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Fuckup Nights : Des entrepreneurs sénégalais partagent leurs échecs

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Fuckup Nights : Des entrepreneurs sénégalais partagent leurs échecs

La 9e édition de ‘’Fuckup Nights’’ a vécu à Dakar. Organisée par la fondation Friedrich Naumann pour la liberté, les ‘’Fuckup Nights’’ sont des soirées autour de l'échec et du rebond entrepreneurial, qui permettent à des entrepreneurs de raconter leurs expériences d'échec et de partager publiquement les leçons apprises. Une rencontre qui, selon Antonin Oumar Gning, chargé des Programmes à ladite fondation, se justifie par le fait que celle-ci intervient «beaucoup» dans le cadre de l’économie de marché. Et parler de cette dernière revient à penser aux entrepreneurs. A travers donc ce rendez-vous, la fondation veut promouvoir surtout l’initiative privée. 

Pour l’édition de cette année, quatre entrepreneurs basés à Dakar, dont deux femmes, ont partagé leurs histoires avec le public venu nombreux. Il s’agit d’Aïcha Aïdara Bousso, Présidente directeur général et fondatrice de Signares Express, de Ramatoulaye Diallo, Directrice générale de Les Gourmets, Daouda Diaw, associé de projets innovants comme que la Sénégalaise de carrelage, et, enfin, Sidy Mactar Aïdara, fondateur et co-organisateur des Security Days. Et deux d’entre eux se sont confiés à «Seneweb».

Signares Express, une entreprise créée en 2015

Aïcha Aïdara Bousso, Présidente directeur général et fondatrice de Signares Express, première entreprise de livraison sénégalaise à employer des femmes comme livreuses en scooter. Juriste de formation, Aïcha est une jeune entrepreneuse sénégalaise. Elle a créé son entreprise en juillet 2015 et avait comme objectif de mettre «les femmes en avant». Depuis lors, sa société, même si elle vit toujours, a traversé «beaucoup» d’obstacles.

«Après avoir mis en place mon entreprise, j’ai eu à rencontrer beaucoup d’obstacles  et de difficultés. La première, c’est de trouver des femmes qui acceptaient de travailler en tant que livreuses. Une fois ce défi relevé, il a fallu également les former. Il a fallu également habituer les Sénégalais au fait d’avoir des femmes en tant que livreuses. On a également eu des problèmes de logistiques. Parce que, en tant que femme, je ne connais pas bien les scooters, ses pièces de rechange, entre autres. Cela était aussi un très grand problème pour moi. Mes employées sont devenues mes concurrentes. J’ai investi beaucoup d’argent dans cette entreprise. J’ai commencé avec quatre scooters. Après quelque temps, j’ai investi 5 millions pour acheter d’autres scooters. J’ai également injecté 4 millions pour en rajouter. Et aujourd’hui, l’entreprise dispose de 17 scooters», a-t-elle souligné.

Elle ajoute : «Je n’ai pas été accompagnée. La seule structure de financement qui m’a accompagnée, c’est Orange Sénégal, par le biais d’un prix que j’ai remporté. J’ai également bénéficié d’une bourse de l’ambassade des Etats-Unis pour aller suivre une formation en Business et en entrepreneuriat. Ce qui m’a beaucoup aidée. Au Sénégal, on a un problème d’écosystème par rapport à l’entrepreneuriat. Quand on se lance, on n’a pas forcément les bonnes personnes pour nous conseiller. On n’a pas forcément des structures pour nous accompagner. Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais je dis qu’il y a peut-être un manque de vulgarisation par rapport à leur travail.»

Face à ces difficultés et obstacles que son entreprise a traversés et qui continue de les surmonter, Aïcha Aïdara Bousso ne veut pas baisser les bras. Elle dit : «Je ne baisserai jamais les bras. On peut échouer, mais je pense qu’on apprend tout le temps de ses échecs. Et l’ensemble des échecs constituent des pas vers la réussite. Je crois en l’entrepreneuriat. Je le dit, c’est la clé de l’émergence. On ne peut pas le négliger. Donc, jamais je baisserai les bras. Si ça ne va pas, je chercherai autre chose, mais, pour moi, l’entrepreneuriat, c’est la clé du succès.»

