Dakariyad ! (Par Alioune Badara NIANG)

Blogs

Dakariyad ! (Par Alioune Badara NIANG)

Tiens, encore un sujet galvaudé ! Cette fois-ci, il porte sur la décision (courageuse) prise par Macky Sall, Président de la République et chef suprême des armées , d’envoyer 2100 de nos valeureux soldats en Arabie Saoudite (et non au Yémen - la bonne blague !), pour contribuer aux efforts communs pour faire face à la menace des rebelles Houthis, qui pèse sérieusement sur l’intégrité territoriale de ce pays ami et partenaire traditionnel du Sénégal. Et cette fois encore, la réalité factuelle qui est que nos « Diambars » aillent protéger les lieux saints de l’islam, Médine et la Mecque, ne correspond pas des masses , à ce qu’on entend dans les commentaires et autres propos, de politiciens véreux, d’intellectuels malhonnêtes, d’une société civile imprudente (je vous laisse continuer, moi, je m’y perds) : bourde, partie de poker, exposition au terrorisme, risque démesuré, monnaie d’échange et j’en oublie, voilà qui fait un beau palmarès pour une mesure présidentielle qui ne fait que confirmer une tradition bien sénégalaise, celle de manifester sa solidarité à un peuple frère menacé, qui de surcroît en a fait la demande légitime. Ce fut le cas pour libérer le Koweït de l’invasion irakienne dénommée opération « tempête du désert » de mai 1991 à 2004 (08 détachements de 6 à 7 officiers), en ex-Yougoslavie de Janvier 1995 à 2003 (20 Police/Gendarmerie), également en 1981 avec l’opération « Fodé Kaba »  qui vit l’armée sénégalaise intervenir pour chasser les rebelles de Kukoï Samba Sanyang du pouvoir et rétablir l’autorité du président Daouda Diawara, légitimement élu, qu’ils avaient déposé, pour ne citer que ces exemples. On peut prendre une analogie avec l’Arabie Saoudite dont la monarchie est menacée par l’avancée des rebelles chiites minoritaires soutenus par l’Iran. C’est connu, convaincre son opinion nationale du bien fondé d’engager son armée dans une guerre n’est jamais aisé pour un gouvernement. Je rejoins l’idée émise que même si les arguments ne manquent pas, le risque zéro n’existe pas dans un conflit militaire et par conséquent doit être bien mis en exergue (évidence nécessaire). Mais cela ne peut justifier que des malades manipulateurs (relisez plus haut !) orchestrent tout un concert de réprobations avec un petit air gêné et dans un nuage de circonlocutions contradictoires, qui ne cherche qu’à créer opportunistement une mêlée confuse, digne d’un vrai match de rugby du top 14. Leur attitude sclérose le débat public et prête difficilement à sourire. Dans les faits, les amalgames de ces quidams tombent en rafale, si j’ose dire, et ce n’est peut-être pas fini. D’où la question : Comment parviennent-ils à se synchroniser dans une langue de bois débridée? Ici, le problème est et reste l’absurdité confondante de leur rhétorique d’envoyer coûte que coûte nos « Diambars » guerroyer au Yémen alors qu’il s’agit de les déployer le long de la frontière entre l’Arabie saoudite et ce pays mais aussi de protéger les Lieux saints de La Mecque. C’est donc une création foutrement politicienne et ridicule ! A quoi bon ? Ah mais attendez, vous ne voyez pas ? Mais c’est pourtant évident ! De nos jours, s’agiter tant et plus, quitte à raconter d’énormes bêtises (aussi ridicules qu’agaçantes) pour ne pas disparaître au milieu du gigantesque capharnaüm en lequel s’est transformée l’actualité, est une embellie sondagière. Même caricaturale (rires francs) ! Eh oui, il ne faut pas longtemps pour comprendre que c’est un procès d’intentions injustifiées qui cherche à mettre en mal le Président Sall avec son peuple. Ah zut et zut. On se retrouve à tomber carrément dans les remugles de la politique politicienne bien terre-à-terre. N’est-il pas ubuesque de les voir ne pas