) lui-même. le rajout du 12ième grain serait l’acte gratuit de certains de ses compagnons et seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) aurait toléré cet acte, mais sans y adhérer pleinement lui-même.

      nous nous sommes permis de dire des « mouqadem zélés », car afin de faire triompher leurs causes, ils n’hésitent pas à faire des remaniements historiques sans aucun fondement dans le seul désir de paraître plus éclairés et mieux guidés. on peut lire, par exemple, dans le livre d’alioune traoré « cheikh hamahoullah, homme de foi et résistant », une claire démonstration pour faire paraître les adeptes des 12 fois comme passifs et complaisants à l’égard de la présence coloniale.

      cela impliquait les plus grands dignitaires de la tariqa, à savoir, sidi mohamed el habib fils de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret), installé à ‘aïn madhi, et sidi hajj ali, khalife officiel de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret), installé à tamacine, allant jusqu’à inventer un exil fictif vers fès du fils de seïdina avec date à l’appui. et à l’opposé, les partisans des 11 fois font office de héros résistants face aux colonisateurs.

      en fait, cet avis est non seulement non recevable, mais surtout condamnable, car cet argument ne se base sur aucun fait avéré authentique. la seule référence était une soi-disant « tradition orale » qui n’a jamais été mentionnée par aucun compagnon de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret), et par aucun savant de la tariqa qui les avait à leur tour côtoyés.

      est-il nécessaire de rappeler que les récits farfelus et sans fondements abondent malheureusement dans la tariqa, et de même concernant les faux écrits qui contiennent même des propos jamais tenus par seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) qui portent préjudice à sa dignité et à celle de la tariqa ? les savants de la tariqa ont suffisamment mis en garde contre le fait de s’y fier et surtout de les colporter.

      seïdina ahmed tijani (qu'allah sanctifie son précieux secret) a répondu « oui » lorsqu’on lui a demandé si on mentirait à son sujet et il a alors donné une règle d’or qui est : « lorsqu’on vous rapporte des propos qui me sont attribués alors pesez-les à la balance de la chari’a, s’ils sont conformes prenez-les sinon rejetez-les ».

      dans ifadat-l-ahmediya. cheikh mohamed el hafidh misri tidjani a commenté :

      « cela signifie donc que la seule compréhension des propos qui lui sont attribués et qu’il faut retenir est celle qui suit la sunna, car toute compréhension n’allant pas dans ce sens n’est pas la signification voulue, cela s’il est établi qu’il s’agit véritablement de ses propos, si ce n’est pas établi comme provenant de lui, il faut alors les délaisser entièrement ».

      de même, dans la tariqa il est un devoir de faire référence aux dires authentiques de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret), de ses compagnons et des savants de la tariqa après eux, pour se faire un avis vrai.

      en fait, les tenants de cette information désirent à n’importe quel prix faire valoir leur avis et malgré toutes les preuves contraires authentiques que l’on pourrait leur signaler, ils n’en tiendraient point compte, car ce serait comme « déprécier » la valeur de cheikh hamahoullah (qu’allah l’agrée) au profit de ses anciens adversaires de l’époque. vous constaterez donc qu’on est très loin du caractère neutre et impartial du chercheur de vérité.

      de plus, ce n’est point honorer ce cheikh que d’accorder du crédit à des récits sans fondement qui mettent en cause l’intégrité des compagnons de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) et de sa descendance qui se seraient permis de changer volontairement ce que le prophète (que la prière et la paix d’allah soient sur lui) avait confié comme oraisons essentielles inhérentes à la mise en pratique de sa propre tariqa.

      de même, il est inconcevable de penser que seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) aurait permis que l’on modifie, sans la permission du prophète (que la prière et la paix d’allah soient sur lui), une seule modalité de ses oraisons particulières sans rien trouver à redire et encore plus, à les laisser faire.

      cela prouve bien leur méconnaissance du respect et de la soumission totale de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) envers son bien-aimé maître, le prophète (que la prière et la paix d’allah soient sur lui). lui qui, par amour envers le prophète (que la prière et la paix d’allah soient sur lui) ne pouvait se taire lorsqu’il constatait l’infraction envers une seule sunna prophétique, aurait permis que ses disciples changent en sa présence un ouird particulier confié par le prophète (que la prière et la paix d’allah soient sur lui) lui-même.

