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Cardinal Theodore Adrien Sarr, Archevêque de Dakar : « Bâtir une société sénégalaise qui s’appuie sur l’éthique et la morale »

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Cardinal Theodore Adrien Sarr, Archevêque de Dakar : « Bâtir une société sénégalaise qui s’appuie sur l’éthique et la morale »

A la veille du pèlerinage de Poponguine, le Cardinal Théodore Adrien Sarr, patron de l’Eglise, évoque les grands défis de la communauté chrétienne, mais aussi ceux qui se posent à la société sénégalaise


Mgr Théodore Adrien Sarr, vous avez récemment lancé un message de mobilisation sur la route de Popenguine 2012. Le thème de cette année appelle à l’unité, «que tous soient un» (Jn 17, 21). On peut dire qu’il est d’une grande actualité, après la récente élection présidentielle et les troubles survenus ?     

Je précise que nous n’avons pas choisi ce thème en fonction de l’actualité politique du Sénégal. Le thème que nous adoptons, chaque année, pour le pèlerinage Marial de Popenguine, est tiré de l’actualité de l’Eglise. C’est le comité national du pèlerinage qui réfléchit et nous propose 2 ou 3 thèmes. Si nous avons retenu ce thème de l’unité des chrétiens à partir de la prière de Jésus avant sa passion et sa mort, c’est parce que l’unité est toujours d’actualité. Jésus Lui-même, juste avant de mourir, a adressé à Dieu son père cette prière : «Père, faites que tous ceux qui croiront en moi soient un. Ils doivent être un comme toi et moi afin que le monde croie». L’unité des chrétiens est une nécessité dans l’Eglise. Dans chaque famille chrétienne, dans chaque paroisse et diocèse, nous luttons pour que les chrétiens communiquent et vivent dans la communion et l’unité. Dimanche dernier, j’étais à la paroisse Saint-Paul de Grand-Yoff où j’ai rappelé que la vie chrétienne repose sur plusieurs piliers. J’en ai cité trois. Le premier est la prière, car le chrétien doit être un homme de prière s’il veut vivre une vie chrétienne authentique. Le deuxième pilier repose sur l’amour. Notre religion est basée sur l’amour parce qu’elle consiste à aimer Dieu et à aimer son prochain. Le troisième pilier, c’est l’unité qui rappelant cette prière du Christ «que tous soit un». 
Depuis longtemps, le Saint Siège a proposé que nous puissions vivre, durant le mois de janvier, une semaine de prière pour l’unité des chrétiens avec nos frères protestants, orthodoxes et anglicans. Nous avons conscience que le fait que les disciples de Jésus-Christ soient séparés en plusieurs églises n’est pas le meilleur témoignage que nous devons donner au monde. Bref, pour nous, l’unité est aussi nécessaire entre chrétiens que les événements vécus aujourd’hui dans l’Eglise. Ceci, en conformité avec le thème du deuxième synode africain qui s’est tenu à Rome en octobre  et qui s’intitule : «l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix». Si nous voulons travailler à la réconciliation dans nos pays, il faut que nous vivions comme une église réconciliée et unie. Voilà pourquoi les évêques, sur proposition du comité d’organisation, ont choisi ce thème  de l’unité.

Après les élections marquées par des troubles sur la voie publique, ce thème de l’unité prend une certaine  importance pour  les sénégalais ? 
Nous chrétiens en nous rappelant cette nécessité de vivre l’unité, plus nous arrivons à la vivre entre nous et en témoigner autour de nous. Plus nous pouvons inciter celle ou ceux qui nous voient au Sénégal en leur disant « vous voyez  combien les fruits de l’unité sont nécessaires ».
Au niveau de la vie sociale et nationale, nous travaillons davantage à être unis autour d’objectifs communs en mettant ensemble nos moyens, nos idées et nos forces pour bâtir une société sénégalaise de plus en plus renouvelée et transformée, parce qu’il y a  le besoin de mener au Sénégal un certain nombre de changements fondamentaux, non seulement de changement dans l’administration, ou dans les politiques économiques, mais comme j’aime à le dire, des changements au niveau de l’éthique et de la morale. Il y a aussi tous ces grands chantiers de la morale et de l’éthique qu’il faut mener au Sénégal. Plus nous sommes unis, plus nous serons capables de faire face à toutes les situations.

Le pèlerinage sera un moment propice pour rendre grâce à la Vierge Marie sollicitée par les chrétiens pendant la période électorale …   
J’invite les chrétiens qui viendront à Popenguine de remercier la Sainte Vierge, parce que lors des élections, nous l’avons beaucoup prié. Les évêques ont fait composer une prière. Nous demandons que les communautés catholiques récitent cette prière à la fin de la messe. Cette prière était distribuée et les personnes, dans les familles, pouvaient la réciter individuellement, au rythme qu’elles veulent, tous les jours. Nous avons l’assurance que les catholiques sénégalais ont prié, avec ferveur, la Sainte Vierge de Marie depuis le mois de septembre, lui confiant la situation du pays et lui demandant de nous obtenir de Dieu des bénédictions pour que les élections se fassent dans la paix et des conditions satisfaisantes. Nous avons été exaucés. Je crois que cette édition du pèlerinage 2012 est une occasion de remercier la Sainte Vierge et Dieu Lui-même pour avoir fait que ces élections se soient passées dans la paix. Nous allons, cette année, rendre grâce à la Sainte Vierge d’avoir exaucé les prières que nous faisions monter vers le Seigneur depuis le mois de septembre.      