se démonter, qu’ils trépignent, qu’ils protestent et qu’ils s’indignent ; qu’ils se perdent en pétitions, en appels à la déraison? Bref, c’est tout un empilement d’hérésies. Et bon courage pour y comprendre quelque chose … Aussi dire, au mépris de toute rigueur, que le sang des Diambars finance le Plan Sénégal Emergent (quoique l’affirmation soit forte) relève d’une posture politique dans le sens du vent, qui trouble l’esprit, la vue, le jugement, l’intelligence et la raison de son auteur. Chez le Président Sall, l’être prime sur l’avoir et c’est tout le sens de son combat politique. In fine, l’impact de ce genre d’attitude est terrible pour le moral et la motivation des soldats (c’est insupportable). Ce n'est ni patriotique ni républicain. L’opinion se veut attacher au réel. Or la réalité des faits est que renverser le régime saoudien a toujours été l'objectif principal des djihadistes transnationaux. Ils s’empareraient ainsi de la principale source de revenus de Riyad et du prestige de la protection des lieux saints de l'Islam dans la région du Hedjaz. Les chiites vont marcher sur Taif, peut-être même sur La Mecque dont ils ont toujours revendiqué la propriété. N’oublions pas que la majorité des populations et commerçants qui s’activent à La Mecque est d’origine yéménite. Il faut en comprendre justement que cette guerre n’est donc pas une lutte pour l'hégémonie dans la péninsule arabique entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, comme on essaie de nous le vendre, mais une question de survie pour la monarchie saoudienne. Voilà pourquoi le Sénégal ne pouvait nullement rester sourd au cri de détresse de l’Arabie Saoudite, de laisser la guerre au Yémen saper sa stabilité. On a toujours pensé que le facteur déclenchant d’une 3e guerre mondiale serait le conflit israélo-palestinien. On a tout faux, car il sert seulement d’écran de fumée pour occulter la véritable source de danger qui menace l’humanité, la guerre larvée entre les sunnites et les chiites déclarée en 661 avec l’assassinat du 3e Calife de l’islam, l’imam Ali, gendre et cousin du Prophète Mahomet, et jamais éteinte depuis. Donc, ceux qui nous vantent à grands tours de rotatives, cette désormais fameuse phrase « ce n’est pas notre guerre ! » ont grandement tort (preuve de leur obsolescence patente !). Il n’y a pas de guerre propre car ni l’éloignement, ni la proximité du théâtre des opérations ne peuvent soutenir l’affirmation. En conclusion, il est utile de garder à l’esprit qu’en géopolitique, le pragmatisme est un atout de premier choix et la décision du Président Sall doit être analysée uniquement sous ce rapport. Et si ces gens qui critiquent avaient deux sous de bon sens, ils pouvaient comprendre aisément que l'envoi de soldats de nos forces armées professionnelles et éminemment républicaines, ne fait que confirmer l’engagement indéfectible du Sénégal à œuvrer pour la Paix et la sécurité partout à travers le monde. Quand nous aurons le courage de voir le monde tel qu’il est, c’est-à-dire complexe ! Il nous sera nécessaire de nous débarrasser des postures amalgamantes (de bobarder !). Laissons tomber nos agitations politiciennes et prions pour que nos soldats réussissent leur mission et nous reviennent sains et saufs. Qu’Allah leur facilite !

 [email protected]                                                                          

 

Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Alerter

Vous pouvez lire aussi

Anonyme - #1

Texte Sans Aucun Intérêt, Tout à L\'image De Ce Triste Individu Qu\'est Son Auteur. \ncertaines Personnes N\'ont Pas Le Droit De Prendre La Plume Car Tout Le Monde Connaît Leur Roublardise.\n

le Vendredi 22 Mai, 2015 à 10:36:35RépondreAlerter

Commentez cet article

Pseudo *

Votre commentaire :

Pseudo *

Mon commentaire *