Habib Faye, un génie de la basse

  • Source: : Seneweb.com | Le 25 mai, 2018 à 15:05:55 | Lu 6175 fois | 17 Commentaires
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Habib Faye, un génie de la basse

Habib Faye est mort il y a un mois pile. Génie de la basse, ami et partenaire de Youssou Ndour au Super Étoile, il avait 53 ans.

Habib Faye était un garçon discret. Sur scène, il était rangé au fond, près des rideaux. Entre lui et le public, Youssou Ndour au micro. Parfois avec Jimmy Mbaye, ils s'avançaient au premier rang pour esquisser des pas de danse avant de regagner leur coin en synchro. Ce geste, ils l'ont répété dans presque toutes les grandes scènes mondiales. Pendant près de 30 ans.

Son rôle pourrait paraître simple, voire insignifiant. Mais au Super Etoile, Habib Faye était le "Big boss". Il n'était pas seulement bassiste. Il était aussi arrangeur, concepteur, claviériste et compositeur. Sans lui, le Super Étoile perd son âme. "Rien ne sera plus comme avant", a pleuré Youssou Ndour.

Habib Faye est mort mercredi 25 avril. Emporté par une infection pulmonaire. Sa maladie n'était pas connue. "Il continuait à mener ses projets tout en souffrant en silence", témoigne, admiratif, Vieux Mac Faye, son frère et mentor.

Habib venait d'entamer une tournée et préparait un album. "Il avait encore tellement de choses à dire d'un point de vue culturel et musical, regrette son frère. Il s'attachait à faire valoir une nouvelle forme de jazz ethnique."

Ce projet l'a amené à courir le Sénégal pour classer les rythmiques propres à chaque ethnie et les mêler au jazz.

Précoce
Habib Faye était sans âge. Ses 53 ans, il les portait comme il trimballait sa guitare basse. Avec énergie et panache. On lui donnerait 10 ans de moins, avec ses airs de gros nounours.

Il est issu d'une tribu de musiciens. Ses parents ont grandi en dansant de la salsa et du rock'n'roll ; ses frères, Lamine, Adama et Vieux Mac, en jouant de la guitare. Ses premiers accords, c'est grâce à ce dernier. À 9 ans déjà, il improvise et s'initie au jazz. Pour être dans l'air du temps, il apprend par cœur le répertoire des deux grands groupes de l'époque : le Super Diamono et le Super Etoile.

Avec Michael Soumah, animateur à Radio Sénégal, il monte sa propre formation "Watosita". Et joue, occasionnellement, pour un groupe de variétés de l'époque : "Thiaf". Très vite, Habib commence à se faire un nom. Les "grands" le remarquent. Son premier succès arrive avec les Touré Kunda.

À 15 jours du bac…
En concert à Dakar au Stade Demba Diop, le groupe mythique a besoin d'un bassiste. Habib qui était venu au concert en simple spectateur, saisit la balle au bond. Il passe le test avec brio. Il commence à bâtir sa réputation. Le tout-Dakar ne parle que de ce jeune bassiste aux airs de Jimi Hendrix. Il rejoint le Super Diamono en remplacement de son frère Lamine.

À 15 ans, il est coopté dans le Super Etoile 2, une sorte d'équipe B, qui suppléait l'équipe type lorsque celle-ci était en tournée internationale avec Youssou Ndour.

1984, Habib Faye rejoint les titulaires du Super Etoile aux côtés de son frère, Adama Faye, claviériste et guitariste. Il participe avec lui à l'arrangement des morceaux du groupe. Lorsqu'Adama quitte le groupe, You lui confie la boîte à musique.

À 15 jours du bac, Habib claque tout. Et suit son étoile. Pour une tournée européenne. La légende s'écrit.

Avec le Super Etoile, il fait le tour du monde et des grandes scènes. En 1988, il participe à la tournée "Human Rights Now" d'Amnesty international. Habib confessera que ce fut pour sa carrière de musicien, l'expérience "la plus enrichissante". Et pour cause. Habib Faye côtoie de grosses pointures : Peter Gabriel, Sting, Tracy Chapman, Bruce Springteen…

Cerise sur le gâteau, avec Peter Gabriel, il enregistre l'album The Lion, qui vaut à Youssou Ndour un disque d'or. Conquis, l'auteur-compositeur-interprète britannique l'enrôle sur d'autres projets.

