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MALGRE L'INTERDICTION DE LEUR IMPORTATION : Les cuisses de poulet inondent les marchés de la banlieue

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MALGRE L'INTERDICTION DE LEUR IMPORTATION : Les cuisses de poulet inondent les marchés de la banlieue

La forte sensibilisation faite sur les problèmes sanitaires liés à la consommation des cuisses de poulet importées ne convainc pas toujours les Sénégalais, malgré leur interdiction depuis 2005. 
Ce produit qui avait fait sa réapparition à la veille de Korité au marché Tilène a aujourd'hui gagné la banlieue. 
Il suffit de faire un tour dans les différents marchés de ladite zone pour se rendre compte que les cuisses de poulet sont bien présentes et les femmes les achètent tous les jours. 
Des marchés Sahm et Fith-Mith de Guédiawaye au marché Chavanel de Pikine, en passant par le marché Zinc, le constat est le même. 
Les cuisses importées se vendent bien. Rencontrée au marché Sahm de Guédiawaye, Aïcha Ndiaye, seau à la main, nous en donne plus de détails. «Les cuisses n'ont jamais quitté le marché sénégalais même si leur commerce est interdit. Elles sont en vente dans ce marché. 
La fois passée, je voulais en acheter pour préparer du yassa parce que le poisson se faisait rare. Mais c'est ma soeur qui m'en a dissuadée en me disant qu'elles n'étaient pas bonnes pour la santé. 
Je ne sais pas si c'est de façon frauduleuse ou non, mais leur importation continue toujours. Ils sont à gogo dans les réfrigérateurs des vendeurs de viande. Seulement, ils les cachent pour éviter de tomber dans les filets des contrôleurs», explique-t-elle. 

Étant du même avis, Seynabou, bébé sur le dos et en pleine discussion avec une vendeuse de légumes, confirme que les cuisses importées n’ont jamais quitté les marchés surtout ceux de la banlieue. 


«Je ne les achète pas. 

Je préfère acheter la viande ou le poulet de chair plutôt que ces cuisses. Car, d'après les informations que j'ai reçues, elles sont nuisibles à la santé. Mais elles sont sur le marché». Awa Ndiaye : «Ces cuisses n'ont jamais tué personne» Non loin d'elle, Awa Ndiaye, sans attendre qu'on lui pose une question, lance d’un ton dur : «Il n'y a rien de mal à consommer ces cuisses. 

Elles n'ont jamais tué personne. Et ceux qui les vendent ne forcent personne à acheter». Montrant qu'elle fait fi de l'interdiction, elle ajoute : «Je les achète et personne n'y peut rien». Aïda Thiam : «Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari» Vêtue d’un grand boubou blanc, la taille moyenne et le teint clair, Aïda Thiam, elle, consomme les cuisses sans souci. 

À l’en croire, cela fait un bout de temps qu'elle les mange et elle n'a jamais eu des problèmes de santé ou quoi que ça soit. C'est pourquoi elle dit de manière sans équivoque : «Tant qu'elles sont sur le marché, je les achèterais. 

Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson ces derniers jours, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari». Fatou Fall gargotière : «Aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre à cause des cuisses» Gargotière trouvée devant son étal, Fatou Fall soutient qu'elle vend du yassa aux cuisses importées. 

Le fait de décourager des populations à consommer les cuisses de poulet, elle le condamne. «Tout ce que les gens avancent sur les cuisses importées ne tient pas. 

Je les ai toujours vendues et je continue à les vendre, aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre ou autre chose à cause des cuisses», fulmine-t-elle. 

Ndèye Thioro : «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter de la viande» Lui emboîtant le pas, Ndèye Thioro, rencontrée au marché Chavanel de Pikine, indique que les cuisses n'ont jamais quitté le marché et elle les achète. 

«Tous les samedis, je cuisine les cuisses chez moi et elles ne nous ont donné aucune maladie». Mieux martèle-t-elle, «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter en nombre suffisant les poulets de chair ou de la viande. 

Mais les baadoolo (pauvres) comme moi se ruent sur les cuisses, qui non seulement sont moins chères, mais permettent de satisfaire une grande famille», lâche-t-elle. 

Vendeur de poulets de chair au marché Zinc de Pikine, Abdou Seck, la trentaine, révèle que les cuisses importées envahissent toujours le marché sénégalais malgré l'interdiction. «Les cuisses inondent le marché. 

Les commerçants les vendent en cachette parce qu'ils savent que les contrôleurs peuvent à tout moment les surprendre». Se lamentant de la mévente des poulets de chair, il poursuit : «A cause de ces cuisses, nous n'arrivons plus à écouler nos volailles. 

Les autorités doivent être plus rigoureuses dans leur contrôle et sanctionner sévèrement les importateurs». Du côté des vendeurs de viande, c'est l'omerta organisée. 

Impossible de leur arracher le plus petit mot sur les cuisses interdites. Je n'en vends pas est la réponse qu'ils servent tous. Aliou DIOUF ( Stagiaire) Le Populaire



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