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Enquête : Explosion du cannabis dans les lycées sénégalais

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Enquête : Explosion du cannabis dans les lycées sénégalais

Notre pays est l’une des plaques tournantes de la drogue en provenance des pays africains et sud-américains. Aujourd’hui, le cannabis a fini de s’installer. Il a tissé son réseau dans notre société. Son usage a atteint un point culminant. Il est largement consommé chez les jeunes et cette consommation commence relativement tôt vers 15-16 ans. Ce mal est présent dans nos quartiers et il a fini par frapper à la porte de nos lycées et collèges. SeneNews mène l’enquête…

 

SENENEWS.COM – A l’adolescence, de nombreux jeunes veulent tester l’effet des stupéfiants. De ce fait la cigarette et l’alcool sont au premier plan, suivis du cannabis. Dans notre milieu scolaire les jeunes s’adonnent à cœur joie à la drogue.

 

Un tour dans certains établissements nous a permis de faire le constat. Dans un lycée de la place dont nous tairons le nom. Sur les lieux la plupart des élèves sont déjà rentrés. Un jeune abordé nous indique un groupe de garçon en train de discuter l’actualité du buzz people du Sénégal. A la question de parler de la drogue dans le milieu scolaire au Sénégal, un garçon, la quinzaine, se lève pour prendre la parole devant une assistance médusée, « Moi je fume du cannabis et ça ne fait pas de moi un délinquant. De temps en temps moi et mes amis à l’heure de la pause, on se retrouve au terrain totalement isolé histoire de griller un joint pour nous détendre ».

 

Selon Lamine Diouf, enseignant de l’école primaire de Barak à Guinaw Rails, c’est la pauvreté qui fait que les jeunes de la banlieue touchent à la drogue. Il explique par ailleurs que les écoles dans la zone ne sont pas clôturées par des murs de protection, et que la nuit, elles sont envahies par des vendeurs et fumeurs de drogue. “Regardez l’école, elle n’est pas clôturée, nos élèves ne sont pas en sécurité et la nuit, l’école devient le lieu de rencontre pour les voyous de la banlieue, c’est grave pour les enfants de la banlieue“, souligne-t-il dans un article de l’IPS. Idem pour Sibiri Loum, étudiant en sociologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui, pense que le problème de la drogue doit être pris au sérieux car à l’université aussi, les étudiants fument la drogue : “la drogue est un phénomène de société et aujourd’hui, tous les moyens humains et matériels doivent être mobilisés pour lutter efficacement contre le phénomène. A l’université, les étudiants utilisent des stupéfiants, et c’est grave pour notre société“, s’inquiète-t-il.

 

Le manque de modèle fait que les ados soient plus vulnérables à la drogue pour affirmer leur personnalité. Pour beaucoup, fumer des joints est un rituel de fin de semaine comme boire de l’alcool. Aujourd’hui à l’heure où l’attention médiatique est davantage portée sur le débat criminalisant le cannabis au Sénégal. Un bilan s’impose pour voir si la loi Abdou latif Gueye est salutaire ou pas.

 

Les archives de l’OCRTIS montrent que depuis 1993, la drogue a fait une percée à Dakar. Elle provient le plus souvent du Cap-Vert, devenu la principale voie de transit pour la cocaïne brésilienne qui parvient au Sénégal. Il existe une ligne aérienne Rio-Praïa et des lignes Praïa-Dakar. La cocaïne arrive de Bamako (Mali) pour être acheminée à Dakar par chemin de fer, et les passeurs sont souvent des Nigérians et des Ghanéens, selon l’OCRTIS. Le port de Dakar est également une importante plaque tournante du haschisch.

 

Les conséquences

 

En ce qui concerne les ados, les conséquences de la consommation du chanvre indien sont avant tout des difficultés de concentrations. Ce qui peut entrainer des problèmes aux niveaux des résultats scolaires. Parmi les jeunes rencontrés, à la question de savoir leurs raisons, ils restent évasifs dans leurs réponses. Ibrahima, un jeune élève de 18 ans rencontré dans un lycée de la place dit «Je fume pour échapper à la réalité quotidienne de la vie. Le cannabis me permet d’avoir plus confiance en moi ». Alors que d’autres qui, même s’ils reconnaissent les dangers du cannabis ; avouent le consommer histoire de voir ce que ça fait. Donc c’est la curiosité qui leur a poussé à consommer du cannabis. La motivation reste un besoin d’affirmation de soi. Mais il existe un réel risque de la consommation du cannabis chez l’élève. A part le risque de rupture avec son milieu familial. Des études révèlent une réduction chronique du niveau d’énergie et de motivation sans parler de la capacité de concentration. Ce qui peut provoquer un ralentissement dans le travail ou les études. Déclencheur d’un trouble mental déjà existant, quoiqu’il puisse être considéré comme une tentative d’auto-médication .Le cannabis est un réel problème de santé publique d’où la nécessité des acteurs du système éducatif et les parents d’élèves de se pencher sur la question pour trouver un remède.


liiiiiiiaffaire_de_malade

8 Commentaires

  1. Auteur

    Bob

    En Avril, 2013 (23:30 PM)


    De mon temps ça existait déjà mais modérément, et je parle de ça y a presque 15 ans. Mais J'imagine que la situation a empiré et pas seulement dans le milieu scolaire ....



