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Direction générale de l'Ipres, Mairie de Tivaouane : Mamadou Sy Mbengue à cœur ouvert

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Direction générale de l'Ipres, Mairie de Tivaouane : Mamadou Sy Mbengue à cœur ouvert

Il est né et a grandi dans la cité religieuse de Tivaouane, il y a 45 printemps. Mamadou Sy Mbengue dit Diagne Sy, Directeur général de l'Institut de prévoyance retraites du Sénégal (Ipres) également maire de Tivaouane, est un pur produit de l'école sénégalaise, de l'administration sénégalaise qu'il a servie avant de s'engager en politique aux côtés de l'opposant puis du président Macky Sall. L'ancien directeur de cabinet d'Aida Mbodj au ministère de la Famille, aujourd'hui sous le feu des critiques, se livre à Seneweb à cœur ouvert.

La bénédiction d'Al Amine, pour l'Ipres et la mairie de Tivaouane

A ceux qui lui reprochent de négliger la mairie de Tivaouane sous le poids des responsabilités à la tête de la direction générale de l'Ipres, Diagne Sy Mbengue sourit. Pour lui, il n'y a pas de quoi fouetter un chat parce que le cumul de fonctions lui va si bien. "Vous allez réussir aussi bien à l'Ipres qu'à la mairie de Tivaouane", lui avait confié le défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine qui avait parrainé et béni sa candidature à la tête de la collectivité. "Un maire absentéiste", crie les détracteurs ! Mbengue, lui, dit se retrouver dans la manière dont fonctionne la collectivité. Le travail abattu par l'équipe municipale qui lui donne entière satisfaction. Et il ne passe pas un weekend sans se rendre à Tivaouane, auprès de ses administrés. "Il arrive même que je m'y rende en semaine pour signer des documents et revenir", confie le par ailleurs directeur général de l'Ipres, critiqué du fait d'un management contesté de l'Institut qu'il dirige. Mais le DG et maire ne se dit aucunement ébranlé, préférant mettre l'accent sur ses réalisations après cinq ans d'exercice, avec notamment la modernisation du système de paiement des allocations aux retraités, une réussite qu'il qualifie de "révolution" avec près de 8 milliards de pensions payés chaque mois aux retraités de l'Ipres.

Sy-Mbengue, une famille léboue très ancrée dans la tidianya

Pour connaitre les origines de Diagne Sy Mbengue, il faut chercher dans le Cayor, mais également à Rufisque. Un lébou bon teint, ses grands parents étaient des inconditionnels de El Hadji Maodo Malick Sy. D'abord le grand-père paternel El Hadji Babacar Mbengue originaire de Rufisque, de Ngessou vers Diokoul, fut commerçant à Pire puis à Tivaouane, avant de recevoir le wird tidiane du Maodo. C'était en 1913. S'en suivit son installation dans la cité religieuse de Pire pendant 37 ans, puis à Tivaouane. Petit-fils de Tasfir Abdou Cissé de Pire, père de Serigne Amadou Cissé, père de la maman de Diagne Sy, Sokhna Aida Cissé. "Mon grand-père s'est installé à Pire par la grâce de Cheikh El Hadji Malick Sy", aime-t-il à rappeler. Et c'est à Tivaouane justement, que naîtront tous les enfants de la fratrie.

"Je suis un pur produit de l'école sénégalaise"

Diagne Sy Mbengue a été formé à bonne école, sur le territoire sénégalais. Toutes ses études, du primaire au secondaire, c'était dans les écoles de Tivaouane. Études sanctionnées par un baccalauréat de la série C en 1994. La maîtrise en poche en 1998, le crack en maths se voit ouvrir les portes de l'enseignement supérieur. "Je fus un brillant élève, un bon mathématicien qui se retrouve en Sciences économiques à l'université", évoque l'enfant de Tivaouane qui garde encore en mémoire les dires de ses professeurs. "Certains de mes profs disaient de moi que j'étais un mathématicien-né, mais à l'université, j'ai fait Sciences économiques. Je suis un pur produit sénégalais. Les seules fois que je suis allé en France, c'était pour faire un examen avec des cours de licence. Tout mon cursus scolaire, universitaire, je l'ai fait au Sénégal". Et le commandement territorial tenait à cœur au futur administrateur civil.

