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LE PROCES DE L’AFFAIRE DU NAVIRE ‘’DEFENDER’’ RENVOYE - Le capitaine reste en prison, le reste de l’équipage en liberté provisoire

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LE PROCES DE L’AFFAIRE DU NAVIRE ‘’DEFENDER’’ RENVOYE - Le capitaine reste en prison, le reste de l’équipage en liberté provisoire
L’affaire du navire de guerre déclassée ‘’ Defender’’ et dans laquelle est cité l’ex-Directeur général de la sûreté Moustapha John Sarr dit Toto, a été appelée à la barre et renvoyée, hier, pour la troisième fois. En attendant l’ouverture des débats, deux Britanniques ont recouvré la liberté, au détriment du propriétaire du navire.
 
Hier encore, le procès de l’affaire du navire de guerre ‘’Defender’’ arraisonné au large des côtes sénégalaises a été renvoyé. La défense avait sollicité les deux premiers renvois, pour mieux s’imprégner du dossier et apporter des preuves de l’innocence de ses clients. Hier, elle était certes prête pour plaider, mais il manquait un maillon à la chaîne : à savoir un interprète anglais, dans la mesure où les prévenus anglais ne comprennent que la langue de Shakespeare. Pour éviter le prolongement de la détention préventive de leurs clients, les conseils des prévenus avaient requis les services d’une interprète officiant à la Cour d’appel de Dakar. Mais celle-ci a été ‘’récusée’’ par la présidente Khady Niang et ses deux assesseurs. C’est pourquoi le procès a été renvoyé à mardi prochain, 2 juillet. Le jour du procès, le matelot Robert Andrew Baylin et l’aide machiniste Alexandre Thomas John Eldson vont comparaître libres. A l’image de leurs co-prévenus sénégalais, l’ex-Directeur général de la Sûreté nationale Moustapha John Sarr dit Toto,  Samir Mourad et Meissa Christian Xavier Diop. Les deux Britanniques ont bénéficié de la liberté provisoire, contrairement au propriétaire et capitaine du navire.
 
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a refusé la liberté provisoire à Christopher Neil Enmarch. Même si le parquet ne s’est pas opposé à la demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense. Par contre, si cela ne dépendait que de  l’administration des douanes, tous les trois Britanniques seraient restés en prison jusqu’à leur procès. Pour convaincre les juges, les conseils des prévenus ont fait état d’une médiation portant sur la somme de 10 millions, proposée par leurs clients aux soldats de l’économie. Mais le Lieutenant-colonel Malang  Diédhiou a mis son veto, en expliquant que la transaction est loin d’avoir abouti. Mieux, le gabelou a renseigné que l’administration des douanes est partie civile dans cette affaire, puisque la douane a subi un préjudice. Finalement, le tribunal a divisé la poire en deux, en maintenant en prison le propriétaire du navire uniquement. Les prévenus sont poursuivis pour détention d’arme sans autorisation administrative, défaut de journal de bord, défaut de navigation et complicité.
 
Les faits
 
Le ''Defender'' avait jeté l'ancre au large de Bel Air, dans la nuit de 03 au 04 juin dernier, avant d’être repéré 24 heures après. Compte tenu de l’absence d’autorisation, les occupants du navire ont été arrêtés par une unité d’intervention et d’interpellation d’un détachement de la marine. L’enquête a révélé que le bateau a été conçu en 1978, dans la ville de Maldon Essex en Angleterre. Ensuite, il a été cédé au Royaume d’Oman qui en avait fait un bateau de guerre pour sa flotte. Déclassé par la suite, le navire a été remis en donation à la couronne et à la même ville qui l’a exposé au musée. Toujours d’après les éléments de la procédure, Christopher Neil Enmarch a acquis le navire, il y a deux ans. L’ex-militaire spécialisé en sous-marin a aussi confié aux enquêteurs en avoir fait un bateau de plaisance. Seulement le capitaine n’a pas enlevé les équipements militaires. A ce propos, il a expliqué qu’il ne pensait pas commettre une infraction, dans la mesure où, cela n’est pas répréhensible dans son pays et surtout que les canons de 40 et 20 millimètres sont désactivés.
 
Le rôle des prévenus sénégalais
 
À propos de l’arrestation de l’ex-Dg de la Sûreté, de Samir Mourad et de Meissa Christian Xavier Diop, l’enquête a révélé que la société ‘’Prima Centurie’’ co-gérée par ce trio a permis au navire d’être arraisonné. A ce propos, les explications de Samir Mourad semblent dire que les Britanniques ont mis la charrue avant les bœufs. Parce que, dit-il, le bateau est arrivé au moment où il procédait à des demandes de renseignements relatives à l’obtention d’autorisation. Le réserviste de l’armée française a indiqué que ‘’Prima Centurie’’, constituée le 29 janvier, pour un capital d’un million de francs CFA, devrait, après l’obtention d’un agrément, assurer la sûreté et la sécurité des navires dans le Golfe de Guinée. C’est dans ce sens que le bateau allait être ensuite ‘’utilisé dans les missions de dissuasion pour des navires commerciaux qui transitent dans les eaux internationales’’.
 
L’ex-policier a pour sa part expliqué aux enquêteurs avoir été sollicité pour la création d’une agence de sécurité. A cet effet, il a mis en avant son passé professionnel et son carnet d’adresses.


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