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Vendredi 01 Juin, 2018 +33

Afrique

Des Sud-Africains souhaitent l'expulsion des réfugiés

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Les commerces de souvenirs près de l'église méthodiste du Cap demandent le départ des réfugiés
Plus de 500 réfugiés et demandeurs d'asile sont sur le point d'entamer leur cinquième mois dans une église de la ville côtière du Cap, en Afrique du Sud, alors que des commerçants continuent de réclamer leur expulsion.

La majorité des réfugiés vivent dans l'église méthodiste centrale, tandis que d'autres campent à proximité.

Ils disent ne pas se sentir en sécurité dans les townships d'Afrique du Sud.

Ils ont juré de ne pas quitter les locaux de l'église tant qu'ils ne seront pas réinstallés hors d'Afrique du Sud.

Le système d'asile du pays a été critiqué parce qu'il est trop lent et l'Afrique du Sud a été secouée par des attaques xénophobes plusieurs fois auparavant.

Les propriétaires d'entreprises locales ont demandé l'expulsion du groupe, affirmant qu'il faisait obstruction à leur commerce de souvenirs touristiques situé près de l'église.

Nadine Nkurikiye, qui vit en Afrique du Sud depuis 13 ans, a déclaré à la BBC qu'elle avait fui les tensions ethniques dans son pays natal, le Burundi, pour être violée dans un pays où elle pensait être en sécurité.

"Ce que je demande, c'est que le HCR [Agence des Nations Unies pour les réfugiés] nous aide, qu'il nous donne un endroit où nous pouvons être en sécurité, où ils peuvent nous accepter comme des êtres humains, parce que l'Afrique du Sud ne nous traite pas comme des êtres humains", a déclaré Mme Nkurikiye.

Si de nombreux Sud-Africains ont été sensibles à la situation des réfugiés, les entreprises et les riverains disent qu'ils en ont assez de leur présence.
Des pillards qui essaient d'entrer par effraction dans un magasin
Pendant quatre mois, ils ont dû habiter dans des tentes de fortune avec des gens qui dorment et urinent sur les trottoirs, disent-ils.

Le HCR a déclaré qu'il ne pratiquait pas la réinstallation collective et que toutes les demandes étaient examinées "au cas par cas".

La Commission sud-africaine des droits de l'homme affirme que les réfugiés ont été mal informés par leurs dirigeants.

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