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À CAUSE DE LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE : 32% des familles dakaroises ne mangent plus 3 repas par jour

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À CAUSE DE LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE : 32% des familles dakaroises ne mangent plus 3 repas par jour

La «Note de conjoncture trimestrielle», la nouvelle publication de la Direction de la prévision et des études économiques qui vient compléter le «point mensuel de conjoncture» qui donne, chaque mois, un aperçu sur l’évolution de l’environnement international et les tendances conjoncturelles au plan interne, a montré que la conjoncture économique frappe durement les Dakarois. En effet, les résultats de l’Enquête de perception de la conjoncture par les ménages (Epcm) ont montré, s’agissant de la situation alimentaire que «67% des ménages dakarois assurent trois repas par jour, contre 31% de foyers qui n’en prennent que deux et seulement 1% des familles interrogées ont droit à un seul repas par jour». Une situation que l’étude explique par le fait que «les dépenses alimentaires ont globalement augmenté au cours du premier trimestre 2011, pour 75% des ménages de la capitale». Et que cette «hausse des frais alimentaires est forte pour 41% des ménages, respectivement moyenne et faible pour 23% et 11% des enquêtés». Selon le document, «les dépenses de santé et de scolarité sont restées stables pour, respectivement, 58% et 75% des familles dakaroises. Les foyers qui ont enregistré une hausse des dépenses de santé représentent 35% des interrogés contre 7% qui ont noté une baisse». Quant aux factures d’électricité, 53% des ménages sondés disent qu’elles ont connu une hausse durant le premier trimestre 2011 contre 32% qui ont noté une stabilité. 

«Le pourcentage de familles qui ont ressenti une forte progression entre leurs deux dernières factures d’électricité représentent 21% des interviewés», souligne le document. Pour les dépenses de transport, «elles sont en hausse pour 43% des ménages de la capitale et en stabilité pour 48% des foyers». S’agissant des causes du choc subi au cours du premier trimestre, «86% des enquêtes ont relevé l’inflation et 78% ont cité les coupures d’électricité. La perte d’emploi a été évoquée par 14% des ménages et l’incapacité du principal soutien par 9% des foyers interrogés». Et ces chocs subis par les ménages de la capitale ont entraîné «une baisse du revenu selon 39% des interviewés contre 20% des ménages qui ont noté une hausse. De même, 16% des ménages ont relevé une hausse de leurs dépenses de scolarité consécutive aux chocs contre 17% pour les dépenses de santé et 13% pour l’accès aux services sociaux de base».

 S’agissant de l’accès à certains services sociaux de base, l’enquête révèle que 90% des foyers ont accès à l’eau potable et 92% à l’électricité. En revanche, l’assainissement reste un service peu accessible avec seulement 31% des ménages enquêtés. Concernant la situation des enfants dans la capitale, il ressort globalement de l’enquête que 14% des moins de 18 ans sont des travailleurs. En outre, un enfant sur trois (1/3) est non scolarisé, 7% des familles interrogées comptent des enfants malades et non soignés et 9% des enfants confiés.



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