Les Sénégalais ont vécu des périodes troubles lors des élections présidentielles, il y a eu des morts d’hommes, comment avez-vous vécu ces événements douloureux ? 
C’est vrai que les derniers mois de l’année de 2011 et les deux premiers mois de 2012 étaient pénibles pour tous les Sénégalais. En tant que citoyen sénégalais, j’ai vécu ces événements dans l’inquiétude et la souffrance. Inquiétude de voir toutes ces tensions prendre de l’ampleur et s’exprimer dans la violence. La douleur, c’est de voir que cette violence a provoqué des morts d’hommes, souvent des gens innocents ; ce qui était révoltant. Je crois qu’aucune personne de bonne volonté ne peut se réjouir de voir de telles situations.

Comment avez-vous accueilli le changement de régime politique après le scrutin du 25 mars dernier qui a porté le Président Macky Sall au pouvoir ?
Au soir du 25 mars, j’ai ressenti, avec la plupart gens, sinon tous les Sénégalais, un grand soulagement. Celui de voir que tout s’est bien terminé. Il faut rappeler que les deux tours du scrutin se sont déroulés sans trop de difficultés. Les résultats ont été aussi proclamés dans la clarté, nous permettant de savoir ce que voulaient les Sénégalais. Mieux, ces résultats ont été acceptés pacifiquement. C’est pour cette raison que je parle de soulagement et de satisfaction en voyant le comportement de l’électorat sénégalais, mais aussi le comportement positif de nos autorités qui ont accepté les résultats du scrutin. Il nous faut maintenant continuer à gérer ce résultat positif et montrer à la face du monde que le Sénégal est capable de marcher sur les chemins d’une démocratie de plus en plus renforcée. Moi-même qui voyage beaucoup depuis le 25 mars, à chaque fois que je visite un pays, qu’il soit d’Afrique ou d’Europe, je reçois des félicitations pour ce qui s’est passé au Sénégal. Il faut s’en féliciter et demander à Dieu de nous aider à continuer à donner, à la face du monde, le visage d’une démocratie au Sénégal qui, certes, n’est pas parfaite, mais que les acquis  conforteront d’année en année.           

Selon vous, sur quoi les autorités sénégalaises doivent mettre l’accent pour améliorer les conditions de vie des Sénégalais ? 
Je pense que les nouvelles autorités doivent mettre l’accent sur l’amélioration du quotidien des Sénégalais. Avant, durant et après la campagne électorale, les populations ont exprimé leurs attentes, leurs besoins et souffrances. Je crois que les autorités doivent faire attention à ce quotidien des Sénégalais et voir comment l’améliorer. Les premières mesures qui sont prises, notamment la baisse de quelques prix des denrées, sont un bon signe. Il faut que cela continue, parce qu’on ne peut pas tout changer en un seul jour. Mais que, progressivement, les Sénégalais sentent que les autorités prennent en charge leurs attentes, besoins, souffrances et changements souhaités. 
Il faut aussi voir de quelle manière relancer l’économie sénégalaise en essayant de régler, petit à petit, le problème de l’emploi qui est une question complexe. Sur ce plan, l’Etat ne peut pas tout régler d’un seul coup, mais que les populations sentent que les plans et les projets sont mis en place et que progressivement on peut espérer que l’emploi au Sénégal sera amélioré. Je n’oublie pas le monde rural, parce que nous allons vers l’hivernage et on ne doit jamais oublier de mener une politique agricole adéquate qui permet d’assurer, aux populations rurales, de meilleures conditions de vie. Il faut que les populations sentent que leur sécurité alimentaire est assurée, mais surtout qu’elles ont, de plus en plus, des ressources qui leur permettent d’améliorer leurs conditions de vie. L’Etat doit aussi régler l’électrification rurale qui est de plus en plus demandée par les populations, sans compter les besoins en santé. Cependant, il faut le dire, le Sénégal a besoin de se ressaisir. Dans notre pays, l’argent a eu trop de place dans la vie des Sénégalais. Une place indue. J’ai appelé cela dans mon message de Noël «la suprématie polluante de l’argent».
Il faut que l’on comprenne que ce n’est pas l’argent qui fait vivre l’homme. Notre seigneur Jésus disait : «l’homme ne vit pas seulement de pain, mais toute parole qui sort de la bouche de Dieu». Il faut rappeler aux Sénégalais que les valeurs morales sont importantes et nous devons retrouver des valeurs qui existaient chez nos ancêtres, comme la solidarité, l’amour fraternel, le respect mutuel. Il y a une espèce de fondement qui existe chez les Sénégalais, à savoir, la reconnaissance et l’acceptation de la différence pour vivre dans la paix. Cela s’est passé sur le plan ethnique et religieux. Il y a des différences religieuses, mais elles ne nous empêchent pas de vivre en paix. Il faut rappeler cela aux Sénégalais, pour que ces valeurs morales soient ré-ancrées dans les cœurs des populations, surtout chez les jeunes générations, pour que le Sénégal continue d’être un pays en progression, en développement.
L’autre combat que nous devons tous mener, c’est la lutte contre la violence. Il y a trop de violence au Sénégal. Vous ne pouvez pas ouvrir aujourd’hui un  journal sans trouver, à l’intérieur, des meurtres. Il faut lutter contre la violence en travaillant les esprits et les cœurs. Cela est un travail en profondeur. Il faudrait qu’on rétablisse l’éducation morale et civique dans les écoles pour que les populations sachent comment se comporter. 
Les populations venant de la campagne s’entassent à Dakar. Elles apportent en ville des comportements du village qui sont différents  des comportements de la ville. Bon nombre elles perdent les bons comportements. Il faut entreprendre une éducation populaire en rappelant aux gens qu’il y a des valeurs qu’il faut respecter si l’on veut vivre ensemble dans la paix.