      il est rapporté, dans ifadat-l-ahmediya que seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) entendit pendant l’assemblée de dhikr certains disciples altérer la prononciation de la formule « lê ilêha ila allah », il s’exclama alors : « qu’est-ce donc cela ! qu’est-ce donc cela ! « lê ilêha ila allah » ! « lê ilêha ila allah » ! ». il ne s’est pas tu devant une mauvaise prononciation, comment le ferait-il sciemment devant un rajout à l’enseignement prophétique ?! cela prouve bien aussi, leur méconnaissance de l’éducation de ses compagnons qui étaient auprès de lui comme un mort entre les mains de son laveur.

      concernant le fait que c’est le chiffre 11 qui est inscrit dans djawahirou-l-ma’ani, cela est par le fait que ce changement s’opéra plus d’une dizaine d’années après avoir été écrit par sidi hajj ali harazim (qu’allah l’agrée). ce n’est pas le seul changement ou la seule modification qui ont été opérés.

      il en est de même concernant la visite des saints qui était permise pour ceux qui étaient morts, mais non pas pour les vivants et c’est ce qui est mentionné dans le djawahirou-l-ma’ani. plus tard, cette interdiction sera aussi étendue par seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) aux saints qui sont morts comme cela est connu par tous les savants de la tariqa, sous peine d’être rompu d’avec la voie, et sans que cette modification soit pourtant reportée dans ce livre. il y a d’autres cas similaires, que ce soient des changements pour renforcer ou pour alléger, parfois avec choix et parfois sans choix.

      certes, le livre djawahirou-l-ma’ani est une référence pour les adeptes de la tariqa dans ses sublimes commentaires des versets qoranique, des hadiths prophétiques, dans l’éclaircissement des sujets troubles rencontrés par les savants et les maîtres. cependant, il faut tenir compte aussi dans certains domaines, de son historique, de son commentaire et de ses modifications lorsqu’ils ont été effectués.

      c’est pour cela qu’il est conseillé par les savants de la tariqa de lire le boughiya el moustafid de sidi ‘arbi ibn sa-ih (qu’allah l’agrée), car il est un commentaire sûr et précis de ce que contient le djawahirou-l-ma’ani, prenant en compte toutes les informations nécessaires qui ont eu lieu après son écriture. comment agir autrement, sachant que c’est ce qui est demandé pour la bonne compréhension des paroles d’allah dans le qoran et celle du prophète (que la prière et la paix d’allah soient sur lui) dans les hadiths. il est certes demandé à chaque musulman de s’y référer en toute chose, mais le musulman se doit de consulter les savants, car ceux-ci ont appris ce qui est abrogé de ce qui est abrogeant, ce qui a un caractère particulier de ce qui a un caractère général, et toutes les autres subtilités de la science nécessaire pour la juste compréhension.

      quant à la valeur ésotérique du chiffre 11, il faut savoir que la science relative à la teneur ésotérique et mystique des chiffres et des lettres arabes n’a aucun pouvoir de prescription. c’est une science qui sert à affiner des compréhensions, mais non pas à abolir des actes et des faits relatifs à des pratiques confirmées de la part de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret), ou de ses compagnons. donc, cet argument ne peut servir de preuve.

      enfin, pour le cas du mystérieux mouqadem sidi mohamed ibn abdallah, originaire de touat, (même s’il possédait un diplôme général dans la tariqa lui conférant le droit de nommer autant de mouqadem qu’il le veut et d’autoriser dans les oraisons essentielles et non essentielles, ce qu’on appelle un ijaza « moutlaq el itlaq »), cela ne lui donne aucun droit de légiférer et d’affirmer que ce sont les 11 récitations qui sont authentiques et les 12 sont une innovation non prescrite, cela outrepasse son rôle de mouqadem. en effet, n’importe quel mouqadem, khalife ou même descendant, dépend entièrement de seïdina (qu'allah sanctifie son précieux secret) et n’a pour rôle que de le représenter, d’être à son service et de suivre son enseignement.

      l’imam soukeïrij (qu’allah l’agrée) a dit : « le mouqadem dans cette tariqa ahmediyya tidjaniya, quoi qu’il ait atteint dans les degrés particuliers, n’est qu’un représentant de seïdina, sans posséder une particularité distincte de cela. » (rafa ’ niqab).