Der
En 1996, Mickey Hart l'engage pour l'album Mystery. Il ajuste sa technique aux côtés des plus grands : Manu Katche, Mokhtar Samba, Joe Zaminul, Paco Sery, Gilberto Gil, Chet Atkins, Mark Knopfler, Brandford Maesalis, Poogie Bell, David Sancious, Lionel Loueke, Tania St Val, Jacob Devarieux, David Sanbord, Carlinhos Brown, etc. Tous se l'arrachent. Au Sénégal, il signe les albums de Viviane, Abdou Guité, Kiné Lam.

Entre temps, le bassiste monte son propre groupe de jazz, "Habib Faye Quartet", avec des musiciens européens (Lionel Fortin au piano, Carlos Bagidi aux drums) et sénégalais (Laye Lô à la batterie, Kevin, Ass Malick et Ibou Cissé au clavier). Les membres défilent selon la disponibilité des uns et des autres. Une formation indéfinissable, à l'image des Weather Reports et du bassiste Jaco Pastorious, dont Habib est fan et disciple.

2012, le clash. Youssou Ndour, qui est nommé ministre dans le gouvernement de Macky Sal, décide de mettre en veilleuse sa carrière musicale. Il confie la direction du Super Etoile au percussionniste Mbaye Dièye Faye. Habib Faye et Jimmy Mbaye décident de poursuivre leur carrière solo. Cinq ans passèrent, le temps fit son œuvre. Jimmy retrouve le Super Étoile. Habib Faye aussi, le temps d'honorer Bercy 2017. La der pour le bassiste.

L'histoire s'arrête, mais la légende continue.


Auteur: Seneweb news - Seneweb.com






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Commentaire (8)


Lamine Golo En Mai, 2018 (15:16 PM) 0 FansN°: 1
En tout cas dans AIBD mom, ça commence a être horriblement sale, et ça pue la pisse, une fois que tu quittes les Toboggans et mettre les pieds dans l aéroport. on sent la Honte. y a pas d’aération et c'est trop fermé . les ventilos ne marchaient pas . les douches commencent a s’être sale.. et ça pue de partout.

entout cas bou tangay bi gnieuwé dina doy warr torop.  :thumbsdown: 

l'entretien de cet AIBD commence a être défectueux
Anonyme En Mai, 2018 (15:23 PM) 0 FansN°: 2
@golo arrete de mentir.ce n est pas vrai ce que tu racontes
Lamine Golo En Mai, 2018 (16:18 PM) 0 FansN°: 1
pourtant je mens pas, car se sont des faits réels qui se sont produits, et que nous avions constaté, durant une semaine et le jour même où la dépouille de cet artiste arrivait à bord du af0718 .. et tous ceux qui étaient présents ce jour du vendredi 27 avril peuvent en témoigner.
j'attire tout juste l'attention des responsables, et de ceux qui sont en charge de ces taches. ok?
alors ''bon ndoggu'' si t'as vraiment jeûné.
Reply_author En Mai, 2018 (19:20 PM) 0 FansN°: 1
il y a trop d'erreurs et de creations dans l'article. le concert de touré kounda à demba diop était en 1984. habib était déjà au super etoile avec son frère adama faye..
Anonyme En Mai, 2018 (15:37 PM) 0 FansN°: 3
Bel article. Merci
Reply_author En Mai, 2018 (17:45 PM) 0 FansN°: 1
en hommage à feu habib faye, cet échange entre lui et jean-philippe rykiel, le virtuose de la synthé, extrait du site de rykiel. je vous laisse apprécier le sens du partage et l'altruisme de habib faye que les sénégalais après sa mort. dommage !!! c'est long et je m'en excuse.