Valse entre Dakar et les régions

Le voilà donc de retour sur  la terre natale de Tivaouane. Son premier emploi, il le doit au projet de nutrition communautaire, peu avant qu'il ne soit réussi, en 2000, au concours de l'Enam (actuel Ena : ndlr) dont il sort comme administrateur civil en 2002. Voila donc Diagne Sy Mbengue débarqué au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, où il devient le chef de la division administrative et des ressources humaines. Mais l'administrateur devra quitter la capitale pour les régions, à Fatick où il sert comme adjoint au gouverneur chargé du développement. Retour sur Dakar comme adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de 2005 à 2009, à l'époque des inondations mais aussi des grands projets comme le démarrage de l'autoroute à péage. Il devient président du groupe opérationnel de l'Anoci chargé de libérer les emprises ; président de la commission régionale de la circulation à Dakar. Président du Conseil régional de Dakar sous délégation spéciale de 2008 à 2009, année à laquelle il est nommé préfet du département de Vélingara. Cap encore sur Dakar deux ans après : il est nommé directeur de cabinet du ministre de la Famille, avant de basculer comme conseiller technique à la Caisse de Sécurité sociale, puis secrétaire général. En 2014, suite à un appel à candidatures pour la direction générale de l'Ires, Diagne Sy a postulé. "C'est à la faveur d'un appel à candidatures pour la direction générale de l'Ipres où j'avais 57 challengers - on était 58 candidats - que le Conseil d'administration a décidé de m'installer comme directeur général ici à l'Ipres. La même année, je suis devenu maire de la prestigieuse ville de Tivaouane "la sainte".

Ipres : 7 à 8 milliards de pensions payés chaque mois

A l'Ipres, les problèmes de trésorerie font parfois les choux gras de la presse, mais il n'en est rien, tient à démentir le Dg-maire qui soupçonne des raisons inavouées derrière ces sorties médiatiques. "Certains avaient dit dans la presse qu'à partir du mois de décembre l'Ipres sera en cessation de paiement. Ce n'est pas vrai ! Nous, on nous exige dans les normes d'avoir en réserve deux annuités de paiement, c'est-à-dire que si personne ne cotisait pendant deux ans, on doit pouvoir payer. Au moment où je vous parle, si les gens restaient deux ans sans cotiser, l'Ipres va payer les pensions. C'est pour rassurer les travailleurs, les pensionnés, qu'il n'y a pas de problèmes de trésorerie à l'Ipres. Non, on a amélioré notre trésorerie, aujourd'hui nous sommes confortables pour payer les 7 à 8 milliards par mois. C'est l'occasion pour moi de féliciter le personnel. Un personnel dévoué à la tâche, qui parvient tant bien que mal à honorer ses engagements au niveau des pensions".

"Notre problème avec vous, c'est votre proximité avec Macky Sall"

"Je n'ai jamais fait de la politique sous Wade", insiste celui qui est devenu, en 2011, directeur de cabinet d'Aida Mbodj, sur recommandation de Me Ousmane Ngom, ancien ministre de l'Intérieur sous Wade. Pas très emballé à l'idée de quitter le commandement territorial avant les élections de 2012, Diagne Sy finit par se laisser convaincre, difficilement. "Vous êtes 45, je vous ai choisi. Donc il ne faut pas me décevoir.", lui avait lancé Ousmane Ngom dont il dit saluer "l'esprit républicain". "Notre problème avec vous, c'est votre proximité avec Macky Sall", avait osé lui dire Ousmane Ngom en toute franchise. Ce qui ne l'a pas empêché de porter son choix sur lui, pour travailler avec Aida Mbodj.

Très tôt repéré comme un proche de Macky Sall, l'adjoint au gouverneur de Dakar qu'il fut, sera donc "sanctionné" alors qu'il devait être promu Préfet de Guédiawaye, du moins dans le projet de décret. Mais il n'en sera rien. Le soutien affiché de l'opposant Macky devrait être parachuté dans le sud du pays, une mesure d'éloignement, en Casamance par exemple, loin des tumultes de la capitale. Et c'est à Vélingara qu'il sera débarqué comme préfet. "Ils voulaient m'éloigner de la banlieue où je devais être nommé préfet de Guédiawaye. Ils m'ont rendu un très grand service, ils m'ont permis de connaître le Sénégal, de connaître des gens merveilleux. J'ai été formé pour servir l'Etat partout, même si, au début, j'ai pris cette nomination pour une sanction, confesse-t-il. A Vélingara, je suis descendu au niveau du peuple, je les accompagnais partout. Aujourd'hui pendant le Gamou, il y a une trentaine de personnes de cette localité qui passent l'évènement chez moi à Tivaouane. J'ai fait 2 ans à Vélingara, mais c'est comme si j'en avais fait 10".