Vous êtes impliqué dans la recherche de la paix en Casamance. Que pensez-vous de la tension qui persiste dans cette partie du pays ? 
La source de la tension en Casamance est connue. Il y a des Sénégalais qui sont dans le maquis parce qu’ils revendiquent quelque chose qu’ils n’ont pas obtenu. Ils vivent dans le maquis sans moyens, ils sont parfois tentés, avec leurs armes, d’attaquer les gens en prenant leurs biens pour vivre. Tant que l’on ne voit pas comment enclencher le vrai dialogue avec le Mfdc (Mouvement démocratique des forces de la Casamance, rébellion armée, ndr) pour parler des négociations et de la paix, nous resterons dans cette situation. Je pense qu’après 30 ans de conflit, il faut s’asseoir et se parler. Dans une négociation chacun vient avec ses idées, mais ce sont des négociations qui permettent de dire ce qui est possible afin d’arriver à un consensus. A partir de là, tout le monde accepte de déposer les armes et nous travaillons à régler définitivement ce problème en faisant revenir la paix, en sécurisant la région et en réintégrant dans la société ceux qui étaient dans le maquis.

Vous avez l’ambition d’agrandir le sanctuaire marial de Popenguine pour qu’il puisse contenir davantage de pèlerins. Comment évolue le projet ? 
C’est vrai que devant l’affluence de plus en plus grande des pèlerins, la première solution, c’est de multiplier les messes. En le faisant, on évite la bousculade lors de la messe du lundi. Mais cela n’est pas suffisant. Nous pensons qu’il faut agrandir le sanctuaire. Nous l’avons fait plusieurs fois, car il  était question d’augmenter l’espace couvert du sanctuaire. Au-delà de cette augmentation de quelques mètres carrés, la question est sérieusement posée pour le déplacement du sanctuaire ou alors le changement de sa configuration qui permettrait d’avoir un autre pan pour contenir plus de pèlerins. Toutes ces questions d’agrandissement demandent des moyens. Nous sommes encore à l’état de projet. Nous continuons de réfléchir sur comment agrandir l’emprise du sanctuaire actuel pour pouvoir avoir une capacité plus grande, mais aussi multiplier les messes entre le samedi, le dimanche et le lundi. Il faut aussi, en cours d’année, multiplier les pèlerinages catégoriels. Nous avons déjà la marche pèlerinage des jeunes. Nous sommes en train de promouvoir le pèlerinage des enfants, en lien avec la fête du Saint-enfant. Nous encourageons aussi le pèlerinage des familles. Quelqu’un a suggéré un pèlerinage des militaires comme à Lourdes. Ce ne sera pas un pèlerinage pour les militaires sénégalais, mais à l’intention des militaires et paramilitaires. Ce qui permettrait aux gens de faire des pèlerinages par catégorie à Popenguine dans l’année et ne pas retourner à Popenguine le lundi de Pentecôte. Je crois qu’en travaillant dans différentes directions, nous serons capables de mieux maîtriser la foule de pèlerins. 

