Calendar icon
Sunday 26 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Amendment of Articles L29 and L30: when urgency aligns with the political agenda

Auteur: Mass Massamba NDAO

image

Modification des articles L29 et L30 : quand l’urgence épouse l’agenda politique

🎧 Écouter l'article 81 écoutes

There are laws that go almost unnoticed. And then there are those that awaken something deeper, something more sensitive. The reform of Articles L.29 and L.30 of the Electoral Code clearly belongs to this second category. Because ultimately, behind the legal terms, a simple question arises: Who has the right to participate in the democratic process?

By proposing a review of these provisions, Ousmane Sonko's camp is defending an idea that, at first glance, seems difficult to reject: that of a fairer, more humane, less automatic electoral sanction. After all, should a citizen really be permanently excluded from political competition for a fine or a press offense?

In a country where speech has been liberated, where every word can be amplified, the question deserves to be asked.

But in Senegal, a law is never judged solely on what it says. It is also interpreted through the moment in which it comes into being.

And the timing, precisely, raises questions. The reform is being initiated under emergency procedures in the National Assembly.

The Law Commission is meeting this Saturday, and a plenary session has already been announced for Tuesday. Everything is moving fast. Very fast. At the same time, the Minister of the Interior has invited political parties to a meeting on April 30th to discuss the electoral process. It's like two rhythms that don't seem to be communicating: the announced consultation process, and the accelerating pace of decision-making.

It is in this gap that doubt takes root.

For the opposition, there is no ambiguity. This reform is tailor-made, a "law for one man." Sonko's name is constantly being mentioned in discussions, seen as an obvious choice by some, and as a caricature by others.

The majority, however, assumes a completely different interpretation, namely correcting an inherited injustice, turning the page on practices deemed political under Macky Sall.

The truth, as is often the case, lies somewhere between these two accounts.

Yes, Articles L29 and L30 bear the marks of another era. Designed to address serious offenses, they now produce effects that may seem disproportionate. But altering eligibility is not a technical adjustment. It is a decision that strikes at the very heart of democracy. And that is where the question of method becomes crucial.

Voices like those of Alioune Tine or Moundiaye Cissé don't necessarily reject the substance of the issue. They raise concerns about the path being taken. In Senegal, the rules of the electoral game have always been, at least in principle, the result of a consensus. Not a perfect one, but a necessary one. Because a rule imposed without support always remains fragile.

Ultimately, this debate goes far beyond a name or a specific situation. It brings us back to a broader choice. Do we want a more inclusive democracy, even at the risk of weakening certain safeguards? Or a stricter democracy, even at the risk of exclusion?

There is no simple answer. But there is a requirement.

Humanizing punishment, yes. But without trivializing wrongdoing. Reforming, yes. But also without giving the impression of adapting the rule to the times or to the individuals involved.

Because a democracy doesn't hold together solely through its laws. It holds together through the trust they inspire. And that trust can never be decreed in haste.

Auteur: Mass Massamba NDAO
Publié le: Dimanche 26 Avril 2026

Commentaires (14)

