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CAN 2019: Alain Giresse, coach de la Tunisie, évoque avec émotion le Sénégal

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CAN 2019: Alain Giresse, coach de la Tunisie, évoque avec émotion le Sénégal

A la veille de rencontrer en demi-finales le Sénégal qu’il a entraîné, Alain Giresse, sélectionneur de la Tunisie, parle de ses souvenirs et des liens avec les Lions. Surtout, l’entraîneur français exprime sa fierté de voir ce que sont devenus des joueurs comme Idrissa Guèye ou Sadio Mané qu’il a dirigés en sélection. Mais malgré ces sentiments, il est conscient que son équipe peut réussir l’exploit de battre l’équipe d’Aliou Cissé dimanche.

Alain Giresse, au premier tour avant Tunisie-Mali (1-1), vous disiez que ce n’est pas forcément un plaisir de retrouver un pays que vous aviez entrainé (le Mali). Vous avez ce même sentiment avant de rencontrer le Sénégal dimanche en demi-finales ?  

Oui ! Ce n’est pas un plaisir de retrouver une équipe, des joueurs, des dirigeants avec qui vous avez travaillé et partagé des moments. Tout d’un coup je me retrouve être adversaire d’une équipe que j’entraînais pour la faire gagner. Là, ça va être l’inverse. Je ne peux pas en vouloir au Sénégal. Je ne peux rien lui reprocher puisque mon départ était voulu par rapport à un contexte bien précis et non par rapport à quelque chose que je reproche aux joueurs ou à la fédération. Il n’y a même pas un sentiment de revanche de ma part. Il y en a beaucoup qui s’imaginent que je suis revanchard, mais ils se trompent. C’est leur problème. Il y a des façons d’aborder les choses et s’ils en sont là, je les plains les pauvres. Mon orientation est ailleurs, la preuve, je suis en demi-finale.

 

« Ce que Idrissa Guèye dit me touche beaucoup »

 

Qu-est-ce qu’il y a de particulier à jouer contre votre ancienne équipe ?

Il y a toujours un moment qui est assez personnel que je vis, c’est les hymnes. Je connais l’hymne du Mali, je connais l’hymne du Sénégal. Ce sont des sons que j’écoutais. Le Lion rouge qui rugit (l’hymne du Sénégal) je le connais. Je me faisais un devoir d’apprendre les paroles de chaque hymne. Puis il y a des petites choses comme quand on croise les joueurs. J’ai même eu le retour de joueurs sénégalais qui ne sont plus en sélection qui m’ont évoqué ce match. Il y avait des joueurs bien dans cette équipe du Sénégal et d’autres qui sont là et que j’ai connus…

Comme Idrissa Guèye certainement qui nous disait que vous aviez gardé contact et que vous lui aviez beaucoup apporté. Il y aura donc forcément une émotion en croisant ces joueurs que vous avez eu en sélection du Sénégal ?

(On le sent ému, presque au bord des larmes) Votre question est une question un peu délicate. A travers ce que vous venez de dire vous me faites rentrer dans quelque chose qui m’est très cher et très personnel : ces relations avec les joueurs. Idrissa le dit et ça me touche beaucoup parce que j’estime que les gens pourront dire et redirent tout ce qu’ils voudront, je préfère entendre cela. Et cela me réconforte si j’en avais besoin par rapport à tout ce qu’on a pu dire sur moi. Quand Sadio (Mané) me dit : « coach je vous attend à Liverpool », ce sont des trucs très personnels et malgré tout ce qui a pu se dire, je ne regrette pas mon passage au Sénégal et je suis le plus heureux des hommes quand je vois ce que ces joueurs arrivent à faire aujourd’hui, ça me rend fier de les avoir dirigés.

« Les joueurs du Sénégal arrivent à maturité »

Dans le groupe du Sénégal dans cette CAN, il y a une dizaine de joueurs que avez dirigés en effet. Est-ce que quelque part vous revendiquez un certain héritage sur ce groupe actuel…

Non pas du tout. Simplement, je ne m’étais pas trompé dans cette équipe-là. Souvenez-vous qu’il fallait reconstruire après une CAN 2012 difficile pour le Sénégal (trois défaites en trois matches), il fallait faire partir des joueurs, faire venir de nouveaux et aider d’autres à s’affirmer comme Idrissa, Sadio. Non, je ne revendique rien, mais s’ils en sont là aujourd’hui, c’est que j’avais enclenché un processus qui avec le temps pouvait porter ses fruits. Aliou (Cissé) l’a parfaitement compris et a su s’appuyer sur cette base pour construire son équipe.