"L'Ipres n'est pas la maison de Mamadou Sy Mbengue, ni celle de Mamadou Racine Sy"

Marié et père de 4 enfants, Diagne Sy Mbengue adore la cuisine du terroir, tant ce n'est pas lui, bien sûr, qui enfile le tablier. "J'aime bien les bons plats mais je suis mauvais cuisinier. J'aime bien le mafé et en bon lébou, j'aime bien les grillades", confie le maire de Tivaouane qui dit avoir toujours pratiqué le sport. "Même si je suis un très mauvais footballeur, le sport qui m'attire le plus c'est la natation. J'aime bien nager. J'aime bien voyager mais je n'en ai pas le temps. C'est rare que je voyage pour moi-même. Je n'ai jamais pris un mois de congés, même étant dans le commandement territorial. La mission est exaltante et les défis sont nombreux".

Ses cinq années passées à la tête de l'Ipres, Sy Mbengue s'en glorifie car pour lui, beaucoup de choses et pas des moindres, ont été réussies. N'en déplaise à ses détracteurs. Des coups bas, il dit en avoir encaisser, parfois émanant de la boîte dont il tient encore le gouvernail.

"Cet Ipres dont il faut parler…"

Aujourd'hui, son plus grand souhait, c'est "que la maison Ires puisse être préservée: ce n'est pas la maison de Mamadou Sy Mbengue, ce n'est pas la maison de Mamadou Racine Sy, mais la maison des Sénégalais. Aujourd'hui, le grand défi que nous avons à l'Ipres, c'est la modernisation du système d'information qui est en cours, un projet partagé avec la sécurité sociale. Récemment on vient de lancer les cartes biométriques, on vient de lancer l'enrôlement de l'ensemble de nos retraités pour les doter de ces cartes biométriques, ce qui va permettre de les identifier, de les authentifier, d'identifier leurs familles. Une carte qui va également leur servir de carte de paiement. Ils n'auront plus besoin d'aller faire la queue au niveau des banques ou de la Poste. C'est de cet Ipres là qu'il faut parler", insiste le Dg-maire.

"Aujourd'hui, avec le projet de modernisation, les employeurs n'auront plus besoin de venir jusqu'à l'Ipres ou une agence pour cotiser, pour faire une immatriculation ou pour faire leurs déclarations et payer s'il y a des cotisations à payer. Le projet est en expérimentation au niveau de Rufisque. De chez eux ils auront l'Ipres dans leur poche, s'immatriculer".

"Si les gens restaient 2 ans sans cotiser, l'Ipres va payer les pensions"

Le travailleur quant à lui, pourra de chez lui, avec son portable, consulter son compte et voir si l'employeur cotise pour lui ou pas. Voilà l'Ipres dont il faut parler, cet Ipres qui est parti de très loin. Force est de reconnaître que ce qu'on a fait entre 2014 et maintenant, c'est une véritable révolution et il sera difficile pour ceux qui nous remplaceront, demain, de faire la même chose parce que ce ne sera pas dans les mêmes conditions".

A l'Ipres comme à Tivaouane, le maire et Dg brandit fièrement son bilan. Les locaux de la mairie, à Tivaouane, ont été ravagés par un incendie, avant son arrivée.  "J'ai hérité d'une mairie qui n'avait même pas de locaux. Je me suis battu pour trouver un local pour faire office de mairie. Et avec l'appui de l'Etat, nous avons aujourd'hui l'un des plus jolis bâtiments qui fait office d'Hôtel de ville à Tivaouane. Je suis satisfait de toutes les réalisations que nous avons eu à faire, lesquelles ont démarré par l'instauration d'une administration, avec des services, des procédures très claires et un état-civil bien tenu, avec la mise en place d'infrastructures, dont le foirail de 16 hectares réceptionné récemment à Tivaouane, énumère l'élu local qui ne se soucie pas d'un second mandat, malgré son bilan : "Mon bilan est parlant. C'est ça qui fera ma satisfaction, ce que j'ai fait avec l'équipe municipale". Mais, s'empresse-t-il d'ajouter : "un second mandat, ça ne m'empêche pas de  dormir. Etre maire c'est avoir toutes les charges, sans les ressources. Il faut être fort d'esprit pour pouvoir survivre à ça pendant 5 ans. Le moment venu, on avisera. Pour l'instant je reste concentré sur les chantiers, sur l'Ipres".