naissance d’un style musical.
habib faye décrit, dans le document audio ci-dessous, la manière dont est né un style musical original, à partir d’influences impliquant son frère et lui, voire moi-même selon ses dires, associés à un instrument et même à un son spécifique de cet instrument. ce style est toujours actif au sénégal.

lecteur audio : voir l’article original ainsi que l’élément audio sur le site de jean-philippe rykiel : https://jeanphilipperykiel.com/lafrique/synthenegal/

relevÉ de l’interview :
jean-philippe – allo, habib, c’est ryks ! [habib m’appelle ryks, en référence au pseudo que m’avait attribué prosper niang et qui m’est resté auprès des musiciens du sénégal. je m’en suis inspiré depuis pour mes pseudos sur soundcloud et twitter !]
habib – allo ! ryks ! [rires et interjections, bruit de commutation]… là tu m’entends ?
jean-philippe – oui, c’est bon ! donc ma question est la suivante : la musique sénégalaise a été particulièrement influencée par le dx7, et je voudrais que tu me racontes l’histoire du [son de] marimba parce que je n’en connais pas les origines et je ne sais pas comment cette histoire est née ! en fait, il me semble me souvenir que c’est loy [ehrlich] qui a apporté « le » son qui a créé toute l’histoire du marimba, n’est-ce pas ?
habib – oui, cela s’est passé lors du concert des touré kunda en 84. loy devait jouer sur un morceau qui s’appelait salya et son intervention a créé un véritable événement. juste après, les gens étaient incroyablement curieux du son (qui était auparavant un son de balafon à cet endroit, et on ne faisait d’ailleurs pas bien la différence entre balafon et xylophone, …le son de marimba se mettant naturellement en valeur car plus métallique…. cette intervention originale de loy est arrivée à un moment où je me laissais moi-même influencer par tout ce qui venait d’ailleurs, des touré, du xalam, et c’est donc tout naturellement que j’ai copié ce son et que je l’ai adapté au style du mbalax, aidé aussi par loy avec qui j’ai joué un temps après cela.
au-delà du son, la manière de jouer la rythmique sur le clavier est plus ancienne, et vient de mon frère adama, que tu connais bien, qui avait commencé à jouer ce style ou rythme particulier [le mbalax] sur d’autres sons synthétiques : sons d’orgue ou même de nappes (sur des jupiter ou autres claviers). lorsque loy est passé en 84 avec ce son qui était génial, je me le suis approprié en achetant un dx7.
c’est alors que se place dans cette l’histoire le premier album sur lequel tu as participé et qui était…
jean-philippe – « nelson mandela »…
habib – oui, on était en studio et tu nous avais rejoints sur place. tu avais amené des sons de dx7 programmés pour la musique africaine, des sons de kora et autres, que tu nous as donnés, en les laissant sur le dx7 du studio. on jouait alors souvent un morceau qui s’appelait sabar où on s’arrêtait au milieu pour un solo de « percus ». comme je tenais la basse et que j’étais devant le dx7 dont personne ne se servait, je me suis dit : pourquoi ne pas les accompagner ? le son était actif sur l’appareil. c’était de la musique de casamance et cette intervention se plaçait donc bien dans l’esprit. c’est parti comme ça ! le son s’appelait et s’appelle encore wendélou, et c’est cet épisode qui marque vraiment l’introduction du marimba dans la musique sénégalaise.
note bien que ce n’était pas le son d’un morceau : car le marimba allait devenir le son de tout un répertoire, mais, par contre, dans un morceau, il n’était pas présent sur sa totalité, seulement dans le « breakdown » : le style était constitué de ces interventions, que tu as toi-même faites dans [le morceau] nelson mandela [ainsi que dans birima ci-dessous].

