Sécurité routière : L’État durcit les règles pour les minicars
Le ministre des Transports terrestres, Yankoba Diémé, a pris une série de mesures ciblées pour renforcer la sécurité routière autour des minicars de 12 à 19 places, souvent désignés sous le nom de "Cheikhou Chérifou" en raison de leur usage intensif dans le transport interurbain et périurbain.
Face à la persistance d’accidents souvent meurtriers impliquant ces véhicules, le gouvernement a décidé de mettre fin à l’anarchie qui entoure leur exploitation, jugeant que l’âge moyen élevé du parc et les pratiques dangereuses - surcharge, excès de vitesse ou transport illégal de passagers - constituent un risque majeur pour les usagers.
Parmi les mesures immédiates prévues : rappel obligatoire à Dakar de tous les minicars de 12 à 19 places pour un contrôle technique global obligatoire sur une période de deux mois. Seuls les véhicules conformes pourront ensuite circuler. Centralisation des réceptions des nouveaux véhicules, afin de mieux encadrer leur mise en circulation. Renforcement de la lutte contre la surcharge, avec l’obligation de disposer d’espaces bagages intérieurs adaptés.
L’obligation d’utiliser les gares routières légales, une mesure destinée à combattre l’exploitation irrégulière et anarchique des passagers. Intensification des contrôles routiers et lutte contre le transport irrégulier dit "maraudage". Sensibilisation accrue des conducteurs aux règles de sécurité et au respect du Code de la route.
À moyen terme, le ministre a également annoncé des outils technologiques pour mieux encadrer le secteur : vidéoverbalisation pour sanctionner automatiquement les infractions routières ; balises GPS sur les véhicules pour limiter la vitesse et un renouvellement progressif du parc automobile jugé vétuste par les autorités.
Ces annonces s’inscrivent dans une politique plus large de lutte contre l’insécurité routière adoptée par le gouvernement, qui vise à réduire le nombre de drames sur les axes nationaux et à professionnaliser le transport collectif des personnes.
Commentaires (6)
Il faut plomber leur compteur à 85km/h. C'est largement suffisant pour voyager en commun au Sénégal
Les contreventions ne dépassant pas 12000 donc les gens conduisent comme ils veulent sachant juste qu’ils faudraient débourser juste une petite somme pour récupérer son permis
et ne pas modifier la position du volant s'il est à droite cela déséquilibre le véhicule facilement lors des virages ou en cas de pneu éclaté
interdire les bagages en haut, plus la hauteur du véhicule est allongée, plus il fait des tonneaux au moins virage ou coup de volant brusque parce que la largeur du modèle est trop petite par rapport à sa hauteur
Mr le ministre, vous êtes complètement passé à côté. Les mesures devraient concerner les chauffeurs, il faut des sanctions. Les agents des circulations ont une part de responsabilité puisqu'ils préfèrent de la corruption à la place des sanctions. Il faut sensibiliser et sanctionner.
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