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10 Commentaires

  1. Auteur

    il y a 1 semaine (12:37 PM)
    Des futilités de politiciens inutiles. Ils ne sont là que pour leur poche. Un Président qui a la volonté de développer son pays ne met pas aux postes de direction des politiciens professionnels ni d'ailleurs des ministres comme Abdoulaye Daouda Diallo.
  2. Auteur

    il y a 1 semaine (12:38 PM)
    Racine me semble outrepasser son role de Pca. Le conseil d Admistration definit la politque et la strategie genreale. Le pilote qui met en oeuvrecette politque est le DG. Mais on voit M r Sy s impliquer dans des actes de gestion quotidienne qui est du role exclusif du directeur general.
    Auteur

    il y a 1 semaine (12:46 PM)
    tous des niakk diom!!! vous ne faites du bon travail et vous vous pemettez de nous tympaniser bande de vauriens!

    le prési doit tous vous foutre dehors
    Auteur

    il y a 1 semaine (13:26 PM)
    Tu as mis combien dans ton Palais sur la route de l'aéroport?
    Auteur

    il y a 1 semaine (13:48 PM)
    ce faisant il lance un défi à racine sy, celui de nous donner son parcours
    Auteur

    il y a 1 semaine (13:51 PM)
    Printemps kegn! Khana france laniou nek?
    Auteur

    il y a 1 semaine (13:55 PM)
    Je déteste les réseaux sociaux à cause des gens impoli qui ne font d'insulter. Tu peux émettre tes avis dire ce qui ne te plait donner des suggestions. Un homme correct dou saga
    Auteur

    Deuglavérité

    il y a 1 semaine (20:32 PM)
    Il faut le lui reconnaître, Mamadou Sy Mbengue est un jeune sénégalais qui a le profil de l'emploi. Autant pour la mairie de Tivaouane que pour la direction générale de l'IPRES. Son cursus, académique comme professionnel, le prédispose à ces fonctions. SI ses origines et son parcours le rapprochent des autorités religieuses et étatiques qui comptent aussi bien pour la ville sainte de Tivaouane que pour le pays, c'est tout bénéf. Alors, qu'il ne se laisse surtout pas faire. Il doit résister à ces forces obscures, assoiffées de pouvoir et qui ne reculent devant rien pour arriver à leur fin de comploteurs patentés et, très souvent, aigris.

    Nous avons besoin de jeunes comme lui pour engager résolument le pays vers des lendemains qui chantent. Au delà de toute considération partisane.

    Bon courage, DG.



    PS : j'étais bien présent lorsque Al Amine (RTA) faisait son témoignage sur ta nomination, lors du mariage de la fille de ton prédécesseur à la Mairie de Tivaouane !
    Auteur

    Deuglavérité

    il y a 1 semaine (20:32 PM)
    Il faut le lui reconnaître, Mamadou Sy Mbengue est un jeune sénégalais qui a le profil de l'emploi. Autant pour la mairie de Tivaouane que pour la direction générale de l'IPRES. Son cursus, académique comme professionnel, le prédispose à ces fonctions. SI ses origines et son parcours le rapprochent des autorités religieuses et étatiques qui comptent aussi bien pour la ville sainte de Tivaouane que pour le pays, c'est tout bénéf. Alors, qu'il ne se laisse surtout pas faire. Il doit résister à ces forces obscures, assoiffées de pouvoir et qui ne reculent devant rien pour arriver à leur fin de comploteurs patentés et, très souvent, aigris.

    Nous avons besoin de jeunes comme lui pour engager résolument le pays vers des lendemains qui chantent. Au delà de toute considération partisane.

    Bon courage, DG.



    PS : j'étais bien présent lorsque Al Amine (RTA) faisait son témoignage sur ta nomination, lors du mariage de la fille de ton prédécesseur à la Mairie de Tivaouane !
    Auteur

    Talibé Cheikh

    il y a 3 jours (09:08 AM)
    Sy Mbengue est un traître. Racine a sauvé sa carrière en le nommant SG à la caisse puis à l'IPRES comme DG. Maintenant il commandite des articles de presse et la presse en ligne contre le PCA.

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