Justement quel est votre opinion sur votre successeur Aliou Cissé ?

(Souriant) Aliou, on se connaît bien, j’ai été son entraîneur (au PSG) et on a toujours eu de bonnes relations au Sénégal. Il était entraîneur des Olympiques et on échangeait beaucoup sur les joueurs. Maintenant, c’est un plaisir de le voir comme lorsqu’on s’est croisé au tirage au sort de la CAN 2019. Ce sont de saines relations franchement. Le Sénégal reste un bon souvenir avec des gens que je n’ai pas rayé de mon parcours et ça aussi reste une belle histoire.

Comment vous trouvez cette équipe du Sénégal, version 2019 ?

Séduisante. Elle est d’autant plus séduisante qu’elle a mûri, que les joueurs ont pris une dimension réelle de joueurs internationaux dans de grands clubs. Ils arrivent à maturité. C’est une équipe qui a raté de très peu la qualification en huitièmes de finale à la Coupe du monde 2018. Là, elle se présente comme une favorite pour cette CAN et elle est au rendez-vous. J’ai beaucoup de respect pour cette équipe

Dimanche qu’est-ce que peut lui opposer la Tunisie dont on a l’impression qu’elle a moins de réservoir et de potentiel ?

On a un potentiel qui est plus un potentiel collectif qu’individuel. On va s’appuyer sur ça évidemment pour contrarier cette équipe sénégalaise. On ne peut pas comparer joueur par joueur, mais à travers le collectif, la capacité tactique, les moyens qu’on a de sortir le ballon, on peut se procurer des situations favorables devant le but sénégalais. On peut compter aussi sur des joueurs comme (Youssef) Msakni ou (Wahbi) Khazri qui ont mis un peu de temps pour rentrer dans cette CAN, mais qui ont retrouvé le chemin des but sur les derniers matches.


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4 Commentaires

  1. Auteur

    Alohas

    En Juillet, 2019 (23:59 PM)
    Seneweb do léne niou dimbali ngirr yalla ci Giresse sonou naniou way
  2. Auteur

    Jules Keneme

    En Juillet, 2019 (00:10 AM)
    • Auteur

      Tigana Jean Amadou

      En Juillet, 2019 (01:49 AM)
      avec jean amadou tigana et maxim bossis alain giresse faisait partie des joueurs français les plus cotés au sénégal ils etzient brillants engages et courtois meilleurs que michel platini regarfez comment ce dernier a fini dqns lq magouille et l opprobre comme lamine diack et abdoul mbaye cbao hissein habre
      thiey aduna.
    • Auteur

      Tigana Jean Amadou

      En Juillet, 2019 (01:49 AM)
      avec jean amadou tigana et maxim bossis alain giresse faisait partie des joueurs français les plus cotés au sénégal ils etzient brillants engages et courtois meilleurs que michel platini regarfez comment ce dernier a fini dqns lq magouille et l opprobre comme lamine diack et abdoul mbaye cbao hissein habre
      thiey aduna.
    • Auteur

      Tigana Jean Amadou

      En Juillet, 2019 (01:49 AM)
      avec jean amadou tigana et maxim bossis alain giresse faisait partie des joueurs français les plus cotés au sénégal ils etzient brillants engages et courtois meilleurs que michel platini regarfez comment ce dernier a fini dqns lq magouille et l opprobre comme lamine diack et abdoul mbaye cbao hissein habre
      thiey aduna.
    Auteur

    Aramas

    En Juillet, 2019 (00:36 AM)
    Si cela n'avait tenu qu'à elle, on ne parlerait pas de Aminata Diack dans les médias. Alors que le contentieux matrimonial qui l'oppose à son ancien mari Abdoul Mbaye entretient les causeries dans les chaumières, la dame s'est pendant longtemps emmurée dans le silence. Néanmoins, l'obstination de son conjoint divorcé à vouloir présenter ce dossier comme une cabale politique dirigée contre sa personne et elle comme un instrument politique destiné à l'abattre, l'a convaincue de sortir de son silence pour remettre les pendules à l'heure.







    Votre nom a été cité dans une affaire de divorce vous opposant à votre ex-mari, M. Abdoul Mbaye. Jamais depuis l'éclatement de cette affaire, on ne vous a entendu en parler. D'ailleurs, vous ne vous êtes déplacée qu'une seule fois au Tribunal lors de la première audience. Pourquoi avoir choisi de briser le silence aujourd'hui ?







