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Mayacine Mar: « Ce groupe a plus d’envie, plus faim que celui de 2015»

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Mayacine Mar: « Ce groupe a plus d’envie, plus faim que celui de 2015»

Le directeur technique national de football, Mayacine Mar récuse toute comparaison entre le groupe du Sénégal de 2015 d’avec celui de 2017. Selon Mayacine Mar, tout oppose les deux formations. Il dira même que l’équipe d’Aliou Cissé n’a absolument rien à voir avec celle d’Alain Giresse. Et pour cause, argue-t-il dans cette interview qu’il a accordée à Sud Quotidien, les joueurs ne sont pas les mêmes. Mieux, confie-t-il, ceux de 2017, «ont plus envie, ont plus faim».

 
Avec le recul, quelle analyse faites-vous de la victoire du Sénégal sur la Tunisie ? 
 
D’abord, il faut partir d’un certain contexte pour mieux expliquer ce match. La Tunisie est l’une des rares équipes africaines qui pose souvent trop de problèmes au Sénégal. D’ailleurs depuis 1989 (1990 plus précisément, Ndlr), nous n’avons pas battu cette équipe. A chaque fois, elle nous contraint à un match nul à Dakar, avant de nous battre chez elle. C’était donc un match pesant, lourd. Il fallait laver l’affront non seulement pour ce que je viens de décrire, mais aussi et surtout pour bien rentrer dans la compétition. 
Toutefois, il faut reconnaître que nous n’avons pas pu produire tout ce que nous avions prévu dans cette rencontre. D’abord lors de notre dernier match contre l’Egypte et les autres rencontres amicales. Mais, la Tunisie est venue avec une nouvelle manière de jouer. D’abord, c’est une équipe qui avait l’habitude de nous attendre mais, cette fois, elle nous a attaquée d’emblée. 
Ensuite, elle a fortement changé sa manière de jouer. Tout ceci a fait que nous avons eu quelques perturbations dans notre organisation. Mais, nous avons répondu rapidement aussi. Il suffit juste de voir l’action de but qui est une action rondement jouée. Le fait d’ouvrir le score très tôt nous a permis d’avoir un confort psychologique sur eux. Ce qui nous a permis de mettre un deuxième but. Mais, nous savions aussi que la Tunisie avait des arguments techniques offensifs très bons. 
 
En seconde période, le Sénégal a montré un autre visage. L’équipe a terminé le match dans la douleur avec des joueurs visiblement lessivés. Comment expliquez-vous cette situation ? 
 
En deuxième mi-temps, il a eu forcément une volonté des Tunisiens d’égaliser. Ce qui est tout à fait logique, normal. N’importe quelle autre équipe qui était dans la posture de la Tunisie (menée 2-0 à la mi-temps), n’allait réagir autrement. Elle a cherché résolument à marquer par tous les moyens, tout en ne nous donnant pas l’occasion de nous exprimer. C’est là effectivement que nous avons eu des difficultés parce qu’il y a eu des pertes de balles prématurées. Une équipe aussi peut être confrontée à des problèmes de jeu face à un adversaire. C’est ce qui s’est passé hier (dimanche, Ndlr) contre la Tunisie. 
 
Vous avez également suivi la rencontre Algérie-Zimbabwe (2-2). Les «Warriors» qui étaient considérés comme le petit poucet de cette poule, ont fait une grosse sensation. Que vous inspire cette équipe que le Sénégal va affronter le 19 janvier prochain ? 
 
Nous nous préparons pour affronter le Zimbabwe. Dès le début, nous avons dit que nous allons gérer match par match. Face à la Tunisie, l’essentiel était les trois points. C’est fait ! Nous allons tirer tous les enseignements du match aussi. Forcément. On passe à autre chose parce qu’il faut rapidement se projeter sur ce match face au Zimbabwe.  
 
Justement, comment entrevoyez vous cette rencontre ? 
 
Nous allons procéder de la même façon que face à la Tunisie. Autrement dit, chercher à avoir les trois points synonymes de qualification pour les quarts de finale. Ce ne sera pas facile, mais nous allons trouver les moyens d’y arriver. C’est ce qu’il faut faire. 
 