Cette année, l’école sénégalaise est secouée par une crise obligeant les autorités à revoir le calendrier des examens. Est-ce que le privé catholique a adhéré à ce nouveau calendrier ?  
C’est évident que les écoles privées catholiques ont travaillé régulièrement. Mais je souligne, comme je l’ai fait devant le ministre de l’Education nationale, que ce ne sont pas nos seules écoles qui ont régulièrement fonctionné. Toutes les écoles privées du pays sont concernées, qu’elles soient laïques ou confessionnelles, parce qu’il y a des écoles franco-arabes qui ont fait des cours normalement. Il y a aussi beaucoup d’écoles publiques, primaires, collèges et même des lycées qui ont fonctionné normalement. Ce que nous avons souhaité pour tous les élèves, c’est que l’on tienne compte de leurs efforts pour que les examens soient organisés à des dates convenables et qu’ils ne soient pas pénalisés à attendre des semaines en oubliant ce qu’ils ont appris. 
C’est pour cela que nous souhaitons que le calendrier soit aménagé. Evidement, nous ne demandons pas que soient sacrifiés les élèves dont le travail a été perturbé par les grèves et nous comprendrons le travail du ministre qui fait tout pour les aider à pouvoir passer une année scolaire normale. Je pense qu’il faut tout faire pour qu’il n’y ait pas d’année blanche. Une année blanche, cela veut dire des complications pour le futur, parce que les élèves qui devaient passer en classe supérieure doublent pendant que les jeunes frères arrivent derrière. Ce qui créera des problèmes difficiles à résoudre. 
Ce qui a été proposé par le ministre n’est pas à notre entière satisfaction, mais nous acceptons un compromis pour que le ministère de l’Education puisse gérer cette situation difficile. Nous acceptons les dates proposées par le ministère et nous y travaillons en conséquence.

Ces derniers mois, vous avez fait des tournées dans les  paroisses. Quel bilan tirez-vous de ces visites ? 
Chaque année, je fais ce qu’on appelle des visites pastorales dans les paroisses, mais comme le diocèse est immense, parce que nous sommes à 45 paroisses, je ne peux pas les visiter toutes en une année. Mais, depuis mon arrivée, au bout de deux ans, j’ai choisi de faire ces visites par doyennés, c’est un regroupement de paroisses par zone. Dans le diocèse de Dakar, nous avons 5 doyennés. Ces visites pastorales me permettent de passer 2 journées entières (samedi et dimanche) dans la paroisse. Je vais consacrer les 4 week-ends du mois de juin à visiter les 4 paroisses qui restent. Ces visites me permettent de rencontrer toutes les catégories de la communauté. C’est l’occasion d’écouter la communauté et ses démembrements. Ils m’exposent leurs vécus quotidiens. Alors, il y a des réussites, des joies, mais aussi des échecs et des difficultés. Ce qui me paraît normal. Je peux dire que dans l’ensemble, c’est positif, parce que le 2e tour de ma visite m’a permis de connaître plus en profondeur chaque paroisse. La visite m’a aussi donné l’occasion de constater qu’il y a une croissance de l’Eglise. Une croissance numérique, parce que les chrétiens deviennent de plus en plus nombreux du fait des naissances, mais aussi du fait que beaucoup d’adultes deviennent chrétiens. Egalement, beaucoup de  chrétiens des autres diocèses du pays viennent à Dakar pour des raisons de travail. Il s’y ajoute des chrétiens qui viennent des autres pays d’Afrique et d’Europe pour des raisons professionnelles, parce que travaillant dans les organismes internationaux. La preuve est que toutes nos églises deviennent de plus en plus petites. Le cas le plus frappant est celui de la paroisse des Parcelles assainies devenue très petite, même pour la communauté, alors qu’elle était construite pour abriter de grandes célébrations.
Je constate, avec beaucoup de fierté, qu’il y a une croissance qualitative dans le sens que les chrétiens, grâce aux efforts des prêtres, prennent conscience de l’importance de la vie chrétienne, qu’elle est témoignage et adhésion à l’Evangile. Il existe aussi plus de communautés ecclésiales de base, à travers lesquelles nous demandons à tous les chrétiens du même quartier de s’efforcer à se connaître, se fréquenter et se rassembler pour montrer qu’ils sont un, qu’ils sont une famille, la famille de Jésus-Christ. Ces communautés ecclésiales de base existent dans toutes les paroisses. Ce qui demeure ma préoccupation, ce sont les fidèles qui ne participent pas aux activités de l’Eglise. Je suis en train de lancer des appels en leur disant que l’Eglise, c’est l’affaire de tous les chrétiens.

Quelles sont les doléances des paroisses de l’archidiocèse ?  
J’ai recueilli plusieurs doléances, c’est normal. Mais, celle du troisième cimetière revient souvent. J’ai pu dire aux fidèles que nous avons eu l’assurance que le troisième cimetière est accordé, le terrain est indiqué, nous sommes en train de finaliser le processus d’attribution. Ce terrain, qui se trouve à Guédiawaye, une fois qu’il sera attribué, permettra à tous les chrétiens de la banlieue de pouvoir inhumer leurs morts dans ce cimetière et éviter ainsi un  long trajet, en venant au cimetière Saint Lazare qui est en train de se remplir. Il y a aussi les questions de sacrement. Mais, dans l’ensemble, je suis satisfait de ce qui j’ai vu et entendu dans ces différentes paroisses.
Il faut le dire, aujourd’hui, qu’il y a nécessité de créer de nouvelles paroisses. Je rappelle que de l’an 2000, l’année de mon arrivée à Dakar, à 2011, nous avons pu créer 11 nouvelles paroisses dans la région de Dakar et dans la zone rurale. Mais, aujourd’hui, il y a des urgences, parce qu’il faut, sans tarder, créer une paroisse à Yeumbeul et Diamniadio. Il faut aussi envisager une autre paroisse vers Kounoune, Sangalkam et Bambilor. Il y a des urgences, parce que les chrétiens sont maintenant présents dans toute la région du Cap-Vert, alors qu’il y a des zones qui, autrefois, n’avaient pas de chrétiens. Ce qui veut dire que nous devons nous dépêcher pour trouver des terrains et préparer  l’implantation  de nouvelles paroisses.

