
« Je ne me rappelle pas être entré en contact avec lui ! Je ne me rappelle pas, je ne m’en souviens pas ! », a martelé le promoteur de lutte Luc Nicolaï, qui a été incapable, devant le procureur, de justifier les mobiles de ses appels téléphoniques au chef de poste de la douane de Mbour, Abdou Khadre Kébé, une personne que Nicolaï dit connaître, toutefois.
Paradoxalement, souligne le quotidien l’Obs qui évoque les ‘trous de mémoire’ de Nicolaï, c’est la géolocalisation, des recherches de la gendarmerie à la Sonatel qui ont permis de tracer « plusieurs appels sortant de Luc Nicolaï vers le téléphone portable du chef de poste de la douane de Mbour ». Le quotidien d’ironiser : « malheureusement, Luc Nicolaï s’est dit ne pas se souvenir d’avoir communiqué avec Abdou Khadre Kébé ». Placé sous mandat de dépôt, le promoteur de lutte est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation: association de malfaiteurs, corruption active, entrave à la justice, détention de drogue et escroquerie. Il sera jugé en flagrants délits le mercredi 31 octobre.
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Résultat des courses : wakhoumala cachets revus à la baisse, mais cachet 10 millions sakh dotoufi amati. Il est le premier membre de la conspiration à tomber, d'autres suivront et pas des moindres.
On lui donnerait la quarantaine, physique de lutteur, teint métissé, il se livre peu et vit comme un terrier dans sa paisible Petite-Côte sans fard, ni fanfare. Ses détracteurs le caricaturent comme l’homme à tout faire de Jean François Touly, richissime patron des Résidences du Port à qui la douane sénégalaise réclamait dans un passé récent 12,8 milliards de F Cfa. Aujourd’hui, l’histoire bégaie à travers le fils Bertrand Touly, qui, depuis le 27 septembre dernier, croupit en prison après une saisie par les douaniers, de 39 boulettes de cocaïne dissimulées sous un casque. Dans sa descente aux enfers, le patron de Lamantin Beach aurait balancé le nom de Luc Nicolaï devant les enquêteurs. L’on croirait presque, à tort ou à raison, qu’il a toujours été riche comme Crésus le Luc. Pourtant, ce que beaucoup ne savent pas, c’est que le bonhomme a été moulé et façonné par les dures conditions de vie de la banlieue dakaroise. «J’ai vécu 11 ans à Pikine, Baboye et son grand-frère me connaissaient très bien», soufflait-il au cours d’un entretien entrecoupé de «Barké Serigne Fallou.» De son père, on ne connaît que les origines corses. Ce qui justifie son nom de famille, Nicolaï et son teint métissé. Sa mère est une Sénégalaise bon teint, d’ethnie Khassonké, originaire de l’Est du Sénégal et ancienne employée de la défunte compagnie aérienne Air Afrique. Un Luc Nicolaï qui ne jurerait que pour le défunt Khalife des mourides, Serigne Bara Mbacké, n’éclaire pas sur sa foi religieuse sujette à des questionnements. Son oncle, Ababacar Ndiaye, tranche net : «Il est né musulman. Il a fait des études coraniques comme tous les enfants qui ont vécu dans notre maison familiale. Mon papa, c’est-à-dire son grand-père maternel, était intransigeant par rapport à la religion. Il nous réveillait tous pour la prière de l’aube.»
Luc a grandi à la Sicap rue 10 à Dakar, sous l’ombre de son grand-père maternel avec qui il était très lié. Mais il ne savait pas quoi faire de sa vie.
«Il fait le fou pour quitter l’Armée française…»
Danslesannées 80, l’adolescent Luc, qui a arrêté les études depuis un moment, s’invente un métier d’animateur. Il devient Disc-jockey dans des boîtes de nuit de Dakar et assure, à l’occasion, l’animation dans des cérémonies locales. Son oncle maternel, Serigne Ababacar Ndiaye, à l’époque étudiant en France, venu passer ses vacances à Dakar, tombe des nues en revoyant son neveu. «Il manquait d’ambitions, raconte son oncle. Il n’avait aucune perspective d’avenir.» L’oncle convainc sa sœur, la maman de Luc, de le laisser emmener le garçon avec lui à Bordeaux. Fin 1988, début 1989, Luc Nicolaï s’envole pour la France. Là-bas, il s’essaye au système D. Pendant l’été, Luc se transforme en vendeur de glaces sur la plage de Biscarosse (Sud-ouest de la France). Il fréquente aussi la station balnéaire de la baie d’Arcachon (à 60 kilomètres de Bordeaux). Là-bas, il fait la connaissance de businessmen français avec qui il se lance dans le commerce international de produits halieutiques. Il se révèle aussitôt un brillant touche-à-tout. En France, l’enfant de la Sicap rue 10 s’engage même dans l’Armée française. Un souvenir bordelais qui a marqué au plus haut point son oncle maternel et tuteur : «Quand il a constaté que l’Armée n’était pas son affaire, Luc a fait le fou pour se libérer. Et il a été interné à l’hôpital Robert Piquet de Bordeaux.» L’oncle qui n’avait rien compris du manège de son neveu, a versé ce jour-là de chaudes larmes. Luc avait floué avec succès tout son monde.
Après deux ans passés à Bordeaux, Luc décide de rentrer au bercail. Est-il retourné à ses premières amours : l’animation ? Son premier voyage à Mbour s’est déroulé à cette époque. Dans la Petite-Côte, il fait une rencontre décisive avec le reporter de « Caxabal » sur la Rts 1, Khadim Samb, qui va changer le cours de sa vie.