      et comment en serait-il autrement vu sa station spirituelle unique !? d’ailleurs, parmi les propos que seïdina ahmed tijani (qu'allah sanctifie son précieux secret) a rapportés, il a dit :

      « ma station auprès d’allah dans l’au-delà est telle que personne d’entre les aouliya ne peut l’atteindre, et personne ne peut l’approcher que sa valeur soit grande ou petite, et parmi l’ensemble des aouliya, après l’époque des compagnons jusqu’au jour où on soufflera dans la trompe, il ne s’en trouve pas un capable d’atteindre notre station […] » (rimah)

      seïdina (qu'allah sanctifie son précieux secret) avait demandé une fois au prophète (que la prière et la paix d'allah soient sur lui), quelle était la cause de tous les mérites et grâces contenus dans cette voie et le prophète (que la prière et la paix d'allah soient sur lui) de lui répondre : « c’est par ta cause ».

      le prophète (que la prière et la paix d'allah soient sur lui) lui a dit aussi : « tu es la porte de la réussite pour tout désobéissant qui sera relié à toi ». (djawahirou-l-ma’ani)

      comme l’a si bien dit cheikh omar foutiyou (qu’allah l’agrée) : « le mérite accordé à ceux qui suivent repose entièrement sur le mérite détenu par celui qui est suivi ». (rimah)

      donc, seul seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) est habilité à affirmer s’il s’agit là d’une innovation ou non. nous rappelons que le changement de 11 à 12 fois s’est faîte du vivant de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) environ un an avant son décès. pendant toute cette période, la wadhifa s’est effectuée avec la récitation de 12 djaouharatou-l-kamel.

      après sa mort, chaque « cheikh zaouiya » officiel et imam qui furent désignés à la grande zaouiya de fès continuèrent à pratiquer exactement ce que seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) avait effectué de son vivant. jamais les compagnons ne se sont posé la question du pourquoi cela est passé à 12 récitations, car ils se contentaient d’imiter les œuvres de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) tels qu’il les avait accomplies.

      2 - d’où un autre avis qui prône que la seule récitation valable est 12 fois alors que la récitation 11 fois a été abrogée et donc n’est plus valable. plusieurs éminents savants de la tariqa soutiennent cet avis avec en tête de liste le célèbre et réputé maître de la tariqa, savant de la qarawiyyine et qui fut l’un des cheikh et imam de la zaouiya el koubra de fès, cheikh idriss el iraqi (qu’allah prolonge sa vie).

      parmi les arguments avancés, il a cité qu'il est en possession d'un diplôme effectué par sidi hajj ali tamacini (qu’allah l’agrée), et signé par lui, dans lequel il est mentionné la nécessité d'effectuer 12 fois djaouharatou-l-kamel et non plus 11. or, sidi hajj ali tamacini (qu’allah l’agrée) a été désigné officiellement par seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) comme son successeur dans la maîtrise de la tariqa, et tuteur de ses deux nobles enfants. il a été attesté, par l’unanimité, son obtention du degré de pôle (qoutb), son mérite est connu, nous n’allons point nous attarder sur l’étendue de sa valeur.

      parmi les arguments qui confirment encore cette abrogation sans aucune ambiguïté, c’est l’unanimité des agissements des grands compagnons de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) et piliers de cette tariqa tels moulay mohamed ben abi nasr el alawi, sidi hajj abdelwahhab ibn el ahmar, sidi mohamed el ghali, sidi taïeb sefiani, sidi ibrahim riyahi (qu’allah les agrée).

      ainsi, tous les compagnons de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) qui ont survécu après lui, ainsi que ses deux nobles enfants, tous les mouqadem qui ont été désignés par seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) ou par l’un de ses grands compagnons, tous les grands savants reconnus de la tariqa qui ont succédé aux compagnons, et ce, de leur époque jusqu’à nos jours, tous ont été et sont unanimes sur le fait que seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) a remplacé les 11 récitations par 12 à la fin de sa vie.

      tous ont suivi et accompli ses enseignements, hormis le mystérieux mouqadem originaire de touat qui aurait affirmé le contraire. aucun d’entre eux n’a objecté sur le fait que c’est 11 récitations qui sont enseignées dans le djawahirou-l-ma'ani, car tous savaient que seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) a changé les 11 récitations par les 12 et ils l’ont suivi comme à leur habitude.