Le projet Saint Paul nécessite davantage de moyens. Vous avez lancé les travaux, mais comment avance ce chantier ?   
Le projet Saint-Paul est en bonne voie, puisque nous avons commencé les travaux. Je demande aux populations d’arrêter de penser que leur argent est utilisé à d’autres fins. Si les choses sont lentes, cela s’explique par le fait que nous voulons avoir une sécurité. Comme le devis est assez élevé, nous voulions, avant de commencer les travaux de construction, rassembler le tiers de l’argent nécessaire.  Malheureusement, nous n’avons pas pu rassembler ce tiers avant de commencer. Mais, comme nous constatons l’augmentation des prix des matériaux, nous avons décidé de commencer avec les 300 millions que nous avions, mais c’est nettement insuffisant. Nous sommes obligés d’affronter une difficulté réelle, parce que les travailleurs n’ont pas fini  de faire les fondations et de sortir l’eau. Il faut que les travaux de sous-sol soient terminés pour que l’hivernage ne viennent pas plomber ce qui a été fait.
J’en appelle encore à la générosité des chrétiens pour que ce sanctuaire avance. Ce sanctuaire, il nous le faut, parce qu’il nous permettra, quand il sera achevé et utilisable, d’abriter de grandes célébrations dans les conditions de prières favorables. Il pourra accueillir 6000 personnes à l’intérieur. Avec l’esplanade, nous pourrons en rassembler 10.000 sans difficulté.      

En janvier dernier à Abidjan, a été mise sur pied la Conférence épiscopale régionale qui va regrouper les évêques d’Afrique de l’Ouest. Quelle sera sa mission ? Les différentes linguistiques  ne constituent-elles pas un obstacle ?    
Ce que nous appelons conférences épiscopales régionales part de cette nécessité que dans l’Eglise catholique, les évêques doivent travailler en collaboration. C’est pour cela que, dans chaque pays, les évêques sont réunis en conférence épiscopale. Nous pouvons dire que c’est comme l’Association nationale des évêques du pays. Cette conférence permet aux évêques de se réunir, périodiquement, pour échanger, se concerter et arrêter des directives pastorales, mais aussi s’entraider. C’est pourquoi, depuis longtemps, on a toujours dit la conférence épiscopale du Sénégal Mauritanie. Après, Rome nous a demandé de rattacher deux autres pays voisins qui ont un seul évêque. Il s’agit du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau. Au début, il y avait un seul évêque au Cap-Vert, nous l’avons accueilli. D’où la conférence épiscopale du Sénégal, Mauritanie et du Cap-Vert. Nous avons fait de même avec la Guinée-Bissau. Aujourd’hui, notre Conférence épiscopale est pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau. Même, s’il y a aujourd’hui, 2 évêques en Guinée-Bissau et au Cap-Vert.
Mais les évêques ont vu, à travers le monde, qu’il est bon également, qu’au-delà des conférences épiscopales nationales et interterritoriales, qu’il y ait encore des possibilités de pouvoir se concerter, collaborer et s’entraider. C’est pour cette raison que nous avons créé les conférences épiscopales régionales. Ce que nous avons vécu en Afrique de l’Ouest, date du Concile Vatican II en 1963. Les évêques des pays francophones de l’Afrique de l’Ouest, dont les anciennes colonies françaises de l’Aof, ont  décidé de garder une unité entre eux en créant la conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest. Mais on aurait pu dire conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone (Ceraof). 
Quelques années plus tard, c’est-à-dire en 1967, les anglophones de l’Afrique de l’Ouest ont créé l’Association des conférences épiscopales de l’Afrique de l’ouest anglophone qui est constituée des conférences du Nigéria, du Ghana, du Libéria, de la Sierra Léone et de la Gambie. 
Nos deux instances travaillaient en parallèles à cause de la langue. Je suis témoin de cela en tant que jeune évêque à l’époque, parce que j’entendais les gens dire que ce n’est pas normal que nous travaillions en parallèle dans la même région, alors que les réalités sont souvent les mêmes. Une idée a été émise et acceptée, même vécue à tel point que  chaque fois que ces évêques avaient une assemblée plénière, tous les trois ans, ils invitaient les évêques de la conférence francophone et vice versa. Finalement, en 2000, nous avons organisé une assemblée conjointe régionale où les évêques anglophones, francophones et lusophones se sont retrouvés à Ouagadougou, pendant 3 jours, pour prier ensemble et réfléchir. C’est de là qu’est née l’idée de dire qu’il faut marcher maintenant vers l’unité. Il y a une étape, nous avons dit que nous supprimons les conférences qui existent déjà, mais on les unit pour nous obliger à travailler ensemble davantage. En 2007, nous avons consacré cette union. 
Après cela, nous avons décidé de faire un nouveau pas. On a créé une seule conférence épiscopale régionale à Yamoussoukro, en janvier dernier.  Elle aura son assemblée plénière tous les 3 ans, permettant aux évêques africains d’échanger et de se fixer des orientations. Il y aura, chaque année, ce que nous appelons le conseil permanant qui comprend la présidence et les présidents de commissions. A propos des différences linguistiques, quand nous nous retrouvons, des prêtres facilitateurs se proposent d’être les traducteurs. Je suis frappé par la bonne ambiance fraternelle entre les différents évêques.  La langue n’est plus un obstacle.            
Comment avez-vous été porté à la présidence de cette conférence ?   
Lors de cette assemblée constitutive, il fallait adopter les statuts et élire un président. Dans les statuts, nous avons prévu qu’il y ait un président et 2 vice-présidents de telle manière que les 3 langues soient représentées. Ils m’ont proposé à la tête de cette conférence, parce que je suis le doyen et je connais aussi bien le processus qui s’est passé jusqu’à présent. Effectivement, au vu de mon âge, je suis pratiquement le dernier et ils m’ont demandé d’occuper ce poste pendant 3 ans pour lancer les activités. Nous avons comme premier-vice président un évêque du Nigéria et le deuxième vice-président est l’évêque de Guinée-Bissau. Ensuite, il y a un secrétaire général et deux secrétaires généraux adjoints. Là aussi, les trois langues sont représentées.


