L’éthique séculière appliquée, ou l’autre nom de la laïcité

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Selon Sa Sainteté le Dalaï Lama, « on peut se passer de religion, pas de valeurs humaines, pas d’éthique », en tant que celle-ci constitue l’ensemble des valeurs humaines innées.

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Cultiver ces dernières, les promouvoir, indépendamment de toute contingence, telle que la religion, c’est faire de l’éthique séculière appliquée. C’est en effet laïciser son intellect, son esprit. C’est que l’éthique séculière appliquée n’est rien moins que l’autre nom de la laïcité.

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Aussi, ai-je recherché Dieu, en vain, dans les isoloirs lors des scrutins auxquels j’ai eu le privilège de participer. Pas plus d’ailleurs que je ne L’ai rencontré aux abords des lieux de vote, ni tout au long des campagnes électorales que j’ai cru devoir accomplir.

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Bien au contraire, je n’ai vu, aperçu ou croisé, à ces occasions-là, que des hommes et des femmes, qui ont leur conscience pour eux-mêmes, fussent-ils assujettis à telle ou telle obédience. Ils ont leur conscience pour eux, précisément parce qu’ils sont libres de conscience et de pensée.

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Sous ce rapport, le Président de la République n’est pas élu de Dieu, mais du Peuple. Ou, plus exactement, des Citoyens qui ont cru devoir s’y résoudre, en conscience. Qui plus est, le Président Macky Sall n’est pas élu de Dieu, mais des Sénégalais. Et quand il ne le sera plus, y compris au terme de deux ou trois mandats, cela ne sera rien d’autre qu’un fait procédant de la volonté des Sénégalais, quelles que soient par ailleurs leurs obédiences respectives.

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Ces derniers pourront alors dire, ou redire, qu’en agissant de la sorte, ils ont leur conscience pour eux. Et il en sera ainsi, toutes les fois où ils auront accompli un tel acte.

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Ils l’ont voulu, ils ont osé, et ils l’ont fait

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Naturellement, l’acte ayant fait de Ababacar Khalifa Sall, d’abord Maire de Dakar et ensuite Député à l’Assemblée Nationale, participe aussi de cette réalité-là. Autrement dit, en accomplissant leur devoir citoyen, ses électeurs, Dakarois/Sénégalais, n’ont fait qu’aller dans le sens ordinaire de la nature. C’est, pour ainsi dire, non pas forcer la nature, mais l’accomplir, comme nous l’avons vu précédemment avec l’exemple du Président de la République.

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Or, empêcher le Député-Maire Ababacar Khalifa Sall d’exercer son double mandat, n’est pas quelque chose d’ordinaire. L’en empêcher surtout de manière arbitraire, est forcément contraire à notre idée de la démocratie.

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En effet, il est un fait avéré que, par la seule volonté de l’Exécutif, le Député-Maire de Dakar n’est plus libre d’exercer son double mandat. Peut-être parvient-il tout au plus à s’y exercer quelque peu par procuration depuis la prison. Il n’empêche que, en l’espèce, la démocratie est mutilée, dangereusement. D’autant que cela nous renseigne que Ababacar Khalifa Sall paie ainsi le prix de son ambition, légitime et louable, de concourir à la Magistrature suprême du pays. Soit comme un challenger, pour le coup dangereux, du Président sortant.

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Que celui-ci en ait peur, ou qu’il en éprouve simplement quelque appréhension, cela ne peut être que légitime. Voire salutaire en démocratie. Sauf que le Président Macky Sall a une conscience ; qui plus est, il a sa conscience pour lui-même. Le Président Moustapha Niasse, aussi, qui, soit dit en passant, n’est pas non plus élu de Dieu, mais des Sénégalais puis de ses collègues à l’Assemblée Nationale. Alors, comme ils sont malheureux face à l’épouvantable épreuve qu’ils font subir, si injustement, au Député-Maire Ababacar Khalifa Sall et à ses proches !

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Du moins, je leur prête encore, bien volontiers, cette aptitude à être des hommes de conscience puis, comme tout individu, des hommes de devoir. Est-ce donc en conscience, avec tout le poids et toute la symbolique de leurs pouvoirs respectifs, qu’ils traitent de la sorte le Député-Maire de Dakar ?

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Dakar, le 29 novembre 2017.

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Jean-Marie François BIAGUI

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Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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