jean-philippe – oui, je me rappelle bien !
habib – c’était un style, en 6/8 mais rapide, un truc du sud quoi ! c’était tellement « grandiose » que les gens, chaque fois qu’on jouait, ne venaient pratiquement que pour cette partie-là, pour « voir » le son tellement ça les impressionnait !
jean-philippe – ben oui, j’imagine la situation ! c’était un nouvel instrument !
habib – nouvel instrument, nouveau son, « il y a du balafon là-dedans ! » disaient-ils ! ensuite intervient l’influence de mon frère moustaf’ [moustapha faye], quand mon autre frère [lamine faye] a monté avec lui le lemzo diamono. ils ont compris l’importance novatrice de ce son, il se l’est approprié et en a fait un instrument. tous les morceaux étaient joués avec ! tu te rends compte ? et c’est moi qui lui ai appris à faire ces phrases qui suivent les percus, tu te rappelles ?
jean-philippe – oui ! je m’en souviens très bien ! on avait fait ça sur le disque « lii » [de youssou ndour].
habib – « ta – ta – ta – ti-ta – ti-ta – toum-ta – tam – tam ! » ! maintenant dans toute la musique sénégalaise ils jouent comme ça ! donc moustaf’ a pris la relève [de cette dynamique] avec ce groupe, lemzo diamono, qui a rapidement eu beaucoup de succès, et dans lequel il jouait du marimba du début à la fin dans tous les morceaux. maintenant, il y a des joueurs de ce son de marimba qui ne disent pas « je suis clavier », mais disent « je suis marimbiste » !
jean-philippe – [rires] toujours sur le dx ou est-ce qu’il y a d’autres synthés qui permettent de le faire ?
habib – le dx, rien que le dx ! je ne sais pas où les sénégalais trouvent tous ces dx mais il y a des dx ici partout ! on doit être le seul pays actuellement où on utilise encore le dx7 !
jean-philippe – moi j’ai toujours le mien !
habib – tu es sûrement une des rares personnes à l’utiliser encore en france, tandis qu’ici au sénégal, tous les groupes ont le dx7, tous les groupes ! et utilisés exclusivement avec tes sons à toi ! les gens se font des copies, il y a des versions plus lourdes ou plus légères, mais ce ne sont que tes sons !
jean-philippe – c’est très intéressant parce que c’est un instrument qui a donné un genre musical… entier, en fait ! un genre créé uniquement pour cet instrument, c’est complètement fou !
habib – et toi ryks, tu as une bonne part de responsabilité là dedans, car si aujourd’hui on parle encore de la musique sénégalaise, c’est bien grâce à toi, à tes sons et au travail de création qu’on a fait ensemble. on a contribué à une vraie amélioration et tu n’y es pas pour rien.
jean-philippe – Écoute… merci beaucoup !
habib – ce qui est préoccupant, par contre, c’est que quand je jouais ce style, avec mbaye dièye [mbaye dièye faye] à deux avec quatre percus, on mettait bien en évidence cette polyrythmie qui est dans le sabar ! rien que nous et la voix de youssou. aujourd’hui ce n’est plus comme ça : ils ajoutent basse, batterie, et ça pollue tout, c’est dommage. le dx joue en continu, du début à la fin de la soirée… avec des musiciens qui ne jouent que de ce son de marimba : les marimbistes !
en fait, depuis qu’on a arrêté de faire ça toi et moi dans les productions du pays, je pense qu’il n’y a plus de musique sénégalaise… digne du nom ! qui soit assez créatrice, tu vois…
jean-philippe – oui, disons qu’il y a quand même encore des choses plus acoustiques… mais bon !
habib – ce qu’on a fait dans les albums comme lii ou eyes open, toi et moi, ça avait beaucoup aidé la musique à évoluer…
jean-philippe – ce qui me fait rigoler c’est qu’avec [le morceau] birima dans lii [vidéo ci-dessous], il y a des gens qui ne savent même pas que c’est moi qui prends le solo ! il y en a qui pensent que c’est jimmy [jimmy mbaye] qui le joue !
habib – dans cette vidéo, mbaye dièye tient une sorte de mandoline, et joue sur ton solo. beaucoup pensent effectivement que c’est lui qu’on entend ! et ils commentent : « tiens, il joue du xalam maintenant ? » tout cela constituait des innovations de la musique et il n’y en a plus. c’est dommage !
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ci-dessous la vidéo promotionnelle du morceau de youssou ndour (birima) dans lequel le solo du milieu, mimé à la mandoline ou au ngoni par des musiciens de youssou, est en fait joué par moi au synthé, en studio. c’est mbaye dièye faye qui tient la mandoline et jimmy mbaye qui tient le ngoni ! cette intervention est dans le même esprit que celle à laquelle habib fait référence (ici : https://youtu.be/6eaoqixvi6c).
Boy Ly Encore  En Mai, 2018 (15:56 PM) 0 FansN°: 4
Me revoici encore une fois sur séneveb pour rendre hommage à un Grand Homme, un génie, un homme humble de par ses actes et serviable même en silence: Habib Faye.

