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Soudan : chronologie de l’effondrement du pays !

Auteur: Senewebnews

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Soudan : chronologie de l’effondrement du pays !

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- En 1989, Omar El-Béchir prend le pouvoir par un coup d'État et instaure un régime répressif, menant à une rébellion au Darfour en 2003. - En 2019, une révolte populaire renverse El-Béchir, mais les généraux Al-Burhan et Hemedti trahissent la transition civile, menant à un conflit armé entre leurs forces. - Le conflit soudanais attire des puissances étrangères aux intérêts divergents, comme les Émirats arabes unis, l'Égypte et la Russie, qui soutiennent différents camps.
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En 1989, le général Omar El-Béchir s'empare du pouvoir par la force. Il instaure un régime répressif adossé à deux piliers : l'armée et les réseaux islamistes. C'est dans ce contexte qu'émerge, à partir de 2003, une rébellion armée au Darfour. Des groupes issus de communautés longtemps marginalisées se soulèvent contre le pouvoir central. La réponse d'El-Béchir est brutale : il arme des milices arabes locales, les Janjawid, pour mater l'insurrection.

En 2011, après des décennies de guerre civile, le Sud-Soudan fait sécession. Le pays se retrouve avec deux forces armées distinctes : d'un côté, les Janjawid, reconvertis par El-Béchir en Forces de Soutien Rapide (FSR), placées sous le commandement de Mohammed Hamdan Daglo, dit Hemedti ; de l'autre, l'armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah Al-Burhan. Cette dualité militaire, jamais véritablement résolue, constituera la fissure originelle du chaos à venir.

En 2019, une vaste révolte populaire balaie le régime El-Béchir. Al-Burhan s'impose alors comme l'homme fort du pays, gouvernant aux côtés d'Hemedti. Mais les deux généraux trahissent rapidement leurs engagements : la transition vers un gouvernement civil est suspendue. Le peuple soudanais, une fois de plus, descend dans la rue pour exiger la démocratie.

Face à la pression populaire, Al-Burhan décide en 2020 de remettre le pouvoir au peuple mais à une condition essentielle : l'intégration des FSR dans l'armée régulière, placées sous sa seule autorité. C’est là où commencent les cassures, car Hemedti avait déjà ses hommes, son autonomie opérationnelle et du contrôle qu'il exerce sur une part considérable des ressources du pays notamment pétrolières, il s'est progressivement construit en véritable puissance parallèle. C’est-à-dire il est en quelque sorte un président d’un pays. Abandonner tout cela pour passer sous les ordres d'Al-Burhan revient à signer sa propre capitulation politique.

Hemedti franchit le rubicond et engage ses forces dans une guerre contre l'armée régulière. Le rêve d'un Soudan pacifié s'évanouit, laissant place à un conflit dont le peuple soudanais paie, une fois de plus, le prix le plus lourd.

Un enjeu géopolitique majeur

Le Soudan n'est pas seulement un pays en guerre, c'est un territoire d'une valeur stratégique et économique exceptionnelle, ce qui explique pourquoi son conflit dépasse largement ses frontières.

Un carrefour de ressources et de routes : Troisième producteur d'or en Afrique, point de jonction entre le Nil bleu et le Nil blanc, passage obligé entre l'Afrique et le Moyen-Orient, le Soudan concentre des atouts rares. 10 % du trafic maritime mondial transite par le détroit de Bab el-Mandeb, à sa périphérie immédiate. Quant au Nil bleu, le plus long fleuve d'Afrique il représente une artère vitale dont l'Égypte dépend pour sa survie en eau. Un tel territoire ne pouvait qu'attirer les convoitises.

Des puissances étrangères aux intérêts divergents : Plusieurs acteurs extérieurs jouent un rôle actif dans le conflit, en armant, finançant ou soutenant l'un ou l'autre des belligérants.

Les Émirats arabes unis incarnent à eux seuls la complexité de ces jeux d'influence : accusés d'être le principal financier des FSR (Forces de Soutien Rapide) de Mohammed Hamdan Daglo dit Hemedti via l'achat massif d'or soudanais. Ils maintiennent parallèlement des concessions dans les ports soudanais qui les lient aux forces régulières d’Abdel Fattah Al-Burhan. Un pied dans chaque camp.

L'Éthiopie, quant à elle, n'intervient qu'au gré de ses propres intérêts, sans positionnement clair ni constant.

