Mercredi 05 Octobre, 2022 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Societe

Ressources en eau : Des études dévoilent le potentiel du Sénégal à l’horizon 2030

Single Post
Ressources en eau : Des études dévoilent le potentiel du Sénégal à l’horizon 2030

Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement, à travers la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre), a organisé un atelier de partager avec les parties prenantes les résultats des études récentes sur les ressources en eau. Lesquelles ont été menées entre 2017 et 2019. La rencontre qui s’est tenue, ce lundi 27 mai 2019, à la deuxième sphère ministérielle de Diamniadio, a été également une occasion pour  lancer la phase 2 du Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau 2018-2030 (Pagire II).

Parmi ces études, on peut citer : l’actualisation du Plan d’action et de gestion intégrée des ressources en eau (Pagire phase 2), l’étude hydrogéologique de la nappe des sables alluvionnaires entre Bakel et Kidira et l’étude hydrologique de la Falémé dans la zone de Kidira, l’étude hydrogéologique et hydrologique pour déterminer les potentialités de l’alimentation en eau de Kédougou et ses environs, l’étude d’évaluation des potentialités des ressources en eau en vue d’alimenter la zone de Cap skiring, l’étude hydrogéologique et hydrologique complémentaires de la nappe continentale de la zone Sine-Gambie, l’étude d’évaluation des potentialités des ressources en eau du plateau d’Oussouye, et enfin, l’étude hydrogéologique complémentaire du système du Horst de Diass (nappes du Paléocène et du Maastrichtien).

Financées par l’Agence belge de développement (Enabel), ces études visent à mieux connaître la ressource dans l’optique d’une exploitation durable. Elles se sont basées sur un important volet d’investigations géophysiques qui a permis de mieux affiner la géométrie des formations géologiques et des potentiels aquifères.

26 actions prioritaires identifiées pour un coût estimatif de plus de 310 milliards

Pour le Programme d’actions prioritaires couvrant la période 2018-2030, 26 actions prioritaires ont été identifiées pour un budget estimé à 310 milliards 51 millions de francs Cfa. Le coût de la première phase (2018-2025) est estimé à plus de 120 milliards et le montant de la seconde phase (2026-2030), quant à lui, est estimé à plus de 250 milliards de francs Cfa.

Dans sa présentation des résultats, Mme Hélène Madioune, Docteur en hydrogéologie, a noté que dans la zone d’Oussouye, 10 forages, avec un débit d’exploitation maximum par forage de 75 mètres cube/heure, ont été identifiés et peuvent assurer les besoins en eau de la population.

Pour la région de Kédougou, elle signale que de nombreux forages pouvant supporter des débits allant jusqu’à 1900  mètres cube/jour peuvent être implantés dans les réservoirs superficiels de sables et des altérites.

Concernant Cap Skirring, Hélène Madioune renseigne que la satisfaction des besoins en eau pour l’alimentation en eau potable peut se faire par l’implantation d’un champ captant de 4 forages au niveau du plateau de Boucot et pour les installations touristiques par l’implantation de forages au niveau des plateaux de Bouyouye, Boucotte et Kabrousse.

Sachant que le système du Horst de Diass constitue l’un des réservoirs les plus utilisés pour l’alimentation en eau de la ville de Dakar et ses environs, la Dgpre a voulu, à travers son étude, montrer les conditions actuelles d’exploitation de ce système mais aussi les risques futurs liés à sa surexploitation afin de permettre «une gestion optimale, durable et concertée» de la ressource.

Ces études hydrologiques et hydrogéologiques ont permis à la Dgpre «d’améliorer sensiblement la connaissance des ressources en eau dans beaucoup de localités du pays, d’identifier de nouveaux champs captant et d’estimer les potentiels exploitables à long terme, d’encadrer les exploitations futures en fixant des débits optimum de pompage, et enfin, de limiter les risques d’intrusion saline au niveau des aquifères côtières».

La rencontre a été présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, Thierno Hamat Baba Ly, en présence du représentant résident de l’Agence belge de développement, Michel Francoys, notamment.

 


affaire_de_malade

1 Commentaires

  1. Auteur

    En Mai, 2019 (20:40 PM)
    Nooon !

    Je crois que c'est vraiment dommage pour nous. Un sujet très très important n'a aucun commentaire.

    Ou sont les répondeurs automatique ?

    Si je comprends bien les ressources aquiferes du hors de Diass sont limitées. C'est à dire s'épuise bientôt. Donc il faut qu'on trouve des solutions avant 2035. (Desalination, recyclage. ..)
    Top Banner

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email