Calendar icon
Sunday 31 August, 2025
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Lutte contre le dopage : Les décisions fermes de la Direction du développement des équidés

Auteur: ouimane DICKO

image

Le Comité national de gestion des courses hippiques (CNGCH), en partenariat avec la Direction du développement des équidés, a tenu, le samedi 21 juin 2025, au Racing club de Dakar (RCD) à Mbao, une importante journée de sensibilisation sur les procédures du contrôle antidopage. Une initiative qui marque une étape clé dans la professionnalisation et la moralisation des compétitions équestres au Sénégal, à l’approche du Grand Prix du Chef de l’État. L’enjeu est de garantir l’équité sportive.
C’est dans cette optique que s’est tenu ce séminaire technique, marqué par des échanges entre vétérinaires, juristes, entraîneurs et autorités étatiques. Le docteur Alphonse Sène, Directeur du Développement des équidés, a salué l’organisation d’une telle rencontre, qui s’inscrit pleinement dans la stratégie du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.
 «Depuis l’an dernier, nous travaillons avec les acteurs sur des réformes visant à améliorer le contrôle antidopage. Le but est d’instaurer un arbitrage rigoureux, notamment en amont du Grand Prix du Chef de l’État», a-t-il déclaré, annonçant par ailleurs l’implication directe de structures spécialisées telles que l’ISRA et le Haras national.
Le dopage dans les courses hippiques reste une problématique délicate, avec une large palette de substances interdites, souvent médicamenteuses ou de pratiques susceptibles de fausser la performance naturelle des chevaux. «Ce n’est pas seulement une question de tricherie, c’est aussi une question de santé animale et de responsabilité collective», a insisté le Dr Sène.
Une vision partagée par Maître Souleymane Diagne, le vice-président du CNGCH chargé des affaires juridiques. Ce dernier plaide pour une intensification des contrôles antidopage dès le début de la saison. «Attendre le Grand Prix du Chef de l’État pour sanctionner les tricheurs est inefficace. Il faut agir en amont pour garantir que les chevaux qualifiés l’aient été de manière honnête», a-t-il martelé.
Pour ce faire, plusieurs innovations sont prévues. Parmi elles : l’instauration d’un «Vet-gate», un périmètre sécurisé réservé aux professionnels habilités lors des prélèvements biologiques. «Prélever le sang d’un cheval est un acte à haute responsabilité. Il exige rigueur, confidentialité et sécurité», a souligné Me Diagne, en insistant sur la mise en place de procédures claires et transparentes.
Les sanctions prévues en cas de dopage peuvent aller jusqu’à un million de francs CFA, la suspension de chevaux, le retrait d’agrément pour les entraîneurs, l'interdiction de faire courir pour les propriétaires, etc. Mais l’accent est aussi mis sur le droit à la défense, avec la possibilité pour les mis en cause de contester les résultats et d’introduire des recours.
Car le dopage peut, en effet, avoir des origines multiples. Il peut être un acte volontaire, une négligence, une erreur de manipulation ou même une contamination involontaire par l’alimentation. « Il est essentiel d’établir une chaîne de responsabilités, tout en offrant à chaque acteur les moyens de prouver sa bonne foi», a indiqué le vice-président du CNGCH.
Auteur: ouimane DICKO

Commentaires (0)

Participer à la Discussion