Casamance : 12 mai 1886, mémoire et appel à la paix, la main tendue de Mangoukouro (MFDC)
Le 12 mai 1886 reste une date gravée dans l’histoire de la Casamance : ce jour-là, la région basculait de l’influence portugaise vers la domination française. Plus qu’une simple transition coloniale, cette date symbolise les bouleversements et les souffrances endurées par une terre qui n’a jamais cessé de défendre sa dignité, selon Yaya Diatta, membre fondateur de Mangoukouro.
À l’occasion de cette commémoration, des voix s’élèvent pour rappeler que l’histoire de la Casamance ne doit pas rester lettre morte. « Nous avons le devoir d’enseigner à la nouvelle génération ces glorieuses pages de notre passé », affirme Yaya Diatta, membre fondateur de Mangoukouro, l'aile politique du MFDC.
Au-delà du rappel historique, c’est un appel à la paix qui résonne. La Casamance, terre d’accueil et de fraternité, aspire à tourner la page des souffrances. Inspirés par l’abbé Diamacoune, qui plaça son mouvement sous les figures emblématiques de la reine Aline Sitoé Diatta et de Jeanne d’Arc, les acteurs locaux rappellent que la non-violence est la seule voie durable. « La violence est l’expression du désespoir », enseignait-il, invitant chacun à choisir l’espérance. Les séminaires consacrés à la non-violence se multiplient, porteurs d’un message clair : la Casamance a le droit de vivre, de croire en son avenir et de retrouver la paix.
Aujourd’hui, une main tendue est adressée aux autorités : il est grand temps que l’histoire ne soit pas seulement mémoire, mais moteur de réconciliation. La Casamance ne peut rester prisonnière d’une souffrance éternelle. Elle réclame son droit à la paix, à l’espérance et à la dignité 

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