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Le discours de Me Wade prononcé à l'occasion de la cérémonie de présentation de voeux à la presse

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Le discours de Me Wade prononcé à l'occasion de la cérémonie de présentation de voeux à la presse

CEREMONIE DE PRESENTATION DE VŒUX A LA PRESSE

 

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Ministre de tutelle, Ministre de la Communication,  Cher Moustapha GUIRASSY,

Monsieur le Président du Conseil des Diffuseurs et Editeurs de Presse du Sénégal, Cher Madiambal DIAGNE

Mesdames et Messieurs les Membres du CDEPS,

Chers Acteurs du Secteur des Médias, 

Mesdames, Messieurs les invités,

Ma joie est très grande de vous recevoir, aujourd’hui, pour une cérémonie de présentation de vœux, en ce lieu des occasions solennelles.

Monsieur le Président du CDEPS,

Ainsi que vous l’avez indiqué, la grande famille de la presse et moi-même,  sommes des  compagnons de longue date. 

Au-delà de ma personne et dans la haute fonction que j’occupe, il est important de le noter : 

Le cheminement de la presse dans notre pays, dans sa diversité et aux côtés de l’Etat, est un des plus anciens en Afrique. 

Le premier organe de presse écrite en Afrique Noire Francophone est né au Sénégal, quand le Réveil du Sénégal fut créé, en 1885.

Notre pays, le Sénégal, a également été le premier pays d’Afrique Noire Francophone à posséder la radio, dès 1939. 

L’Etat et la Presse sont l’envers et le décor de l’Histoire des Peuples et des Nations.  

Il ne suffit pas que les Etats conduisent des politiques et que les peuples écrivent leur Histoire. 

Encore faut-il qu’il y ait des Historiens du quotidien, pour en porter témoignage, l’interroger et, au besoin, l’éclairer. 

J’ai nommé la Presse, ici représentée. 

« Si je devais choisir entre vivre avec un gouvernement sans la presse et la presse sans le gouvernement, ma préférence irait à la dernière solution ». 

Ainsi s’exprimait Thomas Jefferson, l’un des pères fondateurs de ce qui était alors la jeune nation américaine.

Vous et nous savons, que la Presse et le Gouvernement, sont tous les deux nécessaires, au développement humain et à l’exercice des libertés fondamentales. 

Vous et nous savons, pour le plus grand bien de notre Pays et de notre Peuple, que les deux vont de pair, Presse et Gouvernement, dans la mission exaltante d’édification de notre Nation. 

Dès lors, vous le comprendrez aisément, c’est dans une atmosphère détendue que je vous reçois, à l’orée de cette année nouvelle.  

Il ne saurait en être autrement.

Au moment de sacrifier à ce rituel, encore inédit, à l’égard de l’honorable  corporation de la Presse, éminemment représentée ici par le Conseil des Diffuseurs et Editeurs de Presse du Sénégal, je nourris un vœu. 

En effet, je dois vous l’annoncer, dès l’entame, je formule fermement le souhait que la cérémonie de présentation des vœux à la presse devienne et s’établisse,  comme une tradition du protocole républicain de notre Nation. 

D’ores et déjà, je vous l’annonce, l’année prochaine encore, puisse Dieu nous prêter vie à tous, c’est avec un plaisir renouvelé que je vous recevrais, à cette même occasion.

Avec la ferme intention d’ancrer définitivement la cérémonie de présentation des vœux du Président de la République à la Presse. 

Mesdames, Messieurs,  Chers Acteurs du Secteur des Médias, 

Comme les diplomates, vous savez ce que signifie une accréditation, puisque vous en disposez, pour couvrir des événements et des manifestations. 

Vous êtes des Ambassadeurs de l’Information.

J’escompte bien qu’il devienne désormais de tradition, que les représentants de la Presse nationale que vous êtes, se retrouvent en Corps Constitué au Palais de la République et soient accueillis dans le cadre d’une cérémonie solennelle de présentation de vœux. 

Aussi, je suis heureux d’accueillir solennellement les Acteurs du Secteur des Médias, en ce haut lieu que la Nation s’est donné. 

Cette cérémonie est un bon rappel, si besoin en est, du sacerdoce que représente la haute charge de Président de la République : 

A l’orée de la nouvelle année, il est bon de recevoir ceux et celles qui ont pour mission d’informer de tous vos faits et gestes, avec la liberté d’en dire ce qu’ils en pensent, en bien ou en mal. 

Je compte bien que cette célébration s’établisse et se perpétue. 

Ainsi, j’aurais légué ce rituel républicain, somme toute plaisant et nécessaire, à celui ou à celle qui, un jour, ne manquera pas de me succéder à la haute fonction de Président de la République. 

