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Sécurité

Violences à l’UCAD : le SAES réclame une police universitaire responsable

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Violences à l’UCAD : le SAES réclame une police universitaire responsable

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a réaffirmé vendredi à Dakar sa revendication pour une police universitaire au campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), avec un cahier de charges qui respecte les franchises et libertés académiques, a dit son secrétaire général Seydi Ababacar Ndiaye, dénonçant "avec fermeté toute forme de violence dans l’espace universitaire".

 

‘’Sur le protocole de Saly de novembre 2011, signé avec le régime libéral sous Abdoulaye Wade, nous avons retenu l’engagement du gouvernement de mettre en place une police universitaire. Cet engagement est aussi valable pour le régime actuel’’, a dit M. Ndiaye lors d’un point de presse, vendredi à l’UCAD.

 

Cette rencontre fait suite au ‘’saccage des services du rectorat de l’UCAD par des étudiants, ce jeudi (...), pour protester contre la distribution de formulaires d’inscription aux nouveaux bacheliers’’. ‘’Nous condamnons fermement et sans réserve toute violence de quelque forme que ce soit et quel qu’en soit l’instigateur’’, a souligné le responsable syndical.

 

‘’Nous voulons que cette police universitaire soit régie par un cahier de charges qui ne sera pas en porte-à-faux avec les franchises et libertés académiques. Nous voulons une police universitaire, mais nous ne voulons pas d'une police qui vienne pour mater les gens à tout bout de champ’’, a-t-il précisé.

 

Selon M. Ndiaye, le SAES ne veut pas un stationnement permanent des forces de police dans le campus universitaire. ‘’Nous ne sommes pas prêts aussi à donner le petit cours sur la surveillance des forces de police (…). Nous voulons une police qui vienne assurer d’une façon très sûre la sécurité pour tous les acteurs universitaires, y compris les étudiants’’, a-t-il expliqué.

 

Devant les journalistes, le secrétaire général du SAES a rappelé la position d’observateur que joue son organisation. ‘’Depuis très longtemps, nous sommes des observateurs et nous vivons mal le fait qu’il y ait des vigiles à l’UCAD qui ne peuvent pas être identifiés’’.

 

‘’Nous voyons partout à l’université des vigiles en tenue, mais à chaque fois qu’il y a problèmes, ces vigiles ne sont plus en uniforme. Or des militaires ou paramilitaires en fonction doivent obligatoirement se mettre en tenue’’, a estimé le syndicaliste.

 

Selon lui, le problème réside dans le manque de concertation entre les acteurs universitaires pour aboutir un consensus notamment entre étudiants et enseignants. ‘’Le problème des droits d’inscription n’est seulement pas la pompe de discorde entre la tutelle et la communauté universitaire’’, a dit Seydi Ababacar Ndiaye, avant d’insister sur les ‘’impairs notés dans les orientations’’.

 

‘’Nous avons salué l’informatisation en ligne des inscriptions pour les nouveaux bacheliers. Nous reprochons au gouvernement d’être aller vite en besogne. Ce logiciel était conçu uniquement pour l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, on ne peut pas l’appliquer pour l’université de Dakar. Ce ne sont pas les mêmes réalités’’, a souligné le secrétaire général du SAES.

 

‘’Nous avons reçu des exemples de bacheliers dont l'un qui a eu 14 (sur 20) en géographie, 18 en anglais et 10 en philosophie. Cet étudiant avait demandé à être orienté à Dakar ou à Saint-Louis, mais il a été envoyé à Bambey pour faire Santé communautaire’’, a regretté M. Ndiaye.



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