    J'ai gardé le silence parce que pour moi, un divorce est une affaire privée, qui n'a donc pas vocation à se retrouver sur la place publique. J'ai surtout voulu préserver mes enfants et mes proches. Mais j'ai entendu et je continue d'entendre des déclarations non conformes à la réalité, je vais donc m'exprimer une fois, pour retracer les faits et espérer sortir de ce feuilleton médiatique de mauvais goût, dont je suis devenue actrice à mon corps défendant.



    "J'ai gardé le silence parce que (…) j'ai surtout voulu préserver mes enfants et mes proches."







    Vous auriez exprimé votre refus à votre époux alors qu'il vous avait fait part de son désir d'adopter un enfant avec sa seconde épouse. Qu'est-ce qui motivait votre opposition à son projet ?







    Quel parent responsable ne se serait pas opposé à ce projet ? Je me suis renseignée et J'ai compris que même la première adoption qu'il avait faite quelques années auparavant avait été formalisée avec des documents corrompus, notamment un certificat de mariage avec une deuxième épouse, certificat qu'il n'aurait pas dû détenir. L'option du régime monogamique, au-delà du choix à vie d'une seule épouse, impliquait qu'il ne pouvait pas adopter sans mon consentement, consentement que je n'avais évidemment pas donné, et qui n'avait d'ailleurs même pas été sollicité.







    Je me suis donc opposée à la seconde adoption en cours de procédure, en introduisant simplement une requête en annulation de placement d'un enfant. Je continue de penser qu'aucun parent responsable ne peut laisser à ses enfants le soin de régler derrière lui, pareille situation.







    Votre mari a répliqué en demandant le divorce, arguant qu'il ne pouvait vivre sous le même toit qu'une femme qui a "porté plainte" contre lui. Est-il exact que vous aviez porté plainte contre lui ?







    C'est inexact, en réalité c'est en réaction à mon opposition à l'adoption, qu'il a saisi la justice aux fins de divorce et non suite à une plainte de ma part. Le choix d'un divorce au Tribunal était donc le sien. J'avoue que moi, je n'aurais pas opté pour cette voie de règlement, compte tenu de ce que j'avais découvert. J'ai subi cette procédure de divorce, sans aucune intention de faire de vagues et je m'y suis tenue.







    Pourtant, les choses auraient été beaucoup plus simples pour moi si j'avais porté plainte, parce qu'il y avait de quoi faire : la bigamie, et plus grave, la détention et l'utilisation d'un deuxième certificat de mariage, le faux sur les adoptions : 3 délits pour lesquels j'étais en droit de porter plainte et je ne l'ai pas fait, pas par faiblesse, mais parce que je n'ai pas perdu de vue que c'est le père de mes enfants. Je vous fais observer que personne n'en a entendu parler, ce qui traduit bien l'absence de plainte.







    Qu'est-ce qui a alors déclenché la procédure pénale ?







    Ce sont les documents que lui a joints à sa requête de divorce. En effet, au cours de cette procédure de divorce, il a produit le livret de famille dont le régime sur les biens était modifié en séparation, que lui détenait, et moi un certificat de mariage récent délivré par l'état-civil, sur lequel nous étions toujours en communauté des biens. Les deux documents étant discordants sur le régime des biens, la présidente du Tribunal a estimé devoir saisir le procureur de la République pour enquête. Après enquête, le Procureur a décidé de le poursuivre.







    Je dois préciser que je n'ai pas bénéficié de régime de faveur, j'ai moi-même été convoquée à la Dic et entendue par le Doyen des juges d'instruction.







    S'agissant de ce certificat, votre ex-époux a déclaré que c'est d'un commun accord que vous aviez décidé en 1994, de modifier la "communauté de biens" pour la "séparation de biens", parce qu'il voulait effectuer des investissements à risques et cherchait à protéger votre patrimoine. Est-ce exact ? Pourquoi dénoncer ce certificat aujourd'hui ?







    Peu importe le motif servi pour cette demande, elle a été formulée, j'ai signé la requête conjointe qu'il avait préparée : il avait fait le choix d'une communauté au moment de notre mariage, j'étais étudiante, et quand il a, des années plus tard, souhaité le modifier, je n'ai pas vu d'inconvénient à le lui concéder.







    Je précise toutefois que je n'ai été associée à aucune démarche, je n'ai jamais été entendue ni même convoquée par aucun juge, jusqu'au jour où il a m'a remis un livret où le régime était modifié en séparation des biens.







