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Chronique

Le Bloc-notes de Abdou GNINGUE - Consommateurs patriotes !

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Le Bloc-notes de Abdou GNINGUE - Consommateurs patriotes !
L‘Agence Nationale pour l‘Aviation Civile et la Météorologie (ANACiM) a tiré la sonnettes d‘alarme pour attirer l’attention des autorités sur des pluies abondantes attendues pendant cet hivernage. D‘après nos météorologistes, une saison des pluies précoce est prévue, comme pour dire aux producteurs de se hâter dans la préparation des terres à emblaver. Ce mois de mai doit être celui au cours duquel tous les intrants doivent être sur place et immédiatement.

Avant l‘annonce de l‘Anacim, des panelistes avait organisé un webinaire pour attirer l’attention de nos pays sur la nécessité d’arrêter l’importation massive de céréales telles que le mil et le maïs alors que nos terres sont aptes pour leur culture.

La guerre en Ukraine doit servir de prétexte pour demander à nos artisans boulangers de réduire le blé dans la fabrication du pain en intégrant une bonne dose de farine de mil.

Certains experts estiment que si l’on réduisait de 20 pour cent la farine de blé entrant dans la fabrication du pain pour la remplacer avec de la farine de mil, une économie de 17 milliards de Francs CFA serait obtenue sur les importations. Cela nos artisans boulangers devraient être obligés par le Ministère du Commerce à l’appliquer dès la fin de cet hivernage au cours duquel l’ANACIM annonce de fortes pluies bien réparties dans le temps et dans l’espace. Ce qui augure d‘une bonne production de céréales. Du Lachiri Haako à gogo pour mes cousins Al Pulaar !

Dans un reportage de nos confrères de la BBC sur les boulangers du Sénégal, le président de l’association Amadou Gaye, expliquait qu‘ils sont prêts à integer nos céréales locales dans la fabrication du pain pour les avoir essayées depuis plusieurs années. Le seul problème, selon lui, c‘est le manque de matière première comme le farine de mil, de Niebe et de maïs. Du point de vue nutritionnel, nos artisans boulangers ont introduit des produits comme, le Moringa (Nebeday) et du couscous de mil, dans la fabrication du pain. Pour qui connaît les vertus médicinales du Nebeday, ce pain-nebeday devait connaître un succès certain au sein des populations.

Des producteurs qui s’investissent dans la transformation de nos céréales locales estiment que ce créneau est très porteur sur l‘exportation. En effet, les occidentaux, pour des raisons sanitaires, optent de plus en plus sur les produits Bio en provenance d’Afrique où l‘utilisation des engrais chimiques est très faible.

Un producteur de la région de Thiès a obtenu récemment une commande de 7 tonnes de Araw (boulettes fines à base de farine de mil) à destination de l’Europe.

Nos hommes d‘affaires, malheureusement spécialisés  dans l‘import, devraient s’orienter vers ce commerce rentable qui fait la promotion de nos céréales locales.

C’est à travers ce comportement qu’ils participeraient à notre souveraineté alimentaire que tout pays doit obtenir. La guerre entre l’Ukraine et la Russie qui a créé une crise alimentaire mondiale, devrait servir de leçon à tout pays qui veut préserver sa population de certaines pénuries.

Par ailleurs, il faudrait que les Sénégalais se comportent en consommateurs patriotes de nos produits locaux. Certes, il n‘est pas interdit de consommer des produits importés mais le privilège de la consommation des produits locaux doit être de rigueur. Cela ne sera qu‘une juste récompense de nos braves paysans qui nourrissent les gens des villes par leurs productions.

En tout cas, nous au village, les préparatifs pour les travaux champêtres vont bon train. Ceux qui avaient conservé leurs propres semences d‘arachides, ont commencé à décortiquer en attendant le début de l‘hivernage. Vers la fin du mois de mai, le mil sera semé pour profiter des premières pluies annoncées précoces.

