Mercredi 11 Décembre, 2019 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Video

Après 18 mois de détention en Corée du Nord, un étudiant américain meurt

Single Post
Après 18 mois de détention en Corée du Nord, un étudiant américain meurt

L'étudiant américain Otto Warmbier, rapatrié le 13 juin dans le coma après 18 mois de détention en Corée du Nord, est décédé lundi, le président Donald Trump dénonçant un régime nord-coréen "brutal", dont les relations avec les Etats-Unis sont déjà extrêmement tendues.

"Beaucoup de choses terribles se sont passées. Mais au moins nous l'avons ramené chez lui pour qu'il soit avec ses parents", a déclaré le président américain peu après l'annonce, par la famille, de la mort du jeune homme de 22 ans.

Dans un communiqué, il a souligné sa détermination "à empêcher que des innocents ne subissent de telles tragédies aux mains de régimes qui ne respectent pas l'Etat de droit ou la décence la plus élémentaire".

Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson a lui estimé dans un communiqué que la Corée du Nord était responsable de sa "détention" et a réclamé la libération des trois Américains encore derrière les barreaux du régime communiste.

"Entouré par sa famille qui l'aime, Otto est décédé aujourd'hui à 14H20" (18H20 GMT), a écrit la famille d'Otto Warmbier.

Quand le jeune homme est revenu chez lui, à Cincinnati, dans l'Ohio (nord), il présentait de graves lésions cérébrales, selon ses médecins. "Il était incapable de parler, incapable de voir et incapable de réagir à des commandes verbales. Il semblait très mal à l'aise, presque angoissé", a rappelé sa famille lundi. 

Mais "bien que nous ne n'allions plus jamais entendre sa voix, en une journée la contenance de son visage avait changé – il était en paix. Il était chez lui et nous pensons qu'il pouvait le sentir", ont ajouté ses parents Fred et Cindy.

'Mauvais traitements' 

Sa famille a dénoncé à nouveau "les mauvais traitements, atroces et barbares" que leur fils a subis selon eux en Corée du Nord, où il avait été arrêté en janvier 2016 pour avoir tenté de voler une affiche de propagande.

Son compagnon de voyage Danny Gratton est le seul Occidental à l'avoir vu être arrêté. "Otto n'a pas opposé de résistance. Il ne semblait pas avoir peur", a-t-il confié au Washington Post lundi.

Présenté à la presse étrangère quelques semaines après son arrestation, Otto Warmbier avait déclaré, en pleurs, avoir fait "la pire erreur de (sa) vie".

Après l'annonce de son décès, l'agence de voyages Young Pioneer Tours, par laquelle Otto Warmbier s'était rendu à Pyongyang, a annoncé sur Facebook qu'elle renonçait à emmener des Américains en Corée du Nord. "Le risque pour les Américains visitant la Corée du Nord est trop élevé", a déclaré l'agence.

Venu en Corée du Nord dans le cadre d'un voyage organisé pour le Nouvel An, le jeune Américain avait été jugé en moins d'une heure et condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016.

Peu après son procès, il avait plongé dans un coma dont les causes restent inconnues, selon ses médecins. Le type de lésions neurologiques dont il souffrait résulte d'ordinaire d'un arrêt cardio-respiratoire.

L'équipe médicale avait d'autre part démonté l'explication fournie par le régime nord-coréen en indiquant n'avoir pas relevé de trace de botulisme dans l'organisme du jeune homme.

Portant la veste de son fils sur ses épaules, Fred Warmbier avait exprimé son émotion et son indignation jeudi lors d'une conférence de presse, se disant "fier" de son fils, "qui s'est retrouvé chez un régime paria ces 18 derniers mois, maltraité et terrorisé".

Stratégie des otages 

La mort d'Otto Warmbier survient dans un contexte de tensions exacerbées entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sur le programme d'armement nucléaire que Pyongyang continue de développer.

Le régime communiste, qui a un piètre bilan en matière de droits de l'homme, est isolé sur la scène internationale en raison de ses ambitions militaires. La Corée du Nord a multiplié les tirs de missiles depuis le début de l'année, suscitant à chaque fois la colère de Washington et les condamnations de l'ONU.