En cela, ce successeur, sera alors, bel et bien, mon héritier. Et cela, je le réclame.

Cependant, ainsi que vos colonnes l’ont déjà relaté, pour ce qui est de ma succession, vous savez ce que j’en pense : rien ne presse encore.

Mesdames, Messieurs, Chers Acteurs du Secteur de la Presse, 

L’avenir, c’est ici et maintenant. 

L’avenir, c’est d’abord cette nouvelle année 2011, qui s’offre à nous. 

Monsieur le Président du CDEPS, 

Représentant de la corporation des Acteurs du Secteur des Médias et des Journalistes, dont vos membres sont les employeurs, 

Je vous remercie pour les vœux aimables et les témoignages de reconnaissance que vous avez prononcés à mon endroit, en votre nom à tous. 

A mon tour, à toutes et à tous, j’exprime mes vœux de bonheur les plus chaleureux, pour que cette année 2011 soit riche, passionnante et gratifiante de bienfaits, pour nous tous.

Dans vos vies personnelles, pour vous et vos proches, je souhaite que cette année 2011 soit faite de bonheur, de joies et de satisfactions, 

Dans vos vies professionnelles,  je forme le vœu que cette année nouvelle soit une année de poursuite de votre épanouissement et de sérénité.

Je vous souhaite de continuer à être les relais actifs des sujets qu’il nous tient à cœur de porter et qui touchent nos compatriotes dans leur vie.

Mesdames, Messieurs, Chers Acteurs du Secteur des Médias,

Je vous souhaite de la liberté dans vos choix éditoriaux, car la liberté de votre verbe et de votre plume fait la fierté de notre pays sur le continent, 

Nous sommes réunis, ici, en toute liberté. 

Nous sommes, également, réunis, ici, en toute responsabilité.

« Il n'y a jamais de liberté sans responsabilité et les limites de la liberté, c'est justement la responsabilité » disait Hubert BEUVE-MERY, votre confrère, qui fut le fondateur du quotidien Le Monde.

Notre pays, le Sénégal, à l’instar des grandes démocraties, mérite une relation civilisée entre la presse et le pouvoir. Nous sommes une grande civilisation.

Vous le savez, je suis un militant de la presse. 

Ainsi que vous l’avez indiqué, mon parcours et mes actes illustrent mon attachement à être un chantre du développement du secteur des médias.

En tant qu’acteurs du secteur des Médias, vous avez un rôle éminent à jouer, pour aider le plus grand nombre, à donner du sens à ce qui engage notre avenir à tous.

Je suis convaincu, de la part essentielle de service public de votre activité, dont l’opportunité n’échappe à personne. 

Fort de cette conviction, je n’ai de cesse de faire en sorte que l’Etat et le Gouvernement vous apporte leur soutien.

 Ainsi, ai-je continuellement décidé d’une augmentation du montant alloué à l’Aide à la Presse. 

Le Fonds d’Aide à la Presse est passé de 150 millions en 2000 à 700 millions en 2011. 

La mission sociale, que vous portez, justifie également que des contraintes financières n’oblitèrent pas la viabilité de vos entreprises de presse.

Aussi, ai-je jugé opportun de procéder à une remise gracieuse de la dette fiscale des entreprises de presse, autant publiques  que privées, pour un montant estimé à 8 milliards.

Je ne comprends que trop, le devoir d’ingratitude, qui doit quelquefois être le vôtre. Il peut vous éviter le parti-pris.Cependant,  je compte sur vous, Pour que les facilités financières qui vous sont consenties par le Gouvernement, Je compte sur vous, Pour que les biens meubles et immeubles, que l’Etat met gracieusement à votre disposition, Au nom de la Collectivité nationale qui en supporte le prix, Puissent se traduire, d’abord et encore, par une amélioration des performances des entreprises de presse,Qu’ils aillent à l’entreprise de presse et profitent, notamment, à ceux qui en font vivre le cœur de métier. C'est-à-dire les journalistes.J’en appelle à votre sens de la responsabilité, qui se doit d’être élevé. Mon souci de tous les instants est le même : Je souhaite que les aménagements que le Gouvernement prend en faveur des entreprises de presse, à titre collectif ou individuel, aillent toujours dans le même sens. 

 

Celui  d’un renforcement de l’entreprise de presse, de ses ressources humaines, de son capital et de son actif circulant.Il faut le redire, le journalisme est un métier noble. 

Comme la profession de médecin, d’avocat ou encore celle d’architecte, pour n’en citer que quelques-unes. Afin que nul n’en ignore, j’ai décidé de la construction de la Maison de la Presse.  La Maison de la Presse du Sénégal est un exemple unique en Afrique, de par son envergure et ses capacités d’accueil. 

