Avec plus de 700 kilomètres de côtes et des spots prisés comme Ngor, Ouakam et la Corniche des Almadies à Dakar, le Sénégal dispose d’un potentiel exceptionnel pour le surf. Pourtant, ce sport reste marginal, loin d’atteindre son plein essor économique, touristique et social. À l’heure où le pays cherche à diversifier ses leviers de croissance, le surf apparaît comme une filière prometteuse, alliant sport et tourisme durable.
Un sport en quête de reconnaissance
« Nous faisons partie de la troisième génération de surfeurs. Ce sport existe ici depuis plus de 30 ans, mais sur 18 millions d’habitants, à peine 1 000 personnes le pratiquent », déplore Adama, moniteur à l’école Happy Secret Garden sur la Corniche des Almadies. Pour Oumar Seye, président de la Confédération africaine de surf et *team manager* de la Fédération sénégalaise de surf, ce sport constitue un atout sous-exploité. « Plusieurs pays viennent surfer sur nos côtes. Nous avons notre place dans ce sport », affirme-t-il.
Des écoles au cœur de la dynamique
Des écoles comme Take Off Ngor, l’une des premières à Dakar, forment amateurs et professionnels. « Le surf est accessible, mais il faut savoir bien nager », explique Pape Samba, moniteur depuis huit ans. Une séance coûte 15 000 FCFA, mais l’école propose des initiations gratuites pour les enfants chaque dimanche. « On leur met des bouées, on les encadre sur la plage, et ils ne dépassent jamais la hauteur de l’eau à leur taille. C’est ainsi qu’on leur apprend les bases, en toute sécurité », précise-t-il.
Ces écoles, soutenues par la Fédération sénégalaise de surf créée en 2002 sous l’égide de la Fédération internationale, forment dès l’âge de 5 ans avec des équipements adaptés. Elles organisent aussi des compétitions locales et participent à des championnats internationaux, du Japon aux États-Unis, en passant par la France et le Salvador. « Nos compétiteurs sont à la hauteur. La fédération nous aide, surtout pour la logistique », ajoute Pape Samba, qui vit de son école et des compétitions.
Un levier économique et social
Pour Omar Seye, le surf pourrait générer des emplois, sécuriser les plages avec des formations à la natation et positionner le Sénégal comme une destination incontournable. « Avec autant de plages, on pourrait avoir des écoles, des aires de jeux pour enfants et des emplois », insiste-t-il. Cependant, le manque de soutien public freine ce développement. « J’ai écrit plusieurs fois au ministère des Sports pour plus d’accompagnement, mais seule la Fédération organise les championnats, parfois sans subventions », regrette-t-il, notant une réponse tardive du chef de l’État après de multiples relances.
Le surf sénégalais, valorisé de Dakar à Kayar en passant par la Petite Côte, repose sur des initiatives locales dynamiques. Avec un appui accru des pouvoirs publics, il pourrait devenir un moteur de croissance et un symbole de rayonnement international.
Commentaires (4)
Regardez les têtes de mouton flotter a ngor c est top
Et attendez la mise en service de l usine de désallement on va rigoler 20 mille tonnes de saumure par jour yessss
Depuis que j’ai arrêté de surfer aux Almadies, plus d’angine plus rien !
L’eau est pourrie ambiance de merde cours de surf à 15000 pour les pingouins d’américains qui aujourd’hui chient sur le Senegal.
Bientôt plus d’avion pour aller au Cap skirring,
Apprenez à ne pas jeter vos sachets d’eau qui polluent partout et après on verra votre futur lié à l’océan !
Set vous avez oublié les paroles de Youssou N’dour
A ce prix vous resterez longtemps sans surfeur sénégalais .vous n'aurez que des étrangers; 15 000 la leçon de surf c'est de la folie pour le Sénégal.
Doux rêveurs vantards, chaque année des dizaines de personnes meurent noyées ne sachant pas nager , le littoral sénégalais est dangeruex.
Ce n'est pas 2 tondus et 3 pelés qui vont bouster le tourisme au Sénégal.
Avec cet océan pourri c'est 1 siècle qu'il faudra...il y a des vrais passionnés et de super sportifs mais dans une poubelle tu.ne peux rien faire....
Au fait ça en est où pour la baie de Han.
Putain de zoo
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