Trois Américains sont toujours détenus en Corée du Nord, deux hommes qui enseignaient dans une université de Pyongyang financée par des groupes chrétiens étrangers et un pasteur Américano-Coréen accusé d'espionnage au profit de Séoul.

D'anciens détenus comme Kenneth Bae ont fait état de longues journées de labeur, de problèmes médicaux et d'abus psychologiques. Mais d'autres ont parlé de conditions de détention tolérables.

Reste à savoir si la mort de l'étudiant va porter un coup fatal à la stratégie nord-coréenne --bien huilée-- des otages, qui servent de monnaie d'échange diplomatique.

Des spécialistes ont jugé improbable que Pyongyang ait délibérément fait plonger un ressortissant américain dans le coma.


Article_similaires

5 Commentaires

  1. Auteur

    Efo

    En Juin, 2017 (11:11 AM)
    Mais qu'est ce qu'il était allé faire dans ce pays?

  2. Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2017 (11:42 AM)
    Ça ne méritait certainement pas les traitements subis ni la mort mais il faut reconnaître qu'à jouer avec le feu malheureusement on se brûle. Un américain en Corée du Nord c'est déjà dangereux mais aller décoller une affiche de propagande dans un pays totalitaire ? Faut pas être très net.
    Auteur

    Anonymerat

    En Juin, 2017 (14:23 PM)
    Au cas ou vous n'apprenez rien de ces sites torchons Senegalais, voici un recit plus instructif:





    je copie -colle"



    "L'étudiant américain rapatrié aux Etats-Unis dans le coma la semaine dernière, après plus d'un an de détention en Corée du Nord, est mort lundi. Ce jeune homme de 22 ans avait effectué un séjour de cinq jours en Corée du Nord, mais n'en était jamais revenu.



    Il était rentré aux Etats-Unis le 13 juin. Otto Warmbier, l'étudiant américain retenu pendant un an et demi en Corée du Nord, et libéré la semaine dernière, est mort lundi. Il avait été rapatrié aux Etats-Unis dans le coma et avec de graves lésions cérébrales, après 18 mois de détention. Ce jeune homme de 22 ans, âgé de 21 ans au moment de son arrestation, avait été arrêté par le régime de Pyongyang en janvier 2016, pour avoir tenté de voler une affiche de propagande. A l'origine de cette histoire tragique, un simple déplacement touristique en Corée du Nord.



    Arrêté à l'aéroport



    Le 2 janvier 2016, Otto Warmbier est arrêté à l'aéroport de Pyongyang, alors qu'il s'apprête à embarquer dans un avion pour quitter le pays et regagner les Etats-Unis. L'étudiant à l'Université de Virginie achève alors un voyage de cinq jours en Corée du Nord.



    Le jeune homme est accusé par le régime d'avoir voulu emporter dans ses bagages une pancarte de propagande, qu'il avait dérobée dans son hôtel, ce que les autorités nord-coréennes ont qualifié d'"acte hostile envers l'Etat". Les parents d'Otto Warmbier, eux, ont toujours clamé que l'histoire avait été fabriquée de toutes pièces par Pyongyang.



    Le 29 février 2016, lors d'une conférence de presse organisée et hautement médiatisée par le régime, à laquelle la presse étrangère est conviée, Otto Warmbier reconnaît avoir volé l'affiche pour l'emmener aux Etats-Unis. Ce jour-là, l'Américain s'excuse et dit avoir commis "la pire erreur de sa vie", tout en implorant, en larmes, le régime de le pardonner et de "penser à sa famille". Il affirme également, probablement sous la pression, que "le seul but de sa mission était de porter atteinte aux motivations et à l'éthique de travail du peuple coréen". L'intégralité de la conférence de presse est visible sur Youtube.