L’architecte – conseil, qui en conduit la maîtrise d’ouvrage, me l’a assuré.Cette Maison de la Presse vous est destinée. La réflexion est en cours, quant au statut et au fonctionnement de cet équipement collectif. Cette réflexion ne manquera pas, à terme, de répondre aux attentes légitimes des Acteurs du Secteur des médias, D’ores et déjà, je peux vous assurer d’une chose : Une délégation la plus large, de gestion collégiale, sera accordée aux Acteurs du Secteur des Médias, quant à la gestion de ce patrimoine de l’Etat.

L’entreprise de presse n’est pas une entreprise comme les autres. Il n’en reste pas moins que c’est une entreprise. 

Elle doit pouvoir emprunter auprès des banques, lever des fonds, attirer des investisseurs. Or, trop souvent, l’entreprise ne peut présenter que des garanties immatérielles. 

Aussi,  je marque mon entier accord, pour que L’Etat puisse accompagner la mise en place du Fonds d’Appui et de Développement des Medias. 

Sous la forme d’un Fonds de Garantie auprès des banques, il verra le jour, tel que cela est déjà prévu par le Code de la Presse. C’est ici l’occasion et le lieu de parler du nouveau Code de la Presse. Sous l’égide du Ministre de la Communication, des concertations nationales sur la presse se sont tenu. 

 

Ces assises ont enregistré la participation de tous les acteurs, intervenant dans le secteur des médias. Il en est issu un Code de la Presse, qui marque un tournant important, dans l’histoire des médias de notre pays. 

Pour la première fois, notre pays, le Sénégal, dispose d’un Code de la Presse, qui est le produit des réflexions de l’ensemble des acteurs de la presse. 

 

Ce texte m’a été soumis. J’ai accepté de le porter, auprès de mon Gouvernement, sans y toucher une virgule. Ce projet de loi a été adopté en Conseil des Ministres, sans aucun amendement. En instruisant le Ministre de la Communication d’initier le Code de la Presse, j’ai souhaité alléger le régime pénal applicable aux journalistes. 

Je me veux être un chantre de la liberté d’opinion et vous me le concédez : c’est pourquoi je suis heureux, de constater, que j’ai été suivi. 

Aussi, le Code de la Presse supprime les peines privatives de liberté, afin de mieux protéger la liberté d’information et la liberté  d’expression. 

Ces libertés sont fondamentales à un Etat de droit. Ce que nous sommes. 

 

Mesdames, Messieurs, Chers Acteurs du Secteur des Médias,

 

Il est primordial de s’assurer de l’intégrité professionnelle et de préserver le niveau d’éthique personnelle, de ceux et celles, qui choisissent de faire du beau métier de journalistes, leur profession. La formation y aide beaucoup. Elle en est le socle.

En ce sens, je vous félicite des dispositions que vous avez bien voulu proposer et qui figurent dans le nouveau Code de la Presse, pour augmenter le niveau d’exigence à l’entrée  de la profession de journalistes. 

Cette préoccupation éthique est, également, porteuse de belles perspectives pour les écoles de formation en journalisme.Grâce à vous, ces instituts universitaires de formation peuvent retrouver leur rôle de premier plan et leur lustre d’antan. Pour cela, il faut qu’ils redeviennent ce qu’ils ont toujours été : C’est-à-dire, un passage quasi obligé, vers cette belle profession. 

Je pense d’abord au Cesti, qui a formé les premières élites du journalisme, en Afrique et au Sénégal. Cette belle tradition de l’école sénégalaise du journalisme fait notre fierté. 

A vos côtés, j’aurai à cœur de faire en sorte qu’elle se vivifie et se perpétue.Mesdames, Messieurs, chers Acteurs du Secteur des Médias,Je remarque que la libéralisation du secteur audiovisuel est effective. A chaque époque, sa révolution médiatique. 

Avant moi, des organes de presse écrite  privés ont été autorisés. Je n’en ai, pas moins, favorisé l’éclosion de nouveaux titres de presse écrite. Le foisonnement de journaux quotidiens et de périodiques en atteste.Avant que je ne sois à la tête de ce pays, des radiodiffuseurs privés ont été légalisés. 

Pour autant, je n’ai pas manqué d’appuyer les politiques en faveur de l’arrivée de nouvelles radios, aussi bien communautaires que commerciales. La radio est un média de proximité. Il ne doit pas être le  parent pauvre du secteur de l’audiovisuel. 

L’évolution des radios communautaires est remarquable. Le 5 radios communautaires en 2000, nous sommes passés à 60 radios communautaires en 2010. Presque autant de radios commerciales sont présentes sur la bande FM. Toutes contribuent à nous enraciner dans notre culture, à nous renforcer dans nos valeurs, à nous parler les uns aux autres, et à nous ouvrir au reste du monde.

