Khadim Diouf, étudiant gréviste : « Nos autorités ne comprennent pas la diplomatie »
Le constat est cinglant ! Pour Khadim Diouf, étudiant gréviste, la rupture avec les autorités universitaires et étatiques est totale. Selon lui, le système actuel ne récompense pas la sagesse de « la négociation », mais semble plutôt inviter au chaos pour que les revendications soient enfin entendues.
Invité de l’émission "Objection" de ce dimanche sur Sud FM, le président de la Commission pédagogique de la faculté des Sciences signale que pendant des mois, les représentants étudiants ont tenté de jouer la carte de la diplomatie. Trois mois de tables rondes, de mémorandums et d'échanges feutrés qui n’ont abouti qu’à une impasse.
« Ce qui nous désole, c’est qu’on a épuisé toutes les voies du dialogue. Ce qu’on a remarqué, c’est que l’autorité ne comprend pas la diplomatie. Faire trois mois de négociations sans trouver un terrain d’entente est fort déplorable. Ce qu'on a remarqué, c’est que l’autorité ne comprend pas la diplomatie », constate Khadim Diouf pour le déplorer.
À un moment donné, ajoute-t-il, « on est dos au mur et nous n’avions qu’une seule solution : c’est de descendre sur le terrain pour nous faire entendre ».
« Ils ont attendu que les choses dégénèrent pour nous appeler à la négociation. Cela veut juste dire que l’autorité ne connaît que la manière forte et c’est elle-même qui impose à l’étudiant d’utiliser la manière forte », lance-t-il.
En grève depuis plusieurs mois, les étudiants réclament le paiement des rappels de bourse.
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