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BOUNA COUNDOUL SUR SA SEPARATION AVEC NEW YORK RED BULLS « Il y a une dose de racisme»

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BOUNA COUNDOUL SUR SA SEPARATION AVEC NEW YORK RED BULLS « Il y a une dose de racisme»

En 2009, Bouna Coundoul avait décidé d'évoluer à New York Red Bulls pour relever un nouveau défi dans le championnat américain de football. Mais, si c'était à refaire, il aurait, peut-être, fait un autre choix. Son passage dans ce club n'a pas été un long fleuve tranquille. Conséquences le divorce est consommé. Le contrat de l'international sénégalais qui arrive à terme en 2012 ne sera pas prolongé.

 

«Il doit être gardien titulaire quelque part. Mais ça ne sera pas ici», a prévenu Erik Soler, le manager général de New York Red Bulls. Prié d'aller voir ailleurs, Bouna Coundoul sent dans le vin servi pour fêter sa libération «une dose de racisme». «L'année dernière, dit-il, on était 5 Africains : Medhi Ballouchy (Marocain), Salou Ibrahim (Ghanéen), Tony Tchani (Camerounais), Denly Borman (Sud africain), Macoumba Kandji (Sénégalais) et moi-même. Tous ces titulaires ont été libérés, sauf Medhi qui ne joue plus et moi-même. D'ailleurs, la presse ne manquait pas de le relever en se demandant : «Qu'y a-t-il entre lui et les Africains ?» De plus, l'entraîneur ne ratait jamais l'occasion de m'humilier publiquement, A mon retour de sélection contre la Rdc, il a dit devant tout le monde qu'on avait affaire avec une équipe minable. Juste pour salir la victoire. Ce n'était pas respectueux.» La démarche de sa libération non plus. Après le dernier regroupement des Lions à Paris, Bouna Coundoul est retourné aux Etats-Unis pour faire le point avec son club, New York Red Bulls. Sans succès. «Mes tentatives de rentrer en contact avec l'entraîneur (Erik Sutton) ou le manager général (Erik Soler) sont restées vaines. Ils ont préféré laisser le secrétaire faire le boulot en m'annonçant la séparation. Mon contrat arrive à terme en 2012 et ne sera pas renouvelé. De toute façon, je m'y attendais et n'étais pas dans les dispositions de signer encore quatre ans pour revivre la même chose, d'autant plus que je ne suis pas prêt à renoncer à l'Equipe nationale.» 

Cette séparation est alors l'aboutissement d'un long processus. Coundoul fait la genèse. «Dès le début de la saison dernière, raconte l'international sénégalais, les dirigeants m'avaient convoqué pour faire des mises en garde, à la limite des intimidations. Ils m'avaient clairement demandé de mettre un trait sur les matchs amicaux et de répondre aux convocations de l’Equipe nationale quand il s'agit de matches officiels. » Le fait de «venir jouer le match amical contre la Guinée à Dakar a été, pour les dirigeants du club, une sorte de défiance. Pour me sanctionner, ils m'ont, par la suite mis sur le banc. Je ne suis revenu dans l'effectif de départ qu'à partir de la troisième journée du championnat. Mes performances et le rang qu'occupait le club (troisième du championnat) avaient contribué à apaiser la situation, mais c'est de là que survient encore le problème de l’Equipe nationale avec une convocation pour les éliminatoires contre le Cameroun.» Les mêmes causes produisent les mêmes effets. 

 

«J'ai failli mettre un terme à ma carrière internationale» 

 

Agacés par les va-et-vient du portier, les dirigeants finissent par l'ignorer. Contrairement aux autres, ses convocations, «personne n'en parle», et il n'est «jamais félicité» à son retour de sélection. Dans cette pression terrible, le doute effleure son esprit. «J'ai failli mettre un terme à ma carrière internationale parce que la situation était insoutenable. Mes proches me font déconseillé. Et j'ai décidé de faire face, défendre les couleurs de ma nation au prix de ma carrière. Je ne regrette rien du tout. Seulement, ils auraient pu me libérer depuis longtemps.» L'arrivée d'un autre gardien (l'Allemand Frank Rost) âgé de 38 ans a été, pour Coundoul, «un élément annonciateur». «Quand ils ont commencé à me mettre sur le banc, j'avais demandé à être prêté en deuxième division pour être compétitif. Quelques semaines après, un club suédois est venu leur faire une proposition. En novembre dernier aussi, un club européen ayant participé à la Ligue des Champions avait décidé de m'enrôler, mais New York Red Bulls avait dit niet. Ils n'ont jamais voulu me libérer.» 

 

«Je ne me fais pas des soucis pour la Can» 

 

Le portier des Lions n'aurait pas aimé vivre cette situation à moins d'un mois de la Coupe d'Afrique des nations, mais n'en est pas pourtant inquiet. «Le club m'avait donné un plan de préparation et je suis tenu de le respecter parce que mon contrat arrive à terme en 2012. Et en 2008, j'avais fait une bonne préparation alors qu'il n'y avait pas de championnat avant la Can. Donc, je ne me fais pas de soucis. » 



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