      aussi, même si l’information donnée par le mystérieux mouqadem de touat sur les 11 récitations s’avérait authentique, il ne fait aucun doute que l’information sur les 12 l’est aussi. alors, la règle lorsque deux sources authentiques s’opposent comme cela arrive parfois en ce qui concerne les paroles prophétiques, il faut opter sur la plus authentique des deux. dans notre cas de figure, nous avons d’un côté un rapporteur n’ayant pas vécu au côté de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) et ne l’ayant pas connu, et de l’autre, des milliers de rapporteurs parmi lesquels se trouvent ses propres enfants, l’élite de l’élite de ses compagnons, et des sommités parmi les savants de la tariqa qui sont des références incontournables et reconnues.

      le choix est clair pour une personne qui ne se laisse pas aveugler par la passion, mais qui ne recherche que la vérité. À cela, il faut prendre en compte que les autres mouqadem qui ont été autorisés par sidi tahar bouteïba (qu’allah l’agrée) de tlemcen, accomplissent la récitation de 12 djaouharatou-l-kamel contrairement à notre mystérieux mouqadem de touat qui l’aurait reçu à onze par le même compagnon.

      enfin, l’autre argument qui est avancé, et non des moindres, c’est la chaîne ininterrompue des chouyoukh et imam désignés dans la zaouiya el koubra de fès, depuis l’époque du décès de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret), chargé de perpétuer l’œuvre et l’enseignement authentique de seïdina (qu’allah sanctifie son précieux secret) tel qu’il l’a laissé à sa mort.

      c’est une chaîne de garants qui a justement empêché l’introduction et les dérives vers les innovations, qui parfois, s’infiltrèrent dans d’autres régions reculées. ainsi, la zaouiya tidjaniya el koubra de fès fut toujours un repère d’authenticité à laquelle se référèrent bon nombre de savants. en effet, les chaînes de garants sont la spécificité de notre noble religion qui s’étend à tous les domaines de la science et par laquelle fut préservée l’authenticité des informations rapportées. voici, cité à la suite, cette chaîne de garants pour l’imama et pour la fonction de « cheikh zaouiya » :

      imam à la zaouiya el koubra de fès :

      depuis la construction de la zaouiya en 1215, c’est seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) qui dirigea la prière jusqu’à son décès en 1230 h.

      - puis, ce fut le majestueux chérif sidi taïeb wadghiry, connu sous l’appellation de sefiani, qui dirigea la prière jusqu’à sa mort survenue en 1259 h.

      - puis, ce fut le chérif moulay tahar, fils du grand connaissant moulay mohamed ben abi nasr el ‘alawi, jusqu’en 1300 h.

      - puis, ce fut ahmed ibn ahmed kala bannani, jusqu’en 1306 h.

      - puis, ce fut hajj abdsalem kanoun, jusqu’en 1326 h.

      - puis, ce fut le chérif ahmed khayyat, jusqu’en 1365 h.

      - puis, ce fut cheikh idriss el iraqi, (qu’allah prolonge sa vie) jusqu’à ce qu’il dût se démettre pour des raisons personnelles.

      machayikh de la zaouiya el koubra de fès :

      après seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret), ce fut sidi abou ya’za, fils de sidi hajj ali harazim, jusqu’à son décès en 1273 h.

      - puis, fût désigné moulay tahar el alawi, jusqu’à son décès en 1300 h.

      - puis, ce fut sidi ghali, fils de sidi moussa ibn ma’zouz, jusqu’à son décès en 1316 h.

      - puis, ce fut moulay taïeb, fils de sidi ahmed fils de sidi taïeb sefiani, jusqu’à son décès en 1357 h.

      - puis, ce fut moulay ghali sefiani, jusqu’à son décès en 1367 au mois de rajab.

      - puis, ce fut cheikh idriss el iraqi (qu’allah prolonge sa vie), jusqu’à ce qu’il dût se démettre pour des raisons personnelles.

      cette fonction est désormais assumée par la descendance de seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret).