    • Auteur

      Cosby Charles

      En Avril, 2013 (08:36 AM)
      ca tjrs etait ainsi et mm pire car a notre epoques on s'en cachait mm pas les profs le savait a plus fortes raisons nos camarades éléves et cela ne nous a pas freiner dans nos etudes car aujourd'hui sant yalla je me rappelle de la premiere chose qui ma frapé arrivé en seconde au lycée technique maurice delafosse en nous lisans le réglement interieur le surveillant général affirme qu il est interdit de se droguait dans le lycée et la j'ai vite compris que c'etait un fléau et je vous le dis dans le lycée on s'inquietait de rien mm les riverin ceux de fass gueul tapée médina venait y grillé leur pétards et ya v plein de dealers

      je pense que la solution serait de limité les acces et d'uniformalisé les éléves pour eviter les infiltrations il y en avait trop a notre époque.
  2. Auteur

    Mannmi....

    En Avril, 2013 (23:54 PM)
    ... LYCEE EL HADJI MALICK SY DE THIES.... 1983-1988....



    ...  <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/khelou.gif" alt=":khelou:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/khelou.gif" alt=":khelou:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/khelou.gif" alt=":khelou:">   :love:  :love:  :love:  :love:  :hun:  :hun:  :hun:  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D 
    Auteur

    Yes Sire

    En Avril, 2013 (23:57 PM)
    Yamba dara nekoussi. Toukh modérément. Si pete. Certains ministres le font. Aux États Unis c'est banal pask les gens fument responsablement la plupart du temps. Dialiieurs c'est légalisé à Washington State et Colorado. Hollande kene wakhatouko. Lycée Van. Blaise Diagne. Bancs jardins ( ndyesane) fofou yeup toukh na fofou. Legui ma ngui sama bureau ( machallah ) di audit dollars américains yi. Souma wathier taal bou ngander, bou tal ni soukhete! Ni teeke nak di daakh sipe sinon indice leu sooy rétane gaayi dagnoulay aadji. Mais nak comme j'ai dit sur l'article d'hier c'est pas pour tout le monde. Sooko toukhet di guiss ay khar di jouer violon wala melanetaane di yenou saakou thiep bayil!!

    Wait let me grab my roach and fire one up! Puff puff! Who am I gonna pass it to? Any takers ???
    • Auteur

      @yes Sire

      En Avril, 2013 (00:42 AM)
      je te connais binga bindé rék lala khamé. amo bén bureau liguéyo touss etudiant nga kham nala bou baha bah té yangui commencé doff démal fadjou ji
    Auteur

    Choc

    En Avril, 2013 (23:58 PM)
    aywa yambaaaaaaaaaaaaaaaaa momaye doundeulllllllll :up:  :up:  :up:  :up:  :up: 
    Auteur

    Mbeurou Mbapatt

    En Avril, 2013 (02:16 AM)
    Galandou Diouf ak Lycée Maurice Delafosse Toukh Bone rek la boy yi di def  :down: 
    Auteur

    Bill

    En Avril, 2013 (02:29 AM)
    Les uns et les autres! Laissez-les s'auto-détruire, ils seront remplacer par d'autres contingences qui transformeront la société sénégalaise au point où être patriote sera signe de pièce ($). Imaginons une parenté qui se détruit par consommation de drogues, c'est toute sa famille qui est touchée, finalement la société. Eduquer les jeunes par la pédagogie de relève i.e de continuité de la sénégalité. A défaut, le tissu social n'y sera plus en raison de chacun pour soi, et chez soi, la banker-risation.
    Auteur

    Pay

    En Avril, 2013 (03:14 AM)
    Qualite des Milieux Scolaires= Qualite de l'Avenir d'un Pays
    Auteur

    Gandia Plaanta

    En Avril, 2013 (15:00 PM)
    sama gandia planta yamba nekh rek la def mane dama kone dne tokh te ma guene nek kouy nek c k souma yegue tek lay def te djiuguene la legui mangui ni di liguey wathie gere sama family system la

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