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16 Commentaires

  1. Auteur

    Peuls,

    En Mai, 2012 (20:57 PM)
    "Bâtir une société sénégalaise qui s'appuie sur l'éthique et la morale", lance dignement-noblement-sobrement l'Illustre Cardinal Théodore Adrien SARR aux dignes-nobles peuples sénégalais, sans distinction d'ordre culturel-ethnique-linguistique-confessionnel-régional. Voilà ce que les dignes-nobles Sénégalauis souhaitent entendre de la part d'un religieux. Mais des religieux qui ne parlent que de sous-terres-ressources-privilèges indus-strapontins fictifs-licences de foutre impunément les bordels... Que l'Unique entend et exhauce les prières du très cher Compatriote, l'Illustre Cardinal Théodore Adrien SARR, élu, à l'unanimité par ses pairs, sans tactiques-combines-complots-pactes-compromissions, Président de la Conférence épiscopale régionale de l'Afrique de l'Ouest, et très prochain premier Pape Noir de l'Eglise universelle de Rome. Amen. PEULS.
  2. Auteur

    Boko Haram

    En Mai, 2012 (23:14 PM)
    je veux venir au senegal .que faut il faire.
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    Auteur

    Amourr Impossible

    En Mai, 2012 (23:34 PM)
    je suis musulman et jaime une catholik en plus niak, je laime sincerement ma famillll est contre, je veux lepouser que faire??? aidez moi
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    Auteur

    Wahid

    En Mai, 2012 (23:54 PM)
    Cardinal Adrien Theodore , toubale ...te" conseiller Barthelemy Diaz"...a propos de morale et d'ethique.

    Boul gnou sonal, ak sey wakh....diou amoul ma'a na !

    Nioun ay djoulit lanou... ( EN MAJORITE ), ...chi Senegal...

    Wa la bok, ...guene len Senegal...Sona nayouTROP...ak yen sounou bir !...Allah (wata ) , le sait bien !!!

    Je ne reconnais plus le Senegal , comme un etat musulman , ou vivent 95% de musulmans !

    Si un catholique , ( kufar-infidele) , peut tuer , impunement , un musulman , et ses autres freres musulmans restent les bras croises , sans le venger, c' est bien qu 'Allah ...(swata)..., le Coran, la sharia , et ISLAM , sont bafoues , dans ce pays , malheusement...!

    Devant les cameras de la TV au Senegal... Barthelemy Diaz avait bien declare, admis , soutenu,

    qu'il avait tue ce jeune musulman, de sang froid, qui , de surcroit , n'avait point d'armes..!!!

    C' est de l'assasinat pur et simple....!!!

    LA JUSTICE DIVINE TOMBERA ...BIENTOT SUR LUI....Inch'Allah..

    ....YA' ALLAHOU...YA' RABBI..RAB' UL ARCH' al AZIM...ALAL' HAW' MIL KAFIRIN....AMINE...

    ...WA' TAWAKAL AL' ALLAH...WA KAFA'A BILLAHI WAKILA....

