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Adoration de Dieu et ferveur religieuse, les marques de l'oeuvre de Mame Diarra Bousso

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Adoration de Dieu et ferveur religieuse, les marques de l'oeuvre de Mame Diarra Bousso
L'adoration de Dieu, le dévouement à son mari et une fervente pratique de sa religion, l'islam, ont marqué la vie de Mame Diarra Bousso (1833-1865), la mère de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le fondateur du mouridisme, dont l’œuvre sera célébrée, dimanche à Porokhane (département de Nioro).

Sokhna Mariama Bousso, plus connue sous le nom de Mame Diarra, est originaire d’une famille d’illustres lettrés imbus de valeurs islamiques, les Mboussobé, dont le fief se trouve dans le Nord du Sénégal. Sayidatunâ Mariama Bousso, de son vrai nom, a très tôt suivi "la voie des anciens" et "sa dévotion sans faille lui valut le nom de Jâratul- Lâh, c’est-à-dire "la voisine de Dieu", en arabe.

Selon une note bibliographique reçue de la coordination des "dahira" (associations de fidèles) mourides, Mame Diara Bousso est née en 1833 de Serigne Mouhammadou Bousso et de SoKhna Astou Waalo Mbacké. Elle meurt en 1865, à l’âge de 32 ans. Une courte vie, à l’opposé de celle de sa mère, qui est créditée d’une longévité de 138 ans.

Selon la même source, très au fait de l’histoire du mouridisme, Mame Diara est, par son père, une descendante de Hassan, un petit-fils du prophète Mohamed. Sa mère enseignait le Coran, qu’elle récitait depuis l'âge de 30 ans, chaque nuit.

Elevée par ses deux parents, Mame Diarra restitue tout le Coran, oralement et par écrit, à l’âge de 10 ans. La religieuse termine, à 19 ans, l'étude des sciences religieuses, comme la théologie et la jurisprudence. A 20 ans, elle fait ses premiers pas sur le dur chemin du soufisme.

"Les intenses activités cultuelles auxquelles elle s’adonnait régulièrement, en tant que serviteur en quête de l’agrément de son Seigneur, n’entravaient nullement son devoir de femme, dans l’accomplissement des travaux domestiques", écrit Mor Daga Sylla, coordonnateur des ''dahira'' mourides.

Chez Serigne Mbacké Mor, son mari, "elle allait chercher régulièrement de l’eau au puits. Et chaque fois qu’elle rentrait du puits avec une bassine d’eau, les nombreux disciples de Serigne Mbacké Mor en buvaient tout le contenu, avant même qu’elle ne ramena une autre bassine", écrit encore M. Sylla.

Le coordonnateur des "dahira" mourides rapporte des anecdotes liées à la vie de Mame Diara.

"Un jour, Serigne Mbacké Mor lui demanda de l’eau pour faire ses ablutions. Elle saisit une bassine et se précipita vers le puits, où elle ne trouva aucun moyen de tirer l’eau. Pressée de rendre service à son époux, elle se jeta dans le puits. Les secouristes venus la repêcher la trouvèrent non seulement indemne, mais avec une bassine remplie d’eau entre les mains", affirme M. Sylla, reprenant une anecdote très populaire dans l’historiographie mouride.

"Un autre jour, ne trouvant pas de bois mort pour la préparation du petit-déjeuner de Serigne Mbacké Mor, Mame Diarra se résolut à briser sa malle en bois, laquelle contenait ses habits, et l’utilisa comme bois de chauffe", raconte ce responsable de la communauté mouride.

En matière d’éducation, Mame Diarra aimait raconter à ses enfants la vie des "hommes de Dieu", dont les compagnons du prophète Mohamed. C’est ainsi que, imprégné des valeurs islamiques apprises de sa mère, "Cheikh Ahmadou Bamba s’appliquait ses conseils et imitait les ascètes, en se retirant dans la brousse, pour ses pratiques cultuelles".

"Certes, la durée de sa vie sur terre est courte (32 ans), mais son œuvre est immense […]. Mame Diarra Bousso est sans nul doute le premier serviteur" de Cheikh Ahmadou Bamba, son fils, futur fondateur du mouridisme, une confrérie musulmane inspirée du soufisme. Mame Diarra est surnommée la "mère du mouridisme".

A Porokhane, dans la région de Kaolack (Centre), où elle a vécu avec son mari, est organisée chaque année une fête dédiée à son sa œuvre, sous l’égide des responsables de la communauté mouride. La prochaine édition du "Magal" de Porokhane est prévue samedi.

Cet évènement dédié à la mère de Cheikh Ahmadou Bamba a été célébré pour la première fois en 1951.

Porokhane abrite un centre d'enseignement islamique, dont sont pensionnaires des jeunes filles portant toutes le nom de Mame Diarra Bousso.



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