Etiqueté «ennemi» de Gaston Mbengue alias Don King, Luc est pourtant devenu promoteur sur le tard, à la faveur d’une frustration personnelle. On est en 1999, des promoteurs gambiens font irruption dans l’arène sénégalaise et s’emparent de l’affiche «Tyson-Mor Fadam». La télé nationale est supplantée par la Télé gambienne, qui filme et montre aux seuls Gambiens ce choc tant attendu. Le gérant anonyme du complexe (station-service, alimentation et dibiterie) L’Ane qui tousse à Mbour, Luc, fait la promesse à ses amis d’organiser le même combat au Sénégal en payant à chaque lutteur 35 millions de F Cfa. Ce qui fut fait. Ses amis n’en reviennent pas et Luc Nicolaï signe son entrée fracassante dans le cercle restreint des promoteurs. Depuis, ce métis de père français et de mère sénégalaise éduqué à «l’école de la rue», a fait du chemin... vers la gloire. Au fil du temps, il s’est forgé une réputation de caïd, en affaires comme dans la lutte. Un profil exagéré de «caïd» qui lui vaut d’être mêlé dans une sombre affaire de drogue.
Polygame à deux épouses une Sérère, originaire de Joal (département de Mbour) et Diatou Touré une jolie nymphe thièssoise, aperçue dans le clip C’bi de Alioune Mbaye Nder. Luc est père de plusieurs enfants, il est amateur de reggae et de jazz.
L'OBS MOR TALLA GAYE
Comment a t-il pu obtenir ces informations?
Attention le jour ou le Sénégal sera unevraie démocratie respectueuse des droits avec des magistrats il y aura beaucoup de surprises
le travail n'est pas interdit dans ce pays à ce que je sache
A l’entrée de l’hôtel, 4 jeunes devisent sur cette arrestation qui fait l’actualité, sous un grand arbre près de la place où les boulistes se donnent rendez-vous les après-midi. Ces jeunes reviennent sur le film de l’arrestation : «L’arrestation de Bertrand s’est passée en toute discrétion. Les pandores ont effectué leur boulot sans être remarqué. Mais, beaucoup de gens ont appris la nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre après.»
Versions différentes sur le modus operandi des gendarmes
Quoi qu’il en soit, nos interlocuteurs rencontrés sur les lieux ont donné des versions différentes quant au modus operandi des pandores pour arrêter Bertrand, le fils de Jean Touly, propriétaire de l’hôtel Lamantin. Quand certains parlent de 27 cornets de cocaïne dissimulés dans un pot et recouverts d’une serviette dans le bureau de ce dernier, d’autres disent que ce sont 24 boulettes que les gendarmes ont trouvées dans une armoire. Toutefois, ils s’accordent sur le fait que M. Touly a été balancé par quelqu’un qui est dans l’hôtel. Car, les pandores n’ont pas eu de difficultés pour retrouver la drogue. Et pour étayer leurs propos, nos interlocuteurs disent que les indications que les gendarmes ont reçues étaient bien précises. Et c’est seulement quelqu’un qui est familier à cet endroit qui pouvait le faire.
Beaucoup de gens rencontrés ne peuvent pas mettre un nom sur le visage de Bertrand. Ce vigile, qui a eu à travailler à l’hôtel Lamantin, décrit la personne : «Je n’en crois toujours pas à cette arrestation, car Bertrand Touly est un homme sympa. Il ne passait pas beaucoup de temps ici. Il venait juste pour deux mois et reprenait les airs et c’était des allers et retours qu’il effectuait ici. C’est un homme un peu réservé qui se plaisait beaucoup ici». «Ce fils de riche est né en 1975. Décrit comme une personne de petite taille, très correcte dans l’habillement, il n’est pas bien connu des gens qui travaillent dans l’hôtel, à plus forte raison des gens qui fréquentent le coin», explique notre interlocuteur.
Pour une descente des autorités sur la Petite-Côte
Certaines pratiques et mouvements observés sur les lieux inquiètent, cependant, nos interlocuteurs. «Ici, dans l’hôtel, il y a un port. Souvent, des bateaux viennent débarquer des gens qui entrent et ressortent discrètement. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est lorsque l’incendie a ravagé l’hôtel, les travailleurs ont été payés régulièrement et les travaux, qui s’élèvent à coups de centaines de millions de francs, n’ont même pas duré une année. Malgré tout, c’est le plus joli hôtel de la station», déclare notre interlocuteur avant de s’interroger : «D’où vient tout cet argent ?»
Son camarade, assis à ses côtés, demande aux autorités de faire une descente sur la Petite-Côte pour s’imprégner davantage de l’origine des finances des propriétaires d’hôtel. «Il y a des choses qui se font ici qui ne sont pas du tout claires. Il y a ici un hôtel où le financier est un Colombien. Puisqu’il n’y a pas d’ambassade pour son pays ici, il a pris un Français et c’est ce dernier qui se dit propriétaire de cet hôtel. C’est le luxe parfait là-bas, les pandores doivent vraiment fouiner dans ces coins, sinon c’est nous qui risquons d’en pâtir.»
L’arrestation de Bertrand Touly inquiète déjà certains de ses employés, qui pensent aux conséquences que cela pourrait engendrer, prient pour que cette histoire ne déteigne sur leur outil de travail.
LeQuotidien
;est ce que les douaniers ont demandés le gerant , ou bertrand touli ;si il ont demander le gerant ou le directeur peut etre que c etait mr phillibert qui etait visé et lui a tout a gagner a ce que luc porte le chapeau apres que la famille lui est demandé d essayer d arranger avec les douaniers , luc se retrouve piéger dans tous les cas il est coupable de tentative de corruption ;affaire a suivre surtout eric phillibert