N’êtes vous pas surpris de la prestation du Zimbabwe face à l’une des meilleures équipes en Afrique, l’Algérie ? 
 
J’ai tout le temps dit qu’en Afrique, il n’y a plus de petites équipes. Quand les gens parlent de petit poucet, je réponds toujours : «il faut faire attention. Il faut relativiser». Je ne connais pas encore le score Côte d’Ivoire-Togo (l’interview a été réalisée avant la fin de cette rencontre qui s’est soldée par un match nul et vierge, Ndlr). Mais, j’ai vu une sélection ivoirienne souffrir. Nous avons aussi vu l’Algérie souffrir face à l’équipe de Zimbabwe. Idem pour le Gabon contre la Guinée-Bissau. Toutes les équipes ont les mêmes dispositions pour se préparer, parce que la Fifa a investi beaucoup d’argent au niveau des pays africains. Ce qui permet d’avoir des infrastructures, de l’argent, du matériel. Elle forme des techniciens. Par conséquent, il ne faut pas qu’on croit que le football est dans certains pays et pas dans d’autres. Il est partout en Afrique pour ceux qui veulent travailler. Et ceux qui travaillent arrivent forcément à ces compétitions là comme la coupe d’Afrique. Les éliminatoires ont concerné 54 pays. Les 16 qui sont là, sont des grandes équipes. C’est pourquoi, nous ne prenons pas le Zimbabwe comme un petit poucet. Mais comme un pays de football. On se souvient encore des éliminatoires pour la Can au Caire en 1986.C’était encore face au Zimbabwe (battu 3-0 par le Sénégal grâce à un triplé de Jules Bocandé, Ndlr). Ça fait longtemps. Ce qui veut dire que c’est un pays qui se bat pour avoir une place en Afrique. Nous prenons le Zimbabwe comme la Tunisie, comme l’Algérie. 
 
En 2015, le Sénégal avait commencé par une belle victoire devant le Ghana (2-1). Ce qui ne l’a pas empêché d’être éliminé dès le premier tour. Qu’est ce qu’il faudrait pour éviter ce scénario catastrophe  ?
 
Nous ne sommes dans le même contexte. Le groupe n’est pas formé par les mêmes joueurs non plus. Le sélectionneur n’est plus le même. (Rires). Le pays hôte n’est plus non plus le même (éclats de rires). Par conséquent, on ne peut pas toute de suite présager d’un tel scénario. Nous sommes dans une autre dynamique, une autre mentalité. Il suffit de revoir le match contre la Tunisie pour s’en rendre compte. Nous avons une équipe qui a une grosse envie, une équipe plus engagée,  une équipe qui a plus faim. C’est quand même quelque chose de motivant. 
 
Mayacine Mar minimise le geste de Diao Baldé Keïta

Le directeur technique national, Mayacine Mar trouve qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat dans le geste d’énervement de l’attaquant international sénégalais, Diao Baldé Keïta à sa sortie à la 62ème minute. L’attaquant des «Lions» avait frappé du pied sur les bouteilles d’eau manifestant son désaccord avec son remplacement par Ismaïla Sarr. «Diao Baldé Keïta avait envie de continuer le match. C’est un compétiteur. Il voulait jouer jusqu’à la fin. C’est tout à faire normal», a confié le DTN lors de la séance d’entraînement de l’équipe nationale hier, lundi 16 janvier, au stade Bongoville (62 km de Franceville). Toutefois, a tenu à préciser, l’ancien sélectionneur des Lions, «à côté de l’envie du joueur, il y a la stratégie» à mettre en place pour gagner. Et d’ajouter : «entre les deux, c’est la stratégie qui prime». Mayacine Mar dira par la même occasion qu’il n’a jamais vu un seul joueur contesté les choix d’Aliou Cissé. Diao Baldé Keïta avait montré des signes d’énervement à sa sortie. Il avait non seulement refusé les encouragements de ses coéquipiers, mais avait aussi boudé les micros au niveau de la zone mixte. 


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