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Sante

Santé : Cheikh Seck déchire la circulaire Diouf Sarr et parle d'«acte politique »

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Santé : Cheikh Seck déchire la circulaire Diouf Sarr et parle d'«acte politique »
La circulaire du ministre Abdoulaye Diouf Sarr n’a rien de nouveau. C’est même inutile, déclare le syndicaliste Cheikh Seck qui regrette ce qu’il qualifie d’acte politique.

La prise en charge des urgences n’est plus une option. Le ministère de la Santé réquisitionne clairement les hôpitaux en exigeant que la prise en charge se fasse pour les malades. Pour le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la santé, Cheikh Seck, c’est une énième lettre et que ça devrait être juste une note de rappel et non une note circulaire parce que, dit-il, ça existait déjà dans les structures.

« Aucun malade ne peut venir dans une structure sans pour autant être pris en charge. Ça, c’est dans notre formation que ça soit un médecin, un infirmier ou une sage-femme. Donc ce n’est pas la peine de le dire », rétorque Seck, joint par Seneweb.

Il se demande s’il y a des pièges dans cette note parce que, pense-t-il, quand c’est dit comme ça de façon officielle, toute personne peut penser que c’est elle-même qui doit définir la notion d’urgence. Or, précise-t-il, la notion d’urgence est définie par le médecin lui-même qui est sur place.

Seck rappelle qu’il y a ce qu’on appelle la pyramide sanitaire, c’est-à-dire une personne ne peut pas se lever pour aller directement dans un hôpital ou dans un service d’urgence parce qu’il a des maux de tête. « Il peut arriver aussi que l’accompagnant lui-même pense que son malade est plus urgent alors que la notion d’urgence est en rapport avec le pronostic vital », souligne-t-il.

Dès lors, le syndicaliste se demande s’il faut toujours privilégier le dernier venu, au détriment des autres. Dans tous les cas, Seck semble dire que les professionnels savent ce qu’il y a à faire dans de pareilles circonstances.

« La preuve, en tant que citoyen, si vous rencontrez une personne qui est en danger et que vous ne l’assistez pas, c’est la loi qui vous condamne à plus forte raison quelqu’un qui a prêté serment. Je pense que « Wakh diou yakoula (c’est une parole inutile) », déplore Cheikh Seck.

Il renvoie la balle à Diouf Sarr. Pour lui, le vrai problème se situe au bureau d’entrée. Or, dans ce bureau, on voit non pas des médecins et des infirmiers, mais des agents envoyés par le ministère qui s’occupent d’argent.

« Allez dans une structure, il y a un service de facturation, il y a aussi ce qu’on appelle des bureaux d’entrées. Aujourd’hui aucun chirurgien ne prend le risque d’opérer un malade sans pour autant avoir l’autorisation. Juste pour vous dire que ce n’est pas le médecin qui donne l’autorisation mais plutôt le bureau d’entrée et ces gens ne sont même pas dans les salles de soins ».

Par conséquent, ajoute-t-il c’est le ministère même qui doit régler d’abord ce secteur en exigeant à ce que chaque malade qui doit être opéré le soit, même si il n’est pas à jour. « Malheureusement on ne pose que des actes politiques parce que le président a parlé et on sort une note pour lui montrer qu’on est en train de poser des actes. Ceux qui décident ne sont pas les véritables acteurs du système et c’est dommage pour nous ».

Selon le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la santé, il faut revoir le management du système de santé et mettre en place une équipe complète d’urgentistes avec des spécialistes.

« On devrait plutôt parler des problèmes que rencontre le secteur de la santé. Quel que soit le malade qu’on amène, l’équipe doit être déjà sur place. Il faut revoir le cadre dans lequel sont admis les malades, avoir le matériel nécessaire ».

La deuxième chose, fait-il remarquer, c’est d’avoir un nombre de lits suffisant. Il y a aussi les conditions dans lesquelles les gens doivent travailler, sans oublier la nécessité d’avoir un personnel qualifié.

« Récemment, j’ai entendu parler d’un financement d’un hôpital à Saint-Louis de 40 milliards. Au moment où l’hôpital régional de Saint-Louis ne marche pas bien, il faut d’abord l’améliorer avant de construire un hôpital. Et la même erreur est arrivée à Ziguinchor entre les deux hôpitaux régionaux, la distance ne fait même pas 1 km », critique-t-il.

Cheikh Seck de se demander à quoi bon construire des bâtiments à coût de milliards alors que le contenu en termes de personnel, d’équipements ne suffit pas. « Ça n’a aucun sens », tranche-t-il.

Le syndicaliste relève également une autre réalité qu’il considère comme une incongruité. « On doit supprimer la notion d’astreinte car l’


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