La Korite de cette année a été marquée par les différents sermons des imams qui dans une unanimité absolue, ont dénoncé les dérives que l’on observe dans les réseaux sociaux. Des individus qui insultent des personnes, dont le seul tort est de donner leurs avis sur la vie nationale. Ils n’épargnent personne même nos guides religieux qui sont une composante essentielle dans nos communautés. C’est eux qui sont là pour les baptêmes, les mariages et les décès. Bref, ils sont là au début, pendant et à la fin de notre vie. De telles personnes devraient être épargnées de ces insanités que l’on observe sur la toile. Tout insulteur, après sa mort aura besoin d’un chef religieux (s’il n’est pas un mécréant) le jour où il devra aller répondre au Tout Puissant, le Miséricordieux, Maître de l‘Univers, à qui il devra rendre compte de tous ses actes au sein de sa communauté durant toute sa vie. Quand on pense à ce moment redoutable, c’est à dire l’heure des comptes, ce que nous avons fait de bien ou de mal, la sagesse voudrait que l’on réfléchisse mille fois avant de s’attaquer, gratuitement, aux paisibles citoyens durant notre courte Existence devant l‘Eternel.

Les choses très sérieuses en direction des élections législatives du 31 juillet prochain ont été entamées ce week-end, avec le dépôt des candidatures et des listes de parrainages des coalitions et autres mouvements candidats. Maintenant, dans la tension de l’attente, on souhaite que toutes les listes déposées pour le parrainage soient aptes à aller aux élections. Cela ne fera que rendre plus dynamique la démocratie sénégalaise. Et puis, on aura,  vraiment, une visibilité certaine, sur la représentativité des uns et des autres , en matière électorale.

Le bras de fer entre le maire de Dakar, Barthelemy Dias et le pouvoir central continue d’alimenter les conversations dans les salons Dakarois. Normale ou pas, cette situation pourrait être évitée si chacun sait quelles sont les prérogatives que lui fixent les Lois et Règlements de notre pays. Dans cette affaire, le Président Macky Sall, devrait se limiter aux principes et laisser le Ministre en charge du Département des Collectivites locales, faire jouer les procédures administratives, pour rappeler à l‘ordre certains maires. Et puis, le Pouvoir central, garant de la paix sociale doit toujours chercher à apaiser les tensions sociales et en toute circonstance.

Les journalistes qui étaient conviés à ce point de presse ou meeting de presse (c‘est selon) ont dû être frustrés parce qu’on ne leur a pas donné l’occasion de poser des questions au maire de Dakar.  La seule journaliste intervenue était de la Radio Municipale de Dakar. Après avoir répondu aux deux questions de la journaliste, un préposé à l’organisation de la rencontre a levé la séance! Le maire a répondu à toutes les questions (Sic). Terminus. Sans commentaire !


4 Commentaires

  1. Auteur

    il y a 1 semaine (10:40 AM)
    Toi là tu commences ton article sur le pain, et tu le termine avec Barth...?
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    • Auteur

      Congolese

      il y a 4 jours (14:38 PM)
      Tu as raison. Pourtant il avait bien commencé. Nos céréales locales ont aussi l'avantage d'être très riche. On devrait diminuer la consommation de pain en manger plus de couscous de mil par exemple. Ce couscous de mil est plus riche en fibres et en minéraux
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  2. Auteur

    Moi

    il y a 1 semaine (11:02 AM)
    Merci et bravo mr Gningue.C est des gens comme vous qu il faut pour aider et guider les senegalais
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    Auteur

    Kano

    il y a 1 semaine (11:29 AM)
    Comme on est gentil avec Poutine le Boucher on aura de la farine et du kérosene .
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    Auteur

    il y a 1 semaine (12:26 PM)
    Kii wakhaam bariina lol !!!!

    Blablateries démagogiques populistes pastefiennes rek
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