A leurs côtés, des radios étrangères offrent, à nos compatriotes, d’autres fenêtres sur le monde, d’autres regards sur nous-mêmes. Ils sont toujours précieux, parce que souvent différents. Toutefois, il est un rôle historique qui m’est revenu. C’est celui d’autoriser les premières télévisions détenues par des intérêts privés. 

A la demande de leurs promoteurs, j’ai aussi consenti qu’une licence généraliste soit accordée, aux télévisions qui avaient une licence thématique. Toutes ces évolutions sont souhaitables. J’y ai donc procédé, en toute confiance. Ma confiance est adossée à la pleine conscience que la télévision, plus encore que la radio, est un outil à manier avec un sens élevé de la responsabilité. 

La télévision joue un rôle important dans la vie d’une Nation, la formation de sa Jeunesse et l’information de son Opinion Publique. J’ai foi que les Acteurs du Secteur des Médias, que vous êtes, feront une utilisation patriotique des outils de communication audiovisuelle, qu’ils ont entre leurs mains.

 Les fréquences hertziennes des télévisions et les fréquences radios de la bande FM sont des ressources rares. Aussi, l’Etat vous les concède-t-il, à titre précaire et révocable, au nom de la Collectivité Nationale. En effet, ces ressources sont rares, car elles ne sont pas extensibles à souhait. L’allocation de ces ressources rares exige, de leurs bénéficiaires, qu’ils s’acquittent du paiement de redevances à l’Etat. 

Ceci est la contrepartie de la jouissance des licences qui leur sont accordées. 

Mesdames, Messieurs, Chers Acteurs du Secteur de la Presse, Internet est notre nouvelle frontière. Ce nouveau support mérite une réglementation conséquente. Il en a besoin, pour un renforcement du statut des éditeurs sur Internet, afin que la qualité éditoriale et le pluralisme d’opinions y soient préservés. Le Code de  la Presse s’y est également attelé.

Le journalisme sera aliéné sur Internet, si l’exploitation des autoroutes de l’information devait reposer, uniquement, sur la libre reprise des contenus d’autres supports, sans relations contractuelles claires.

 

 Monsieur le Président du CDEPS, 

 

Par deux fois, il m’a déjà été donné de recevoir une délégation de votre organisation. Je l’ai fait, toujours, avec le même plaisir. Soyez rassurés que je ne manquerais pas, non plus, de recevoir le SYNPICS, Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication, et le CORED, Conseil de régulation pour l’Ethique et la Déontologie. J’espère pouvoir le faire très prochainement. A cet effet, j’instruis le Ministre de la Communication de prendre les dispositions idoines.

Je demande, aussi, au Ministre de la Communication, d’étudier, avec le CNRA,  la régulation des contenus des médias, notamment audiovisuels et en ligne

En ce sens, j’ai exhorté le Ministre de tutelle, à mettre en place un mécanisme de concertation et de réflexion. J’en espère, un règlement diligent, de la question des droits de diffusion et de retransmission.

Enfin, j’instruis le Gouvernement de procéder au dépôt d’une loi sur l’Accès à l’information.Tout Citoyen a droit à l’information, en ce qui concerne l’accès aux documents administratifs et à leur consultation, dans les délais habituels de leur déclassification. Tout refus devra être motivé, avec une possibilité de recours du Citoyen. 

A l’ensemble de votre corporation, je suis heureux d’annoncer que  je vous marque mon accord pour associer des représentants de tous les segments de la presse nationale aux déplacements officiels que j’entreprends. 

Enfin, je vous renouvelle ma disponibilité, pour ce qui est d’accorder des entretiens à la presse nationale, le plus fréquemment possible. 

 

Mesdames, Messieurs, Acteurs du Secteur des Médias,Je voudrais conclure. 

Tout à l’heure, j’ai cité Thomas Jefferson. 

Le Président, qu’il fut, a pu quelquefois se tromper de jugement. 

En effet, mon lointain homologue eut encore à déclarer, je le cite : 

‘‘Dans la presse, seules les publicités disent la vérité’’. 

Pour ma part, vous le savez, ce n’est pas ce que je crois. 

Notre Démocratie sera d’autant plus grande, d’autant plus forte, d’autant plus stable, qu’elle pourra supporter un volume important d’informations de qualité. 

Dans un monde plus mobile, où les repères paraissent parfois moins clairs qu’auparavant, je formule un souhait renouvelé : 

Que cette cérémonie de présentation de vœux, puisse signer une nouvelle page, dans l’édification, la défense et l’illustration d’une société de confiance.

Déwénati. 

Je vous remercie.

 


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