    Je n'ai pas qualité, moi, pour apprécier la conformité d'un tel document, mais le Parquet en conteste la conformité parce que d'après ce que j'ai compris, l'ordonnance qui aurait servi à modifier le régime des biens avait été rendue par un juge qui n'avait pas compétence pour le faire, et en violation des procédures. Je ne dis pas que lui savait cela, mais j'ai quand même été surprise d'apprendre qu'il se serait renseigné sur la faisabilité de ce changement auprès de ce juge rencontré dans les instances du football, sachant qu'il pouvait aller à la source, son père a tout de même rédigé le code de la famille. J'ai également été surprise parce que l'ordonnance qui a servi pour cette modification, il ne l'a jamais produite, il déclare même ne l'avoir jamais détenue. Or lorsque vous faites la demande d'un document, il vous est normalement remis si on accède à votre requête. Il aurait ainsi conservé notre demande conjointe et non l'ordonnance qui en serait issue ?







    Votre ex-époux vous accuse d'être coupable de complicité de faux en écritures publiques authentiques, usage de faux en écritures authentiques et tentative d'escroquerie, et il vous a servi une citation directe. Qu'en-a-t-il résulté ?







    Oui en effet, il a porté plainte contre moi sur ces faits, sa plainte ayant été classée sans suite par le Parquet, il m'a effectivement servi une citation directe qui m'a valu de comparaitre à ses côtés en 1ère instance. Sur cette citation directe, j'ai été relaxée et il n'a pas fait appel de cette décision.



    "Le choix d'un divorce au Tribunal était donc le sien (…) J'ai subi cette procédure de divorce, sans aucune intention de faire de vagues et je m'y suis tenue."







    Vous-même, vous avez eu à consentir à un prêt en votre nom et à la banque vous avez présenté un certificat de mariage avec la mention "séparation de biens"…







    Toutes les fois que vous faites une transaction immobilière, le notaire vous demande un acte de mariage ; j'ai utilisé en toute bonne foi le livret que nous détenions ; cela ne fait de moi ni complice ni acteur, je n'avais aucun doute sur la régularité des documents, d'autant qu'un autre membre de leur famille avait bénéficié du même changement de régime sur les biens.







    Pourquoi cette volonté de M. Abdoul Mbaye de donner une dimension politique à l'affaire qui vous oppose ? Il agit comme si c'est le pouvoir en place qui vous utiliserait comme bras armé…







    C'est de bonne guerre, mais cette affaire relève simplement d'une succession d'entorses à une option matrimoniale librement choisie ; sans me prononcer sur l'ordonnance contestée en cours de procédure au Parquet, pour laquelle je ne présume pas de l'issue, je peux citer sans être démentie : la bigamie, l'enregistrement dans un même centre d'état civil d'un mariage monogamique, et la délivrance d'un second certificat de mariage sachant que la 1ère option est irrévocable, l'adoption plénière d'un enfant qui a nécessité, c'est la loi, une dispense signée par le président de la République, Me Abdoulaye Wade en l'occurrence.







    Donner une dimension politique à cette affaire me semble plutôt une stratégie de diversion et aussi me dénier la capacité et le droit légitime de me défendre.







    Le procureur a requis 1 an ferme à l'égard de votre ex-époux, souhaitez-vous voir le père de vos enfants derrière les barreaux ?







    N'entretenez pas la confusion, c'est justement pour lever toute ambiguïté que j'ai accepté cet entretien. Je rappelle qu'il a choisi d'aller au Tribunal, et je pouvais, si j'avais été animée de la moindre colère, porter plainte dès cet instant. C'est la présidente du Tribunal qui a saisi le procureur, pas moi, pour un document que lui-même a produit dans sa requête de divorce. Tout le monde a entendu comme moi à l'audience, le procureur lui signifier que c'est parce que j'ai refusé de porter plainte qu'il n'a pas pu le poursuivre sur la bigamie et les autres délits. Je n'ai donc posé aucun acte pour le faire condamner.
    Auteur

    Sad El Diop

    En Juillet, 2019 (00:54 AM)
    Ça reste le côté humain, le sport rapproche, il ne doit pas diviser et nous sommes d’apprendre l’un de l’autre. Giresse sera le bienvenu au Sénégal pour y passer des vacances de même que Claude Leroy. Oto pfister ou Peter Schnittger ( Grand notable lébou de Ouakam). Ce pays de Bamba (RTA) de Haj Malick ( RTA), de Mame Limamoulaye (RTA) c’est un pays de valeurs. Quiconque y séjourne en garde une dimension amicale et respectueuse. Nous ne cultiverons jamais de clivage, de dichotomie et restons nous meme quoi qu’il,advienne. Giresse a des valeurs que nous reconnaissons même s’il n’est plus là. Le sport est comme ce fleuve poissonneux oú la pêche nourrit son homme.

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