Je n’ai jamais rencontré Habib en personne , malgré les nombreuses fois que je l’ai rêvé dans mon cœur, malgré le fait que je fréquentais sa maison familiale en 1989.

Un homme que j’admirais de loin et avais une affection très proche dans mon cœur. Il y’a de ces mélodies inspirées des anges du paradis et ce prodige devait détenir le secret des partitions ou avoir les muses sous son charme et elles lui refilaient , volontiers, ces sons qui donnent le frisson de par leur propriété thérapeutique unique de nous toucher droit la il faut pour nous sortir de notre angoisse pour certains , ou nous inspirer à vouloir l’émuler pour d’autres , sachant fort bien qu’il est impossible.

Je pense que, d’après mon humble opinion, Habib Faye est l'innovateur est la raison pour laquelle la musique de youssou n'dour est a ce stade aujourdh'hui.

Permettez moi de sortir mon arsenal.

1985 "bekkor" marque la renaissance de la musique m’balakh avec l'arrivee de habib faye sur scene.introduction de fender bass sur la scenne senegalese.jusque la Bob Sene etait le roi de la guitare basse.mais avec bekkor on sent nettement le nouveau son dont ce prodige fait emerger sur scene.mais bii sakh grawoul kharal ma gneuw,touti rek.parceque touti rek lalene di habib di gnamale en attendant mou dindi fret yi si kaname (beuss,m'beuguel).

1986 album "jam" la paix. "sama dome" non mais abalene ma cotton tige sil vous plait. maylene ma ma djourgote waay! a chaque fois que you dise " yo yo yo yo! ye ye ye ye! comptez les notes: rafale de 11 notes en 3 secondes! ensuite quand on atteint le bridge et you chante " maani yaaye"! gaayi deloo lene satala yi on va a leglise maintenant parceque pour la premiere fois dans la musique senegalaise jetends des cloches (bassiste yi vous savez bien ce que je dis).

ensuite face B,premier morceau "sabar".le monsieur introduit un son fluide avec la basse (il n'avait pas de Fender fretless qu'a rendu celebre jaco pastorius, le celebre bassiste de weather report tue a miami apres une bagarre futile dans un bar de fort lauderdale en floride , alors il enleve les frets ,ou delimitations des notes, pour donner l'illusion du son de contrebasse) woyayoye apres 2 minutes 51 secondes, la musique senegalaise change eternellemnt pour de bon avec le bridge de "atoumaane":madame et messieurs,bassistes, clavistes,portez vos boubous blancs,faites vos ablutions et gneuw leene djebeulou!!!le messie de la basse est arrive: habib introduit le marimbalakh avec le yamaha dx7 qui va a jamais changer la musique senegalese!( big up to feu Adama Faye dont certains disent avoir été le père du marimbalakh sur Adama N'diaye anyway deureum bi guenoul gaale gui)

tous ces bassistes et clavistes que vous entendez maintenant devraient payer des "royalties" a habib pour son apport personnel et contribution a la musique senegalaise.dembel est bien aussi, je le respecte bien,itou dieng, Thierno Camara, Samba Loabe N'diaye, Doudou Ba,Moussa diouf ,le bassiste gaucher (ami de Habib ) dont la contribution sur "dokhane deme" de cheick lo a ete merveilleuse et vous pouvez sentir la similitude avec le style de habib si vous ecoutez bien ce morceau).so anyway nous avons d'excellents musiciens au senegal avec la nouvelle vague avec des producteurs comme papis konate entre autres mais s'il vous plait il ne faut pas confondre angleterre et pompiterre waay! lol

1987: kocc barma, face a, deuxieme morceau "beuss" la c'est le sommet!pour la premiere fois au senegal on entend un musicien jouer la basse en octave avec fender fretless! le monsieur se balade avec la basse durant tout le morceau avec des rythmes syncopes di yek di waathie noumouko nekher si manche bi! non mais ecoutez s'il vous plait! A la marque 3:27 la basse est jouee comme un sabar,c'est ca qui fait le charme de ce monsieur.