    Les Etats-Unis envoient un émissaire, l'ancien ambassadeur aux Nations Unies Bill Richardson, pour négocier la libération du jeune homme. Mais rien n'y fait. Pyongyang reste implacable et condamne Otto Warmbier à 15 ans de travaux forcés le 16 mars 2016, à l'issue d'une heure de procès, en s'appuyant sur des images de vidéosurveillance de l'hôtel montant une silhouette non identifiable décrocher une pancarte. Une peine très sévère, dont les Américains dénoncent la disproportion par rapport à l'acte commis. Pour les Etats-Unis, il est clair que la Corée du Nord arrête des Américains de façon arbitraire, et à des fins politiques.



    Graves lésions cérébrales



    Au cours des premiers mois de sa détention, Otto Warmbier développe une maladie qui lui affecte le cerveau, mais aucun médecin extérieur à la Corée du Nord n'est envoyé à son chevet. Selon le Washington Post, le jeune homme aurait contracté une forme de botulisme, une maladie paralytique rare, et aurait été plongé dans le coma avec une dose de somnifère pendant un an.



    La semaine dernière, l'Américain est libéré, après un an et demi de détention. Pyongyang affirme que la décision a été prise pour des raisons "humanitaires", affirmant qu'Otto Warmbier "était aux travaux forcés". D'après CNN, les autorités américaines avaient appris récemment, au début du mois de juin, que l'état de santé de l'étudiant s'était dégradé.



    A son arrivée aux Etats-Unis, le 13 juin, Otto Warmbier, toujours dans le coma, se trouvait dans un état stable, mais souffrait de "graves lésions neurologiques", selon les premières constations des médecins de l'hôpital UC Health University de Cincinnati, où il a été immédiatement soigné.



    Qu'est-il arrivé au jeune homme? Quels traitement a-t-il reçu? Selon le New York Times, les autorités américaines ont reçu des renseignements selon lesquels Otto Warmbier a été plusieurs fois battu au cours de sa détention.



    Pourquoi Otto Warmbier se trouvait-il en Corée du Nord?



    Un autre élément interpelle dans cette histoire: les raisons de la présence de ce jeune Américain sur le territoire de Corée du Nord. Fin 2015, Otto Warmbier se trouvait en Chine lorsqu'il était tombé sur une agence proposant des séjours en Corée du Nord. Le jeune homme s'était alors rendu cinq jours sur place, à l'occasion du Nouvel an 2016, par le biais de l'agence Young Pioneer Tours. Dix autres ressortissants américains faisaient partie du voyage.



    Depuis le début de la détention de son fils, Fred Warmbier a régulièrement pointé du doigt cette agence de voyages, l'accusant d'attirer les jeunes Occidentaux avec des slogans racoleurs comme "Voici le voyage que vos parents ne veulent pas que vous fassiez!".



    Ce mardi, après l'annonce du décès de son ancien client, l'agence Young Pioneer Tours a fait savoir qu'elle cesserait d'emmener des Américains en Corée du Nord. L'agence est une des rares à organiser des voyages dans ce pays, où elle propose notamment des randonnées cyclistes, ou encore des plongées.



    Adrienne SIGEL

    Adrienne SIGEL

    Journaliste

    à suivre sur

    Adrienne SIGEL sur Google+ Adrienne SIGEL sur Twitter Envoyer un email à Adrienne SIGEL "







    Fin de copie-colle.

    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2017 (14:40 PM)
    Ce qu´il y´a, c´est que si c´était un pays Arabe, les Yankes allaient envoyer les B52, les Cruise Missiles, les F16 ou 20 ou les je ne sais quoi ! On voit bien qu´avoir la Bombe Atomique est malheureusement un gage de respect. On peut se permettre....presque tout, comme les Occidentaux qui detruisent un à un les pays qu´ils pointen du doigt à tort ou à raison..
    Auteur

    Poste 3

    En Juin, 2017 (15:49 PM)
    Ta copie collee est 1 million de fois plus pertinente que le chiffon de seneweb. Merci bcp!

     :brawoo:  :brawoo:  :brawoo:  :jumpy2:  :brawoo:  :brawoo:  :brawoo: 

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01
Banner 01

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email