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Sante

Ebola : l'heure du bilan, un an après

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Ebola : l'heure du bilan, un an après


L'organisation humanitaire Médecins sans frontières reproche à l'OMS son manque de réactivité face au virus Ebola, dans un rapport publié ce lundi.

Il y a un an, l'Organisation mondiale de la Santé annonçait officiellement l'épidémie d'Ebola. Alors que 24 000 cas d'infection ont été recensés, les doutes font jour chez les humanitaires : a-t-on mis en œuvre assez de moyens pour éviter l'épidémie ? L'ampleur que celle-ci a atteint n'est-elle pas un aveu d'échec ? A ces questions MSF répond sans détour que la gestion d'Ebola a été mal anticipée. Dans son viseur, l'Organisation mondiale de la Santé à qui elle reproche sa lenteur pour réagir à l'urgence sanitaire, malgré les nombreuses alarmes lancées par les humanitaires. "L'OMS aurait dû combattre le virus, pas MSF", critique Christopher Stokes, directeur général de l'ONG, cité par l'AFP.

Mais ces blâmes sont aussi adressés à l'encontre des humanitaires eux-mêmes, y compris dans le camp de MSF. Malgré les moyens mis en œuvre, (1 300 expatriés et 4 000 employés locaux, formation de 800 volontaires, plusieurs centres MSF créés), Médecins sans frontières reconnaît avoir été rapidement dépassé par la réalité du terrain. L'étendue de l'épidémie a impliqué des choix faits parfois au détriment des patients. "Le personnel médical n'était pas préparé à faire face à une situation où au moins 50% de leurs patients meurent d'une maladie pour laquelle il n'existe aucun traitement", explique MSF, repris par l'AFP.

Des marges d'amélioration

L'ONG estime que 2 547 cas d'Ebola qu'elle a tentés de soigner sont décédés. "Même dans la plupart des zones de guerre, perdre autant de patients en si peu de temps c'est du jamais-vu", selon ce rapport. Parmi les autres points qui ont péché, MSF cite le dispositif de sécurité pour prévenir les risques de contamination des patients aux soignants ainsi que l'administration et la nature des soins. Des leçons sont à tirer dans le futur, admet Rony Brauman, ex-président de MSF et professeur à Sciences-Po. "Il y avait de larges marges d'amélioration. Dans beaucoup d'endroits il était possible de faire des réhydratations, des antibiothérapies, qui auraient permis de sauver un certain nombre de patients".

Le premier décès d'Ebola a été constaté en Guinée en décembre 2013. Il faut attendre mars 2014 pour que la souche Ebola soit identifiée par l'institut Pasteur. C'est le début d'une épidémie dont le bilan en victimes s'élève à plus de 10 000 morts à ce jour.

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1 Commentaires

  1. Auteur

    Bob

    En Mars, 2015 (15:28 PM)
    PROBABLEMENT qu'on a pas assez fait peur aux cons de blancs qui non pas assez crachez de fric ?

    Quelle fumisterie toute cette histoire !!!

    Ebola existe depuis au moins 30 ans, rien que la dernière grippe en France a fait 11 400 mort et on nous bassine avec 10 000 MORTS SUR PLUSIEURS PAYS EN 1 AN ET DEMIS ???????

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