    ..Priez donc mes chers freres musulmans senegalais , ainsi que je vais le faire ce soir , sur la cote ouest

    americaine, pour que la mort de notre frere musulman soit vengee...c'est la sharia ...qui l'exige...

    Aux parents de N'diaga DIOUF....PATIENTEZ ET PRENEZ REFUGE DANS... la salat ..ak.. " sabr"-mouigne .

    car.. ALLAH(swata)... voit tout, entend tout.."

    ....Wa Houwa aina ma kountoum wa'l lahou bima tah' malouna basir ..."...

    ... IL ..Repondra, bientot , inch 'Allah, a vos prieres de justice...Dieu va vous venger votre perte...Amine..

    Je vous recommende de lire et de mediter sur :

    Surat AL' TAWBAH ...( chapitre 9 )...du coran...cela vous guidera.....Wal'la...!

    La vie d' un musulman...EST SACREE...plus qu'un kufir...WASSALAM...
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    Auteur

    Vérité

    En Mai, 2012 (00:30 AM)
    si t'étais tranquille et confiant dans ta fois musulmane tu ne critiquerais pas les chrétiens converties toi car tun sais ou est la vérité , cher ignorant tout ce que tu me diras de méchant ou d'insulte saches que c'est à toi ke sa retourne il n'ya pas de comparaisons entre ce saint cardinal et tes faux dévots de mares à bout bogue té gueem khaaliss
    Auteur

    Peuls,

    En Mai, 2012 (08:53 AM)
    "Tant vaut la matrice, tant vaudra le bijou qui y sera coulé" di l'adage. Aussi me parait-il indispensable de parler de sainte Marie avant de présenter son Fils. Sainte Marie est appelée par Tierno Bokar, en langue peule: "Rannga nyaayre Allaah, soit: "Matrice du bijou divin". Sans vouloir rapporter içi, ce qui serait trop long et hors sujet, les fruits de notre méditation sur les trente-deux versets fondamentaux du Coran qui ont mentionné Maryam, rappelons que, d'après le Coran, Marie était généalogiquement issue de la plus illustre famille sémite: la famille d'Imran, qui remonte jusqu'à Abraham. Elle fut bénie-consacrée à Dieu avant même d'avoir été conçue. Une fois conçue, elle fut à nouveau consacrée à Dieu par sa mère en ces termes: "La femme de Imran di: "Mon Seigneur! Je te consacre ce qui est dans mon sein. Accepte-le de ma part. Tu est en vérité. Celui qui entend et qui sait" (Coran sourate II, vers 35). Le Soufi Peul, Amadou Hamâté BÂ. PEULS.
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    Auteur

    Farida

    En Mai, 2012 (09:57 AM)
    Eh oui... Voila le drame, peu importe la parole, il y en a toujours pour juger en fonction de la personne qui l'a prononce.. Le vide idéologique, la haine encrée depuis des années dans le cœur, la facilité de l'echappatoir raciste!!! Faites face à vos douleurs, écoutez, entendez, comprenez!!! Ne croyez pas! Sachez! C'est fatiguant... Tous mes respects à m. Le Cardinal Sarr, que la paix soit sur vous...La lutte pacifique parce que Divine continue... Une gnostique...Bon Dimanche à tous.
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    Auteur

    Siiiiiiiii

    En Mai, 2012 (10:18 AM)
    L'AFFAIRE DE CHEIKH BETHIO THIOUNE!



    Un gendarme de la brigarde de recherche et talibe

    Baye Niass de Medina Niassene a pu decouvrire que

    des elements des RG ou Renseignement Generaux

    (SERVICE SECRET DE L'ETAT DU SENEGAL) sont

    les principaux organisateurs du massacre de Keur Samba Laobe.

    La vie de ce gendarme est aujourd'hui en danger.

    Ce gendarme de l'enquete dont nous tairons le nom

    est maintenant convaincu que les elements des RG

    ont corompu Barra Sow et compagnie a partir a Mbour

    chez Bethio Thioune malgre les restrictions judiciaires qui interdisaient a Barra Sow de

    s'approcher de toutes concessions de CHEIKH

    Bethio .Certains elements des RG etaient deja en

    place keur samba laobe depuis le matin de cette

    journee pour attendre Barra Sow et compagnie

    pendant que d'autres elements du meme RG pseudo disciples l'accopagnaients dans les autres 4x4.

    Apres l'eclatement de la bataille rangee et devant le

    constat des 2 morts dont l'un Bara Sow avec le

    visage completement defigure,un element des RG qui

    semblait etre neutre a profite de l'atmosphere

    d'angoise des talibes de Bethio face aux 2 cadavres pour leur suggerer que le mieux qu'ils peuvent faire

    c'est d'aller vite enterrer avant que le reste du Senegal

    ne soit au courant .

    C'est ainsi que les thiantacounes qui ne

    refflechissaient plus ont vite embarque les corps sur

    une charette pour aller les enterrer pendant que les autres elements des RG filmaient tout a l'insu meme

    des disciples charges de l'enterrement.

