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Daouda Ngom : « Il est difficile de parler de transformation systémique sans détenir le pouvoir exécutif »

Auteur: Yandé DIOP

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Daouda Ngom : « Il est difficile de parler de transformation systémique sans détenir le pouvoir exécutif »

Intervenant dans le cadre du panel du premier congrès de PASTEF-Les Patriotes, le professeur Daouda Ngom a défendu la vision de transformation portée par le parti tout en soulignant les défis qui restent à relever pour concrétiser pleinement ce projet politique.

Abordant la question de la transformation systémique du Sénégal, l'universitaire a estimé qu'une telle ambition ne peut être réalisée sans la maîtrise effective des principaux leviers de l'État. « Il est difficile de parler de transformation systémique sans détenir le pouvoir exécutif », a-t-il déclaré devant les congressistes.

Selon lui, bien que le PASTEF dispose aujourd'hui d'une influence importante au sein des institutions et bénéficie d'une majorité au pouvoir législatif, cela ne suffit pas à mettre en œuvre l'ensemble des réformes profondes envisagées. « Le pouvoir législatif est un pouvoir très important, mais pour transformer le Sénégal de façon systémique, il faut être au pouvoir », a-t-il insisté.

Le professeur Ngom a rappelé que le projet politique du PASTEF s'appuie sur un corpus doctrinal élaboré depuis plusieurs années, allant du Manifeste du Patriote aux programmes présidentiels de 2019 et 2024, en passant par les ouvrages de vision politique d'Ousmane Sonko et les nouveaux référentiels stratégiques comme la Vision Sénégal 2050, le Master Plan, la Stratégie nationale de développement et le Plan de redressement.

À ses yeux, tous ces documents convergent vers un même objectif : bâtir un Sénégal souverain, doté d'institutions fortes, d'une économie productive et d'une meilleure maîtrise de ses ressources naturelles. Parmi les priorités évoquées figurent notamment la souveraineté économique, l'industrialisation, la lutte contre la corruption, la réforme des institutions ainsi que le développement du capital humain. L'universitaire a particulièrement insisté sur l'éducation, la santé et la recherche scientifique, qu'il considère comme les véritables fondements du développement. « Un pays incapable de nourrir sa population, de soigner ses enfants et de les éduquer ne peut pas aspirer au développement », a-t-il affirmé.

Prenant l'exemple de la Corée du Sud, qui disposait d'un niveau de développement comparable à celui du Sénégal dans les années 1960, Daouda Ngom a souligné que les progrès spectaculaires réalisés par ce pays reposent essentiellement sur l'investissement dans le capital humain, la recherche et l'innovation.

Auteur: Yandé DIOP
Publié le: Samedi 06 Juin 2026

Commentaires (6)

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    Fastef il y a 11 heures
    Pendant 2 ans vous l' avez détenu le pouvoir exécutif et l assemblée et tous les dg..... résultats.....vous vous préoccupé plus de votre nombril pastefien que de la misère de la population Sénégalaise
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    Le Congrès du Gourou il y a 11 heures
    Le congrès de leur demi-dieu. Ils le font passer avant l'intérêt général du Sénégal. 2029 tellement loin connu de Dieu Seul.
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    Anonyme il y a 10 heures
    Ne nous laissons point abuser par des aventuriers populistes. Toute bonne volonté doit au préalable être éclairée. Certains aiment les gros mots mal cernés : la transformation systémique, Des mots mal cernés qui relèvent de la flagornerie et une évidente flatterie à `des fins inavouées. L'application pratique de l'approche systémique repose sur une méthodologie rigoureuse d'analyse des interactions complexes avant d’arrêter et appliquer toute action corrective idoine. Elle soutient un leadership managérial réflexif, calme, serein, mâture et lucide capable de s’adapter et d’apprendre en continu. Cela nous éloigne et loin s’en faut de la voie abracadabra adoptée par PASTEF, trancher dans le vif sans analyse approfondie pertinente préalable. A titre d’illustration la Loi catastrophique populiste adoptée sur l’homosexualité décriée dans le monde entier consistant à jeter en pâture une catégorie sociale de citoyens mènent à une tension accrue organisationnelle, au désordre, à la barbarie confondant causes et effets, bafoue le droit humain universel le plus élémentaire et relève plus de l’incompétence avérée et de l’ignorance érigée en système, bref un net recul et une approche nettement régressive. Science sans conscience, n’est-ce pas la ruine de l’âme? Enfin, Rappelons, à bon escient, les mots de A Césaire à ce propos : « Il faut d’abord tout comprendre, entre latitude et longitude »
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    xoilom il y a 10 heures
    Un monsieur qui aurait ou jouer un grd role, mais qui se trouve du mauvais cote de l histoire, tellement la gentillesse est inscrit sur son visage. Partout ou abdourahmane diouf est passe on sent que ca vibre, l espoir renait....les peuples ont besoin de reves en action. L'ombre de l'etudiant BA nous hante jusqu'a present. Dommage! Un senegal de paix.
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    dave il y a 10 heures
    Si, Daouda aurait pu être du bon coté. Dommage vraiment.
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    Abdullah il y a 9 heures
    M. Daouda Ngom Je ne suis pas d'accord. Bien au contraire c'est l'arsenal juridique qui peut enclencher une transformation système et s'inscrire dans la légalité.
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    Dr. Diene il y a 5 heures
    Monsieur le Ministre, avec tout le respect que je vous dois, il est difficile de prendre ces déclarations sur le capital humain au sérieux lorsque les actes concrets contredisent le discours. J'ai personnellement contacté l'UCAD, proposant d'enseigner aux étudiants **gratuitement**, en apportant un **doctorat en Leadership Stratégique** et des années d'expérience professionnelle. Je n'ai jamais reçu de réponse de votre bureau — pas même un accusé de réception. C'est précisément là le problème : le Sénégal dispose de professionnels qualifiés, dans la diaspora et au-delà, prêts à contribuer **sans aucun coût pour l'État**, et pourtant les institutions qui devraient les accueillir restent silencieuses. Le capital humain ne se construit pas à travers des discours — il se construit grâce à des portes ouvertes, des institutions réactives et des dirigeants qui joignent l'acte à la parole. Le Sénégal mérite mieux que la théorie. Il mérite un **leadership concret, humble et responsable** — celui qui répond à un citoyen prêt à servir. Dr. Diene

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