«La Sénégalaise de carrelage, un projet en gestation pour financement»

Daouda Diaw, quant à lui, est un associé de projets innovants comme la Sénégalaise de carrelage. Il s’agit d’un projet de mise en place d’une usine de fabrication de carreaux, pour se substituer de tout ce qui est importation de carreaux au Sénégal et dans l’Afrique de l’Ouest. Initiée en 2006 à l’Ecole polytechnique de Dakar, dans le cadre d’un concours pour primer les meilleures idées de projet, la Sénégalaise de carrelage n’a pas pu voir le jour, par faute de financement. Ingénieur logiciels et actuel directeur des Opérations de Idev Technologie, Daouda est revenu sur la problématique de la mise en place du projet.

«La société Sénégalaise de carrelage est un projet assez costaud dont le coût est estimé à un milliard 350 millions de francs Cfa. Par la lourdeur du budget, nous avons un problème pour sa mise en place. Nous sommes des jeunes qui n’avons pas les moyens de financer ce projet. Et, malheureusement, dans ce pays, malgré la demande forte de carreaux, il n’y a pas d’usine de fabrication. On n’a pas d’hommes d’affaires qui sont prêts à mettre de l’argent pour des idées aussi innovantes que, par exemple, une usine de carreaux. Cela peut, en tout cas, être considéré comme les principaux obstacles dans la mise en place de ce projet. Et pourtant, tout est là pour que le projet réussisse. La demande est là, les matières premières sont là, les compétences techniques et humaines sont également là. C’est seulement les moyens financiers qui manquent», regrette-t-il.

A en croire le jeune entrepreneur, en 2006, selon des enquêtes qu’ils ont eu à mener sur le marché du carreau auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), plus de 2 000 tonnes de carreaux étaient importées au Sénégal. Un chiffre qui, selon lui, peut être multiplié aujourd’hui par 3 ou 4, quand on voit l’ampleur des chantiers immobiliers dans le pays, depuis ces dernières années.

Bien que ce projet n’ait pas pu se concrétiser, Daouda Diaw ne lâche pas le morceau. En attendant d’avoir le financement, il s’est lancé dans d’autres projets qui, selon lui, ont «tout de suite» porté leurs fruits. C’est pourquoi, il a invité les jeunes entrepreneurs à «garder le courage et de ne pas considérer les obstacles rencontrés comme des échecs».


affaire_de_malade

2 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (19:47 PM)
  2. Auteur

    Nos Milliards Voles

    En Décembre, 2018 (00:11 AM)
    Et pourtant il ya près de 2500 milliards de disparus des finances publiques du Sénégal de 2000 à 2008 Sous l'alternoce Wade/MAcky d'après le FMI et la Banque Mondiale et des experts locaux.



    Aujourd'hui MAcky ayant continuer la gouvernance nocilelle Avec son APERNOCEURS et ses nouveaux milliardaires:



    On peut facilement conclure que le mal Du Sénégal est: Détournement et corruption. Car la Ou cet entreprise de carrelage se cherche qu'un financement de un seul. Un seul. Un seul milliard. Vous avez. Vous avez



    Vous avez



    Près de 6000 milliards cachés par des gouvernants ( politichiens marabouts laudateurs ect...)



    Regardez Ousmane NGOM par exemple c'est près de 7 milliards Au moins de voler dans son Ex marché De passeport numérique à hauteur de 100 milliards devant aller sur Plus de 10 ans - et délibérément mal exécuté contre les intérêts du Sénégal.





    Voilà les tristes crimes économiques que nous voulons éradiquer au Sénégal Sous le leadership du renouveau avec Ousmane SONKO - nous ramènerons tous ces milliers de Milliards



    Pour relancer l'économie. Finançant ces talents qui ne souffrent que De moyens pour créer des activités économiques porteurs d'emploi







    Diaspora southern pacific
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