    Ce sont ces meme elements des RG qui ont indique

    aux gendarmes une fois sur place la tombe des

    victimes.

    Il est clair donc que le directeur des RG est le principal responsable du genocide de Keur Samba

    LAOBE.

    Peuple SENEGALAIS SI ON VOUS PARLE D'UN

    GENDARME TUE SUR UN ACCIDENT DE LA

    CIRCULATION OU QUI MEURT SUBITEMENT

    D'UNE CRISE CARDIQUE,SACHEZ QUE LES RG L'ON TUE. les RG ont montre le film de l'enterrement au

    procureur Ndoye et c'est ce qui la forca a faire sa

    declaration hative d'inculpation et meme le fait que le

    procureur soit un mouride ne releve rien d'un

    hassard.Tout a ete planifie a l'avance.

    Il est donc claire que tout a ete planifie execute par les anti-religions qui gere les RG La pertinence avec

    laquelle les informations ont été collectées dans le

    dossier Cheikh Béthio Thioune étonne plus d'un. La

    précision de la reconstitution des faits et l'exactitude

    des éléments exhibés aux prévenus les ont surpris et

    subjugués. Cette performance n'est pas le fruit du hasard, encore moins le produit de témoignages de

    villageois ou de personnes extérieures. Sur la foi de la

    confidence d'une de nos sources, ce sont des

    éléments des services de renseignements infiltrés

    auprès du guide des thiantacounes qui ont suivi tout

    ce qui s'est passé au moment du meurtre des deux thiantacounes et ont procédé à une restitution fidèle

    de ce qu'ils ont vu. Pourquoi, doit-on alors se

    demander, Béthio Thioune était-il surveillé de si

    près ? La réponse est évidente, à entendre notre source: le

    guide des thiantacounes est fiché depuis longtemps

    comme étant un élément potentiellement dangereux

    pour la sûreté de l'Etat. Il fallait donc passer à la

    loupe tous ses faits et gestes. C'est ce qui explique

    ce dispositif lourd qui avait été déployé autour de lui.Un dispositif qui a payé... (source : debout patriots)

    "SENEWEB NEWS.

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    Auteur

    Khoooooooo

    En Mai, 2012 (11:35 AM)
    Macky fayanto bakhoul diam ak salam mo gueune daale!!!!!!!!!!!!!!!!
    Auteur

    Foudre

    En Mai, 2012 (13:59 PM)
    UNE SOCIETE BATIE SUR DES BASES MORALES ET ETHIQUES, ON NE L'AURAIT JAMAIS PU SOUS LE REGNE DE ABDOULAYE WADE AVEC LA COMPLICITE DES CONFRERIES RELIGIEUSES PASSIVEMENT CORROMPUES. HEUREUSEMENT QU'ON PEUT L'ESPERER MAINTEMANT AVEC L'AVENEMENT D'UNE NOUVELLE PRISE DE CONSCIENCE CIVILE ET POLITIQUE.
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    Auteur

    Snnd

    En Mai, 2012 (14:13 PM)
    J'AI LE FAIT TOUR D'HORIZON DE TOUTES LES CHAINES SE TROUVANT SUR LE BOUQUET CANAL+ CE MATIN,C'EST AU SENEGAL SEULEMENT QU'ON PARLE DE CETTE PUTAIN DE FÊTE.QUEL PUTAIN DE PAYS FOLKLORIQUE ET IDIOT!
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    Auteur

    Flopaty

    En Mai, 2012 (14:20 PM)
    ethique et morale++++++++un peu d'humanité......c'est sur toute la planète qu'il faudrait tout recommencer,pas seulement au senegal........
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    Auteur

    Dimanche

    En Mai, 2012 (17:42 PM)
    THIPRIIIII..LE DIMANCHE N'EST PAS CHRETIEN MAIS UNE INVENTION DE L'OCCIDENT
    Auteur

    Gone Man

    En Mai, 2012 (23:47 PM)
    A Vérité:Penses-tu que celui qui détient la vérité doit penser ainsi,IDIOT.Les Chrétierns croient en Jésus;pas aux chalatants et a leur enfants et leurs petits oubliant parfois leur parants.

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    Auteur

    Lafleur

    En Mai, 2012 (05:00 AM)
    Ey man ma warou...!!j'ai bcp d'amis musulman et que j'aime bcp,vs croyez q'ils pense de la mm maniere que c incences alors k'ils me show the same love? Ho my God!! Pouquoi ces gens la son hypocrit?

     :down: 
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    Auteur

    Fulam

    En Mai, 2012 (10:47 AM)
    l'amour n'a pas de condition LAFLEUR! on es obligé nous chretiens d'aimer nos prochains sans condition. Malheureusement bcp de senegalais aime par intere et cela conduit systematikment a l'hypocrisie.

    mais ne critkez personn sur sa croyance et ceux qui le font doivent se revoir!
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