  • image
    No sense il y a 11 heures
    Des soi disant députés qui vote une loi pour le cas d’une seule personne comme si elle etait éternelle. Quand cette personne ne sera plus au pouvoir, qu’est ce qu’on fera de la loi? Vraiment le pastef est une vraie calamité
  • image
    De passage il y a 11 heures
    Eh oui ! Vous l’avez dit. Mais quand le ridicule ne tue pas, attention au réveil.
  • image
    Juriste il y a 10 heures
    T'inquiète, cette loi finira à la poubelle.
  • image
    GoloGui il y a 6 heures
    @De passage  Pas de Sonko 2024, malgré tout il “dirige” le Sénégal, raison pour laquelle vous étouffez depuis deux ans. Pas de Sonko 2029 ce sera “El Malick est Sonko” … un deuxième “mandat” de Sonko … Pas de limitation de mandats
  • image
    Code électoral Assemblée il y a 10 heures
    Veuillez nous dire ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale ce samedi 25 avril. Pour que nous soyons informés, veuillez nous décrire ce qui s'est passé suite à l'examen du Code électoral ou des articles L29 et L30.
  • image
    Ok il y a 10 heures
    Sonko rék Le reste on s en fout
  • image
    Zébulon il y a 7 heures
    Le Conseil Constitutionnel vous attend religieusement. Son dossier sera rejeté comme celui d'un malpropre! Vous allez lire l'heure!
  • image
    Ahmadou il y a 10 heures
    MERCI Beaucoups Mr Oismane Sonko, pour tout ce que Vous êtes entrain de faire pour notre Pays. Que Dieu Vous Protége et Continue à Guider vos pas.
  • image
    Le véridique il y a 10 heures
    Ces députés savent très bien que c un combat perdu d avance le gars ne peut pas être candidat vous vous fatiguez pour rien
  • image
    Beug Beure Bagn Beure il y a 10 heures
    😆 Avez-vous peur d'Affronter votre Adversaire ? Êtes vous si Faible
  • image
    MRre il y a 10 heures
    C'est toi qui te fatigue!, le pauvre!
  • image
    Gora il y a 10 heures
    La modification du code électorale a toujours l objet d un consensus Mais Tailler une loi sur mesure pour satisfaire un individu est aux antipodes de la démocratie Mais pour qui se prend il cet individu la Le peuple attend tranquillement dans les urnes
  • image
    Issa il y a 10 heures
    Je pense que l’auteur de cet article a volontairement ignoré la réalité des faits, préférant nous embarquer dans des généralités confondantes. Il parle de démarche solitaire en soulignant la nécessité d’une démarche inclusive pour traiter ce genre de question. Pourtant il sait très très bien que le 28 mai 2025, de larges concertations ont été lancées par le Président de la république sur la question, et pendant 5 jours toutes les parties prenantes, y compris la société civile, ont discuté de tout. Les conclusions de ce dialogue inclusif ont été soumises au chef de l’état. Ce dernier, lors de son message à la nation du 31 décembre 2025, a promis de soumettre les projets de textes y relatifs à l’assemblée nationale, avant la fin du premier trimestre 2026. Non seulement il n’a pas tenu promesse mais il n’en parle même plus. Monsieur Ndao, ne fait aucune mention de cela. Pourquoi???? Dans ces circonstances, il est tout à fait normal que le Pastef tienne sa promesse électorale de nettoyer le code électoral des articles introduits par Macky Sall pour empêcher ses vrais adversaires de competir: Karim Wade, Khalifa Sall puis Ousmane Sonko. Soit dit en passant, les modifications proposées par le pastef font l’unanimité car au fond elles garantissent la libre participation des formations politiques et des citoyens aux élections Apparemment y’en a qui ont peur de la compétition électorale.
  • image
    Mo Bousso il y a 10 heures
    Quand Macky a voulu barrer la route à Sonko par peur de l’affronter aux urnes, il a vaut fait voter des lois sans consensus. Donc c’est normal.
  • image
    Observateurs il y a 8 heures
    Sonko est condamné définitivement le 20 Janvier 2024 et la peine se terminera le 20 Janvier 2029 soit 2 mois avant les élections présidentielles de Mars 2029 !!! La condamnation ne la pas empêcher de conduire une liste lors des législatives dernière NB: dans ce pays certains médias ou chroniqueurs et politiciens sont malhonnêtes pour dire la vérité !!!
  • image
    Nandite. il y a 6 heures
    Macky a hérité d’un code électoral consensuel qui faisait du Sénégal un véritable îlot de démocratie dans un océan de dictatures africaines. Mais animé par une obsession : rester au pouvoir, coûte que coûte, il a méthodiquement détricoté cet héritage. Sa stratégie est simple, brutale et constante : modifier unilatéralement le code électoral et instrumentaliser la justice. En 12 ans de pouvoir, il n’a jamais affronté un adversaire de taille à armes égales. Karim Wade, Khalifa Sall, Sonko : tous ont été écartés par des manœuvres politiques déguisées en décisions de justice.Face à cela, Pastef a une responsabilité historique : restaurer un code électoral juste, équilibré et conforme aux principes démocratiques. Aux États-Unis, Donald Trump, malgré ses démêlés judiciaires, peut se présenter devant les électeurs. Au Sénégal, on voudrait faire croire qu’une condamnation, même avec sursis, suffit à effacer un citoyen du jeu politique. C’est une aberration. Il est temps d’en finir avec ces dispositions liberticides et de rendre au peuple sénégalais son droit fondamental : choisir librement ses dirigeants.
  • image
    Lol il y a 6 heures
    Ceux qui savent qu’ils sont incapables de battre Sonko doivent renoncer à la politique.En France on veut rendre Marine Lepen inéligible parce qu’elle va gagner les élections au Senegalais on compte sur un code électoral détaillé sur mesure contre Sonko pour l’empêcher d’être président .Pour éviter à l’avenir avoir un président par défaut sans legitimité,il est urgent de modifier le code électoral et que le meilleur gagne.
  • image
    Deug il y a 6 heures
    Quand Macky a voulu faire participer à Khalifa Sall aux élections de 2024,il a organisé sa soi disant dialogue national et utiliser sa majorité mécanique pour modifier le code électoral laissant en rade Sonko .Et c’est ce même privilège que les nouveaux opposants refusent à Sonko.Vraiment absurde !
  • image
    b il y a 5 heures
    les alioune tine, mandiaye Cissé il faut les oublier.ils étaient là quand Macky sall tripotait le code électoral pour éliminer ses adversaires. les députés devaient le faire des l'installation de cette assemblée. Ils ont attendu trop longtemps
  • image
    Koccដ il y a 1 heure
    Modifier le code electoral pour servir l’intérêt d'une personne qui a été condamné par la justice......Un jour pas lointain, un criminel sera candidat à la présidentielle au Sénégal
  • image
    Nandite il y a 1 heure
    Macky a modifié le code électoral pour permettre à Khalifa Sall définitivement condamné pour detournement de deniers publics.Vous en dites quoi ?

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.