Université virtuelle de Kolda : Les étudiants en grève contre les lenteurs administratives
Quarante-huit heures de débrayage à compter de ce jeudi, c'est le mot d'ordre de grève décrété par les étudiants de l'Université virtuelle (UVS) de Kolda. Ces manifestants protestent contre les lenteurs administratives qui bloquent leur carrière. Selon Omar Baldé, porte-parole du jour, de la 8e promotion à la 13e actuelle, les cours ne se déroulent plus normalement en raison de calendriers d'examens tardifs, de l'absence de publication des notes d'évaluation et de la grève des professeurs tuteurs.
Le calvaire des étudiants de l'Université numérique Cheikh Hamidou Kane de Kolda se poursuit : chaque promotion semble faire du surplace sans accéder au niveau supérieur. À titre d'exemple, la 8e promotion, bachelière depuis 2020, se trouve aujourd'hui en Master 1 sans avoir passé tous les examens requis, là où la 9e promotion est toujours bloquée en Licence 3. Quant à la promotion 12, elle n'arrive pas encore à boucler les cours pour valider la Licence 1.
« À quand la fin de ces lenteurs ? », s'interrogent ces étudiants qui réclament un calendrier académique stable et cohérent pour chaque promotion. Face à la presse, les étudiants de l'Espace Numérique Ouvert (ENO) interpellent le ministre de l'Enseignement supérieur pour mettre fin à ces goulots d'étranglement qui étouffent la carrière de centaines de jeunes Sénégalais. Sans quoi, Omar Baldé et ses camarades promettent de passer à la vitesse supérieure par des actions plus musclées.
Commentaires (2)
Lorsque ces derniers sortent pour réclamer légitimement leurs droits, ils sont reçus par le recteur et son équipe uniquement pour être calmés, sans qu’aucune action concrète ne suive. C’est profondément aberrant. Treize ans après sa création, aucun changement notable : les mêmes pratiques, les mêmes injustices.
Je suis convaincu que les étudiants tiennent encore malgré cette institution, et non grâce à elle — ce qui est profondément désolant. Pire encore, une université où l’étudiant n’a même plus le droit de rêver. Le comble de l’ironie est la privatisation des masters, avec une sélection drastique : moins de 100 étudiants retenus par filière pour plus de 5 000 inscrits.
Vraiment, les mots me manquent pour décrire tout ce qui se trame là-bas. C’est une situation inacceptable qui mérite d’être dénoncée avec fermeté.
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