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10% de la fécondité globale touchent les jeunes

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10% de la fécondité globale touchent les jeunes

Le contenu de la santé de la reproduction bientôt renforcé dans les enseignements scolaires

Des programmes de renforcement des contenus de la santé de la reproduction seront bientôt inclus dans les enseignements en cours. Cette volonté commune relève d’un important taux de fécondité de 10% chez les jeunes à travers le monde. 

Des informations livrées à l’occasion d’un atelier de consensus sur le renforcement de l’éducation à la santé de la reproduction par Andréa Wojnar Diagne, représentante de l’Unfpa, il ressort que les adolescents de 15 à 19 ans contribuent à hauteur de 10% à la fécondité globale. Et seulement 30% des jeunes de 15 à 24 ans répondent correctement à 5 questions courantes sur le Vih et le Sida. Les adolescents et jeunes âgés de 10 à 24 ans représentent 34,5% de la population générale et près de 2 500 000 jeunes fréquentent les cycles d’enseignement élémentaire, moyen et secondaire. 

Or, les données montrent qu’au Sénégal, 30% des adolescents ont déjà eu des rapports sexuels non protégés, 25% des adolescentes sont mariées avant l’âge de 20 ans, alors que seul un tiers des jeunes de 15 à 24 ans a des connaissances correctes et approfondies sur le Vih et le Sida. La même source indique qu’avec un taux de grossesses de 19%, les adolescentes contribuent pour près de 10% à la fécondité totale des femmes, et 61% des femmes de 15, 19 ans pensent qu’un mari est en droit de battre sa femme sous certaines circonstances.

«Le renforcement à la santé de la reproduction est non seulement nécessaire pour la santé des jeunes, mais également pour leur permettre de continuer leur scolarité dans des conditions favorables, sans abus, ni interruption pour des raisons de maladie, grossesses ou harcèlement», a confié Andréa Wojnar Diagne. D’ailleurs fait-elle remarquer, l’Unesco - à travers une étude menée dans 88 pays - montre qu’une éducation à la santé de la reproduction de qualité n’augmente en aucun cas l’activité sexuelle, mais bien au contraire elle contribue au recul de l’âge des premières relations sexuelles, à la réduction du nombre de partenaires sexuels. 

Venu présider la rencontre, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, est d’avis que les vulnérabilités spécifiques conjuguées à l’importance démographique de la cible adolescente et jeune imposent une approche multisectorielle des stratégies novatrices et des réponses appropriées à leurs besoins, notamment en santé reproduction. Il souligne que contexte socio culturel de la plupart des familles au Sénégal marqué par le sens de la pudeur, ne favorise pas l’évocation en public des questions de sexualité, qui sont entourées de tabous, réduisant ainsi les espaces de communication nécessaires. «L’éducation à la santé de la reproduction répond à la fois à une nécessité pédagogique et à la réalisation d’un environnement scolaire favorable aux performances scolaires. Ce, pour faciliter l’accès des apprenants à des informations et services de qualité», explique t-il. Il précise que «ce qui sans nul doute contribuerait à prévenir les risques d’infections sexuellement transmissibles, le Vih/Sida, les violences et les abus, le nombre de grossesses et par conséquent à maintenir les filles à l’école».

Suzanne SY


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