Crise scolaire : Le G7 durcit le ton et lance un quatrième plan d’action national
Réunie en plénière ce lundi 9 février 2026 au siège du SELS à Dakar, l’intersyndicale du G7 a dressé un bilan jugé « largement positif » de ses précédents mots d’ordre, avant d’annoncer un quatrième plan d’action qui s’annonce déterminant pour l’école sénégalaise.
Au cœur des revendications : l’application effective des accords signés avec l’État, la justice salariale et l’amélioration des conditions de travail des enseignants.
Une mobilisation nationale saluée
Les responsables syndicaux ont félicité les enseignantes et enseignants pour leur « mobilisation exceptionnelle » sur l’ensemble du territoire.
Selon le G7, les assemblées générales ont enregistré une forte participation, la marche organisée à Thiès a été une réussite et le taux de suivi des mots d’ordre a été élevé dans de nombreuses circonscriptions, entraînant le report de compositions scolaires dans plusieurs localités.
Toutefois, la plénière a déploré le non-respect du boycott des évaluations par certains personnels, mais aussi des pratiques jugées « illégales » de la part de certains chefs d’établissement, accusés d’avoir fait administrer des épreuves par des personnes non habilitées.
Des avancées reconnues, mais jugées insuffisantes
Le G7 reconnaît que la lutte a permis de « faire bouger les lignes », citant notamment :
Mais pour l’intersyndicale, ces avancées restent partielles face à l’ampleur des engagements non encore matérialisés.
Une longue liste d’exigences
Les syndicats exigent des « réponses concrètes et définitives » sur plusieurs points structurants, parmi lesquels :
Le 4e plan d’action : boycott et grèves ciblées
Pour atteindre ces objectifs, le G7 décrète un nouveau plan d’action incluant :
Semaine du 9 au 15 février 2026
Semaine du 16 au 22 février 2026
Le boycott concerne les évaluations, compositions, cellules d’animation pédagogiques, la formation initiale des élèves-maîtres ainsi que les activités physiques et sportives.
En conclusion, le G7 appelle l’ensemble des enseignants du Sénégal à maintenir la mobilisation, estimant que cette lutte vise à bâtir « une école propice à un développement endogène, juste et équitable ».
La crise scolaire semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, avec un bras de fer qui pourrait fortement impacter le calendrier pédagogique si aucune issue rapide n’est trouvée entre le gouvernement et les syndicats.
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