Tel steve jobs a, a jamais change le telephone cellulaire, habib a change a jamais la musique senegalaise!

Merci Dieu pour nous avoir donné ce cadeau en Habib. Merci à tout un chacun qui a contribué à sa carrière , merci Youssou pour avoir été un visionnaire et la cohabitation de 1987 et nous donne des albums comme Kocc Barma ou on sent nettement la signature de Habib sur l’album entier. Tout a été presque produit sur le drum machine, et DX7, ce qui me pousse à penser que la cohabitation avec You devait en être la catalyse et ils enregistraient dès que la muse leur rendait visite.

Je ne vais pas pleurer ce cadeau de Dieu en Habib qui est pour tout l’univers , juste pas pour le Sénégal et l’Afrique , je vais célébrer sa vie, le remercier et prier pour lui quand je déguste des mélodies et chefs d'œuvres, comme "sama dome" live à Athènes de 1987 que je savoure très régulièrement.

One Love...



Abba Ly,

Columbus Ohio.

Reply_author En Mai, 2018 (22:21 PM) 0 FansN°: 1
c'est jean-philippe rykiel qui a introduit le son du marimba au clavier.
Mousty En Mai, 2018 (04:05 AM) 0 FansN°: 2
sa waay , ya am deguine. j ai verifie toutes les remaruqes que vs avez faites mais vous m avez impressionne tellement que it s all accurate.
mousty fall
columbus, oh
Anonyme En Mai, 2018 (17:12 PM) 0 FansN°: 5
Un grand monsieur...il reste que de prié pour lui maintenant...qu’il repose en paix....aduneu ligue ni dale ...tout s’arrete Un jour
Anonyme En Mai, 2018 (01:12 AM) 0 FansN°: 1
habib un genie sacrifie par youssou n'dour encore une fois, a la demande du grand genie qui donne pouvoir argent et celebrite. l'alliance avec le diable fait faire des choses diaboliques...mais l'ame a t elle un prix ?

wake up !!!
Reply_author En Mai, 2018 (01:50 AM) 0 FansN°: 1
yow té nga wakh lou la woore?? t'as une preuve?? t'y étais?? yaa ko fékké??
bakh na daal!!! démal rék, adouna mou ngui sa kanam!.
Anonyme En Mai, 2018 (19:05 PM) 0 FansN°: 6
Après les chaudes larmes versées.le super étoile dansait au radisson une semaine après sa mort avec des joueurs de la nba :emoshoot: 
Anonyme En Mai, 2018 (01:15 AM) 0 FansN°: 1
car tout simplement c'etait un sacrifice pour la gloire
Anonyme En Mai, 2018 (19:40 PM) 0 FansN°: 7
Moi, je m"adresse au Monsieur Abba Ly de Colombus. Tu sembles t"y connaitre en musique. Peux- tu nous parler d"un autre musicien Senegalais de la meme facon que l"a fait avec Habibi?
Anonyme En Mai, 2018 (20:20 PM) 0 FansN°: 8
N'empêche que le mbalax est de la grosse merde musicale qui ne sort pas des frontieres du Senegal et qui , malheureusement tue toute créativité musicale....et à quelques exception pres les Africains (sauf en Afrique du Sud notemment ) ne comprennent rien au jazz ! c'est quand meme un comble !!!!
Reply_author En Mai, 2018 (23:50 PM) 0 FansN°: 1
le mbalax se vend en dehors du sénégal notamment au mali, en mauritanie, en guinnée conakry, et surtout en gambie. après, c'est vrai que c'est une musique particulière qui est très difficile à comprendre pour les non sénégalais.

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