Lundi matin dans la presse nationale, les Sénégalais ont pu lire une lettre ouverte de Karim Wade, 42 ans, actuel ministre des transports et fils du président Abdoulaye Wade. Le ministre assure au peuple sénégalais qu’il n’a pas voulu transformer son pays en monarchie.
Le 23 juin, son père, 85 ans, voulait en effet modifier la constitution pour permettre la réélection du père et faciliter le passage de relais au fils. «Le Vieux» comme l’appellent les Sénégalais a dû y renoncer après l’appel à manifester du collectif Y’en a marre et les nombreux mouvements de constestaton de rue.
Initiés par de rappeurs de la deuxième génération (Keur Gui, Fou Malade, Simon…), ce mouvement s’est créé en février 2011 au forum social de Dakar, et s’inspire d’une rengaine de la rue dakaroise, soufflée elle-même du reggae de l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly. Comme leurs aînés, Didier Awadi, Xuman ou Daara J à la fin des années 90, ces rappeurs veulent le changement – «sopi» en wolof. Ils avaient 20 ans quand Wade, figure traditionnelle de l’opposition à Abou Diouf, a été élu. Depuis, ils dénoncent des conditions de vie qui, à leurs yeux, n’ont pas évolué. Comme Positive Black Soul en 1996 dénonçait les coupures d’électricité «et leurs appareils bousillés» dans Ceci n’est pas possible, le groupe HA2N fustige la société d’électricité Sénelec dans Désolé, une reprise du tube de Sexion d’Assaut.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.