      3 - enfin, le dernier avis, qui est celui auquel nous adhérons personnellement, est celui qui prône que la récitation authentique est la récitation par 12, mais qui n’invalide pas pour autant celle accomplie par 11, il la tolère. cet avis est suscité dans le but de ne pas marginaliser une partie de nos frères dans la voie et afin de calmer les tensions, les conflits qui sont malencontreusement survenus entre disciples d’une même voie. en fait, c’est la solution du moindre mal. en effet, cette divergence entre 11 fois et 12 fois ne justifie en aucun cas la violation du caractère sacré du musulman.

      aussi, étant donné que d’une part, les 11 fois ont bien été effectuées dans la tariqa à une certaine époque et que d’autre part, certains ont pensé, même si c’est par manque d’information, qu’ils se devaient de l’effectuer 11 fois pour authentifier leur conformité à l’enseignement de la voie, de ce fait, par cette intention, il est préférable de tolérer l’accomplissement des 11 fois. cela étant dit, cette position n’est point une invitation à choisir indifféremment entre les 11 fois ou les 12 fois, car le disciple se doit de s’instruire au sein de la voie afin de suivre ce qui est le plus authentique possible.

      de plus, le disciple qui a été instruit, son seul souci n’est point de prendre une position partisane de par son choix, c'est-à-dire en pensant que s’il choisit de le faire 11 fois c’est qu’il soutient cheikh hamahoullah (qu’allah l’agrée) et par contre en le faisant 12 fois, il se serait opposé à lui. une telle attitude est incompatible avec l’enseignement pur de cette voie prophétique. certainement, pour nous, il ne fait aucun doute que le seul souci de cheikh hamahoullah en revenant à la pratique des 11 fois était de se conformer à ce qu’il pensait être le plus authentique à son époque selon les dires du mystérieux mouqadem de touat. il n’aurait pas hésité à changer de position aujourd’hui, en revenant aux 12 fois, s’il constatait que tels étaient bien les derniers actes de son maître bien-aimé seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) à sa mort.

      en effet, il ne suivait point une passion aveugle dominée par la nécessité d’avoir raison, non, son seul souci était d’être le plus fidèle possible à celui qui fut choisi pour être le dépositaire de cette tariqa ahmediya bénie, notre maître le pôle caché, détenteur de la station inégalée et inégalable pour tout waly jusqu’à la fin des temps, seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret).

      or, malheureusement, peu sont ceux à notre époque qui ont un amour sincère assez fort envers seïdina ahmed tijani (qu’allah sanctifie son précieux secret) au point de ne pas hésiter à se conformer avec satisfaction à l’ensemble de son enseignement sans laisser s’y interposer toute considération de fierté, d’esprit partisan, d’orgueil, de coutumes tribales et autres aberrations qui ne sont point l’apanage des grands maîtres, tel cheikh hamahoullah (qu’allah l’agrée), ni de ceux qui veulent cheminer vers allah.

      voilà, cher frère, en espérant avoir été aussi clair que possible, recevez toutes nos salutations et sachez que nous restons à votre entière disposition pour vos questions.
    Auteur

    Maïmoune

    En Janvier, 2014 (14:00 PM)
    Drôle de communauté musulmane du Sénégal, où chacun prêche l'ISLAM, mais en mettant toujours en évidences les Enseignements de sa propre TARIKHA ! Je ne connais pas l'appartenance tharikhite de monsieur Iba Der Thiam, mais je subodore qu'il soit TidjanYya . Pourtant les Saoudiens se moquent si bien de nos érudits, de TOUBA de Tivaouane comme des autres, ils interdisent formellement que leurs écrits soit introduites dans le ROYAUME! Cette interdiction, personne n'en parle au Sénégal, et moi je ne l'ai apprise que lorsqu’un de nos cousins avait été envoyé en mission pendant un an en ARABIE SAOUDITE en 2010, grâce à ses informations dont il nous fit part sur ça et sur d'autres comportements des frères Saoudiens qui décourageraient le plus fervent d'entre nous. Nous ferions mieux de vulgariser les enseignements de BAMBA, de El hadj Malick, der Baye Niasse et de tous les autres Sénégalais qui n'ont rien à envier aux Bukhari, Kaldun et tous les Arabes dont nous gavent depuis 90 ans; comme si les Africains noirs n'avaient ni pensée religieuse ni pensée philosophique! Au fait, qui sait comment est articulée la pensée philosophique d'Afrique noire d'avant l'arrivée des Arabes et des Européens ?

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