Vendredi 30 Juillet, 2021 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Societe

TRAFIC INTERNATIONAL DE STUPEFIANTS : Quand les Sénégalaises servent d'appât aux barons de la drogue

Single Post
TRAFIC INTERNATIONAL DE STUPEFIANTS : Quand les Sénégalaises servent d'appât aux barons de la drogue

Nombreux sont les mariages mixtes, de nos jours. Beaucoup de jeunes filles ne rêvent que de convoler en noces avec un Blanc. Qu'importe ce qu'il fait dans la vie. L’amour n'y a pas, non plus, une grande place. Le gus n’est jugé qu'en fonction du volume de son compte bancaire. L'essentiel est qu'il puisse les emmener dans les vertes prairies européennes ou américaines pour qu'elle sortent de la galère sahélienne. Ou qu'il soit capable de les approvisionner en espèces sonnantes et trébuchantes pour les tirer de la dèche. Une aubaine pour ces «marchands de la mort». Ils s'engouffrent dans la brèche, casquent des sommes colossales et acceptent même de se convertir à l'islam, si telle est une exigence de la belle-famille. Mais très souvent, ces sommes dépensées ne sont qu'un investissement. Le prix à payer pour passer entre les mailles des forces de sécurité sans éveiller le moindre soupçon. Un passeport pour valser entre Dakar et l'Europe avec un alibi en béton : «Ma femme est Sénégalaise, je viens pour la voir». Une manière d'éviter le «ciblage», une technique assez efficace pratiquée par les agents de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis). Malheureusement pour les jeunes Sénégalaises qui s'en¬gouffrent dans ces «mariages idylliques», trop souvent, ce sont ces «messies des temps modernes» qui les plon¬gent dans la galère. Ils ouvrent des comptes au nom de leurs «femmes» et y font migrer toutes les sommes provenant de leurs activités délictuelles. S'ils envoient des colis ou des containers, c'est toujours avec le nom de leurs «femmes». Résultat : les Sénégalaises qui purgent des peines dans des prisons sont nombreuses. Dans les prisons pour femmes de Liberté VI ou de Rufisque, on dénombre de nombreuses détenues incarcérées pour avoir eu des activités liées aux stupéfiants. Une Sénégalaise purge une peine à Sâo Paulo pour avoir été prise avec une valise contenant 18 kg de cocaïne que son «mari» lui avait demandé de convoyer sans qu’elle ne connaisse le contenu. Toujours au Brésil, une autre Sénégalaise a été arrêtée avec 5,6 kg de cette drogue, dans les mêmes conditions. Des compatriotes de sexe féminin, en possession de cocaïne, ont aussi été arrêtées à l'aéroport de Casablanca, alors qu'elles étaient en transit pour l'Europe. Une concitoyenne, dont le mari est Roumain, est activement recherchée par les éléments de l'Ocrtis pour une histoire de cocaïne. Tout dernièrement, une autre Sénégalaise a été arrêtée avec 8 tonnes de haschich planquées dans un container qui a finalement été saisi au Port autonome de Dakar. Un colis provenant de la Malaisie et que la Sénégalaise devait réceptionner pour le compte de son mari, un Français. Au moment où ces femmes naïves trinquent parce qu'attirées par le gain facile, leurs maris de dealers vaquent tranquillement à leurs occupations et nouent des relations dans d'autres pays pour parvenir aux mêmes fins. Une autre facette des mariages mixtes qui avait poussé le commissaire Abdoulaye Niang, chef de l’Ocrtis, à interpeller les parents sur la nécessité d'être plus regardants sur ce type de mariage. 



0 Commentaires

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email