L'Égypte soutient prudemment l'armée régulière, qu'elle perçoit comme le garant traditionnel de la stabilité soudanaise et donc, de la sécurité de son accès au Nil.

La Russie joue peut-être la partition la plus calculée. Présent depuis 2017 sous le nom de Wagner, aujourd'hui rebaptisé Africa Corps. Le Kremlin avait obtenu des concessions aurifères en échange de son soutien au régime d'El-Béchir. Depuis 2023, Wagner s'est rallié aux FSR d'Hemedti, leur livrant des armes modernes depuis ses bases africaines. Dans le même temps, Moscou aurait négocié avec le camp adverse : le général al-Burhan se serait vu offrir une assistance militaire russe en échange de l'installation d'une base navale à Port-Soudan, sur la mer Rouge.

Derrière ces manœuvres géopolitiques, une réalité s'impose : les dirigeants font la guerre, et c'est la population qui en paie le prix. Le Soudan est devenu l'échiquier d'ambitions étrangères, tandis que des millions de civils vivent sous les bombes, dans l'exil ou la famine.

Auteur: Senewebnews
Publié le: Mercredi 01 Juillet 2026

Commentaires (7)

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    Pas un commentaire il y a 5 heures
    Grawouul
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    Terrible Drame solitaire il y a 4 heures
    Le Montant entier a abandonné ce Pays où des milliers de personnes meurent de tout : massacres, faim et soif, viols etc... Avec la complicité criminelle de certains pays... arabes qui pillent les richesses de ce pays tel que l'Or.
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    coucou il y a 3 heures
    Détruire tout un pays pour l'ego de deux personnes qui veulent gouverner et surtout la main d'un émirat du golfe qui finance tous les guerres en Afrique. Nous sommes vraiment des bons a rien..
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    non... il y a 3 heures
    Non nous ne sommes pas de bon à rien mais des esclaves de la servitude arabe qui passe par des canaux religieux qu'aucun africain n'ose pointer du doigt.. ce qui se passe au Sodan est ce qui va se passer au MALI.. L'arabisation de l' Afrique Sahélienne est en marche
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    Mamadou Lamine Diop il y a 3 heures
    Il faut remercier Omar El Bachir pour cela. Malheureusement la descente aux enfers n'est qu'a son debut car ils vont s'entre tuer jusqu'au dernier pour le plaisir de l'homme blanc ou arabe.
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    Xeme il y a 3 heures
    Encore le narratif occidental. Faux. Au commencement, Omar El Bechir prend le pouvoir par les armes et instauré un régime non tourné vers l'Occident. Voilà le départ occulté. Et l'Occident n'acceptera jamais la libération d'un de nos pays qui détient des réserves d'énergie. C'est exactement les prémisses qui commencent au Sénégal. Alors, l'Occident lance ses pions dans le Soudan. John Garang, travail de division par les médias occidentaux, noirs contre arabes, musulmans contre chrétiens, nordistes contre sudistes, le Sud Soudan obtient son indépendance, et part avec une partie des réserves. Deuxième étape diviser le Sud Soudan même, diviser les noirs, les chrétiens, les sudistes. Là on sort la carte des éthnies, D'invasion contre Nuers, Salva Kiir contre Riek Machar. Les noirs vont maintenant s'entre tuer, noirs contre noirs, chrétiens contre chrétiens, sudistes contre sudistes. Chaque groupe va avoir besoin d'armes. L'Occident en a. Chaque groupe n'a pas d'argent, mais vit dans des régions riches en pétrole. L'Occident va conseiller de payer des armes en pétrole. Et c'est parti l'extermination entre noirs, entre chrétiens, pendant que le pétrole est vidé pour l'Occident. Il restait à trouver comment faire la même chose pour le Nord Soudan, chez les arabes, les musulmans. On commence par un coup d'état contre El Béchir. Puis on va monter les arabes contre les arabes, armée régulière contre les milices. Voilà. C'est la même recette de l'Occident, du satanisme, partout depuis 500 ans. NB: Lorsque vous voyez l'Occident instrumentaliser, dans un pays africain, de faux intellectuels d'une ethnie, quand vous leur dites: "C'est l'Occident qui monte une haine contre vos voisins avec qui vous vivez en paix depuis 1000 ans ", les cons peuvent vous regarder de haut en bas pour vous cracher: "Complotiste ".
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    Xeme il y a 2 heures
    Dinkas contre Nuers. C'est la corrections automatique hors de contrôle.

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