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L'Unicef encourage la dénonciation pour mettre fin à l'excision

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L'Unicef encourage la dénonciation pour mettre fin à l'excision
Le Rapport annuel 2014 du programme  conjoint Unfpa-Unicef sur les mutilations génitales féminines a été lancé  ce mercredi 16 décembre 2015 à Dakar. Cette rencontre présidée par la Directrice de la famille en collaboration avec les représentantes du Fond des Nations Unies pour la population (Unfpa) et du Fond des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) a servi de tribune pour dénoncer ces barbaries infligées aux femmes.

Dans la dynamique d’un Sénégal émergent, les acteurs du mouvement pour l'abandon des Mutilation génitales féminines (Mgf) se disent prêts pour combattre l’excision.
Coumba Thiam Ngom, Directrice de la famille, a plaidé pour sa part, pour la continuité du combat. Et souhaite mettre "les jeunes au devant de la scène, pour servir de relais d'information  jusqu’au fin fond du pays pour montrer qu’il y a des pratiques néfastes qui se font dans le pays. Il ne faut pas négliger le travail qui a été fait. Si ça passe d’un chiffre assez élevé, pour aller à un chiffre assez bas, cela veut dire que des efforts sont faits, les résultats sont là". "La femme a le droit de conserver sont intégrité physique et d’avoir son mot à dire en ce qui concerne sa sexualité. La dénonciation reste vraiment, car nous n’avons pas la culture de la dénonciation. Cela  fait partie de notre vécu quotidien, personne ne dénoncera sa grand-mère, sa tante ou même sa maman. C’est pourquoi les agents de justice ont des problèmes pour agir, et pour appliquer une loi, il faut être au courant de ce qui se passe. C’est là où se trouve le grand problème, on ne dénonce pas. La loi, elle est là depuis 1999, il n’y a que huit (8) personnes qui ont été jugées de 1999 à 2015 ", estime la représentante du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance.


Au Sénégal, depuis 1997, nous assistons à un engagement croissant des communautés, du gouvernement, de la société civile et des Ong à mettre fin à la pratique de l’excision.
Aujourd'hui, "5935 communautés ont fait en 2014 des déclarations publiques d’abandon de l’excision, des mariages précoces et forcés", souligne Andrea Wojnar Diagne, Représentante de l’Unfpa/Sénégal pour qui le Sénégal est sur la bonne voie. "La proportion de femmes âgées de 15 à 49 ans excisées est passée de 28% en 2005 à 26% en 2011, et 25% en 2014 avec toute fois des disparités régionales ».


Au Sénégal,  on a une réduction du taux de prévalence de 25% en 2014. "Pour nous, c’est un résultat vraiment satisfaisant, même si on sait que c’est un travail à long terme. Mais avec l’engagement des jeunes, des hommes mais aussi des religieux, nous pouvons arriver à l’abandon de l’excision », relève Mariétou Dia,  spécialiste de la protection à l’Unicef. 
Depuis 2005 le taux nation était de 28%, et aujourd’hui on est à 25%. Les zones où la pratique est plus forte au Sénégal est le Kolda avec 64% en 2005 , en  2010  25%, Matam 76%  en 2005 et 23% en 2010, Saint Louis 38% en 2005 et 11% en 2010.  Tambacounda et Ziguinchor, restent des zones encore très affectées.  
 


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